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Tome second. C - I.
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GUISE.

( 4 ) MarieStwrt, Fillede Jaques V%oi d 1 Ecosse,

(b) Votez*Maim

bourg, Hist.du Calvi-nisme, Livr .Jl, pag. IS 7 ><t? fuiv .

Edit. deHollande •

(c) Il futdonné le 17de Janvier

1562.

(10) Mé-moires dcVu PlestìsMornai,Tom. 1 , pag,

(ri) C'est à-dire au temsque bs Etatsdu T{oiauvnefurent tenus àOrléans , fousFrançois U,Pan 1560.Le Princede Condéfut arrêtéen arrivant,& peu dejours aprèsson procèslui aiant é;éfait par desCommiíï'ai-res que !eRoi avoitnommez,il fut con-damné àavoir la têtetranchée.L?i> 4 uteur dela Vie deFrançois deLorraineDuc de Guiíe, impriméeà. Paris fanI6S 1 , qui dîtensuite ce queje raportedans cette‘Remarque.

V (iL' Vie duDuc de Gui-se , impriméeA Paris fan368 ij pag.

78 Edit. deHollande «

(13) Voìez*Maim-bourg, Hist.du Calvi-nisme,/»^.145 dr fuiv,

(14) La-mè-me,pag. 144.

(1$) Varil-las, Hist. deCharles IX,Tom, lypag,1 1 r Edit. deHollande,

(T6) Lsi-we-me,pag, 1 22,

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enfin ee fut tout de bon une véritable haine. Les plus grans Panégyristes dc cc Duc de Guise nSíàuroient le disculper d’une très-injuste & très-violente usurpation; car ce n’est pas feulement l’au-torité souveraine que l’on usurpe, on peut aussi mériter le nom odieux d’usurpateur , lors qu'o"s’empare de la puissance qui n’est due qu’aux Princes du Sang, 8 c qu’on les éloigne de la part qu** 3doivent avoir au Gouvernement de l’Etat fous un Roi mineur. Or c’est ce que firent les Guisesfous le Régné de François 1 l mari de leur niece (a ), en abusant de la foiblesiè de ce Prince, & nSgarder aucunes mesures de bienséance. On veut même qu’ils aient eu dessein de faire mourir sespremiers Princes du Sang ( B ). Cette usurpation, accompagnée d’une cruauté horrible contrel’Eglise Protestante, fit naître la fameuse Conspiration d’Amboise, qui ne servit qu’à augmenterleur autorité. Ils en vinrent jusqu’à faire condamner au dernier suplice le second Prince du Sang;& fans doute l’Arrêt eût été exécuté, avec le carnage général des Protestans du Roiaume, "François II eût vécu un peu davantage ( b ). Après fa mort, Messieurs de Guise n’eurent p asassez de crédit, pour empêcher que l’on n’accordât aux Huguenots la liberté de conscience, p arl’Edit qu’on appeila de Janvier (c ). Mais n’aiant pu empêcher cette tolérance, comme ils avoientfait dans P Assemblée des Notables (C), fous François II, ils trouvèrent le moien de rendre « u ‘cet Edit par le Massacre de Vassi. On a beau dire que ce ne fut pas une affaire préméditée, l eSHistoriens les plus íìateurs avouent des faits d’où il faut conclure qu’elle le fut (D). Ce mass 1 '

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•- escrit tout fraischement à ses Agens se peuvent voir; Qu’il ils avaient dessein de se divertir durant quelques jours ( 1 7 )•

^ r - - —IV. Que la Douairière de Guise leur mere, qui vivoit dtp

une exafíe solitude à Joinville (18), emploia tout son créditauprès d’eux pour les disposer à ne plus souffrir fì prés d'ettx J*temple de Vaffì, dont la contagion pafferoit bien-tôt à JoinviH*-V. Que le Duc de Guise , résolu £ accorder te qu il pourrait auXsollicitations de fa mere fans violer les Edits, paffa par Val ] 1avec le Cardinal de Guise son plus jeune frere (19). V. Q 11 *son intention étoit bien éloignée de la violence , puis qu il frf'pofiit que sa seule présence sufstroit pour dissiper les assemblé*des Calvinijles par tout où il se trouveroìt. VII. Qu il entradans la ville de Vajst le premier jour de Mars 1562,, 8c qu’aian/été contraint d’interrompre ses prières pendant la Messe. *cause que les Calvinistes dont le temple étoit fort proche de lfentonnèrent en même tems leurs Pseaumes il leur envoit

demander un quart d'heure de filence , esr les affùra qu ils p oitf 'rotent ensuite continuer leurs chants avec liberté , parce qu* *Meste qu il entendoit seroit finie.

