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Tome second. C - I.
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ville, pour v être mis au tombeau de ses Ancêtres ( G ). II ne laiíla point d*enfans. -

freres étoient morts ; ses deux sœurs font mortes depuis fans avoir été mariées ( H). On publiases Mémoires Fan 1668. Mr. l’Abbé le Gallois en fit l’Eloge (y). Voiez ei-dessus l’Article de

E R I s A N T E S.

(G) il fat porté à Joinville, pour y être mis au tombeau defis Ancêtres .j J'ai dit ailleurs (41) que la Baronme de Jom-yiUc fut érigée en Principauté lan 1552. Elle entra dans« Maison de Lorraine par le mariage de Ferri de Lorrai-ne I du nom avec Marguerite de Joinville fille aînée de‘semi V riu nom Comte de Vaudetnont 8c Seigneur deJoinville, lequel Ferri fut tué à la bataille d’Azincourt l’anI 4 iy (41). René II Duc de Lorraine laissa par son Tes-tament daté du 25 de Mai 1506 à Claude son fils puine lester res de Guise, Elbeuf, Aumale, Maienne .Joinville,J* autres qu’il avoit en France (43)- C’est dansl'Eglsse de“J- Laurent de Joinville, qui se voient les Tombeaux desDucs de Guise. Voiez dans Rémi Belleau (44) la Descrip-tion de celui de Claude.

.jjí) Ses deux sœurs font mortes depuis fans avoir été ma-rtees. ] L une s'apelloit Marie , 8c étoit née le I; d’AoûttsstS, & a v êcu àns le monde fous le nom de Mademoi-, ,e de Guise (45). J’ai lu quelque part (46) , quelle pensaAouser Uladiílas Roi de Pologne. L’autre sc nommoit.ançoisc Renée, & naquit le 10 de Janvier 1621 , 8c futtusse en religion. Elle fut Abbesse de S. Pierre de Rheims , &Puis de Montmartre (47). Après la mort de ces deux fil-se s > il ne resta plus de mâle ni de femelle de la Branche deOuise, & il est à remarquer qu’encore que les quatre pré-férs Ducs de ce nom aient eu chacun beaucoup de fils,toute leur postérité est éteinte hormis celle de René de Lor-gne Marquis d’Elbeuf, huitième fils de Claude premierDuc de Guise. Tous les Princes de la Maison de Lorrainequi sont aujourd’hui en France sont issus de ce René. Ilsfont encore en bon nombre & dans un état florissant. Si

(9) Dani íijournal dcáSavans du izde Novembrs1663.

l’on fait porter à quelcun le titre de Duc de Guise, ce serâune charge bien pesante. Au reste , j'ignore à qui apar-tient présentement ce Duché-là : je n’ai pu recevoir assez-tôt les Mémoires que j’avois demandez touchant les suitesdu Testament de Mademoiselle de Guise. Elle étoit Du-chesse de ce nom depuis un assez long-tems, lors qu ellemourut au mois de Mars 1688. Elle laifla par son Testa-ment la Duché de Guise, qui vaut cent mille livres de rente ,au fils puîné du Duc de Lorraine, avec la Principauté de join-ville qui rien vaut gueres moins, ZJ son bel Hôtel de Paris, àcondition qu'il porteroit ce nom là , 8c viendroit demeurer enPrance fous le bon plaisir du Roi (48). Le Nouveliste qui pu-blia ces choses ajoute ceci : ” Mais outre que cette dona-„ tion n’agrée pas au Roi, le Duc d’Elbœuf prétend que„ c’est lui faire tort, lui qui est le plus proche heritier du’ côté des mâles. Ainsi il a déjà intenté action pour la” faire casser, fur tout à l’égard de la Duché de Guise, sou-” tenant que la defunte n’en a pu disposer à son préjudi-ce. . . . (49). On soupçonne la défunte d’avoir eu un’, mariage de conscience avec feu Mr. de Montresor, Gen-„ tilhomme de qualité & de mérité. On disoit même qu’ils„ avoient eu plusieurs enfans ensemble, dont il restoit deux„ filles. Ce bruit se répandit principalement il y a quatre,, ans , lors que cette Princesse fit une donation en faveur„ du Prince de Harcourt, laquelle n’a pourtant point eu,, d’effet. L’on vouloit que l’argent qu'il lui devoir don-,, ner étoit pour marier ces deux filles ; mais soit qu’elleS,, soient mortes depuis, ou que tout cela n’ait été inventé„ qu’à plaisir , il est constant qu’il n’en est fait nulle men-„ tion dans son Testament (50) ”.

