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Tome second. C - I.
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u A R I N.

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M) Inipe-Eìalts, uiMusioHistor. fí»,Us>. *

^■Wuhls•“"chant lit

«ci!ité ap-parente ouréelle decomposer.

(H) Plut.,n DemostH* S-ìS.

bien des ebangemens, & bien des ratures. II ne fut point frapé de k maladie d’amasler du bien,k comme il aimoit un peu le faste, il nc trouva point, lors que la fortune lui. eut tourne le dos,

premonfirantes extrarias qmsdam carminum facrumscbcànlas se farcît pour tirerj* fini defan W&ftdS

• - —*- srjyic n/ ioì2P6s+ fyU£ cs Qt&i r vnut Íë mieux d>nHs jbs efirtts 7i£ luy Voitute ,

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ftracrjs quidam,ac implexusfaribendi arguïtur labos tZ3). c, cu s — ,

2?, u ?. ?P r endre deux choses, lune que les Vers du Guarini ont fans y songer; que ce qui vaut ie - . .

aie ,; S avec une peine extrême , l’autre qu’il semble qu’ils confie rien,que tout cela luy tombe fortuitement sur le papier;

tend • com P°se* avec la derniere facilité. Ceux qui pré- er luy -vient fans peine ait bout de la plume; que tout cela,dis-noîr °- lent ^ Ue ces âeux choses font incompatibles, ne co- je, fort payement fans aucun travail, que tout cela coule de (»») v,„fi a, roient guere les variétez de l’esprit humain, & se per- source, er d’une source vive , seconde , v inépuisable (2.8). qusdímq Ulì {,tem e í? ent: n Y a point d’autres Compositions qui coû- Mr. Pellisson , qui se conoissoit ii bien en toutes sortes fa l s eni<l -k

„„ a dont un Lecteur fait le même d’Ouvrages d'esprit, étoit fort persuadé qu’affez souvent iî ‘Zsf r ‘ff,

n’y a rien qui coûte plus à un Auteur que de faire paraître -.•"-/.’JJL.-.

que son Ouvrage ne lui a guere coûté (29). Deux choses,dit-il (30), „ rendent fur tout la Poésie admirable; l’inven-„ tion d’où elle a aussi pris son nom, & la facilité qui luy„ «st tres-neceffaire. Je n'entens pas la facilité de compo-„ fer; elle peut quelquesfois eiìre Heureuse, mais elle doit„ estre touiìours Suspecte: j’entens la facilité que les Lec-„ teurs trouvent dans les compositions délia faites, qui a„ esté souvent pour l’Autheur une des plus difficiles choses 0 <?) M-„ du monde; de forte qu'on la pourrait comparer à ces Jar-„ dins en Terrasse, dont la despenlé est cachée, 8c qui âpres

avoir cousté des millions,, semblent n’estre que le pur ou-dp la Nature ”, Ce qu’il avoir déj:

fa) £V-i.

iv " .fi l'on"> !«?- sui-Vi "> Sart).

Ut * /’lm-Pcrialis ra-(mits ci.

j. a ^ er °i e nt qu’il n’y a point dautres couijiui^v.,. -,.

■ ent neaucoup , que celles dont un Lecteur fait le mêmeJugement que l'on faisoit des Harangues de Demosthene,ent Ittcernam, cela sent l'huile (24). Mais il faut savoirt . UC vL cara ctcre des esprits embrasse bien d’autres diversi-Jl 2 " *el Auteur fait sentir à ceux qui le lisent toute la^’ ne a eue ; & s’il corrige trois ou quatre fois un'v as í? e ndr°ìt avec des méditations qui le font pres-cou 11 f 1 otî s'aperçoit que cet endroit-là sent beau-aé n P j e trava ^ > qu’un autre endroit qui n’a été corrsstravaT&o * ou tro ’ S sois. Mais il y a des Auteurs dont lenui n r a Veine ne fervent qu’à faire disparaître tout cetur>i â?ent pas une extrême facilité, & un air aisé & na-•* - ? ítc que plus ils retouchent let

ftlvenda.indujìrtafant , itla(jv.idtm maxi-mì laborìs , ncUborata r-r-,deantur»Quinùl.bihr. IX >Cap. IV yfnF. m. 4574

pas une exueme ^ .

