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Tome second. C - I.
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GUEBRIANT. GUESCLIN. GUEVARA:

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oublier que cette Dame se croiant mésalliée par le mariage qu’on lui avoir fait contracter avec unhomme qui avoir beaucoup dc bien, fit déclarer nul son engagement (K), & se maria {b) avecle Comte dc Guebriant, cadet d’une ancienne Famille de Bretagne. Elle lui fut fort utile pourParvenir au bâton de Maréchal (L).

roit lieu de s’intriguer pendant qu’il commanderait les ar-mées; ainsi fans avoir égard qu’il n’étoit point riche, elle lévoulut épouser, 8c pour cela elle se fit démarier. Mr. dela Barde nous racontera ce fait en bon Latin. H&c mulieranima fuprà sexum -valida efi , eut vtdelicet nec prima , ne cmagna tisque fuit ficuti vulgo mulierum filet , rei familia-ris cura: primas, quia imparem anima, ficuti rebatur, vi-rum naíia erat , nuptias dedignata efi , a t que infirmas ejfiecontendit , maluitque fie I. Buda Guebriant virtutis, quìtm al-tcrins amplioris rei, cujus ratimem, ut ferì fit, filiam collo-cando parentes habuerant, ficiam esse. Ex illâ ficum , atqueex gloriâ viri poftillà multis rébus prsclar'e gestis celeberrimicommtmicat.î ita erevere mulieri animi, utï magna, atque in-folita maliretur (39).

(L) Elle fut fort utile à fin mari pour parvenir au bâtonde Maréchal.'] Nous venons de voir que selon Monsr. de laBarde, ce n’étoit pas une femme qui, à l’imitation des per-sonnes de son sexe, prît grand soin de son ménage : elle ai-moit à négocier à la Cour. Mr. le Laboureur observe (40 ),qui/ peut parler comme témoin des foins nompareils quelle apris pour solliciter les nécessitez, de l'armée de son mari auprèsdes Ministres ; ZA je puis assurer , ajoûte-t-il, que la dignitéde Maréchale de France lui apartient à double titre, par par-ticipation de son mari, zA par la part quelle a mérité dans lebon succès de ses armes .

(b) tíar,15 Ì7L.

Page 200, & non pas la 134, il faloit citer aussi la page 594uu 1 Livre, où cette Archiduch. fi'e est qualifiée mere de laKeme de Pologne qu’elle amenoit. Ils se trompent tous deux9 uant à cette qualité de l’Archiduchesse ; car elle n’étoit pointa mere de la fiancée, qu’elle amenoit au Roi de Pologne.V et í e fiancée étoit fille de ['Empereur Ferdinand II, & sœurp 1 Empereur Ferdinand III. C’auroit donc été l’Impéra-l ri p e ». & non l’Archiduchesse d’Autriche, qui aurait conduitla Berne de Pologne, s’il étoit vrai que cette Reine eût étéconcluit-g par fa mere. D’ailleurs, pour être tout-à-fait exact,

1 ral°it dire l'Archiduchesse d’Inspruck, & non pas l’Archi-duchesse d’Autriche. Enfin je remarque que Mr. le Labou-eur n insinue point, que la Maréchale ait exigé cette égalitésonneurs : il dit simplement que le Roi de Pologne voulutqu e le 1 obtint: mais ceci est plus l’affaire de Monsr. de Wic-que ort , que celle du Protestent de Leiplic. Voter, ce queJ d ‘n danS k Re marque ( D).

f ) Elle fit déclarer nul fin engagement.] Rien n’est plusdp r 6 u UC tek a faire conoîtrc son ambition. Le Comtev "' a ] r' nant P rornett °it beaucoup, on l’eftimoit beaucoupt t >, '! j*-'- , a ^our, 8c son talent pour la guerre lui répondoit des

•itr.t r US grandes charges. Notre Renée du Bec trouva là son"OMiue: elle prévit qu’il s’avanceroit (38), 8c qu’elle au-Le Laboureur, Histoire du Maréchal de Guebriant,

, r ‘‘litres -l.

