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Tome second. C - I.
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GUEBRIANT;

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f°rt n*en à point parlé exactement (D), & y a mêlé sans raison notre Maréchale. Elle soutinsdignement son caractère. C'étoit une femme d’intrigue, 8c douée de fort grandes qualitcz (E).Sa Négociation de Brisac n’a pas été bien narrée par Mr. Priolo (E). Ce n’eíl pas la feule faute'

qu’il

dans un Errata (j) , est beaucoup- moins excusable. Ón écrivit au Roi & à la Reine merc , lors quelle s’en retour-le Nj aiCr dc ^ même page 194 ce qu’on y avoir dit, que na à Paris, s’accordent à lui donner de grans éloges, 8c ilnn'!!, 0n , c ^ M voulut point d’autre place au festin nuptial, est sûr qu’elle s'aquita de cet emploi en habile femme.^ - Vous trouverez ces Lettres dans la Relation de Monst. le

Laboureur.

Je l’ai déjà dit, il faut rabattre quelque chose des louan-ges qu’il lui a données : il lui semble que leurs Majestez, tres-Chretiennes suivirent dedans ce choix les mouvemens CV les ins-

., - r .. ..... j.. ~ L - í - pirations de tous les François, CV particulièrement encore des

P r ejent , pour les rangs g? pour les personnes qui mangèrent principaux de la Cour. II dit que la chose étoit publique avant

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r —-,v"n tout cas ces

Kouvtûê,'" dessous de Madame V^bien^pondre à l'atten-

de U ul. deux corrections ne paraîtront pas ^ censure qu on

à Lettres, te où l’on avoir mis le Lecteur ( 1 » J\ ot & d’une autreM «‘ d* } mn , avoir faite des Gazettes de Mr. K r 0 n s’en croira peut-

cu// m ~ f chtion dc ce festin ' & « Pologne fit seller pour yêtre mieux a mot, que la Reine »

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a la table de leurs Majestez. Si loi . _ nn(Vm oient lc Cé-

par la ville de Paris, fur des choses qui nouvelles, quiremoniel, quel fond pouvoit-on faire f 3 ^a niul-

concernoìent des choses plus difficiles a c nro-

tìtude de ceux qui se mêlent d’envoier d« Relations

duit un cahos épouvantable. Mr. le ^ chacun selonavotent plujieurs valets, qui se mêlaient d en ecrt .

leur portée, w que le Boulanger en faiíott hm i

gneux de remarquer particulièrement le pr> x x - f

f (D) Mr. de Wicquefort 'tien a t 0 //f, '/fadesalL’Ambassadeur , dit-ìl ( 10 ) , qui fit dtjficu ^ se

Prince héréditaire de Suede, frere. du Rot de Z^'r -5 mê-

Marechalle de Guebnant qm pretendoff je ja ,. ducht js e de

mes honneurs qu on avott autrefois faits a * pardonna-

Tirol, donnaient dans une impertinence qut n íj p f ' j\mbas-ble, est faisaient recevoir un affront k leur Maîtrefadeur dont il —'

qu’elle fût résolue, G? que personne ne le savoit moins que ceuxqui le devaient savoir ; que cette illustre veuve menoit une vieretirée ; que tous les jours son mari ressuscitait en sa mémoire,pour mourir en son coeur, qui en faisait un nouveau deuil-, quetous les jours elle lui immolait quelqu’une de ses pajfions-,que cel-le des emplois de la Cour, Ct la Cour même étoit morte en elle ;enfin qu’elle n’accepta la charge, que parce qu’elle ne pou-voir ne pas obéir aux ordres du Souverain , après les obli-gations qu’elle lui avoir pour tant de bienfaits, & singulière-ment pour les honneurs funèbres qu’il avoit fait rendre au Ma-réchal son mari. C’est ainsi qu’il parle dans la I Partie de faRelation à la page 9. II dit dans le II Tome de ses Ad-ditions aux Mémoires de Castelnau page 499, qu ’elle á con-tinué la réputation Gr la mémoire du Maréchal de Guebriant,par tant de services g? de glorieux travaux, que le Roi ria passeulement satisfait aux suffrages de tous ses sujets, mais tncereáux vœux Gt à l'estime de tous les pais, ou son mérité à éclaté

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de la Maréchale de Guebriant n’étoit pas moins ridiez ie , P ^ut pour un homme qui , _ ,j n ent contre les abus duquelle voulait qu on lui donnât le mime rang , bc qu , . Castelnau a parle bien semblables à ceux du

fît les mêmes honneurs que l’on avoit faits à l’Archiducnesse, gM a & ^ont les coups son forMembiam^ ^

lors quelle amena la Reine fa fille de Pologne. Dans la I a- t

ble on a mis . en rmmi..* - '

