GUISE.
Barons de Lux, peve & fils lans se voir exposé pour ce sujet au moindre embarras ( C ). II si-gnala son adresse dans le Carrouzel de i’an 16 xz, 6c il s’en salut bien peu qu’il ne remportât lepnx de la course de la bague (H).
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trouvant aucun changement en son visage, en fit faire un pour-trait qui sut mis en leur maison de ville , comme un aivertisfe-ment aux vivant de le regretter, CT" une exhortation à la posté-rité d en garder éternellement la mémoire. Mais ce qui est enco-re plus admirable y les deux premieres villes de la Province y-dix, & Arles, estant entrées en jalousie de ses cendres, esrcent estant à qui les auroit pour avoir l'honneur de leur donnersépulture, n e purent estre accordées que par l’expédient qu onIl‘ n f ’ d ‘ ^ onner h eceur à l'une, V laijfcr le corps à l'autre.
jut regretté pareillement à la Court, non seulement de sesr* rens » mais aujsi du Roy, u- de la Reyne fa mere, qui furent’fiter Monsieur de Guise, c/ le consoler jusqu en son Hostel.ais Jur tous Madame la Princesse de Conty sa sœur en sutt ement affligée, que les plus belles plumes de ce temps sem-c ° n s°l‘ r (r6). Vous voiez là un grand reste“Olatne où les Catholiques de France étoient tombezoui rr C n -n m - à Guise. S’il n’y avoir eu que les personnes,avauloient avec une vigilance continuelle à vivre chré-Hno,? rnenr ’ ,^ u ' eud cnt aimé ce noni-là , grand fléau des, enots > la surprise d’un Philosophe seroit moindre; maisce Z'ands idolâtres en ce genre-là quelles gens étoient-vie ’ C r X ^ U1 , ct .°', ent: les plus adonnez au train commun de lala méH's m ^ U - ' au v ' n > au jeu, à l’avarice, au mensonge, à
7f* ce > a l’envie. Voilà les gens qui pour maintenir laLlf eUt ^ em P° relle de leur Religions pour extirper cequ'ilsP, p í, 11 "erélie, poussent le zèle au delà de toutes bornes.
, ' ^ ) • - - Sans se voir exposé pour ce sujet au moindre cm-th^n ,^ e l a résulte manifestement de la narration que j'ai1Ce au Livre du vrai & ancien Usage des Duëís. Mais jeî! e veux point abuser de ce témoignage sans examiner ce que1 on trouve dans BaíTompierre ( 2.7 ). La Reyne fut extrtmt-ment couroucée de ce que le Chevalier de Guise avoir tué leBaron de Lux. J’allay au mesme temps au Louvre, ou je latrouvay pleurant, ayant envoyé quérir les Princes c t les Mi-nt stres, pour tenir conseil sur cette affaire, quelle avoit infini-ment à coeur. Elle me dit lors : vous voyez, Baffompierre, enfacile façon on s’adreffe à moy , C? le brave procédé de tuer unvieil Gentilhomme, fans deffenfe ny fans dire gare. Mais cef°nt des tours de la maison.C'eft une copie de St. Paul . . . (18).Le conseil sut assemblé dans ïautre salle ou saiday à descendrela Reine, me rencontrant prez d'elle. On murmura sort de cetteaílton , ©* chacun sut scandalisé de ce que l'on vint dire, qu ily avoit grand nombre de Noblesse assemblé à l'Hostel de Guise,f que Mr. de Guise devoit venir trouver la Reyne bien accom-pagné. Sur cela on conseilla à la Reyne d'envoyer Mr.de Chas-teau-vieux trouver mondit sieur de Guise, luy défendre de ve-nir trouver la Reyne, jusques à ce qu elle luy mandaft, esr com-mander de la part de fa Majesté à toute la Noblesse, qui estoitcillée chez luy, de se retirer. . . . (29) Mr. de Chasteau-vieuxfit ce qui luy estoit ordonné, esr dit au retour, que quelques-unsavoient un peu fait les difficiles de se retirer, que Mr. de Guiseleur avoit fait instance de sortir,puis que la Reyne le comman-dait. Et comme on luy demanda, qui estoient ces difficiles, ilen nomma trois ou quatre, ty- entre autres Mr. de la Rochefou-caut. Alors on anima la Reyne contre luy, qui moins que lesautres, estant Maiftre de la Garderobbe du Roy, devoit avoirfait refus d'obéir; ejr fur cela il fut résolu de le chaffer de laCour. ll sut aussi résolu, que le Parlement seroit saisi de cetteaffaire, o 1 que l'on l'en informerait. La Reyne sut aucunementrappaisée par la prompte obéissance de Mr.de Guise, isr de ce quele Chevalier estant venu, âpres avoir tué le Baron, à l'Hostelde Guise, Mr. de Guise l'en avoit fait sortir ,& tenir la Cam-pagne. Le Maréchal de Baffompierre ajoûte, que Monsr. deGuise parla à la Reyne avec tant de sousmissun & de respeU,quil la remit un peu; mais que Madame de Guise sa mereparla fi haut à la Reine quelle la fascha de nouveau, queMr. de la Rochefoucaut eut commandement de s’en aller (30) ;que Mr. de Guise se jetta dans la cabale du Prince de Condé,K dit en parlant de la Rochefoucaut; „ Oiiy par Dieu il re-• c Je r n '?, n aurai P as obligation à la Reyne (31)”;i q rPnJ, C T àii?.-'»wé«d- l’union du Duc de Guise avec
