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Tome second. C - I.
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*‘nritr 1563.

(') U ‘toit né*“ Château de.fi « le 17Cf Février\ SI S>. Le P.Anse! me>^*st. desB.Wns ofH-ClCls >/ > ' 414.

cre suivi bientôt après d’une Guerre de Religion, cottìme 1a Maison de Guise l’avòit espéré. Lessuccès en furent funestes aux deux Partis, & par conséquent très-pernicieux à la France. 11 n’y eutque cette Maison qui en profitât. Notre Duc de Guise eut l’adresse de s’attirer toute la gloire dela journée de Dreux j & selon toutes les aparences il alloit se mettre en état, parla prise d’Orlcans,^exterminer la Religion Réformée, lors qu’il fut assassiné par Poltrot. II mourut de fa blessu-re (d) le 24 de Février is 6 ;, âgé de quarante-quatre ans (e) ( E ). On dit qu il protesta au litde la mort qu'ìl rìavoìt eu aucune part au massacre de Vassi (/) ; mais je ne sai pas si une telle pro- (/) Maict-testation seroit capable de balancer les preuves qu’on a du contraire (F). Les Ecnvains de sonParti le louent extrêmement d’unc Maxime Chrétienne, qu’ils disent qu’ìl allégua contre un hom-me de la Religion qui chcrchoit à le tuer. Cette Maxime n’étoit pas trop bien placee dans fa

bouche (G). H seroic à souhaiter que ceux de la Religion n’eussent pas fait imprimer tant de Li-

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on s en servit comme d’une forte preuve des desseins violensC1U Dur t^nìs» fkí*- nksaviMtinn

prenderlo, che permetteffie in danno di pajjaggierì questa per-ntetofa licenza : LV iseufando egli di non poterie impedire per* permijjìone dell’ editto di Gennaio, che concedeva le radu-Kanze publiche à gli Vgonotti , il Duca sdegnato non tneno del-. citposta , che del satto , messa la mano sb la fpada , replicòpieno di calera , che Veditto così strettamente Ugato , presto fitroncarebbe con il filo di quella : dalle quali parole dette nell’ctrdore dell' ira , e non trafeurate da quelli ch’erano presenti,molti poi l’arguirono per autore , e per machinatore delle guerreseguenti ( 21 ). Les Historiens Protestans fournissent plusieursautres circonstances à la charge du Duc de Guise. Ceux quidiront, que venant d’où elles viennent il est juste de s’en dé-fier, que diront-ils contre Davila?

(E) ll mourut ... le zq de Février 1563 âgé de 44 ans.]Le Pcre du Londel malgré son exactitude a ignoré la vraiedate de cette mort : il l’a mise au z6 de Février ( zz ). L’er-reur qui est demeurée jusques ici dans toutes les Editionsdu Moreri, est tout autrement considérable. On y met lamort de ce Duc de Guise à l’an 1553 ( z 3)- J e m'étonneque Mr. de Valincourt n’ait daigné marquer ni Tannée nile jour de cette mort, non plus que Tannée de la naissance,dans la Vie qu’il publia de ce Duc de Guise Tan 1681 (14);mais je m’étonne encore plus de ce qu’il lui donne cin-quante ans.