âT’^ stuc plus ils retouchent leur Ouvrage, moins » avoir couitc ' w .. ^, 7 -n > ja: a

« semble a leurs Lecteurs qu’il ait été refondu, raturé, & » vrage du hazard & de la Nature . Ce qu il avoit deja

Vr.ua ] P caractère du Guarini (25). dit touchant la facilite qui parait.dan!

-• o/ímiraWe. On croìroit qu

•as une exueme iauiuc, ^ - - -

que plus ils retouchent leur Ouvrage, m< aa^

- « teurs Lecteurs qu’il ait été refondu, rawre.ectravaillé. Voilà quel étoit le caractère du Guanm (5 >Son goût le portoit à juger que 1a perfection d P J ourde Poésie consistoit dans des beautez naturelles, otaisé, & coulant. C’est par là qu’il cherchoit a menter .1aprobation du public , & il s’apercevoit avec bea Ppénétration s’il restoit dans son Ouvrage quelqueforcé, & là-dessus ses revisions & ses corrections n .dolent qu’à effacer ces petits restes d’embarras ct yetrainte. Ainsi il ne parvenoit à faire paroître coulanPoésie, qu’à force de la retoucher, & de la polir. O a -tres Ecrivains font d’un goût tout diférent , ils mettent laperfection à penser ’ ’-‘ ’’

vies de Sat-lasin, pag.30.

>, vrage du hazard tk de la miuic . -,-

dit touchant la facilité qui paraît dans les Ouvrages des bonsPoètes est admirable. On croirait qu ils ne pouvaient pas direautrement ce .qu’ils ont dit, quand mesme ils ïauraient voulu,tant les expressions en font faciles. Ces paroles leur font tom-bées de la plume fans dessein ; elles ont pris naturellement cha-cune leur place. La Lyre d’Amphion ne faisoit pat, ce sem-ble, de plus grands miracles, quand les pierres attirées parfan harmonie fa venaient ranger d’ellcs-mesmes l'une far Vau-tre pour bafiir les fameuses murailles de Thebes (31).

G’est ainsi que les Lecteurs en jugent, mais i’Auteur fait

bien le contraire, St se souvient que les Vers qui semblentassez, & les plus conlans, font ceux qui Pont le plus’ ^ "'■■"py L tête. 8t à se bien mordre les on-

(iSj Avili,

Httsct mhtlftftcrt

f&rum crédi-tas iìftnum4 fU 0 d & Aliftt4ixijjìt?. ..Atum demuminitniofí fciíí-«t jì ai in~tíUijeniofofus fit

^Vîit, Lìîf-v Hi, i»

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ruene, qu a iorce ae ia retouener, « ae ia ~ ■ l- pt . i e contraire* ex il ^ >ont ^ plus

tres Ecrivains font d’un goût tout diférent , tls citent la aisez, & les plus conlans, bien^iTtovdie les on-

perfection à penser & à s’exprìmer dune wamere afec- »? à se bien grater la tete, “ a ^q se servoit du con-tée, guindée f Se qui fente la fatigue dune profonde me- «M a n fe souvie nt que c est.1 e qtnl se ídjott . ^

ditation. Ils ne croiraient point s'exprimer heureusement B d'Horace (33) avec nu’une urafon-

& ingénieusement, ft on pouvoit les entendre fans avoir . . | e m i e ux à ces anciens Philosop q

de méditation aliénoìt de leurs sens.

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Ma,

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fl’ lï3

et mgemeusement, fi on pouvoit les entendre sans avoirbeiom de beaucoup d’esprit 8c de beaucoup d’attention (26);ee us ne font jamais contens, jusques à ce qu’ils aient bienécarte de leur Ecrit tout ce qui pourrait paraître simple,naturel, & ordinaire. C’est pourquoi plus ils corrigentleur Ouvrage , plus font-ils conoître au Lecteur la peinequ fis y ont prise. Elle est sans doute bien grande, mais el-le n’égale point quelquefois celle que preneur ceux qui veu-lent que leurs Ouvrages conservent par tout un grand air defacilité. Quelques personnes qui - difoient le tenir de bonnepart m’ont assuré, & je lai lu depuis quelques jours dans unOuvrage public (27), que Voiture n'a mis ses Vers 8c sesLettres en l’état ob nous les avons, qu’après avoir bien suéà les corriger. Son Apologiste ne dit point cela ; mais il in-sinue pourtant que Padresse avec laquelle ce bel Esprit répan-doit fur ses Ouvrages un grand air de facilité lui coûtoitbeaucoup. J'espere qu’on ne fera pas fâché de voir ici unmorceau de cette Apologie. La matière est assez curieuse pourmériter qu’on la montre id avec les sufrages de quelquesbons Conoisseurs. Sur toutes choses Monsieur de Voiture a.recherché cette forte de neçligence qui sied fi bien aux bellespersonnes , qui fait tant valoir les avantages de leur naissance,

cr qui âpres avoir charmé les yeux , laisse encore à t imagina-' ' ' -- t*, rrrarpt de ï art auraient

