GUISE.
(/) La F ÌÌUqu'elle eut dece Henri deBourbon futmariée àGas-ton de Fran-ee Frere de
(fi) Dans Uderniere %e~marque deP-Articlesuivant .
(7) Ansel-me , Hist.des gransOfficiers,
fst£. 4L8.
(*) Lk-mi -trie.
(9) Lk-mi-
me * P a &* 459 ,460*
(10) Lk-mc-me y pag, 460.
(n) Etatde la Fran-ce 1680,T«m. I , f ai.»• J 44 -
(12) Ansel-me, Hist.des gransOfficiers,
t*S- 4 í*.
( 15 ) Tire duPere Ansel-me, Hist.des gransOfficiers,Psti.4SS.4J9.
( X4) LÀ-mè-
me.
(1$) Dans IaH tmarq. (D)de P^nicltsuivant.
(i< 5 ) Votez.ïriolo, Libr.
V, Cap. XL i& Libr. Ví,Cap. IV.
<77) Ansel-me, Hist.des gransOfficiers,
p-y. 427.
<18) D’Au-diguier,vrai & an-cien Usagedes Duels,t H- 5 } 8.
<19) Le Con-tinuateur ticJíensr. deThon, Libr.
VI , ----r. pag.
327 , ic le
Mercure
François,
Tam.Ul.bAg.48 , disent
tjpftl éteit enCarrosse.
658
tembre 1640. 11 avoir épousé cn 1611 Hcnriete Catherine dc Joyeuse, fille unique de Henri deJoyeuse Maréchal de France, & veuve de Henri de Bourbon Duc de Mompensier (/). II en eut w/«r<«plusieurs enfans {D). Le Maréchal de Bassompierre le loue beaucoup ( g )■ Je ferai une Re*marque concernant le Duc de Chevreuse, frere de ce Duc de Guise ( E ). j’en serai une autre C?)sur le Chavalier de G u 1 s e (F), qui étoit aussi son frere, & qui tua en tres-peu de rems les
Ba- n«i.
triste expérience du grand pouvoir du nom de Guiíe, aprèsmême que la Ligue ne subfistoit point. Cette Maison étoiten quelque maniéré un Etat dans f Etat, & il étoit à craindreque la ibtise & le faux zélé des peuples n’en fît une idole,tou-tes les fois qu’il s’éleveroit des guerres de Religion. La pru-dence demandoit donc quelque abaissement de ce crédit : lepremier Ministre y pourvut fous le Régné de Louis le Juste.
( D ) ll . . . eut plusieurs enfant. ] Je ne veux parler icique des fils. Vous verrez ailleurs (6) ce qui concerne lesfilles. Le Prince de Joinville son fils aîné mourut à Florencele 7 de Novembre 1639, en fa 2.8 année, fans avoir été ma-rié (7). Son second fils s’apelloit Henri. J’en parle dans l’Ar-ticle suivant. Le troisième s’apelloit Charles Louis,& porta le nom de Duc de Joyeuse, 8c mourut en Italie sansalliance le iç de Mars 1637. Louis leur frere prit alors laqualité de Duc de Joyeuse: il étoit né l’an 1622. II fut grandChambellan de France, & il épousa à Toulon au mois deNovembre 1649 Françoise Marie de Valois, fille unique &héritière de Louis Emanuel de Valois Due d’Engoulême. IImourut à Paris le 27 de Septembre 1654 d’uue blessure qu’ilavoir reçue en chargeant un parti des ennemis proche d’Ar-ras (8). Son fils Louis Joseph de Lorraine Duc deGuise, de Joyeuse 8c d’Engoulême, né le 7 d’Août i6ço,épousa en 1667 Elisabeth d’Orleans fille puînée de Gaston deFrance Duc d’Orleans, 8c mourut de la petite vérole à Parisle 30 de Juillet 167r (9) laissant un fils François Jo-seph de Lorraine Duc d’Alençon, de Guise, de Joyeu-se, & d’Engoulême, qui étoit né le 28 d’Août 1670 (10),8c qui mourut le 16 de Mars 1675 (11). Alors il ne restaplus de mâle de cettq fameuse Branche de la Maison de Lor-raine. II en reste plusieurs des autres Branches cadetes decelle de Guise. Consultez la derniere Remarque de l’Articlesuivant, & notez que Roger de Lorraine cinquième filsde notre Charles Duc de Guise mourut Chevalier de Malte àCambrai le 6 de Septembre 1653 en fa trentième année (iz\
(£) Je ferai une Remarque concernant le Duc de Chevreusefrere de ce Duc de Guise. J 11 s’apelloit Claude de Lorraine ,8c il étoit le second fils d’Henri Duc de Guise. II naquit le 5de Juin 1578, & porta premièrement le Titre de Prince deJoinville. II se signala en 1596 au siégé de laFere, 8c en1597 à celui d’Amiens. Quelques intrigues de Cour, qui lebrouillèrent avec le Roi, l’obligérent d’aller chercher la guer-re en Hongrie. II fut créé Duc de Chevreuse & Pair deFrance au mois de Mars 1611, & fait Chevalier du St. Espritle premier de Janvier i6zo. II servit en lózi aux sièges deSt. Jean d’Ángeli, deMontauban, 8c c, & fut honoré de lacharge de grand Chambellan de France 8c de celle de grandFauconnier, 11 fat successivement Gouverneur de la haute 8cbasse Marche, 8c d’Auvergne, & de Bourbonnois, 8c de Pi-cardie. II épousa comme Procureur du Roi de la grand’ Bre-tagne la Princesse Henriette Marie de France l’an 1625, 8cla conduisit en Angleterre avec un train magnifique. II setrouva au siégé de la Rochelle en 1628. 