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Tome second. C - I.
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GUISE.

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(h) Ansel-me, Hist.des grandsOfficiers,460.

(c) L’Eftatde la Fran-ce, M- Í3

Edit. de Pa-ris 1657.

(d) Mémoi-res deMou-tresor, pag.369.

rArcheveschê de Rheims ( b ) : " mais s’estant engagé par promcfle de mariage avec la Princesse Anne,, de Mantoue ( 2 ?), le ... . Cardinal de Richelieu trouva moyen de le priver de tous ses 8e-„ néfices: ce qui í’occasionna de se retirer à Bruxelles, où il espousa la Comtesse de Bossu (C'),

„ qu’il laissa peu après, & revint en France: estant tombé en une seconde disgrâce, il se retira„ à Rome, ou il fit travailler à la dissolution de son mariage. Ce fut de là qu’il se transporta a,, Naples pour y commander les armées du peuple, où peu après il fut fait prisonnier Sc mené en„ Espagne (c) ". Voilà ce qu’on dit de lui dans un Livre qui fut imprimé à Paris l’an i6f/-Cette narration a besoin de suplément : il y faut joindre que le Duc de Guise eut part au traiteque le Comte de Soissons, le Duc de Bouillon , Sc quelques autres mécontens conclurent avecl’Espagne (d) - y qu’il fit un volage public à Bruxelles pour plus grande feureté de ce trait té-, qu’il tutmis en justice comme criminel} qu’il fut condamné par contumace le 6 de Septembre 1641, &qu’il fit son accommodement au mois d’Août 1643 (e)- y qu’au bout de quelques mois il se bâtit _

en duel avec le Comte de Coligni (D); Sc que cette querelle vint d’un diférent où Madame de C j er s,p- + 60 '

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(t) Ansel-me, Hist.des grandsOfficiers,pUg. 460.

(l) A tupage j3.

(I) Gra-mond, His-tor. Gallíse,Ltbr. VIII,fdg. m. 407.alxnn. lózi •

1 Intri-;s Galan-de la

. Id, pas-Edit. de

(î) Là-mi-mt,pag. 180.

(«) II J A

quelle csm»me ici dansVEdition de1694 ; maisje ne doutepoint qu'il ntfaille lire

qu’il.

,, de Chambon , 8c de Montiraiidé ( i ) II pofledoitcinq cens-mille livres de rente en Bénéfices, si l’on en croitl'Auteur de l’Etat de la France (z) imprimé l’an 1657. No-tez qu’il étoit encore enfant lors que cet immense revenu,la dépouille de deux riches Cardinaux , commença de luiapartenir. II recueillit en 1615 la succession du Cardinalde Joyeuse oncle de sa mere, 8c en 162.1 celle du Cardinalde Guise son oncle. C’est ce que j’ai lu dans le Présidentde Gramond (3) , qui observe que le Cardinal de Guisejouïssoit de cent-mille écus de rente qui furent donnez parle Roi au jeune Abbé de Fecamp.

{B) ll fut engagé par promesse de mariage avec fa PrincejfeAnne de Mantoue. ] Nous allons citer un Auteur, qui, bienloin de dire que cet engagement fut cause qu’on ôta au Ducses Bénéfices, allure qu’il s’en étoit défait, avant que de s’en-gager à ce mariage. „ Ce Prince , étant le Cadet de fa„ Maison , fut destiné à l’Eglise 8c fait Archevêque de„ Rheims: après la mort de son frere il se défit de ses béné-„ fices, 8c voulut se marier avec Anne de Gonzague, Sœur„ de la Princesse Marie dont nous avons parlé. Le Cardi-„ nal de Richelieu,-voyant cette alliance contraire au bien„ de l’Etat, employa l’autorité du Roy pour l’empêcher,

„ 8c fit mettre cette Princesse dans un Couvent. Le Duc„ de Guise au désespoir de voir fa passion traversée sortit du,» Royaume, 8c se retira à Cologne où sa Maîtresse le vint,, trouver en habit d’homme , mais il l’obligea à s’en re-,, tourner , 8c passa à Bruxelles , où il trouva les autres„ exilez (4) ”.

