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Tome second. C - I.
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(d) Tiré àeJean Impc-rialis, *»Jvlusieojii&oi.pog,123, 130,

OsO Horat,de Arteloéc.F. 240.

/

(*) Volez, laT(tm. (£),Citation (1 6 j.

(i) Lt Mer-cure Franç.de Tan 163 6,ne Tapellequele Baron d»Bec.

{2) Volez ltPere Ansel-me, Tome II,fag. 6z6 3Le Labou-reur, Addit.aux Mé-moires deCastelnau,Tom. Il,pag.Son.

(?) fe eroìqiPìl eut fdlítdire S an*

cour.

(4) Trolsie-me Ptrtie ,

srr.

m GUARIN. GUARINI. GUEBRIANT.

les feísourccs qu’une bonne œconomie lui eût fournies, s’il eût ménagé plus sagement les libéra-*litez d’Alfonfe II son maître. Ce Prince cessa de Paimer ; & alors Guarini s’attacha successive-ment à Vincent de Gonzaguc, à Ferdinand de Medicis Grand Duc de Florence, 8t à FrançoisMarie de Feltri Duc d’Urbin, fans que tous ces changemens de maître lui aportaííent autre choseque la grande estime que l’on eut pour son Esprit 8c pour fes Muses. II fe retira enfin dans fa pa-trie où on le confultoit comme un oracle touchant les moiens de pacifier l’Italie (d).

beaucoup. Ils n’ont garde de s’imaginer qu’il leur seroit très-facile d’écrire comme lui. Ce n’est qu’en lisant un Auteurdont les pensées & les paroles ont un air aisé, que l’on sefigure que l’on en seroit bien autant. Mais on fe trouvebien loin de son compte quand on en vient à fessai; onaprend alors par l’expérience qu’il n’est rien de plus dificìleque d’imiter ce qui paroit si facile.

Ex nott> fiéîum carmen fequar, tit fibi quivisSperet idem, sudet multum , sruftraque laboretAusus idem (39).

Ce jugement d’Horace est conforme à celui qu’a fait Cicéron

en parlant d’une espece d’Orateurs. Summijfus est cr humilis ,cenfuetudinem imitans , ab indifertis re plus quàm opinione dif-ferens. Itaque eum qui audiunt, quamvis ipfi infantes stnt,tamen illo modo confidunt fe peste dicere. islam orationis fubtili-tas imitabilis quidem illa videtur este existimanti , fed nihil estixperienti minus (40). Notez, qu’il y eut des gens quidirent que les Orateurs de cette espece étoient les seulsqu’on pût apeller Attiques ( 41 ). J’ajoûterai ici qu’Ovideest un de ces Poètes inimitables dont limitation paroît da-bord la plus aisée du monde (41).

ÏO, ibidem. (42) 'DìHionem Ovidii qtea non nemini tantjHtm in t>vtlefceret , ejse ntmirtem ex eo genere rtmm aaas omnes inventant inventas. *Fiolus. VI Libr. U, pag. m. z, o.

(40)

in Or» tolC ’folio U°’ L 'Voice. aé .Isociate, "Fanait 1 *”naico.

(41)

vêtant f 1 * 1car». C,ce 't,

GUARINI, ou GUARINIO (G u a r i n) Moine Théatin , 8c Mathématiciendu Duc de Savoie, étoit de Modene, 8c a fleuri au X VII siecle. On imprima à Paris fes Placi-ta Philofophìca Pan 1 666, 8c à Milan son Cœîeftis Maihematica ÇA) Van 1683. II ne vivoit plusquand ce dernier Livre sortit de dessous la presse.

{A) On imprima . . . fes Placita Philosophica . . . & son s’écarte beaucoup des fentimehs ordinaires de l’Ecole. Votez ^ M'- *Cœlestis Mathematica. ] Chacun de ces deux Ouvrages le journal.des Savans du 29 de Novembre 1666. Quant a y #( -„est in folio. Le prémier est un Cours de Philosophie , dans l’autre Ouvrage, je renvoie aux Aida Eruditorum Lipsten - ti*lequel l’Auteur s’étend principalement fur la Physique , & fium (1) ceux qui ne l’ont pas.