(48! Mercu-re Histori-que & Poli-tique , Moibde Mars1(588 , («g,27 »-

(49) Là-mê»me,pag. 280 »

(50) Ld-irti*

me,pag. 281,

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GUISE (Louïs de Lorraine Cardinal de). II y a eu trois Cardinaux dece nom. Le prémier étoit frere de François de Lorraine Duc de Guise. Le second étoit fils deee même Duc. Mr. Moreri a parlé de l’un & de l’autre ( a ) , & n’a rien dit du troisième:c’est ce qui fait que je ne parle que de celui - ci. 11 étoit fils d’Henri de Lorraine Duc deGuise tué à Blois, & naquit l’an iJ7f. II avoit l’humeur si guerriere, qu’il ne refpiroit queles combats, quoi qu’il fût homme d’Eglise, Cardinal, & Archevêque de Rheims. II suivit leRoi dans l’expédition de Poitou l’an 162.1, & lé signala entre les plus braves & les plus détermi-nez Gentilshommes de l’armée à l’attaque d’un fauxbourg au siégé de St. Jean d’Angeli ( b ).Etant tombé malade quelques jours après, il sc fit porter à Saintes, & y mourut le zi de Juinicízi. Le Procès qu’il eut avec le Duc de Nevers au sujet d’un Prieuré dégénéra en querelledc biavoure, & il s y móntra fort dispose à ie vuider l’épéò à la main. On verra ci-deílòus quel-ques circonstances de cette afaire (zí). II témoigna au lit de la mort qu’il se répentoit de la viehcentieuse qu’il avoit menée (f), & de l’offense qu’il avoit faite au Duc de Nevers {d). Lerésident de Gramond le condamne à l’egard de ces actions belliqueuses où il faloit mettre lamain au sang; mais il l’épargne par raport au concubinage (A), qui, pour être infiniment plus

(^í) Le Procès qu il eut .’ . . dégénéra en querelle de bra-voure. On verra ci-dest'ous quelques circonstances de cette af-faire .] ” (1) Durant le siégé de Sainct Jean d’Angely , le„ Cardinal de Guise décéda à Xainctes d’une fiebvre, laquel-„ le luy vint du travail qu’il avoit prins. II estoit Cardinal,„ mais seulement Diacre, 8e n’avoit jamais chanté Messe :„ c’estoit un Prince tout martial, 8c duquel l’esprit estoit,, plus porté à l'exercice des armes, qu’à celuy des lettres :„ plusieurs ont escrit de la querelle que Monsieur le Duc de„ Nevers 8c luy eurent ensemble , pour les provisions du-, Prieuré de la Charité, 8c de ce qui se passa au logis de-, sent Rapporteur. Ceux qui par leurs escritures produi--, tes au procez mirent ces deux Princes en querelle furent„ la cause qu’ils vinrent jusques aux prises, 8c qu’ils sorti-3, rent hors de Paris chacun, avec leurs amis pour se ren-” î? nt:1< ; r Jermmer leur querelle au prix de leurs vies.” f) Majesté ayant envoyé fa cavalerie leger,e pour sej> saisir de leurs personnes: Celuy qui les conduisoit 8c qui-, avoit charge expresse de faire l’arrest sur la personne du--, dit Sieur Cardinal , exécuta le commandement de sa Ma-,, j este, 8c 1 amena a Paris, ou depuis crainte d une seconde-, sortie , à cause que M. de Nevers estoit tousjours auxs, champs , il fut conduict un soir à la Bastille, 8c de là au» Bois de Vincennes (z) ”. Le Président de Gramondrapotte quelques autres faits curieux ; savoir que le Cardi-nal de Guise rencontrant le Duc de Nevers chez le Rap-porteur du Procès lui dit d’abord quelques paroles choquan-tes , q U i furent vertement repoussées , & que là-dessus ilsei donna un coup de poing en présence du Rapporteur. LePrince de Joinville frere de ce Cardinal mit aussitôt l’épéea la main, 8c en donna quelques coups de plat à MarefcotMaître des Requêtes qui avec la permission de fa Majestéavoit foin des afaires du Duc de Nevers. Le Roi sachantque ce Duc vouloit se batte en duel avec le Prince de Join-te interposa son autorité pour les accorder, 8c obligea leCardinal à demander pardon au Duc. Pour ce qui est de l’in-Jurc que le Maître des Requêtes avoit souferte , voici com-fjent on la répara: le Prince de Joinville fut obligé de se ser-vir de ces paroles devant les arbitres. Mr. Marefcot,en considé-ration de Mr. l e r, u c de Nevers je fuis fâché de vous avoir ba-u,je vous prie d'oublier cela , e»* de croire que je ferai vôtre amifour l amour de Mr. l t d hc de Nevers. Le Président dc Gra-

