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Tome second. C - I.
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GUIGNARD. GUILLEMET E.

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liers, insinuoient l’assaffinat des Princes semblables à Henri IV, qu’ils soupçonnoient de favoriserles ennemis de la Papauté. Ce fut peut-être l’une des raisons qui obligèrent le Parlement de Pa-ris à enveloper tous les Jésuites de France dans la Cause de Jean Chastel & de Jean Guignard (G).On espéra peut-être qu’en éloignant du Roiaume ceux qui passoient pour les principaux Auteursdes Doctrines dangereuses j on réfréneroit la hardiesse des autres Ecclésiaíliques.

($ 0 ) Confi-rez* lamarqtte (< 5 )de l*^ArticleLoyola .

($x) Lettred’un Doc-teur de Sor-bonne à unChanoinede Tournai,folio a 4 .

véritables François, fauteurs de l’indépendance Roiale, Lrattacher aux Maximes Monarchiques de l’Etat, imputoientfur tout aux Jésuites cet esprit républicain, & ultramontain.Ce n'est pas qu’on les en considérât comme les prémiersAuteurs ( 30 ) : on ne les en regardoit que comme l’a-pui le plus ferme. Cela me fait souvenir dune Remarquequi a paru dans un Livre imprimé l’an 1701, & qui apour Titre L’Etat présent de la Faculté de Théologie deLouvain , où l'on trame de la Conduite de quelques unsde ses Théologiens , e? de leurs Sentiment contre la Sou-veraineté e? la fureté des Rois , ZV contre les IV Articlesdu Clergé de France. Ce font trois Lettres d’un Chanoi-ne de Tournai à un Docteur de Sorbonne. Elles fontprécédées d’une Lettre de ce Docteur , dans laquelle onvoit ces paroles (31 ) ; Mais d’où vient qu en raportantdans vos Lettres les sentimens de ces Théologiens qui ensei-gnent que les Rois font sujets de l'obeijjance , les absoudredu serment de fidélité , votts n’y parlez que de quelquesDoéïeurs 'particuliers de Louvain , de quelques Augustins,de quelques Rìcollets , zv presque point de Jésuites ? Igno-rez. vous que c’efi chez. eux quefi la source de toutes cesopinions détestables ? Non qu’ils soient les premiers qui lesayent soutenues : plusieurs Canonises, quelques Théologiens,fur tout des Italiens sujets du Pape , les avaient enseignéesavant eux ; mais c étoit fi peu de chose que leurs écrits ,qu ils tombaient d'eux mêmes c? servoient plus à décrierces opinions qu à leur donner de la vogue. Maïs les Jé-suites les ont relevées zv ont entrepris de les mettre en hon-neur.

( C ) Ce fut .... une des raisons qui obligèrent à enve-loper tous les Jésuites de France dans la Cause de Jean Chastel

& de Jean Guignard.~\ II y eut des gens qui s’étonnérentque n’y aiant eu tout au plus que des présomptions queles Jésuites eussent conseillé à Jean Chastel l’attentat qu ilexécuta , on ne laissa point de les banir du Roiaume parle même Arrêt qui condamna cet Assassin. Mais, pourjustifier en cela la conduite du Parlement de Paris, il faut ob-server que faction de ce jeune homme ne fut point le fon-dement de f exil à quoi les Jésuites furent condamnez; cene fut qu’une occasion de décider une Cause qui a voit eteplaidée quelques mois auparavant. Cette Cause étoit un Pro-cès intenté aux Jésuites par l’Université de Paris. AntoineArnauld, qui plaida pour cette Université , avoir concluà ce qu il pleust à la Cour, en entérinant la Requeste de l U~niverstté, ordonner que tous les Jésuites de France vuideroientZV sortiraient le Royaume, terres zv pays de l'obeyfiance de fitMajesté, dans quinze jours âpres la signification qui seroit sato-te en chacun de leurs Colleges ou Liaisons, en parlant à lu nd’eux pour tous les autres. Alias , zsr à saute de ce faire ,ZV oie aucun dieux seroit trouvé en France âpres le dit temps>que fur le champ zv fans forme ne figure de procez il seroitcondamné, comme criminel de Leze-Majeste au premier chef >ZV ayant entrepris fur la vie du Roy (3a). Le jugementde la Cause fut renvoié à un autre tems; mais à l’occasionde l’Afaire de Jean Chastel, on fit droit fur la Requête del’Université, & fur les moiens dont s’étoit servi AntoineArnauld. Quelques autres Parlemens imitèrent celui deParis: mais le Parlement de Toulouse, & le Parlement deBourdeaux refusèrent de s’y conformer (33); & ainsi lesJésuites se maintinrent en Languedoc & en Guienne jus-qu’à leur rapel. Ils ne l’obtinrent qu’au commencementde l’année 1604.