Deux réfléxions fur ces faits me suffiront La I est qu 1 !?marquent très-clairement que le Duc de Guise travaillait *faire casser l’Edit, & qu’il prenoit des mesures pour attaquéles Huguenots , 8c qu’outre cette disposition générale, ilpassa par Vaffì qu’après avoir promis à fa mere, qu’il auroi £égard à l’envie ardente qu’elle témoignoit que les Hérétiquen’y prêchassent point. II n’y a donc nulle aparence qu’ilallé à Vaffì, fans un dessein prémédité d’y user de violentecontre ceux de la Religion. Ma II réfléxion est que lÛ s 'Varillas n’a pu déguiser les choses > qu’en mêlant ensemble d clfaits qui se contredisent. Car en premier lieu comment est- cCque le Duc de Guise eût tenu parole à sa mere, s’il eût c»dessein de laisser continuer leurs chants aux Calvinistes avecliberté, dès que la Messe qu’il entendoit seroit finie ? Cela encontradictoire: desorte qu’il faut que l’on nous avoue, °?qu’il n’a jamais envolé assurer les Calvinistes qu’il ne voiri 0 !*pas troubler les exercices de leur dévotion, ou qu’ilpas allé à Vaffì pour tâcher de contenter la Douairière deGuise, ou qu’il a fait faire un faux message. La derniere dces trois choses est trop indigne d’un homme d’honneur,p° ul’attribuer au Duc de Guise quand on veut le justifier. II iaU „donc que l’on se range aux deux prémieres qui démente 11toutes deux Mr. Varillas, 8c ainsi l’on ne peut justifiesDuc, fans démentir les Historiens qui lui font les plus savateblés. En second lieu, il paroit très-faux que le Duc de jse ait suposé, que sa présence suffiroit pour dissiper les Asse^

„ est armé pour exterminer les Huguenots sacramentaires,„ mais non ceux de la Confession d’Ausbourg, qu’il veut au,, contraire aimer 8c conserver; non moins condamnés du„ Pape que les autres, ceux qui premiers ont donné le bran-„ le a l’Eglise Romaine ( 10)

(J3) On veut quils aient eu dessein de faire mourir les pre-miers Princes du Sang.'] „ On ne peut lire fans horreur ce„ qui fut dit en ce tems-là ( 11 ), 8c qui a été écrit depuis.„ Que les Guises craignant les ressentimens du Roy de Na-„ varre, & jugeant d’ailleurs que leur autorité ne seroit ja-„ mais tranquille ni assurée tant qu’il resteroit un Prince du„ Sang'pour la contester, ils avoient entrepris de s’en défai-„ re; mais par un moyen qui estant suivi du succès, n’alloit„ pas à moins qu a faire périr toute la Maison Royale par>> elle-mesme. Que le Roy à qui ils avoient fait compren-» dre combien il estoit important de ne point laisser vivre un„ Prince qui pust venger la mort du Prince de Condé, de-„ volt faire venir le Roy de Navarre dans fa chambre. Qu’il„ luy reprocherait en termes fort piquans les crimes de son„ frere, 8c les justes sujets de plainte qu’il avoit contre luy-„ mesme ; le Prince nierait avec audace, ou du moins se,, défendrait avec trop de chaleur; 8c là-dessus il seroit tué à„ coups de poignard par des gens à qui le Roi seroit ligne,„ 8c qui feraient en embuscade. On ajouste que ce Prince„ fut averti du danger qui le menaçoit, 8c qu’après avoir„ long-tems hésité fur ce qu’il devoit faire, il se résolut de» prendre le hasard de ce qui pourrait arriver ; 8c que s’en,, estant expliqué à un de ses plus fidelles domestiques, fur le„ point d’entrer dans la chambre du Roy, S’il arrive, luy„ dit-il, que je succombe à la multitude zjr à la trahison de,, mes ennemis, prenez ma chemise toute sanglante-, portez-la,, à ma femme er à mon filsils liront dans mon sang ee„ quils doivent faire pour me vanger. Qu’en fuite il alla„ trouver le Roy, qui n’osa , ou qui ne voulut point don-„ ner le signal dont on estoit convenu ; 8c que Guise cha-» grin de voir ainsi manquer cette entreprise, s’écria à ceux„ qui estoient avec lui : O le pauvre Prince que nous„ avons (12) ”/

