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Tome second. C - I.
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porte pour Armes, d’argent à une bande de gueule: pour íuports deux lions d'or, & polir d*n^er un lion naissant de même (b).

{b) Tiré de U Généalogie de la Maison de Guiscard, dressée sur les Titres oie Mais de Décembre 1 696, pur Mr. d’Hosier.

C’est ainfi que parloit Mr. d’Hosier men tion ni dehve 1696. 11 ne pouvoit point enc ° r f fl 1 Comte del’Ambassade de Suede à laquelle M on fie préma-

Guiscard fut nommé Van 1698 (n)> nl de c P ; an eur avoitturée du fils unique de ce Comte.. Ce jeune SegKUi««été élevé avec tous les foins imaginables, K ? ‘ du

du admirablement. II avoit les plus belles indinationsmonde; il aimoit non feulement les,exercices. t

xe, mais aussi les belles Lettres Lc la Philosopha s > J a-An-déjà fait de très-grans progrès. II avoit vu ìa a m .

gleterre à la fuite de Moniteur le Comte de T »

bassadeur de France l’an i 6 çS , & il accompagna Monsieurson pere à Stockholm Van 1699. 11 fe préparait à faire levoiage de Rome, lors quêtant arrivé à Vienne en Austri-che, il y tomba malade de la petite vérole, qui Vemportaen peu de jours vers la fin du mois de Décembre 1699,au grand regret de tous ceux qui avoient Vhonneur de Leconoître, & qui avoient pu admirer les grandes & bellesespérances qu’il donnoìt. Une ante moins ferme que cellede Monsr. le Comte de Guiscard , qui aimoit ce fils uniqueavec une tendresse toute particulière, n’eût jamais pu ré-sister à ce rude coup.

u I S E (J A Qjtr es de) Religieux de l’Ordre de St. François, naquit à Mons dans lethé inaUt ' H à Docteur en Théologie, & ìl enseigna cette Science, 1 a Philosophie, êc les Ma-matl ques pendant vingt-cinq années plus* ou moins dans les Couyens de son Ordre. II s’atta-des 3V j?. une extl 'éme aplícation à illustrer les Antiquitez & l’Histoire de son Pais: mais il adoptavu 1 , tlons fabuleuses; car il assura que fa patrie a été fondée par les Troiens. Le public n’aj,O í l u un Abrégé de sa Chronique du Hainaut (a) (A), & il n’y a point d’aparence que toutuvrage soit jamais mis en lumière. L’Auteur mourut à Valenciennes le 6 de Février i Z 99 (k),nir. Moreri a fait quelques soutes {B).

(-'O Le public n a vu qu un Abrège de fa Chronique duRainant. ] Cet Abrégé n’est point en Latin comme laUhronique même, mais en François. II fut imprimé à Pa-n . s son 1531, in folio (pi). En voici le Titre; Les illuftra-iI °ns de la Gaule Belgique, Antiquitez. du pays de Hainault ,£ 7 " de la grand cité des Belges ,à présent dite fíavay , dont pro-Cef lent les chauffées de Brunehaut, e? de plusieurs Princes qui°»t régné , çy fondé plusieurs villes or citez aiidiél pays, vr au-tres choses singulières dignes, de mémoire, advenues durantleurs regnes, jusques au Duc Philippes de Bourgogne dernier de-cede. Par Frere Jacques de Guise Religieux de l Ordre de SaintFrançois, Oeuvre divisé en six Volumes , desquels il n y a queles trois premiers imprimez. G est ainsi qu André du Chesner aport,e le Titre de cet Ouvrage (ij- Du Verdier ne leraporte pas si amplement ; mais il n’a pas oublié une cir-constance que Du Chesne n’a point marquée ; c’est que ceLivre a été transtatè en François (2). La Croix du Mainea cru faussement que Jaques de Guise étoìt l’Auteur decette Version (3). II ajoûte que la Chronique Latine deCe Moine fe vott escrite a la main au convent de Freres Mi-neurs de Valenciennes, comme tesmoìgne Jean le Maire en sesIllustrations de Gaule , qu'elle fut composée à la requeste duConte Guillaume de Haynau, & qu’elle s’étend jusques à Van-née. r 244. Ce dernier fait ne s’accorde pas avec le Titrede VAbrégé: car il n’y a point de Duc de Bourgogne nom-mé Philippe qui soit mort en ce tems-là. Philippe de Rou-vre dernier Duc de Bourgogne de la prémiere branche,mourut le 21 de Novembre 1361. Valere André obser-ve (4) que l’Edition de Paris 1531 a pour Titre , F.xtraiHdes Chronicques de Jaques de Guise , & qu’il y avoit chezMr. Gevart à Anvers un autre Abrégé de ces Chroniques,fait par ordre du Duc de Bourgogne Philippe le Bon. II ditaussi que les Franciscains de Mons avoient en trois Tomes

le Manuscrit de cette Chronique de Hainaut.

§ (--) La Chronique àe Hainault, Paris r;Zi. in fol. Go-thique n’est en effet qu’un Abrégé du Latin de Jaques deGuise. Voiez la fin de la Table, & VAvertissement de cetteChronique. Rem. C r i t.