GUEBRIANT (Rene'è du Bec, Maréchale de) étoit fille de René du BecMarquis de Vardes 8c soeur de René du Bec, qui épousa la Comtesse de Moret Maîtresse

de Henri le Grand. Elle avoit eu un frere aîné qui fut tué en Italie par des Bandis (B). Ellefut chargée de mener au Roi de Pologne la Princesse Marie deGonzague, qu’il avoit épousée *Paris par Procureur , 8c on la revêtit d’un caractère nouveau ( a ) , ce fut celui d’Ambassadriceextraordinaire. Mr. le Laboureur, dans la Relation de ce Voiage, ne paroit pas avoir raporté sin-cèrement P issue du démêlé de P Ambassadeur de France ( C ) -, mais d’ailleurs Mr. de Wicque-

fort

{A) René du Bec Marquis de Vardes."] Ájoûtez qu'ilétoit Chevalier des Ordres du Roi, & Gouverneur dela Capelle , & du Pais de Tierasche , & que son fils quiépousa la Comtesse de Moret en eut le Marquis de Vardes,qui a été si long tems disgracié pour quelques intriguesqu’on a touchées dans les Amours du Palais Roial. Cettedisgrâce n’a pas duré jusques à la mort du Marquis deVardes í mais il ne s’en salut qu’un petit nombre d’an-nées. Le mari de la Comtesse de Moret fut Gouverneurde la Capelle , & même condamné à mort par contu-mace , comme aiant rendu trop tôt cette place aux Espa-gnols l’an 1636 (1). Mais il fut déclaré innocent par unArrêt du Parlement de Paris,- après la mort du Cardinal deRichelieu.

(B) Elle avoit eu un frere aîné qui fut tué en Italie par desBandis.] On l’assûre communément dans les Livres qui con-tiennent quelque fuite Généalogique des Ancêtres du Mar-quis de Vardes (2). Mais dans le Recueil des Pieces quifont à la fuite du Journal de Henri III, il y a des Obser-vations fur les Amours de Henri IV , où l’on assure quece frere aîné fut tué par un païsan , qu’il avoit voulu ba-tte; & que son pere, venerable vieillard riche de 50 ou 60mille livres de rente, pour cacher cette mort fâcheuse, fit par-tir le train de son fils aprés fa mort pour prendre le cheminde Lion Gf d'Italie , puis à quelques jours de là fe fit écrirelettres comme quoi il étoit mort en chemin de mort subite.Celui qui raporte cela le fait à cette occasion. II dit qu’unGentilhomme de Guienne nommé Villeneuve , marié dansle Vexin , assembla plusieurs Gentilshommes à Saucour (3)près de Gisors en l’année 1622 , pour avoir leur avis fur lecas de conscience que voici. Un Gentilhomme (c’étoitaparemment le consultant) étoit allé seul dans la maisond’un païsan pour le châtier : le païsan lavoir colleté, & missous lui, & avoit juré de lui ôter la vie, à moins qu'il lui pro-mît Gf jurât de ne s’en restentir jamais ni par foi-même nipar autrui. Cela fut juré par le Gentilhomme , & il vou-loir savoir s’il devoir tenir fa parole au païsan. L’Auteurdes Observations ajoute, qu ils allerent tout d’une voix, dixou doux.* qu ils étoient, à Iaffirmative, avec avertissement prisC?- donné pour tous de n attaquer jamais par un Gentilhommetelles gens que feurement ; <& fut allégué, pourfuit-il, un exemplepareil çr pire tout frais g? tout nouveau en ce tems-là d’un cer-tain Marquis, z? c : c’est l’A van turc que je viens de rapor-ter concernant le frere aîné du Marquis de Vardes, & de laMaréchale de Guebriant.