Obstipo capite, fcf figentes lumine térratnMurmura cum fatum, o* rabìofa filentia rodunt,Jltque exporreéîo trutinantur verba labello,

JEgroti veteris méditantes famnia , GigniDe nihilo nihil, in nihilum nií poste reverti (34).

(zij Là-mí-me ,peg. 18.

( ; t) Et i *vtrjUfAeiendeSepe caputfeaberet,-vi-ves dr redt-vet ungttes.Horat. Sat.

X , /. Lib. f.70 Cùofcrqu*Persius, Sat.

I, Vers. 106,Nec plutettmcedit nec dt-merfes fopìtmgy.es.

(33) Ltedendtis fpeciemdébit é" ter-quebitur. Ho-,«t, Epist.

11 f. 124.Libr. II.

Il y a des exceptions dans tout ceci ; Car quelques Poètescomme Ovide entre les anciens, & Molière parmi les mo-dernes, ont eu une extrême facilité à faire des Vers, où lesLecteurs remarquoient fans peine cette grande facilité.

Notez que Mr. Pellisson remarque que cette forte de faci-lité peut quelquefois être heureuse, mais quelle doit être tou-jours fafpeéte (35). Cela me fait souvenir d’une Pensée deMr. Godeau. La facilité de composer, dit-il (36), semble estreun avantage; mais c est une espece de défaut, k cause qu iltmpesche que l’esprit qui naturellement hait Id peine, ne porteles choses au point de la perfeblion ou il seroit capable de lesmettre. En effet U correSlion qui purifie les premìeres prodttc-

apres avoir charme tes yea-a, .. .. o tions est plus jascheufa a ceux qui ont cette facilité, qu aux na-

tion k plaisir Ae fe figurer ce que les grâces' de l'art auraient trts Ifa w produisant les choses les achevent , tr en qui l'artaditufle à celles de la Nature. Dans tout ce qu il fait, il pa- travaille plus que la nature. Cela ne s’accorde pas mal avecroist je ne faay quoy de fi facile , de fi aisé , de fi naturel , ks idées de Quintilien. Ce grand Maître veut que l’on corn-ai chacun d'abord fe croit capable de travailler avec un pa- mence par composer lentement. On parviendra par ce moienreil faccés; er ce n est qu,'âpres de longs & d'inutiles efforts que U bien écrire, d’où l’on passera à écrire promptement; mais

ton s écrie, Questo facile, quanto è difficile! Je me souviens en fe hâtant d’écrire, ou ce qui est la même chose— j aue ,í mt servisse pour luy vant avec beaucoup de facilité, on ne parviendra

“ville, er qui âpres

Von s écrie . Questo facile, quanto e aimcne j* - j-—qu il ne defaprouva pas autrefois que ]e me ferv jf p ydé une loïtange , que le Taffe donne a une de ses Heromes ,

Non so ben dire, s’adorna, o se negletta,

Se cafo od arte, il bel volto compose;

Di natura, d’amor, del cielo, amiciLe negligenze sue sono artefici.

En effet , ct quì parois négligence en luy est un artifice caché,qui se déguise faus la forme de fan contraire , pour agir avecplus d'adresse er avec plus de fureté. Et certes, comme la Na-ture ri est jamais plus admirable, que lors quû semble que eait voulu copier les ouvrages de l’art, er quelle ait eu envie aefa faire la disciple de son F.scolier, er V Imitatrice de son Imi-tateur ordinaire ; auffi l’art de fan cofié n est point en saper-feílìon, s’il ne contrefait le naturel, er s'il ne couvre duneapparence de facilité, fas foins, ses méditations , er la violen-ce de fas efforts. Les Peintres Ae n