(F) Je ne sai fi une telle protestation seroit capable de ba-lancer les preuves qu on a du contraire.'] On ne fait plus àquel prix mettre les protestations des mourans : les Auteurs,qui ont écrit pour & contre la Conspiration dénoncée enAngleterre par 1 itus Gates, nous produisent des accusez quiont protesté de leur innocence jusques au dernier soupir, &des témoins qui ont fait la même chose. II faut nécessaire-ment que les accusez ou les témoins fassent de fausses protes-tations au moment même de la mort ; desorte que nous voi-là chassez d’un retranchement que nous oposions au Pyrrho-nisme, je veux dire de la déposition des mourans (15). LaSentence de Lucrèce, qu’enfin on se démasque à l’article dela mort (z6), n’est pas toujours vraie. La mauvaise hontenous accompagne bien des fois jusqu’au tombeau, & cetamour de la gloire dont les Grans font leur idole, les obli-ge très-souvent à tenir caché toute leur vie ce qui seroitcapable de flétrir leur réputation. L’empire d’une passiondominante va si loin, qu’il n’est pas toujours arrêté par lavue d’une mort prochaine. C’est ce qu’on vit dans Tibè-re à T égard de la dissimulation , fa qualité favorite. JamTiberium corpus, jam vires, nondum difimulatio deferebat.Idem animi rigor , fermone ac vultu intentas, qu&fita interdumcomitate , quamvis manifestam defeuionem tegebat (27).L’Histoire du Duc d’Epernon nous fournit une autre preuve.C’étoit un Seigneur extrêmement fier, 8c qui s’étoit piquétoute fa vie d'imprimer une marque de fierté fur tout cequ’il disoit, _& fur tout ce qu’il faifoit. Cet esprit ne le quit-ta point le jour même de fa mort, quoi qu’une longue ma-ladie & une extrême vieillesse Teussent prodigieusementapatu. Un Ecclésiastique qui le précaroit à bien mourirlui aiant fait prononcer qu’il pardonné à ses ennemis, &a tous ses domestiques qui lui avoient déplu, s’avifa de luidire sil ne oemandort point aussi pardon à ceux de ses do-mestiques qu il pouvoit avoir offensez: la raison de cette de-mande etoit que le Duc peu de jours auparavant avoit mal-traite une personne qui étoit à son service. Mais la proposi-tion ne laissa pas de l’irriter, il répondit d’un ton animéqu'il suffisait qu tl eût pardonné aux siens qui lui avoient dé-plu , er qu’il n avoit pas oui dire que pour bien mourir , unMaître fut tenu de faire amende honorable à ses Domesti-ques (z8). Celui qu’on accuse du massacre de Vassi s’étantpiqué toute fa vie de sauver les aparences, 8c d’avoir plus deprobité & plus de candeur que les autres Courtisans, il avoitdit & protesté mille fois qu’il étoit innocent de ce massacre,

Lq T '. & st avoit dû le protester, parce qu’en Tavouant il fe seroit

Annai ^'l- déclaré la prémiere cause des malheurs qui ont affligé la Fran-v ‘> Cnp.'ts' c e, 8c qu’il seroit devenu l’objet de Texécration publique. II

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(29) Votez, ik\emarq, (A r )de VvAnìcl*Henri II.On prétendqu’tl ne pariaplus depuissàblejsùre ,cependant lestuteurs luiont fait dirêmilU choses .

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fe trouva donc engagé à continuer ses protestations jusques àla mort ; non seulement pour empêcher que sa mémoire nefut détestée par tous ceux qui avoient horreur des Guerres ci-viles, mais aussi pour empêcher que toute TEurope ne conûtqu il avoit été menteur dans toutes les protestations qu’ilavoit faites, de n’avoir point ordonné la tuerie de Vassi. IIy a peu d ambitieux qui soient capables de se rétracter, lors* U lÌ* ! ^.dehonte à se dédire.

* TOMtfjf la seule cll0 le que Von puisse alléguer

contre les dépositions des mourans : on peut encore révo-quer en doute la plupart de celles qui fe débitent, parcequelles ne font fondées que fur le témoignage de person-nes fort suspectes (29). Qui nous assurera qu’un tel a faiten mourant une telle déclaration, & que ce ne font pas íesparens ou ses amis intéressez à fa gloire, qui lui prêtent cesparoles, asin de persuader au monde son innocence . IIn’y a rien de plus aisé que de débiter, un tel en mourant adéclaré telle chose , cv ceux qui ent affifte a sa mort le disent.

Si c’est une affaire où le public soit intéressé, une heure sus-fit pour faire pafíer la nouvelle dans tous les quartiers d u-ne grande ville : chacun T écrit à ses amis, personne n enexamine les fondemens, les Gazettes la publient tout aussi-tôt , 8c dès là vous pouvez être assûré que tant que le mon-de fera monde , les Apologistes vous allégueront la décla-ration de ce mourant, avec autant d’assûrance , que si elleavoit été avérée par les plus rigoureuses enquêtes des Ma-gistrats. Pour faire voir les grans abus qui fe glissent dansces sortes de dépositions , nous n’avons qu’à considérer lamaniéré dont celle du Duc de Guise est raportée par Monsr.Maimbourg, & par Mr. Varillas , deux Historiens célèbresqui ont publié leurs Ouvrages presque en même tems. Leprémier affirme fur la foi de Brantôme , que le Duc aprèsavoir protesté qu’il n’avoit eu aucune part à ce désordre ,n’avoit pas laissé d’en demander pardon à Dieu (30) ; maisl’autre nous assûre, qu il pria Dieu de lui pardonner toutes sesfautes excepté celle de Va fi (31). Accordez un peu ces deuxchoses. 8c fouvenez-vous que les Catholiques avoient ungrand intérêt à persuader que le Duc de Guise avoit pro-testé cela dans le lit de mort. Ils repoussoient par ce moiehun cruel reproche dont les Calvinistes les accabloient in-cessamment. Que ne fait-on pas pour réfuter de tels re-proches , quand la haine de Religion les envenime ?