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(39) Labáï-dxus, deReb. Gatt.Livr. IX »p.v{. «79 a£

an)t. 1651.

( 40 } Hist. duMaréchalde Guebz,î»i-

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GUESCLIN (a) (Bertrand du) Connétable de France, a été un des plus gransCapitaines de son siccle. 11 ne faut pas néanmoins croire touc ce que les vieilles Chroniques di-sent de lui ; car les Auteurs de cette efpece d’Ouvrages n’étoient pas encore guéris de la maladie

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qui a produit les Hiitoires de Roland , d’Oger le Danois, & semblables. -

étoit Breton, & il rendit des services très-importans à la France durant la prison du Roi Jean ,& sous le Régné de Charles V. Etant passé en Espagne au secours de Henri Roi de Castille, ily fit des choses extraordinaires. 11 repassa en France lors que la Couronne eut été assurée à Hen-ri, par la mort de Don Pedro le cruel son compétiteur, ôc il s’cmploia avec un succès admira-ble à reprendre lut les Anglois plusieurs pais. II mourut l’an 1380 à l’âge de soixante-six ans ouenviron (b). C’étoit un petit homme fort laid {A). Consultez sa Vie publiée par Monsr. duChatelet (B).

Elle est meilleure que celle qui avoir été imprimée l’an 1618 en très-vieux Gaulois , & delaquelle je raporterai un endroit fort singulier, qui a servi à quelques Controversistes ( C ) pourprouver que les Laïques ont eu le droit d’administrer les Sacremens dans certains cas de nécessité.

(6^ Le VeîìAnselme,Histoire dèigrans Offi-ciers,

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7hìuU) 'DïcWû-

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ÇA) C f étoit un petit homme fort la\d.~\ „ La petite tail-

„ le jointe à la laideur de Bertrand du Guesclin, ne l’empê-„ cherent pas d’estre Connétable de France, & ne le firent„ jamais moins estimer. L’on a dit au contraire en fa faveur,,» que la Nature sembloit savoir rendu tel, de crainte qu’il„ eust quelque chose de commun avec les femmes. Et s’il„ eust consumé toutes ses matinées à se coiffer d’une perru-„ que, luy qui n’estoit pas nai coiffé, il n’eust jamais mérité„ la lampe inextinguible, ni la sépulture, que le Roy son„ maistre luy fit donner à ses pieds dans Sainct Denis ( 1 ).

(B) Consultez sa Vie, publiée par Mr. du chatelet.] Mc-nard publia une ancienne Histoire de ce Héros l’an 1618, la-quelle avoir été composée dès l’an 1387 ; mais ce n’est pointà celle-là qu’il faut renvoier le Lecteur, c’est à celle dont leJournal des Sa vans du 21 de Juin 1666 a donné ['Extrait

,, le Régné de Jean & Charles V Rois de France descrmfit,, la bataille de Pontvalin en laquelle il remporta une célébré„ victoire fur les Anglois, nous apprend que ses soldats avarit„ que de venir aux mains se confessèrent l’un l’autre & s’en-,, tre-donnerent la communion. Mais il vaut mieux que je„ reprefente ceste Histoire par les paroles mesures de l’Au-,, theur » èc au langage du siecle que cela est arrivé. Et en,, icelle place fi desjunerent de pain z? de vin qu ils avoyent,, apporté avec eux. Et prénoyent les aucuns d’iceux du pain,,, e? le fiignoyent ou nom du SainSî Sacrement. Et âpres ce,, qu ils efloyent confessez ïun à l’autre de leurs pechìez, le„ ufiyent en lieu d'escommichement ( » ). Apres dirent mainteoroifin en deprìant â. Dieu qu’il les gardaft de mort, de ma -» haìng, & de prison ”. Grotius se servit du même Passagedans une Dissertation qui fut imprimée fan 1638 de ComaAàminìílraûone ubi P.i/f ,«... r..— vr-:— T1M ’■

clt - de Fiance

rrayano u » y. r. ju». ruw » uuinry. n.nuii. u.uis une Diuertatiou qut tut imprimée fau 1638 de CœmElie avoï^été publiée depuis peu à Paris in folio, par Mes- Administrations ubi Paflores non sunt. Voie/, la Bibliothèquesire Paul Haï, Seigneur du Chatelet (i): elle est rédigée en Universelle à la page 115 &c 116 du lV Tome.un medleur ordre que Vautre, le discours en efl incomparable-ment plus pur v plus élégant, zv elle efi encore enrichie dequantité de preuves (3).