11 mourut d’apoplé-xie à Paris le 24 de Janvier 1657 , fans laisser de garçons. IIn’avoit eu que des filles ( 13). II avoir épousé en 1621 Ma-rie de Rohan veuve du Connétable de Luines, 8c fille aînéeTHercule de Rohan Duc de Mombazon (14). C’est cetteDuché fie de Chevreuse qui fit tant parler d’elle pendant lesbroiiilleries de la Cour de Louis le Juste, 8c pendant la Guer-re civile de Paris fous Louis XIV. Le Cardinal de Richelieula fit reléguer; elle se sauva en Lorraine, d’où elle passa àBruxelles. Elle eùt permission de rentrer en France après lamort de Louis XIII, 8c tarda fort peu à s’intriguer, secon-dée de la Duchesse de Mombazon sa belle-mere. Nous enverrons ci-dessous ( 15 ) des preuves. Elle avoit stipulé pen-dant la prison des Princes que fa fille seroit mariée avec lePrince de Conti (16). II ne s’en fit rien.
(F) ... cv une autre furie Chevalier de Guise.] IIétoit fils de ce Duc de Guise que l’on massacra à Blois en1588, 8c il naquit posthume, 8c fut nommé FrançoisA l e x a n d r e P a r 1 s ( 17). II tua dans les rues de Parisle Baron de Lux le ; de janvier 1613 , 8c au bout d’uu moisil tua le fils du même Baron, 8c n’en fut aucunement inquié-té ni par la Cour, ni par les Juges: tant étoit grande l’autori-té de cette Maison ! L’Ecrivain que je vais citer nous le ferabien sentir (18). Le Chevalier de Guise 8c le Baron de Lux„ se rencontrèrent un matin à la grande rue de Sainct Hono-„ ré, le Baron à pied (19), 8c le Chevalier à cheval; qui„ mit pied à terre, 8c dit au Baron qu’il mist la main à l’es-„ pée , en tirant la sienne. Le Baron ne pensoit à rien„ moins, 8c ne se pouvoit imaginer que ce fust à bon es-„ cient : il mit toutes-fois la main à l’espée, mais avec peu„ d'ester; il estoit défia vieux, 8c hors d’escrime depuis long„ temps, pour se batte contre un jeune Prince qui ne faisoit» que sortir des exercices. Aussi ne luy donna le Chevalier» stu’un seul coup au travers du corps, dont il alla tomber" rnon dans la boutique d’un cordonier. Quant à luy, il„ re monta froidement à cheval , 8c se retira le pas en la„ grande Escuyrìe du Roy , comme s’il n’eust rien veu.„ mu mourut le Baron de Lux, pour s’estre vanté, disoit-” n* ’ íi e à conseil de Blois contre la vie du feu
,, Duc de Guiíe ... II avoit un fils de mesme âge que le
„ Chevalier de Guise, qui receut la nouvelle de cest accident,, avec la juste douleur qu’un fils unique pût ressentir de la„ mort d’un pere. . . . Chacun parloir diversement de ce„ qu’il seroit, s’il estoit en sa place, 8c chacun s’y fust trou-„ vé bien empesché. II avoit afaire avec un Prince qu’il fâ. 1 -„ loir qu’il tuast, ou qu’il en fust tué. De le tuer,il n’y avoit„ pied de terre en la Chrestienté qui luy peust estre asseuree„ aptes sa mort; 8c d’estre tué aussi par celuy qui avoit tue„ son pere, ce n’estoit pas satisfaire à fa passion. D’en tirer„ plustost raison par justice que par l’espée, il ne le falloir pas,, seulement penser. Le Chevalier estoit en l’hostel de Gui-„ se, dont il n’avoit point descouché, 8c où personne n’eust„ osé seulement l’aller demander. Cest le malheur des Gen-„ tils-hommes d’avoir affaire contre des Princes ; ce font des„ vaisseaux d’airain contre un pot de terre, qui ne les peut„ choquer fans se rompre. Le Roy doit pourtant la justice„ à tous ses sujets, 8c n’y a Prince qui en soit exempt (20) ”•Le parti que prit le jeune Baron de Lux fut d’apeller en duelle Chevalier de Guise. Ce Cartel fut porté par son Efcuier ,qui s’aquita dignement de la charge que son maistre luy avoitcommise. L’aSlion estoit périlleuse ; car t’il eu ft esté reconnu,<& qu on se fust tant soit peu douté du dessein qui le menoit , 1"plus hautes fenestres de l’Hostel de Guise, eussent esté trop bassespour luy : mais il y fut fi matin, que tout le monde y dormottencore. Il entra dans la chambre du Chevalier pluftoft que fijour, cy l’esveillant de la part du Baron de Lux, le fupliutres-humblement, cre (21). Le Chevalier se rendit au lieude l’assignation, 8c tua son ennemi, 8c retourna à l’Hofiel deGuise où il fut visité des Braves de la Cour. Plusieurs Versfurent faiâls fur ce combat fous le nom de Parts cy de Lucidor,pource que le Chevalier de Guise se nommait Paris (22). No-tez que les Poètes se déclarèrent pour celui qui avoit vaincu.Ils efcrìvìrent que ce Prince Chevalier ,
Pouffé d'un vif ressentimentAvoit fait passer vaillammentAu fil d,'une juste cholcreCeluy-là qui s’eftoit vantéD'avoir peu (.chere vanité')
Empefcher la tnort de fort pere (23).