ce nùr h snnm??n e ' e11 ?.. char gea Baffompierre d’ofrir à
ce Duc la somme de cent-mdle efeus comptant, la Lieutenan-
ve^TrAbh* Tl nce f our s° n f rere 1- Chevalier, la reser-
'soeur* á lÌTetíur d TTl F™ Princesse de Conti saìœur, IX le retour de la Rochefoucaut (22 V nue le Duc rie
Guise accepta ces ofres, & promit de se détacher de h caba-
p'ierre 3 (\ 4 y 0 p®T-" eS parole j du Maréchal de Baffom-
„ appeller le Chevalier de Guste^^j vf, LuZ fit
-, une chose bien effrange des changemens de U r S encore
„ M,Chcv„ie, de Guise ,„ì fe’”
” o eyne C( nf ^ Parlement d-en connoiftre , d’en’in-» former, & de luy faire & parfaire son procès, à mosos de» huit jours de la, âpres avoir encore de surcroît tué le Fils
„ du dit Baron de Lux, la Reyne renvoya visiter, & sça-,, voir comme il se portoit de se» blesseures, âpres qu’il fut„ de retour de ce dernier combat ( 35 ) ".
Le récit de ce Maréchal semble contraire à ce que j’aidit dans la Remarque précédente, me fondant sor la nar-ration du Sieur d’Audiguíer, dans laquelle on ne voit rienqui insinue que la Justice se soit remuée , ni que le Che-valier de Guise ait eu quelque sujet d’inquiétude ; mais aufond on peut accorder facilement ces deux récits. Toutce qu’on peut conclure de la narration de Baffompierreest, 1, que le Conseil de la Reine ordonna que le Parle-ment se saisiroit de cette cause : 2, que cet ordre subsistajusques à ce que le Duc de Guise se fût aggrégé à la cabalede Mr. le Prince. Mais cet intervalle de tems fut si court,qu’il y a beaucoup d’aparence que les procédures du Par-lement ne furent point commencées, ou quelles avancè-rent si peu que presque personne n’en oûit parler, desorteque d’Audiguier est fort excusable de n’en avoir fait au-cune mention. II supose que le Chevalier coucha toûjoursà l’Hôtel de Guise, & néanmoins Baffompierre assure quele Duc l’envoia à la campagne. Je croi que le Duc assurala Reine qu’il avoit tenu cette conduite à j'égard du Che-valier ; mais je m imagine pourtant que d Audiguier ne setrompe pas. Le Duc savoir bien qu’on n’envétroit pas desCommissaires chez lui pour vérifier si le Chevalier y étoitencore. Ët notez que tous les Auteurs conviennent queJe cartel du jeune Baron de Lux fut porté à l’Hòtel deGuise au lit du Chevalier. Celui-ci donc y couchoit, &par conséquent son absence eût été bien courte , posé lecas qu’on l’eút effectivement envoié à la campagne com-me le Duc l’assûra. Mais ce qu’il y a de plus digne d’at-tention , est que les récits de Baffompierre témoignent en-core plus clairement que, ceux du Sr. d’Audiguier les hor-ribles confusions, & les désordres épouvantables, à quoi laFrance se voit réduite lors que la Cour n’a pas la force defe frire craindre. C’est le vrai moien de réfuter ces Au-teurs Démocratiques, qui dogmatisent à tout propos queces heureux tems font passez où la puissance étoit partagéeentre le Monarque & les grans Seigneurs. O le beau sié-cle d’or que celui où le Chevalier de Guise tuoit dans unmois le pere & le fils, & ne laissoit pas d’obtenir des Lieu-tenances générales, & où l’on n’avoit qu’à fe joindre à lacabale d'un Prince pour arrêter tout court les procéduresde la Justice Roiale, & se faire bien paier par dessus celaiNotez qu’encore que Baffompierre fût à la source des évé-nemens, ce n’est pas à dire qu’il raporte mieux les petitescirconstances des faits, que ne les raportent les Historiensordinaires. II s’y trompe quelquefois grossièrement. Eavoici un exemple: il ne met(zô) que huit jours entre la morsdu Baron de Lux le pere, & la mort du Baron de Lux lefils. II est néanmoins certain que l’intervalle fut d’un mois.