{C) Je raporterai un endroit fort singulier qui a servi auxControversistes.] Liter, ces paroles de Mr. Drelincouft (4):

„ En nos Histoires de France (*) nous avons un exemple,, bien notable de ceste communion laïque, 8c une preuve„ bien claire au’elle u -»st^ m,.,.- - - -

s («) Le vrai mot est accomrníchement, mot qui, selonBorel, se trouve datis Froiffatd, & qui vient d’ adcommunica-re. On trouve des traces de ces Communions beaucoup plusanciennes encore , dans nos vieux Romans, entre autres, aach.36 de Galien restauré, où Rolland, blessé à mort 8c cou-ché dans un Champ de blé, s'eficommiche lui-même de troisbrins de blé en herbe, au nom des trois Personnes de la très-

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- -- uique , ec 1 ...- r - - . - À Metz où ce vieux mot s’est conservé,

bien claire qu’elle a esté longuement en usage. Car Ber- sainte 1 mu • » escroquer sa beurrée, on dit qu u

trand du Guesclin Connestablc de France qui a vesou sous quand «n ™“elUan Rem . Criî .

:e, <t esté imprimée à Paris, chez Sebastien Cramais, L'an lílí. s est laine eìl a

GUEVARA* (Antoine de) Prédicateur & Historiographe 1 | a

né dans la Province d’Alaba cn Espagne. 11 sut élevé à la Cour; mais ap emplois fort

ne Isabelle de Castille, il se fit IsíoSe dans l’Ordre des Fmactscainj^7“^honorables. Ensuite s’étant fait conoîtve à la Cour, il fot cbolí j. P Eloquence , & pav son Es-Quint, & il sc fit extremement considérer par fa Politesse, f^nsi cat tétant voulu mé-prit («). B devoir se contenter de la gloire que fa so. aqu^, , ^n style ampoulé,

ler d’écrne des Livres, st sc rendit ridicule auprès des 1 bons Conoi \j n mauvais

figuré , plein d antithèses {A) ì n est pas le plus grand défaut oc ic B

, . - n . n ufauequAque placeat . neque in gymnasio rheto-

" hmtn r„i.dam rtportaverit eloquentu laudtm. Cumpraciput" rl> ZLnfi Garfl Matamore Andrés. Scot 0 (. quai,s judtcït” d trins viri s ! ) afciïata ntmium ab eo antithetorum pbt" rcfpondentium perpétua cura difpliceat maxime. Ho-

« m m en ^ p r i 0 r Matamorus in de Academiis 8c doétis ví-” ris Hìspaniœ libella ingénue exifiimat virum suisse mir* fa-" j jçp. & incredibilis ubertatis namrx, sed omnium re-”, rum momenta ( ait ) quod Poëxis objecit Persius. «m

(A) Son style ampoulé, figure, plein d anttthefis.] Voicile jugement qu’en a fait un docte Jésuite: Scnpfit vernaculoSermons, in lo affeblalfe nimium fchemata vtsus , pompa qua-àam lumens , cr anthhetts puùde ntmtum tteratis Ucíorem ene-cat : quin z? ut Po'its verbis utar , projìcit ampullas 8c ses-quipedalia verba ( 1 ). Nous allons voir que le jugement deMatamore, Auteur Espagnol, n est pas plus avantageux aGuevara que celui du Jésuite Flamand. Je le raporte aprèsNicolas Antonio qui parle ainsi ( 2 ): ” %umtumvh stylm

(a) Ricoh

Antomus,Éiblioth.Scriptor.Hispan.Tarn. /, figé,