(C) ll espousa la Comtesse de Bossu. ] La Duchesse deChevreuse qui étoit alors à Bruxelles fit conoître au Duc deGuise cette Comtesse (5) qui étoit une jeune Veuve, d’unehumeur douce er enjouée. ... On la mit d’une partie où leDuc de Guise se trouva, & elle lui fit tant d'avances, qu ilne pût s'empêcher d’y répondre. ll est vray que de peur quel-le (6) ne jugeât mal de fa conduite, elle lui parla d'abord deMariage, tV le Duc lui témoigna ne defirer rien tant que d’unirfa destinée « la sienne , mais en des termes qui marquoient as-sez. qu il ne songeait qu à fe divertir pendant son exil. Quoyque la Comtejfe eût pénétré ses intentions , elle ne fit pas sem-blant de s’en être apperçuè, espérant de Vengager plus facile-ment par fa feinte ingénuité. Un jour elle le mena à une bel-le maison qu elle avoit à une lieue de Bruxelles , & lui donnatous les divertissement qu on pouvoit prendre dans cette saisonqui étoit la plus agréable de l'année. Le Duc ne pût s’empê-cher de lui en témoigner fa reconnaissance, Z? de lui parler d’a-mour k son ordinaire. La Comtesse lui dit que s’il étoit ausfiamoureux qu’il vouloit le lui persuader , il montreroit plusd empressement pour leur mariage : le Duc lui jura quil nesouhaitait rien avec tant de passion, que de passer le reste de savie avec une st aimable personne , e*’ qu’il ne tiendrait qu à el-le de le mettre à Vépreuve. La Comtesse le prenant au mot luirepartit , quelle verrait bien tôt si ses protestations étoient sin-cères , puis qu elle avoit dans fa maison un Notaire zv un Prê-tre pour les marier. Le Duc fut surpris de ce discours, maisil n en fit pas semblant, V crût pouvoir passer carrière sansrien bazarder cr rendre la Comtesse la dupe de son propre ar-tifice , puis qu un mariage de cette nature dépourvu des forma-lisez prescrites par les Canons , ev fait fans le consentementdu Roy ne pouvoit subsister. La Comtesse voyant le Duc dis-posé à faire ce quelle défiroit, fit entrer Manfele, Aumônierde Varmée, qui leur donna la benediélion nuptiale, V les dis-pensa de la publication des bans, comme s’il avoit tu la mêmeautorité que l’Archevêque de Malines. Le Duc passa la nuitdans cette superbe maison avec sa nouvelle Epouse, a qui il té-moigna tant d'amour quelle demeura contente de l’heureuxsuccès de ses desseins. Le lendemain il s'en retourna chés luiaprès avoir prié la nouvelle Duchesse de trouver bon que leurMariage demeurât secret, jusqu à ce qu’il eût obtenu í agré-ment de la Cour Z? de fa famille. Quelque foin qu on eûtpris de dérober au public la connaissance de cette avanture, ellene laissa pas de venir aux oreilles du Duc d'Elbeuf Z? de laDuchesse de Chevreuse, qui la reprochèrent au Duc de Guisecomme la dernière lâcheté. Le respeSi qu’il avoit pour les Da-mes l’empêcha de s'emporter contre la Duchesse ; mais il febrouilla fi fortement avec le Duc d’Elbeuf, qu ils auraient tirél épée , fi l'Archi-duc ne les avoit acommodés. Lors que le Ducf Gu Ìst e , ut perdu l'espérance de fe vanger par les armes, ilc ereba d autres moyens pour donner du chagrin aux deux per-sonnes qui l ayoient ofenfé , zsr crut n en pouvoir trouver demeì eur que e mener la Comtesse chés lui Z3“ la traiter publi-quement comme f* femme. Ce fut ausfi le parti qu’il prit , zjfil vécut toujours depuis en bonne intelligence avec elle tant

qu’il demeura a Bruxelles. L’Auteur qui raconte tout ceciiupose que le Duc de Guise ne travailla à faire casser son ma-riage qu’afin d’avoir la liberté d’épouser la Demoiselle dePens. Servons nous encore de ses termes ( 7 ). „ Comme,, le Duc de Guise ne pouvoit épouser Mademoiselle de„ Pons qu’il n’eût fait casser son mariage avec la Comtefle de,, Bossu, il résolut d’aller à Rome pour en poursuivre la dis-„ solution devant le Tribunal de la Rote. L’action étoit dé-„ ja intentée, 8c la Duchesse de Guise sa mère y avoit en-„ voyé un Gentil-homme pour cet éfet: mais lors quelle„ eut apris l’amour de son fils pour Mademoiselle de Pons,

„ elle avoit mandé à son Agent de ne plus poursuivre. Le„ Duc partit enfin, 8c après avoir essuyé plusieurs périls fur„ mer, arriva heureusement à Florence, 8c obligea le Grand,, Duc à écrire en sa faveur à Innocent X qui venoit d’être„ élevé au Pontificat : lors que ce Prince fut arrivé à Rome »„ il fut fort bien receu du Pape, qui même à fa prière ac-„ corda le Chapeau au frere du Cardinal Mazarin. Le Duc„ de Guise avoit esperé que ce service engageroit ce premier„ Ministre à favoriser son dessein; mais bien loin de cela»„ l’Ambassadeur de France eut ordre de le traverser ”.