(H) Il signala son adreste dans le Carrouzel ...., t? ils'en salut bien peu qu il ne remportât le prix de la course de labague. ] Je commente ceci, non pas tant pour donner despreuves de ce que j’avance, que pour avoir lieu de ra-porter une Loi qui s’obferve dans cette cspece d’Excrcices.» Quand il y a dans les Courses de Bagues pareil nombre„ de dedans, & d’atteintes, entre quelques uns des Cava-,, liers, ils fe disputent le prix entre eux en recommençant„ les Courses jusqu’à ce qu’un seul ait l’avantage; Sc si dans„ le mesme jour l’égalité de leur addresse les empesche de» decider l’honneur des Courses, toute la Troupe a droit„ de les recommencer une autrefois , comme on fit augrand Carrousel du feu Roy , auquel Messieurs le Ducdc Vendosme, les Comtes de S. Agnan, 8c de Monre-„ vel, 8c les Barons de la Chastaigneraye , 8c de Fontaí-„ nés Chalandray furent égaux , ayant chacun de trois,, courses deux dedans: ce qui les obligea à recourir trois„ fois, 8c se trouvant encore égaux, comme par leur avan-„ tage ils avoient fait perdre aux autres la prétention du„ Prix , par leur égalité propre ils la perdirent eux-mes-„ mes, selon les lois de ces Courses, qui en pareil cas en„ remettent tout le droit à la Dame qui donne le Prix.„ Ainsi les Courses ayant esté remises à une autrefois , la„ Bague demeura en dispute entre Monsieur le Chevalier’ Guise , le Marquis de la Valette , 8c le Marquis dc” Rouillac , qui tous trois mirent dedans en toutes leurs”, Courses, tellement qu’il leur fallut recommencer, 8c le" Chevalier de Guise avec le Marquis de la Valette n’ayant” f a j t que deux dedans, le Prix demeura au Marquis de" Rouillac, qui fit des dedans en toutes ses Courses (377 ”.Le Chevalier de Guise fut de la prémiere troupe des Assail-lans dans ce Carrouzel, 8c il se donna le nom d 'Olivante deLoro. Cette troupe étoit celle des Chevaliers du Soleil, 8cavoit le Prince de Conti pour Chef ( 38 ).
-luc 1 e rus avoit le rrince qc v-uuLi yv-u, —va- j-
vri? V 1 r N u 1 D , E L , 0 R R A I N E D u c d e) fils du précédent, nâquit 1c a
fiir r & à i un de5 plus galans, 6c p un <} es plus accomplis Seigneurs de France
ait de se personne, adroit en toutes fortes d’exercices, plein d’esprit & de courage. II ,fut destin2 ,0ll ïfí be/uwup d inventions à son Histoire pour la faire ressembler à un Romna 1 Eglise, & pourvu d’un très-grand nombre d’Abaïes { A ), 13 nommé mesme c
(AÌ ll fut ..
Dcfdl-s^de's' P tT rVU d ’rst ^t-grand nombre d'Abaïes.stome il. ems cn F «ncc,de St. Remy de Rheims,
de 8 . Nicaife, de S. Pierre de Corbie, de PesoMont S. Michel, de S. Martin dc Pantoise, â’<Oooo 2
(3 s) Bas-íomp Me-moir. Tarn,1,10g. 3°3.
Là-mi-me.pag. z»,.
( 37 ) Me-nestrier ,Traité desTournois,Joufles,Carousels ,à autiesSpectaclespublics, fag.
304.
(}*) Tiré dtt
Mercure
François,
Tarn.
tgl m. j 3 fi,a Tann,Iél2.
(a) Ansel-me , Hift.des grandiOfficiers,
pag. 462.