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Tome second. C - I.
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GUISE.

^a) ^Antoinet-te de Bourbon,sceur de Char-les Duc deVendôme, le18 d*^Avril1513. Ansel-me, Hìít.Généaiog,f*g* 28 y.

(b) Votez, ci-dejfus à lamarge Cita -tien (-).

(4) Thuan.

Libr, XXIV,pag. 48 9, ada M j, 3560,

(í) Vaiìllas,Histoire deHenri 111,Livr. XII ,M. 311,

312.

(6) Varillasla nommeJeanne d*Harcourt-Tancarville ,

l*) Entreteux de Lo-tnenit %

(7) Beloi,ApologieCatholiq.folio 10 vtr-

(8) Thuan.Libr. XXIV,t“i- 4S°.

1 9) Mr. deThon avaitdit peu aupa-ravant queClaude avoitobtenu leGouverne-ment deChampagne1 ? de Brie,par la recom-mandation deJean son Frè-re Cardinal,qui avoitbeaucoup decrédit auprèsdu Tlpi,

(10) LeTré-stdern de laHace,Commen-taires deTestât de laReligion StRépublique,Livr. II,fo-lio m. fa ver-so , à Vann.ÏSéo.

fII) C'est-h.dire ClaudePut 4 e Guise,

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il se fit extrêmement estimer. II épousa une Princesse du Sang ( â ), & iî parvint à de gransemplois. Ce fut pour l’amour de lui qu’on érigea la Comté de Guise en Duché - Pairie. Onn’avoit fait encore de semblables érections que pour les Princes du Sang. On prétend que Fran-çois I conçut du chagrin contre lui en quelques rencontres ( B ), & qu’il ne lui permit pas d’ê-tre reconu pour Prince ( C ), ni d’en prendre toutes les marques. Quoi qu’il en soit, Claudede Lorraine devint'fi puissant, qu’il fonda une Maison qui peníà déthrôner les Successeurs légi-times. II mourut l’an iffo, laissant six fils ÔC quatre filles, defquelles l’aînée épousa Jaques StuartV du nom Roi d’Ecosse. II s’étoit signalé en plusieurs grandes occasions, Lc notamment à labataille de Marignan ( D ). Jean son frere que l’on apelloit le Cardinal de Lorraine , lui servitd’un grand apui (b).

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est vrai, & je ne me fie guere à tout ce que peuvent diredes Harangueurs dans les circonstances où la Renaudie setrouvait ; mais je fuis sûr qu’un homme fort ambitieux semet peu en peine du déshonneur de fa mere, lors qu'il entire de grans avantages. Je reporterai quelques paroles deMr. de Thou, qui semblent avoir quelque obscurité. Cumprimo fimulaùs nuptiïs Margarìtam Gulielmï Haricuriant Tan -carvilU Comitis filtam z? amplijfimorum bonorum , qu& Lota-ringi hodie in Caletenfi agro pofiident, heredem duxiffet, Zri ta-bulis dotalib. ad donanonem illorum bonorum adegijfet, posteadesormitatem zv ex defirmitate sterilitatem caujfatus mifiramfeminam repudiavit , ejr tamen bona reûnuit (4). II sembleque Mr. de Thou veuille dire que les deux prétextes duDuc‘de Lorraine furent fondez l’un fur l'autre , c’est-à-di-re qu’on allégua prémiérement que Marguerite étoit laide,& en second lieu que sa laideur la rendoit stérile. Ce se-roit être un très-mauvais Physicien que de raisonner ainsi;car il n’y a point d’autre liaison entre la laideur 8c la stéri-lité d’une femme , que celle que la malignité d’un maritrop délicat y peut mettre , en ne rendant point à sonépouse ce qu’on nomme devoir conjugal. Peut-être quele Duc René donna bon ordre que le prétexte de la stérili-té ne lui manquât pas au besoin, mais je fuis persuadé quela phrase de Mr. de Thou ne signifie sinon qu’après que leDuc se fut servi du prétexte de la laideur, il allégua uneautre cause de son divorce, c’est que sa femme ne lui don-nait point d’enfans.