J’apris hier (5) de Mr. le Baron le Roi , homme très-curieux & très-habile, qu’un peu avant que Sa Majesté très-Chrétienne assiégeât la ville de Mons Van 1691 , il écrivitune Lettre au Gardien du Couvent où étoit ce Manuscrit,pour le prier de lui en faire copier quelques chapitres, &que le Gardien lui répondit qu’après en avoir copié quel-que chose , il y avoit renoncé , ne pouvant déchifrer lescaractères 8e les Abréviations de l’Auteur, 8c que les pluscapables de son Couvent n’avoient pu non plus en venir àbout. Monsr. lc Baron le Roi ajouta que pendant le siégéun Frété lai de ce Couvent s’érigea en canonier, 8c fit pa-raître qu’il n’avoit pas mis en oubli Vexpérience qu’il avoitaquise autrefois dans cet art-là ; qu’un déserteur aiant ra-porté cela au camp des François, on fit tirer plusieurs bom-bes fur ce Couvent, qui y mirent tout en feu, deforte quele Manuscrit de Jaques de Guise y fut consumé avec la Bi-bliothèque des Moines.

. (B) Mr. Moreri a fait quelques sautes. ] I. Jaques de Glissen’êtoit pas natif de Valenciennes , mais de Mons. Notez enpassant que la Croix du Maine, qui a conjecturé qu’il étoitde Guise (6), s’est trompé; il ignore d’ailleurs que ce Re-ligieux a vécu dans le XIV siecle. II. II ne faloit pas nousdire qu’il mourut 011 l’an 1348, ou l’an 1399; car ce n’estpas de cette façon que les Ecrivains ont varié fur l’annéemortuaire de Jaques de Guise. Leurs variations consistenten ce que les uns commencent Tannée au mois de Janvier,8c les autres après Pâques. Selon ceux - d il mourut en1398 8c selon ceux-là en 1399 (7).

(a) Tiré dtValere An-dré , Bi-blioth. Bel-gic. pag. 411,

{b) ValereAndré,ibidem ,

({) On ter ilceci en No-vembre 165?:

(«) LáCroix duMaine, pi «jJ188.

(7) Votez,

Valere

André,

Biblioth.'

Belgic,^

4 H.

GUISE, ville de Picardie far la riviere d'Oise au Diocèse de Laon, étoit l’ancien patrimoi*rTe^bes- ne des puînez de la Maison de Lorraine, 6c fut érigée en Duché-Pairie au mois de Janvier iftjt' sv d«'de ( a )• Elle éprouva les divers succès des armes pendant les guerres de François I 8e de Charles-Quint. Elle fut prise d’assaut l’an 1 f 36. Le château qui pouvoit tenir se rendit lâchement , à causest) Me ^ quoi les Capitaines furent notez d'infamie (b). Mais l’an 1743 Ferdinand de Gonzague qui l’as-

ch’ ro Ab ^sé fiégeoit, averti de bonne heure de la marche de François I, leva le siégé, & fut chargé si brusque-

ment dans la retraite, qu’on lui tua deux mille hommes de son arrieregarde, 8c qu’on fit quantité^ ssj. de prisonniers (c). L’an 1 6^6 les Espagnols, qui avoient soit quelques conquêtes dans la Picardie,[bG-me - . ne trouvèrent pas a propos d’aíïìéger Guise; ils craignirent la vigoureuse résistance du Comte deGuebriant qui y commandoit ( d). Ils ne purent s’en rendre 1 maîtres l’an róyo , quoi que toutsemblât les favoriser. Voiez le Livre intitulé Le triomphe de la Ville de Guise. II a été composé'loVr. P ar J ean Baptiste de Verdun Minime, 8c il fut imprimé à Paris l’an 1687: le Journal des Savans

(e) en parle. Nous dirons ailleurs (/), que le Marquis de Bougi fut la principale cause qui fit é-

choiier cette entreprise des Espagnols,

(d) te ta-

boureur,

Hist.du Ma-;réchal deGuebiiant,

(e) Du 17Maì i 682 4Corrigez, y \dans PEdt*tìon de Hol-lande les chif-fres 15 s o y miXpour 1650.

C/) Dans ItkT^emary. (6)de PiArticltKeverend^

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GUISE (Claude de Lorraine Duc de) second fils de René Duc de Lorraine,alla s’établir en France, après avoir tenté inutilement, dit-on, d’exclure de la succession pater-nelle Antoine son frère aîné ( A). Comme il av oit beaucoup de courage & un grand mérite,

il

pi íen ta inutilement , dit-on, d’exclurè de la succession Celui-ci, né depuis la mort de Marguerite d’Havcourt pré-peternelle Antoine son srcre aîné.] Voici ce que Monsr. de tendit qu’Antoine, étant né pendant la vie de cette Dame,Thou nous aprend , lois qu’il raporte la Harangue qu’on devoir être censé bâtard , & inhabile à succéder ; defortesu p ose que la Renaudie fit a ses complices (i). René Duc qu’il ne feignit point de déshonorer fa propre mere , en lade Lorraine, épousant Marguerite d’Harcourt (2) héri- faisant passer pour concubine, pourveu qu’il pût devenirticre de Tancarville , Tobligea par le contrat de mariage à par là Duc de Lorraine au préjudice de son frété aînélui faire une donation de ses biens. Ensuite , sous prétexte Cette tentative ne lui aiant pas réussi , il abandonna sonquelle étoit laide, 8c puis fous prétexte qu'elle étoit stéri- pais 8c se retira en France (3). Je ne saurais bien dire fi celale, il la répudia cruellement, 8e ne lui rendit pas ses biens, ft

8c nattendit pas qu'elle fût morte, à sc marier avec la sœurdu Duc de Gueldres. 11 eut de ce second mariage entreautres enfans Antoine qui lui succéda , & notre Claude.

(z) Et eUutdités quidem

nium f ra -t rem , quod tsviva Marça—,rùa ex Phi-Itppa natuseffet , tan-quam ex

creatum LoUringU fuutstiont des,ure volait ' Ualteri* pn-

quod curnfm/íra tinuifstt , pr p atr t, quiicm mttris pudon percent t

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Hom ,

ottulit, Thuanus.