C’est áans la page 767 de ses Additions qu il a parlé de laJe ne veux point contredire Mr. de Wicquefort, fur la forte. Nous entendrons ci-dessous Mr. Patin s < 3,™ a . sie n - te 'qualité qu’il donne à ces prétentions; ce n’est pas une ma- m oigne pas que les vœux de tous les François destinallenttiere de fait. Je dis feulement qu’il avance fans raison, que cette Héroïne à de grans honneurs; &je viens de lire dansliregi & la Maréchale de Guebriant firent recevoir un affront un Historien moderne, qu’elle avoit une ambition dereglee*« leur Maître , par les prétentions qu'ils formèrent. Cela & que ce fut cette paffion qui procura des funérailles magnr-n’íst vrai tout au plus que par raport à Bregi ; car on ne fiques au Maréchal de Guebriant. Guebriantii éxséquì/t nonvoit point dans la Relation de Mr. le Laboureur, quelque v%lgari pompa célébrât*. Corpus ïllatum Fano ïteipara Virgi-ample qu’elle soit, que la Maréchale ait rien disputé. Òn nis, qut honos ïnfrequens non tam conceffus Viri meritis,quàmy trouve bien (n) que la contestation fut tres-longue, & à uxoris Renau BekU stagttátione extortus ; fœmìna impotens,deux reprises , à l’égard des prétentions de l’Ambassadeur de gloru potius quàm luéius immodica justa marito perfiluta ittFrance; mais bien loin qu’on y trouve cette Dame obligée fui ostentatìonem trahere (17). Franchement je ne croi pasà disputer, on y voit au contraire, que le jour même que qu’elle ait accepté l’Ambassade extraordinaire de Pologne eh

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le différent du Sieur de Bregi commença, la Reine de Po-logne pria la Maréchale de Guebriant de n’y point prendrepart, cr que le Comte d’Honoff, les Ambassadeurs,cr les Grandsde Pologne, lui témoignèrent encore , que l’on lui garderoit leshonneurs dûs à fa charge, non feulement d’Ambassadrice ex-traordinaire, mais de Sur-Imendante de la conduite de fa Ma-jesté , selon les exemples qu’ils en avoient ,et particuliè-rement CELUI DE l’ArCHIDUCHESSE d’I N S-P

vertu dc sainte obédience, & que cet emploi ait prévenu sesdésirs & ses sollicitations. II faut fe défier de l’Art Oratoired’un. homme qui loue.

(f) Sa Négociation de Brisac n à pas été bien narrée parMr. Priolo. ] Cet Historien fr8) raconte une chose qui n’estpas trop honorable à cette Dame. II dit que durant les der-niers troubles, Charlevois, qui avoit commandé dans Brisac,se brouilla avec le Gouverneur que la Cour y mit (c’étoit

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ruck lors quelle amena la Reine défunt e. _En un autre en- Mr. de Tilladet), & qu’il poussa si bien sa pointe, que lèdroit (11) l’Auteur nous aprend, que le Rot avoit déclaré à Gouverneur fut obligé de lui quitter la partie. Qu’asors látous les Grands du Royaume, que son intention étoit qu’elle re- Maréchale de Guebriant, soit par avarice, soit par ambition;fût tous les honneurs qu une Dame de fa condition, & de lá se fit de fête ; & voulant se faire à la Cour un grand méritequalité présenté qu’elle portoit, pouvoit mériter , & tous p a- de la conservation de cette importante place , noua une in-REILS a' ceux 9.UI AV0IENT e'te' rendus a' trigue pour perdre Charlevois. Qu’elle se rendit à BrisaclArchiduchesse d’Inspruck sœur du Grand Duc accompagnée d’une fille qu’il aimoit, & que comme il eutde Toscane , qui avoit conduit la Reine défunte. II n’est pas l’ìmprudence de sortir de la forteresse pour voir cette fil-besoin après cela pour réfuter Mr, de Wicquefort, de rapor- le ( 19), il fut pris & amené prisonnier à Philisbourg. Que

ter ce Passaee de la ReUtir,» - >-- '. ' ■ - ' ' ’ ce mane ge attira fur la Maréchale une grêle d’injures, qui

l’obligea à se retirer à Baie le plus vite qu’elle put, & queCharlevois s'entendit avec le Comte de Harcourt mécon-tent du Gouvernement, 8c fit fa paix à des conditions avan-tageuses: désorte que la Dame se vit haïe des deux cotez ;8c en mourut de chagrin (zo ).