Je ne sai si Mr. Varillas a eu d'autre fondement que laHarangue de la Renaudie; mais quoi qu’il en soit il est bonde le citer ( 5 ). ” Lors que Claude de Lorraine avoit été,, capable de raisonner sur ses propres intérêts, il avoit pré-„ tendu que les Duchez de Lorraine 6c de Bar luy de-„ voient appartenir, Lc qu’Antoine son Frere aîné n’étoit„ pas légitime, puis qu’il étoit né durent la vie de la pré-,» miere Femme (6) de leur pere. Le même Claude n’a-„ volt pu sein pêcher de le dire à des gens qui l’avoient,, rapporté au Duc René; & cette considération luy avoit„ fait craindre que ses deux Fils aînez n’attentassent fur la„ vie l’un de l’autre. II n’avoit point trouvé de meilleur„ expédient que d’envoyer Claude en France, Sc de l’y„ marier avec Antoinette de.Bourbon, fille aînée du Com-„ te de Vendôme; 8c de luy donner toutes les Terres qu’il„ .possédait dans ce Royaume , qui étoient en fi grand,, nombre, qu’elles contiennent deux pages dans le Ma-„ nuscrit du Contrat (*), 8c si considérables que le reve-„ nu n’en étoit pas moins grand que celuy des Duchez de„ Lorraine 8c de Bar ”. Beloi dit tout le contraire ; caril assûre que le prémier Duc de Guise n’avoit que quatorzeou quinze mil livres de rente quand il espoufa Madame An-thotnette de Bourbon (7).

(B) François I conçut du chagrin contre lui en quelques ren-contres.'] La Renaudie l’assûre dans sa Harangue : il dit queClaude de Lorraine, aiant sans Tordre du Roi fait sortirdes troupes de la Province dont il étoit Gouverneur, irri-ta tellement fa Majesté, qu’on ne put obtenir fa grâce qu’àcondition qu’il ne paroîtroit plus a la Cour. Le prétextedont il se servit pour tirer ces troupes de son Gouverne-ment de Champagne fut celui-ci : il vouloir repousser lesAnabaptistes qui faisoìent des courses fur les terres du Ducde Lorraine (8): Antonio ab Anabaptistes , uti aiébat, in-festait , injujfu régis ex praseâîura sua a#xiliareis copias addu-xit. Gjuod adeo impatienter tulit Franciscus , qui his pr Auditspatientiam fuam tentari interpretabatur , ut nifi in Joannisfratris (9) O 1 Anna Momorantii , qui faflum excufavìt, gra-tiam , nunquam eam injuriam condonaturus fuijfe credatur :quam tamen ea lege remìfit , ut Claudius in posterum aula abs-tineret , neque in fuum conspeHum veniret. Comme je Taidéjà dit, je ne me fie pas trop à la Harangue de la Renau-die; mais une partie de ce qu’il avance se trouve dans unbon Historien : tenons-nous en là. Le feu, Roy François,dit-il (10), ne peut avoir en bonne opinion le pere (ri), depuisquil sceut que durant sa prison il avoit mené les forces de ceRoyaume à Saverne,pour appaifir les troubles d’Allemaigne, ZVdesfaire ceux qui alloyent troubler les pàis-baszy autres pais pa-trimoniaux de la maison d'Austriche : qui sut p mal receu du-di£t Sieur Roy, qu à son retour de prison à sainâl Sever, il or-donna quil fust mis prisonnier : ZV sans l'ìntercejpon o 1 remons-tr.mce de Monsieur le ConntPablt , il luy tn sust mal prins.

L’entreprise auffi saisie pat luy sur Vestât du Gouvernement dela Bourgogne du vivant de Philippes Chabot Admirai ut Gou-verneur dudicl pais , luy vint à grand blasme, non seuletntntenvers la noblesse , mais aujjì envers le Roy mesme : car ce fontdeuçç Çoinâts fort remarquez en France, que de faire un dejjet-vice a la Couronné , t? d'entreprendre fur l’estât d’un Gentil'homme vivant. Lesquels rendirent tellement odieux le pere Vles ensans au bon jugement de ce grand Roy François, qu ils fr'tent hors d’espoir de fe pouvoir avancer, fans talliance & fr"veur de Madame de Valentinois. Je m’étonne qu’il n’ajoûtepas que ce Prince un peu avant fa mort recommanda à sonSuccesseur de ne donner point de charges aux Guises.Quelques Historiens parlent de ce fait : la Renaudie nel’oublie pas. Voici ses paroles dans Mr. de Thou. Efisreì memoria cum tenacijfime in Francisci prudentifpmi princepis animo , quamdiu vixit , hastffet, moriens ille inter faluta-ria prœcepta , qu a de posteritate ac ragno folicitus Henricodédit , imprimis eum monuit , ut fibi d Guisanorum ambittonecaveret , ac proinde eos publics, rei gubernaculis ne admove-ret (iz).