Notez qu’il n’y a pas fort long-tems qu’on a remué toutde nouveau la question de la validité de ce Mariage du Ducde Guise 8c de la Comtesse de Bossu. Les nouvelles publiquesont débité qu’à Rome la Rote l’a déclaré valable (8); maisque le Parlement de Paris a décidé le contraire. C’est doncencore une matière de Procès. Adhue fub judice lis est. Sou-venons nous que le Maréchal de Bassompierre raporte que leDuc de Guise qui mourut en 1640 avoit fort paty dans f*famille par la perte de ses deux enfans . . . z? par la mauvai-se conduite du troisième qui ne vivoit pas selon sa profession (çsCelui que ce Maréchal nomme le troisième fils de ce Duc deGuise étoit le second, 8c l’Amant de la Comtesse de Bossu,8c ce jeune Galant chargé de tant d’Abaïes qui vivoit d’unemaniéré si éloignée de celle que doivent tenir ceux que l’o°destine à la Prélature.

(D) ll se bâtit en duel avec le Comte de Coligni .] Cetteafaire fit beaucoup de bruit, 8c je fuis persuadé que mes Lec-teurs seront bien aises d’en trouver ici le détail. C’est un desgrans exemples du désordre que les jalousies, 8c les galante-ries du sexe ont accoutumé de produire. On peut se fier aurécit que je raporte; car quoi qu’il soit pris d’un Livre dontl’Auteur ne fe nomme pas, 8c qui fe trompe quelquefois, ®qui brouille trop souvent les Avantures, fans fe soucier gn crCd’éviter les Anachronismes, il a été bien instruit du fait danscette occasion, 8c il le donne presque tout tel que l'a donnÇMr. de la Barde Historien très-exact (10). „ (n) La D 11 '„ chesse de Chevreuse s’imaginant que Monsieur le Prin ce„ étoit la principale cause de la détention du Duc de Bc aU '„ fort, 8c de la disgrâce de Châteauneuf, résolut de s’en van*„ ger. Quoy que les Dames fe fiatent toujours en matiez,, de beauté, son miroir lui avoit dit déja plusieurs fois st ue„ ses charmes à demi effacez avoyent besoin d’une persq n n e„ plus jeune qui fortifiât son parti, 8c elle ne fut pas oblige?„ d’en chercher hors de fa famille. La fille de la Comtek„ de Vertus,que le Duc de Montbason son Pere avoit ép° u '„ fée, étoit,comme nous avons déja dit, la plus belle p e ^,, sonne de France ; d’ailleurs elle avoit un secret dépit con„ tre la sœur de Monsieur le Prince, qui ayant ép °- ft,, Duc de Longueville, lui avoit enlevé un amant; al •

„ il ne lui fut pas mal aisé de la faire entrer dans son * eI L„ ment. Le Duc de Guise, qui depuis son retour s’étoit„ claré pour cette belle Duchesse, engagea tous les Ptm,, Lorrains à embrasser son parti ; outre qu’ils y sombim .„ déja portez par la considération du Duc de Chevreule.S ^„ étoit de la même maison ( 12 ). Ces deux Dames, s f '

„ étroitement unies, résolurent de commencer leur ven ® vi ji c .„ ce, en attaquant la réputation de Madame de Longufj„ Elles publièrent les Lettres que cette Princesse avoit , fi

„ au Duc de Beaufort, 8c qu’il avoit sacrifiées à la DU * gS

,, de Montbason ; elles en supposèrent même d’autres q ^

„ disoient avoir été écrites par Madame de Longue ,

» Coligny. La Princesse de Condé, ayant so û st"? :<r n a

„ chesse de Montbason avoit semé ce bruit, en te J ,°] U i„ beaucoup de ressentiment, 8c engagea tous les am ^aider à en tirer raison. Cette querelle partagea ^

Cour 8c fit craindre à la Reine qu elle ne renou' ^

anciennes haines des Maisons de Bourbon 8c de j’Or-deux partis étoient assez égaux, parce quele Or-léans > qui avoit épousé une femme de la Maison ; n fi

raine, setoit déclaré pour Madame de Montbasonce différend pouvoit avoir de, suites fâcheuses; quoy u ]a

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