(C) Comme ils avoient fait dans l’Assemblée des Notables .]Elle se tint à Fontainebleau au mois d’Août 1560 (13). L’A-miral y présenta une Requête de la part de tous les Protestansde France, par laquelle ils demandoient la permission d’avoirdes Temples pour y exercer publiquement leur Religion.L Evêque de Valence Jean de Mordue opina d’une maniéréfavorable à l’Amiral; mais le Duc de Guise, 8c le Cardinalson frere s’oposérent avec tant d’emportement à cette Re-quête, qu’on la rejetta. Peu s’en salut qu’ils Rétablissent enFrance le Tribunal de l’Inquifition (14) : ils y travaillèrentde toute leur force, 8c il salut que pour détourner ce coup leChancelier savisat de proposer au Roi l’Edit de Romorantin ,très-rigoureux contre ceux de la Religion. C’est donc à cesdeux freres qu’on peut imputer tous les malheurs des Guerresciviles de ce tems-là. Us s’oposérent à la liberté de conscien-ce des Protestans, ils fomentèrent la persécution , ils entre-tinrent dans le Roiaume l’esprit sanguinaire, contre le droitle plus essentiel 8c le plus inaliénable dont l’homme puissejouir, 8c celui que les Souverains doivent regarder comme leplus inviolable.

(D) Le s Historiens les plus fiat eur s avouent des faits d’où ilfaut conclure que le massacre de Vassi fut une chose prémédi-tée. ] Varillas avoue (15), I. que le Duc de Guise & le Car-dinal de Lorraine ne doutant pas que les guerres civiles necommençassent bien-tôt, 8í que le Parti Catholique ne rempor-tât la viítoire, pourveu que les Protestans d’Allemagne n'en-trassent point dans la querelle , furent s’aboucher secrètementà Saverne avec le Duc de Wittemberg. II. Qu’ils n’oublié-rent rien de ce qui firvoit à donner de la jaloufie aux Luthé-riens sur le progrès du Calvinisme, er à leur persuader qu’on neCal loi t attaquer f» France ( remarquez bien ces pa-roles , car elles font voir que la partie étoit dressée pour com-mencer les actes d’hostilité) qu’afin de travailler en suite parde douces yoyes à réunir avec le Saint Siégé les Luthériens (r6).III. Qu aiant tiré parole du Prince Allemand qu il employer'oitses offices auprès de ceux de fin party, pour les disposer à con-sentir que l on empêchât en toute maniéré le Calvinisme deprtndrs racine en France, ils s’en retournèrent à Joinville où

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aussi affamez de prêches qu’ils l’étoient alors, 8c qui av

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obtenu au prix de tant de persécutions 8c de suplîces la

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vilege à cause de sa présence. En troisième lieu, si ce "avoit suposé que sa présence dissiperait leurs Assemblées»,n’auroit pu s’y présenter sans enfraindre les Edits du ^d’où il s’ensuit manifestement qu’il se contredit l ul ' lD ífîî<dans Varillas, lors qu’il suposé que sa seule présencepera l’Assemblée de Vassi , 8c que néanmoins il s e 'contenter fa mere qu’autant qu’il le pourra fans vl “ er p a nsEdits. II est impossible qu’il veuille contenter fa ® ere ut levouloir dissiper cette Assemblée, 8c l’on avoue qu’à f « e stmoins il s’est préparé à la dissiper par fa présence-d’ailleurs impossible qu’il la dissipe fans contrevenir a ^ raí jic-nier Edit. On lui fait donc avoir des pensées c ° n ut r é-toires. C’est presque toujours l’extrémité où l’on PQ* p,.duire les Historiens qui s’efforcent d’obscurcir les ver 1datantes. - ç ]!rn i-

On pourroit marquer beaucoup de faits ( i0 ^ r yjf e étoitfient manifestement, que l’intention du Duc d? “„ tte ntiond’abolir l’Edit de Janvier ; mais il suffit de frite j g

à son propre aveu tel que Davila le raporte. Apre 4 , u .tumulte de Vassi fut apaisé, le Duc de Guise rnana [jX H 11 "ge du lieu, 8c le censura fortement de permettre a gguenots une licence st pernicieuse de s’assembler. ^ s ,s’en excusa sur l’Edit du Roi, qui leur ^ermettoi 1 ç esemblées publiques. Le Duc aussi indigne de cet /„

que de la chose même, mit la main ,uv son epee c /^.tranchant de celle-ci coupera bìen-tot cet Edit st etro S

C’est la nature qui parle en cette occasion, 8c ce tra hile premier exemple d’une émotion de colere q tçtrc :

les plus grans dissimulez. Ce mot ne tomba p on

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