On n’oublia point de remarquer l’inëgalité du succès dans descombats où la justice paroissoit semblable. Si le Chevalierdevoir vaincre dans le prémier, parce qu’il cherchoit la ven-geance du sang de son pere, il devoir être vaincu dans le se-cond , parce qu’il s’y agissoit de faire raison au fils d’un hom-me qu’il avoit tué. Et néanmoins le fort lui fut aussi favora-ble dans le second que dans le prémier. Ce fut une chosequi surprit beaucoup de gens, 8c fur laquelle on fit beaucoupd’attention. Mais communément parlant ces fortes d’afastesse décident selon le plus ou le moins d’adresse, 8c de coura-ge, 8c de force des combatans, ou par le concours de quel-ques causes fortuites ; 8c non pas selon le plus ou le moins dedroit. Je ne sai fi l’on s’avisa de faire deux autres réflexionsqui se présentoient naturellement. L'une est qu’à prendre le*choses à la rigueur, le premier combat ne fut point confor-me aux loix de la bonne Chevalerie ; car qu’un jeune hom-me frais émoulu de la sale d’armes, 8c préparé au duel, at 7taque un vieillard qui ne s’attend point à cela, 8c qui n’a tirel’épée depuis long-tems, 8c qui a oublié routes ses leçonsd’escrime, 8c qui en un mot a les bras 8c les jambes fossiles »n’est-ce pas presque la même chose que si deux hommes enattaquoient un, ou si un garçon de seize ans se ruoit sur ungarçon de dix ans? L’autre réfléxion seroit que Mrs. de Gui-se étoient bien injustes fous le Régné de Henri IV 8c deLouis XIII, de poursuivre si chaudement la vengeance de1 exécution de Blois fur ceux qui y avoient eu quelque p a ^'Ces Mrs. avoient obtenu une amnistie générale de routesleurs rebellions, 8c tout autant de bienfaits que fi elles eunenété de grans services rendus à leur Monarque. Ne devoienils pas user du même suport à l’égard de ceux qui n’avoienfait qu’exécuter les ordres d’Henri troisième, ou qui ne 1voient pas détourné d’une entreprise qu’il jugeoit très-n eC ^faire à la conservation de sa Couronne ? Ne devoient-ssi P ^enveloper tout cela fous l’amnistie générale qui leur _etoi \utile? II y auroit encore une réfléxion à faire, 8c qui regderoit ceux qui déplorent si amèrement la perte qu’ssi dueque les Princes, 8c les grans Seigneurs de France ontleur autorité. Le pouvoir, disent-ils, est trop réuni, »droit qu’il fût partagé comme autrefois. Mais pourquoi ^blient-ils donc les désordres épouvantables à quoi le R°1 , ^étoit exposé lors que la Cour étoit fossile fous la minoriLouis XIII? Souhaitent-ils le retour de ces tems pteteheureux où un Chevalier de Guise tuoit impunemen .
les rues de Paris un homme de qualité , 8c n avoit P a ® ^
ment besoin d’en faire excuse à son Prince, ou a ia JRoiaume? , . „ ut
Ce Chevalier mourut à Baux en Provence (24) , uenviron âpres ( 25 ). II mettoit le feu Im-mesme u un a»
qui creva, c r l fy emporta d’un efclat la mome du corps ;
Estant porté dans la íilU d'Arles le lendemain de fa rnort, ^peuple, criant v gémissant d'un* façon efirange , arrac» ^doux de fa bien, defeoufut le drap ou il estoit ensevef > &
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