(C) . , . & quil ne lui permit pas d 1 être reconu pour Ptin J

ce.] Le Président de la Place, que j’ai déjà cité , reporteun Discours qui fut fait à Catherine de Medicis par LouïsRégnier, Sieur de la Planche. Les Gentilshommes François ,c’est Louïs Régnier qui parle, honorent les Princes estranger 1quand ils se contiennent en leurs limites ; mais autrement ils neîes peuvent fuporter , c? moins les recognoistre ou advoúer pontPrinces, z? autres que Seigneurs zif Gentilshommes. Ce que fr (confirmé par le jugement duftu Roy François, quand le V» ed’Áumale se maria ; car il ne voulut permettre que sa femmesust habillée en Princesse le jour de ses nopeesdisant quil » lvouloìt communiquer les honneurs, qui riapartiennent qu’aufPrinces du sang , à ceux de Lorraine. Et que s’ils vouloyenlfaire des Princes,qu ils les allassent faire hors de ce Royaume,&d leurs despens. Et feu Monsieur de Guyse , qui avoit sort di-ligemment pourchassé d,’avoir ïestât de grand Veneur , lequel aít 'paravant ri estait exercé que par bien stmples Gentilshommes, fcontenta que fa belle fille rieust point de manteau à F on t ain 1 'bleau le jour de ses nopees (13). Nous allons voir que Henj 1II ne marcha pas fur les traces de son pere, 8c que Franǰ lSI même se relâcha quelquefois. Le feu Fcï François, ce 1 ° DÍles paroles du Sieur de la Planche (14), à Ventrée de la R°Xne Alienor feit bien habiller Madamotfelle de Guise, qui dtpfra esté Royne d’Escofse, en Princesse, pour son seul platfir: maj 1aux nopees de fin frere,il monstra bien quil ne vouloit que ct ‘ asust tiré en conséquence. Et st le feu Roy à la persuasion dedame de Valentinois , à laquelle font tenus de toute leur gtsfdeur tous ceulx qui aujourd’hui vivent de la Maison de Guj 1 .’a pour l’exaltation d’icelle corrompu l’ancien ordre , qui est 0 "qu en France nulle fille estait habillée en Princesse le jour de j 11nopees, fi elle n’eftoit fille de Prince du sang, ou en espoufiit ***■il est certain que s il euft vescu , il avoit affez résolu de les «fmilier en récompense. II y a deux autres faits dans le P !S ”cours de Louïs Régnier, qui méritent d’être reportez. HMonsieur de fiinH Paul riouït jamais le Duc de Guise ClaUde Lorraine s’apeller Prince , qu en fiubzriant il ne dist *quelcun des siens , qu’il pariait Alemant en François : (Vtomesfois z? quantes quil fi vouldroit appeler Prince ,pour fr f 'lerproprement François, il devoit adjouster, de Lorraine yítVoilà le prémier fait : nous allons voir le second VstL’ancienne coustume des Parlemens , mesmement de celuy ^Paris , a tousjours esté d’empefiher que nul ne s’y attribut _nom de Prince , s’il ri est du fing. Ce que mesme a esté es "-s,mé és personnes de mesdióîs Sieurs de Guise plaidans d (V ‘ l j f.feu Président Lizet, lequel dìcl en pleine audience à b#vocat, prenant la qualité de Prince, que ce filtre n ’ a f* r ( hampen France qu aux Princes du sang , ZV ordonna sur k cquellefiroit rayée (17). ^ , tfa-

(D) Il s’étoit signalé . . . notamment à la batai" 0 CuîíïeS.rignan.] François I la gagna Tan 1515 fur 1 £S

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Claude Duc de Guise qui commandait les so aDS< L ma-„ en Tabsence de Charles Duc de Gueldres son 0 ni] ern and,, ternel y fut foulé aux pieds, un Gentilhomm e ^ enn e,„ son Escuyer , lui sauva la vie aux dépens <so la - 0 n„ en le couvrant de son corps, 8c recevant les coup H ;„ lui portoit (18) ”. Volez le P. Anselme (-S^décrit cela d’une maniéré plus avantageuse P our leGuise.

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