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{<*) Il ejl deC Ordre de Ci-tcattx à deux

G U ILLEMETE de Boheme, chef d’une Secte infâme qui parut en Italie dans le XIIIsiécle, avoir si bien trompé le monde parles aparences d’une singulière dévotion, & si bien jouel uH‘cest L> ' comédie jusques au bout de fa course , que non seulement elle mourut en odeur de sainteté ,

par abusqtdoti le nom-

me Clars-vallis. Ma-billon, Ma-fzum Italie.1 Par(. p, 1 9.

mais aussi qu elle fut vénérée comme une Sainte pendant un asièz long-rems après íâ mort. Enfî ston découvrit son imposture, Lc les prestiges dont elle s’étoit servie j on déterra son cadavre, SCon le brûla l’an 1300. Elle étoit morte l’an 1281, 8t on l’avoit enterrée dans Milan au cime'tiere de Saint Pierre du Jardin. Six mois après on la transporta au Couvent de Caravalla (rr),où on lui dressa un tombeau dont les ruines paroissent encore dans le cimetiere des Moines. DeuSJavans hommes Puricellus & Bossus ont écrit de cette Secte, & ne íë sont pas'accordez en tout*Bossus a été le prémier quia diffamé cette Secte par raport aux souillures de la chair (Aï), mais

Puri-

(A) Rofiius a .. . le prémier . . . diffamé cette Sefte parraport aux souillures de la chair. ] On imputait à cette Secteune conduite dont plusieurs autres conventicules ont étéaccusez en divers tems, & en divers lieux. On dssoit queles Sectateurs de Guillemete s’assembloient de nuit dans unecaverne, tk qu’après avoir récité certaines Prières, ils étei-gnaient les chandelles , & s’accouploient les hommes avecles femmes au gré du hazard. %uos ipfi in quadam Syna-goga subterranea conventibus antelucanis congregantes , cumad modum Presbyterorum induti certas orationes ad altarefudiffent , extiniío aut sub modio abscondito lumine ad for-tuites. concubitus hortari consueverant ( I ). On ajoûte qu’unriche Marchand, marié avec une femme qui alloit souventà la dérobée dans cette caverne, la suivit une fois secrète-ment , & eut à faste avec elle, & Peu convainquit par unebague qu’ii lui ôta du doigt. Il se rendit dénonciateur con-tre cette Secte (z). Nous avons vu ci-dessus (3) qu’ondébite le même Conte à l’égard des Fratricelli. Je croi qu’ily a eu quelquefois de la calomnie dans cette eípece d’Ac-cusations. Mais fans doute il s’est commis très-souventbeaucoup d’impudicitez dans ces sortes de conventicules;& je ne m’étonne point que, tant de maris desaprouventrattachement de leurs femmes pour certaines Assembléesde dévotion ; car tôt ou tard l’amour s’en mêle , & l’onne sauroit assez admirer la docilité du sexe, à l’égard desdogmes les plus oposez à la chasteté (4). Que dans l’an-cien Paganisme on ait pu lui persuader la prostitution , jene m’en étonne pas tant; c’étoit, disoit-on, une maniéréde culte divin, c’est ainfi que l’on honoroit la Déesse Ve-nus ; mais il est étonnant qu’au milieu du Christianisme,après tous les devans qui se prennent contre la nature, &malgré les sages conseils des meres, & les fortes exhorta-tions des Prédicateurs, le prémier Cassard qui se présentepuisse persuader mille & mille abominations. Qu’il dise com-me St. Aldhelme ( ; ) à l’une de ses dévotes; Couchez vousauprès de moi, je veux voir fi vous ferez entre les mains deSatan un instrument affez puissant pour me faire succomber àla tentation , elle le fait. Qu’il lui dise comme certains Hé-rétiques , que l’Inquifition de Toulouse châtia, Mettons noustous nusts l'un auprès de l'autre ,l’un fur l'autre, baisons nous,chatouillons nous ; c est par là que nous donnerons des preu-ves de notre force spirituelle ( 6 ), il est obéi. Peut-on voir