(G) Cette Maxime ri étoit pas trop bien placée dans fa bou-che.], Voici la réfléxion d’un des Auteurs Protestans quiont écrit avec le plus de chaleur contre les dragonneries deFrance (32). ” On conte qu’au siégé de Rouen un Gen-,, tilhomme Huguenot luy (33) ayant été amené qui avoit„ eu dessein de le tuer , & qui lui avoua que ce n’étoit„ point par la haine qu’il eût contre fa personne , mais„ qu’il avoit cru y être obligé pour servir fa Religion, le„ Duc en le relâchant lui dit : Va-t’en, si ta Religion te com-„ mande d’ajfafiner ceux qui ne t’ont jamais ofenfé ,la mienne„ tri oblige à te donner la vie que j'ai droit de te faire perdre ;

" jsgtpdr là quelle est la meilleure (34}. Ce seroit avoir par- d- Guise.„ lé sagement 8c chrétiennement, si Ton n’avoit pas été Ca-„ tholique , 8c à la tête d’une armée persécutante : mais„ quand on songe que celui qui parle ainsi est un persécu-„ teur de Religion, on ne peut que se moquer de lui com-,, me d un homme qui agit en Comédien , 8c qui fait de„ la Religion une Mommerie ; qui pardonne par faste 8c„ par bravade à un simple particulier digne de mort, pen-« dant qu’il exerce une cruauté sauvage 8c abominable sur„ tout un Corps de gens innocens. Ce Duc de Guise n’é-,, toit-il pas de la même Religion que François 1 , 8c Hen-,, ri II ? Ú’avoit-il pas aprouvé 8c conseillé l’Edit de Châ-„ teau-Briant, 8c celui de Romorantin , qui soumettoient,, les Protestans à la mort ? N’avoît-il pas travaillé de tout,, son pouvoir à Tctablissement de l’Inquisition en France*

„ ce qui eût été proprement établir une boucherie d’hom-„ mes, une Chambre ardente toujours siégeante 8c envi-„ tonnée de bourreaux ? N’avoit-il pas été le principal pro-„ moteur du dessein que la mort précipitée de François II„ rompit, qui étoit d’envoyer des troupes par toutes les„ Provinces, 8e de faire signer un Formulaire à tous les„ François, à peine pour les refusons (8c c’étoit ía plus„ douce punition) dette chassez du Royaume , 8c dette„ dépouillez de tous leurs biens, mais combien en auroit-„ on fait mourir ? N’étoit-ce pas encore ce même Duc qui„ avoit souffert que ses gens massacrassent à Vassi plusieurs„ Huguenots qui prioient Dieu dans une grange ? Èn un„ mot, Tobstination qu’il témoigna pour que ces pauvres„ gens fussent toujours punissables du dernier suplice nc fût-„ elle pas la cause des guerres civiles de Religion * qu’ori„ n’eût jamais vues en France si on les eût laissé prier Dìeii„ à leur maniéré ? Ft ne faifoit-il pas cela par zèle de Re-„ ligion ? L’auroit-il fait s’il eût été Payen ? N’auroit í„ pas souffert les Protestans aussi bien que les Papistes * Ci.. qu’il en faifoit n’étoit-il pas aprouvé par le Pape 8c mr„ le Cierge ? Comment donc pouvoit-il dire que fa Reli-" LE lui ordonnoit de pardonner à ceux qui Tavoiení” ’ PU,S T dle lensageoit à faire mourir 8c à tour-

" ?: e r ” en mi i le m f 1C r une infinité de gens qui ne lui" àiîoieM aucun mal, Sc qui lie demandoient qu’à servirN n h H Dieu

sjol Mainì-bouiR, Hifi.du Calvi-nisme. f ag.25 S.

fît) Varil-l:is, Vie deCharles IX,Tom. 1, pag*128.

(31) Com-mentairePhilosophi-que sur Cmitrain■ lesd?entrer,à. la,Préfacé , pagj,txiv & fuiv m

(3 3) C'efi-i-dire au Due

(34) VciezMaim-bourg , HiS;du Calvi-nisme, LivnlV,pag. nuZrS.