a bien eenre, d ou l’on passera à écrire promptement; maisen sehatant décrire, ou ce qui est la meme chose, en écri-vant avec beaucoup de facilité, on ne parviendra jamais àbien écrire. Hanc moram <tsr falicituàìnem inttiis impero ....cilo faribendo non fit ut bene firibatur; bens faribendo, fit utcite (37 ). Que cette facilité soit un défaut tant qu’il vousplaira, il vaut mieux fans doute y être sujet; que de nepouvoir enfanter ses conceptions qu’avec des tranchées in-íuportables; 8c l’on est bien plus malheureux quand on netrouve jamais la fin de ses corrections, que quand on latrouve un peu trop tôr. Monfr. de Balzac a été mis dansle Catalogue des Auteurs qui se rendent malheureux par ungoût trop disidle. Lisez ces paroles de Costar (38) ” : Dans„ les Ecrits de Monsieur de Balzac rien ne coule fans pess„ ne , rien ne vient naturellement. Le travail y paroist„ fi a découvert que les Délicats qui les lisent en sont fatss,, guez, comme ce fameux Sybarite qui suoit à grossesgouttes des efforts qn’iî voyoit faire à un misérable Ma-Et certes il confessoìt quelquefois luy mesme* h* Diurne, il ne souffroir

(*4) PeríïuSaSat. III ,

Vers. 80.

(35) Redetí*mus ad judi*cìum fr r*-traiïtntttsfufpetfat»fdcilìt&tem *Quint. Ltbr^X , Cap. UI4

42 r.

(î<s) Go*deau, Préfa -»ce de la Tra~du&ion de$pseautnes.Confier qu*Quint. Libr»X,Cap. lïl %pag. 7^.485.

mrejait te naturel, & s n ne cowwe 7-.-.- " “ œtìvre . Et cene» I . fe plume, ll ne souffrait

né, fas fams, fas méditations , p 1 lav,0 í que lorsqu st ^f^lerien qu'on avoit mis à la rame.

Les, Peintres de Grece reprefantotent les Gr moins qu un grandeur

... j",., tz fans coiffure, er s'ils leur donnoient " nas ciull ne

quelquefois des robes, c estaient des robes fans ceinture, pour

- 1 n... let /ìevéwio™. n.tl .h.—nevìt le tlas

(ìll Quint,Libr. X,

CAp. III,

P“g 4 * 4 .

Kj ri-., ci-des-,fous la Ci-tation ( 1 ) tteP, ArticleOlUCEl-

I A R I U S.

(3 s) Costat jApolog.pat. 37.

Voiez. auffiles Piecespour la Dé-fense de la

^uecquejois aes roots, c ejtufe/tc ues roenmarquer, fans doute, que les agrémens qui charment le piasne viennent pas des artifices déclarez., ni des adfujlemens quidoit' - V V r: ^ s ltr â, que quiconque prétend de plaired’incv" 111 *- >maSe ^ l ' omí> re mesme de la contrainte. L'amourau'aùxTJ >r ì noUS avom t0us f 0Ur la Mertí sestend jus-îuietioJt? 'ï a, f nt . ie l'esprit, er nous naiffons fi ennemis debtrde tout u Jerv,t . uds ’ 1»e r *en ne peut estre fi beau qu'il nepr sonne ní compritl-^ m ° mmt fa"’ 1 faroist forcé. Jamaisre err Woruoi ^ í cette vente que Mensteur de l ottu-TOME i/ ïa * lus ‘ l ' mdH ft r, e « cacher Us machines dont il

- . -—

noins qu’un Galérien qu on avoit mis a la rame. 5 : eme Merff >’

” cë n’est pas qu’il n’eust une grandeur & une beauté „ í ’ ^„ d'esprit admirable ; c est qu il avoit autant de peì- 47i ^ li iun„ ne à se contenter, qúe ce rare personnage dont feu Mon-„ sieur de Lizieux aisoit , Les belles choses qu il donne ait„ Public luy confient st cher, que si f estais en fa place je choi-„ firois quelque autre employ j>our le service du prochain, er ne„ croirais pas que Dieu désirât celuy-là de moy On a quel- P ollrque raison de dire que les Lecteurs s’aperçoivent aisément peri ode<ian *que les Productions de ce fameux Ecrivain lui coûtoient

beau- un pur pontloget une conjonction ou préposition,

assure quetout ce queBalzac /»»->voit foireétoit dcpolir one