com-

mond fait une remarque très-folide fur le désordre de cestems-là, où un Maître des Requêtes pouvoir être batu im-punément. Ce désordre ne venoit que de la diminutionde l’autorité Roiale, 8c cessa dès que le Cardinal de Riche-lieu eut abaissé aux pieds du thrône de Louis le Juste lesPrinces 8c les grans Seigneurs qui usurpoient une très-con-sidérable partie de la puissance souveraine. N’est - ce pasune chose qui sent l’Anarchie , que dans un pais qui a letitre de Roìaume, ceux qui ont batu un grand Magistrat nesoient pas obligez dc reconoître qu’ils en font marris àcause de la qualité de ce Magistrat, mais seulement pour1 amour du grand Seigneur qu’il servoit ? Considérez bien.ces paroles du Président de Gramond. Principum per eatempora fumma erat ratio, affetiabantque distingui ab omni or-dine , prarogativa fanguinis. Per injuriam Joìnvillius perçusse-rat magistratum ,cr ait dolere se ex persona Niverni, quod per-çussent-, quast adeo ìnfra pofitus in quem collata offensa,ut gra-tis c/tdi postes. Erat hac labes ejus atatis, qua à prìncìpibus Rexparum dtftinguebatur : quo jure utimur hodie , nempe annaM. D c. x L 1 1. quo h a. c feribo, externi principes parum à Regniprimoribus, parum h't à nobilibus disterunt, uno ferme or dinehabemur omnes', eoque ventum ut nemo publìce, nemo priva-tim peccare postìt sine ultore, quod ejus fapientì/t & aquìtati de-bitum, qui Mate nostra summam rerum tenet in Gallia (z).

Mr. l’Abbé de Marolles nous fournira quelques autrescirconstances. Sur le commencement de l'Hyver 1620 , dit-il (4), M. de Nevers eut un grand démêlé avec le Cardinal deGuis e, pour le Prieuré de la Charité ,dependdnt de i Abbaye deCluni: car en ayant fait pourvoir en Cour de Rome le Prince deTymeraye fin second fils, fur une lettre ou promesse du Cardi-nal de Guise Abbé de Cluni : €T ce Cardinal s'en estant vouludedire en saveur de l’un des Enfans qu’il avoit eus de la Damedes Estars,fut le sujet d'un grand procez., c? de partager dansla Cour toutes les personnes de condition. . . . Ces troubles fu-rent dificìlement appaifez., par ce qu’il y eut des coups donnez, depart vr d’autre, fans que M. de Nevers, qui fut offencé le pre-mier, ne fi défiant de rien, eufi eu loisir de mettre l’espée à lamain , que Pouques son F.scuïer tenoìt hors de la chambre duRapporteur , ou il eftoit seul.

. ( 2 ), Le Président de Gramond le condamne à l'ézard des ac-tions belliqueuses . . ; mais tl lépargne par raport au concubi-nage. ] Voici 1 Antithèse dont il se sert ( S ) ■ Milmam affec-

ÍAÌsifit

(c) lAulicè

IttXU CT mili-tari lìcenttAtraduxerat

vìtam . Gra*moud HifoLibn VIII,pag, m. 407 *

(d) Idintfibidem «

(j) Gri-mondús,Histor. LilriVlll , in finefxg. m. 408.

(4) Maiol-]es, Mé-moir, fier,

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(5) GHt-mondu»,Histor. LiW,

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4-7.