Les circonstances de ce narré font fort précises, & fortpropres à le faire passer pour véritable : cependant, il y alieu de douter du fait, & même de le croire faux , quandon peso d’autres circonstances. Nous volons dans le Voia-ge de la Reine de Pologne composé par Mr. le Labou-reur (4), que la Maréchale de Guebriant passant par Gè-nes fit raire un tombeau à son frere , qui avoit été tuépar les Bandis en ce païs-là. Mais il vaut mieux rapor-

fer tout le Passage de Mr. le Laboureur ; si contient unamas de circonstances, qui ôte au narré de l’Assemblée deSaucour toute fa probabilité. Cet Ecrivain dit donc, aprèsavoir observé que les Princes de Monaco & les Seigneursdu Bec-Crespin en Normandie descendent de mêmes ancê-tres , que c’est ce qui invita feu Meffire Jean du Bec Mas'quis de la Boste ( j ) , fils aîné de René du Bec Marquis d*Vardes Chevalier des Ordres du Roi,pastdnt en Italie l’an lél»d’aller à Gennes visiter les Seigneurs Grimaldi fes parens; &ayant été tué en chemin par les Bandis, ils eurent foin devenger fa mort par une justice exemplaire , G? firent mettsson corps en depôt dans l’Eglife de St. François , sépulture deplusieurs de leur Maison , oh il a demeuré jusques en l'anru 11646, que Madame la Marechalle de Guebriant fa feeur , &Mestìcurs Grimaldi l’ont fait transporter à N. Dame de MConsolation hors de Gennes , où l'on lui dressa un totnbeaùdont je fis l’Epitaphe. , ,

Se pourra-t-on bien persuader que la Comédie ait ctpoussée jusques - là , pour cacher l’avantage qu’unauroit remporté fur un jeune Marquis? La Famille aurq 1 'elle été déshonorée par ce malheur, & n’y avoit-il P oin _d’autre moien de voiler la chose, que de recourir aux B aD rdis de delà les monts ? N’accoutumons point lesajoûter plus de foi à des Contes de conversation, qu’àMonumens Historiques , de la nature de ceux que M n f.Laboureur raporte ; cela seroit de mauvais exempte d?dangereuse conséquence.

(C) Mr. le Laboureur . .... ne paroit pas avoir raportefincerement l’issue du démêlé de ïAmbastadeur deQuelque envie qu’on ait d’épargner un homme d’autam .mérite que lui, on ne peut s’empêcher de dire qu u ^point parlé rondement de la dispute de l’Ambassadeu ^France , & qu’il a tâché de répandre des ténèbres \mauvais succès de fes prétentions. Après avoir ra Pp rt ÍL n ois,les pages 137 & 138 les raisons les plus solides des P° , Qn yil plante là son Lecteur , sans lui aprendre ni c e st t - rrépliqua , ni ce qui fut enfin résolu. Dans la P a 2 ^ar-il place à table Mr. de Bregi au dessous du ^j m f^ a deurles (6) , fans dire comment ni pourquoi cet Amo ^ j £avoit abandonné ses prétentions. Dans la P a S e Princeplace encore au dessous, mais en ajoutant que creprésentait VAmbassadeur extraordinaire de l Empere ” vanta .insinuer adroitement, que Mr. de Bregi eut tou ^^ututge qu’il pouvoit espérer de fa dispute , pms rev g t j r 3’unen faveur du Prince Charles à l’expédient de ^ ouronneS ce-caractère , auquel tous les Ambassadeurs a ,, e g- a ver-dent le haut bout. Mais dans ['Errata le , ttr r 0 nnf

ti, qu’il faut ôter de la page 194 q ul r ( ^r‘tvErrata, on aitde l’Empereur. II est étrange qu en faisant ^ ]eJ

été assez négligent pour ne pas marquer ’j c c hoíc j

mêmes termes qu’elle étoit couchée. jwhns. quand

l’artifice qu’on ne peut s’empecher de voir .-j y *

on songe que presque personne ne s informe Jans

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