On voit là un exemple de ce qui arrive presque toujoursà ceux qui donnent des Abrégez ; ils omettent pluíìeurs cir-constances, fans lesquelles un fait n est qu une petitebrute 8c informe, comme réprouvent ceux qui, âpres la-voir lu dans une Histoire étendue, comparent lidee quilskn ont avec celle qu’un Abrégé leur en donnoit. Ceux quiprit 8c heaucouD de ces grans taîens anï fonsunTm» r? cs ~ l iront dans ^Histoire de Mr. de la Barde cette intrigue de la

postes Uî ,â-Oàî. .7- épreuve de ce que jeles plus éminens de la Cour. Qu’on médise tant qu’on vou- tase illf - part les omissions de Priolo, H est cer-dra de ceux qui donnent les charges ; qu’on les accufr t™* ? CJU , y ? deux fa . u Jletez dans fa narration.

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ter ce Passage de la Relation (13) : Madame la Maréchaledescendant l escalier du Palais pour aller monter en caroffe(14) ,l’Evêque de Posnanie revêtu pontificalement lui donna fabenediâlion. C’est un honneur qut ne se pratique point que pourles Rois , les Reines, G? les Souverains, que le Roi voulut luiêtre rendu, pour témoigner davantage l’estime qu’il faisoìt decette illustre Dame.

(E) C'étoit une femme douée de sort grandes quaíì-

tez..] Je croi que pour bien juger du mérite de la Maré-chale de Guebriant, il faut prendre le milieu entre les élo-ges q ne Mr. le Laboureur lui donne, 8c le mal que d’au-tres en disent; 8c en tout cas, lors qu’on songe à ses em-plois , il est impossible de nier qu’elle n’eût beaucoup d’es-

' MiK-onn de ces prans talenc c—. —•— ~

„ . qu’on les accuse tantssti’on voudra "de consulter peu le mérite ; on ne persuade-J* jamais aux gens de bon sens, que 1a Reine mere 8c seGardi na j Mazarin eussent choisi cette Maréchale , pour Sur-intendante de la conduite de la Reine de Pologne (15), &pour Ambassadrice extraordinaire , si on ne lavoir jugéeprepre a foire honneur à la France dans k Cour de Polo-PVi’ a J°ntenir la nouveauté de ce caractère (16) , avectout esprit, toute la prudence, Sc toute k grandeur qu’ildemandoit. Les Lettres qui lui furent écrites par se Roi,P"'YT lne mere . & par se Cardinal , lors qu’elle futlu cette charge , Lc celles que le Roi de Pologne

La prémiere consiste à dire que Charlevois sortit de Bn-fac, pour voir k maîtresse que k Maréchale lui amenoit.Rien de plus faux: il n’avoit que faire d’en sortir pour lavoir, puis qu’elle y étoit à k fuite de Madame de Guebriant.C’est Tailleurs un embarras pour le Lecteur, que de voirque cette Dame soit à Brisac, & que k maîtresse de Char-levois, par le moien de laquelle on veut le prendre com-me à 1a glu, ne soit pas auprès de k Dame qui conduit l’in-trigue 8c qui se sert fi bien des ruses de Catherine de Mé-dias (zi ). II est Certain qu’elle y étoit, 8c que l’artificequ on emplota pour attirer Charlevois dans l’embufcade ,fut dc 1 accoutumer 3 s aller promener en caroffe loin de laKkkk 3 à

(17) B«nSiimìn. Ttìo-lus. de RebuíGall. Hia.Lihr. II,Cap. VI > pagim. 41,42.

(18) DeReb. Gall.Ltbr. KiíA

( r 9) Imponít

hamo escamqttam fciebáiappetiturumCharlovoium ?paella amateusilicium fuit 4eut tnvisend «mt/tr arceèxit. Idem,Libr. Vlïl %Cap . VIII*

(20) G«e-briantÌAutrimqueexofa , tadioér mosrorevitam inqUie*tam finìvit.

I11) l'hìs-taire remar-que qu’elle fefervoit de laBeauté de sesFilles d?hon-neur , pourfaire donnerles Gransdans le pan^neau selon sesbesoins. SaFille Vìmi-ioit en cela.Volez* Meze-tai » fousCan 15 79 t »Feccapon dela Guerredes Amct!-ieui.