opinio alstuorum , qttod mn debebat rep Mar i homo vol mulier virtuosus vol virtuosa , nisisc posent pmerc ntidíts cum nuda tn me leéto , & t amen non perficerent atlum carnalem.Ibidem, pag. Zî;.

si) Spon-aanus, ubienfrà,

(r) ExSponáano,adetnn. 1300,nnm. 10.

(}) Citât.(si)de VArticleFratri-CELLI.

(4) VolezV ArticleF R ATRl-CEU 1 , 7 ^-marque(A),à í’alinea.

fr) VotezP Article deFrançois ,d’Affise, T{e-marque ( C).

(6) Nomeest bene mag-num meri-tum quod fiestemus oscu-lando, am-plexando ,tangendo, irtamen noneonfentiamusin perpétra-tione carnalispeccati ?Dans lesTrocès derinquisitiORde Toulou-se impri-mer à Ams-terdam en1692, pag.382. Erat

une plus grande docilité? N’en feroit-on pas davantage s j*le vouloir? N’a-t-on pas aquiescé en plusieurs rencontres 1Tordre de se souiller avec Je prémier venu, après l’extinÇ'tion des Chandelles, dans les conventicules de la confis"rie ?

Parlons d’une autre docilité moins criminelle, maisétrange pourtant. Se trouve -1 - il des hommes infirmes ss 11aient besoin de quelque restauration de la chaleur naturels»il se trouvera ^uffi de jeunes filles ou femmes, qui se c sscheront auprès de lui pour lui rendre ce bon office, rPanégyriste du sexe me fournira là-dessus un Passage b>enotable. Les Médecins ne peuvent celer , dit - il (fijj,, que la mignonne chaleur de la Mamelle d’une jeune «j„ me, jointe a lestommac d’un Personnage vieil,, nC g„ puisse vivifier le chaut naturel de la Vie, & qu’elle„ í’entretienne & augmente. Chose aussi qui n’étoit P.

„ incognue au Prophète Royal David, lequel élut ( ) £„ belle Dame Sunamite, pour en cette maniéré Iuy écha v„ fer la froideur de fa vieillesse. Et a l’exemple,, est vraisemblable, le Pere grant du Roy de Navarre ^„ nier décédé, nommé Monsieur d’Albret, avoir en„ de six vingt ans, entretenu deux belles jeunes Fernw„ cet estait : Du Iaict desquelles il vécut longuernen„ autre substance quelconque , Luy, couchant au ^„ d’elles, qui pour cela étaient aussi honorées com®e„ cesses en fa maison. Vray est, que sus cecy, ne par ce,, vient pas que tous Hommes faceut fundement , V„ qu’il en pourroit souvent avenir, ce qu’il aveinj “ ma j S ,„ d’un Notaire au Chastellet de Paris, qui s ’ a P e °Lfjt de,, tre Martin Maupin, Lequel faisant bien son P r ? p e m-„ telles Histoires, faiíòit de son vivant acroire a ^ ^„ me Jalouze, qu’il se trouvoit souvent ernpesch„ de David, a ce quelle luy permeist Taproche de y

„ briere, pour un peu échauffer son estotnmac, „ j e,, la pauvre femme se laissoit par fois esteonve ^ ren -dirai en passant que St. Jérôme n’aprouve point q reCO urtne au pied de la lettre l’Histoire la Sunamite^ p a vidà lallégorie, & il veut que Ton entende pa H sagessedans ses vieux jours fut uni plus intimeme j jgnat ionOn ne sauroit rejetter le sens literai avec p ^

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que ce grand Docteur de T Eglise le rejett . e ff e de

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mimo, vel Attellanarum ludicra ? . . ■ - - ff--a urn cales 11 'Sunamitis , uxor & virgo, tam fervent u 1 S tr ovocaeetceret, tam f an t la-, ut calent em ad libidtnem non /