HADRIEN VI.
(c) Valet.André, Bi-blioth. Bel-gic. pag *9 5in FHit.Acad. Lo-van. pat, 96.{d) FeruntCurolum Ce •vrium . . .nt intégraádnlescentìspojsejftonefrueretur ,alumnttmmilitâtes jg“ces sapins of-fôrendo fin •sim avtrtijfià literis,Jovius, inVita Ha-driani VI.
(íz) In Vi-ta HadriauiVI t pag. m,
227.
(23) Médi-tât. Hist,
III Vol.
Livr. IV yChap. Vil,pag. m. 282.
(24) Prati-que de l’E-ducat. desPrinces, pag.26 & sui-vant.
(25) On fitZ r Cardinauxtout k U fois.
(26) 7 #?»prafèrtimMaxiwtUaniCasaris lite -ris. Jovius,pag. 230.
(27) Swer-tius, Athen.Belg. pug.ss.
<rij L'^ib-le de St.Beal, de.TUsage del'Histoire.Votez. la Re-marque (E)de ?. Articleíì’Amvot.
(29') ItaqueMedices des -perato vtlnegletto Potstificatu xA-drianumnominat.
Jovius, f/tg.24 9 .
(io) Wol-fïus, Le6 t.Jnemorab.
Tarn. JI,fag. I,r.dit que cetteInscriptionparut fur uneTapijserêe àLtttvaì», lorsqtïany fit desr *jouïfiancessaur ,« créa-tion de cePape.
(31) V.Au-tettr des No-tes fut lesroëfies deSannazar,imt rim'es a.^AmsterdamVan t fìîçJesa inférez, kía page 236,237 »
6 jZ
niveriîté. On le tira de cette vie collégiale pour le faire venir à la Cour én 1507, Sc cela afinqu’il fut Précepteur de l’Archiduc Charles, âgé alors de sept ans (f). II ne lui fit pas faire degrans progrès dans le Latin (F)-, Sc l’on a voulu dire que Chiévres Gouverneur de ce jeune Prin-ce en fut la cause (d). II n’y a rien pour l’ordinaire de plus désagréable aux enfans que l’étude:les exercices du corps font tout autrement leur fait. On a donc dit que Chiévres voulant s’empa-rer de son pupile, & avoir toute la gloire de ses progrès, le cultiva du côté de l’inclination Sc deson fort, Sc ne se soucia gueres qu’il profitât des Leçons du Professeur de Louvain. Quoi qu’il ensoit, ie Précepteur eut des récompenses si magnifiques, que jamais homme de cet emploi n’en aeu de plus considérables -, car ce fut le crédit de Charles-Quint qui 1 éleva au Papat (G). Avantcela il fut envoie Ambassadeur en Espagne auprès du Roi Ferdinand j Sc quelques-uns disent qu’ilménagea les choses avec beaucoup plus d’adresse ( H), que l’on n’en devoir attendre d’un hom-me qui avoir humé si long tems l’air de l’Université. II ramena ce Monarque, qui étoit fort mé-content de la maniéré donc son gendre en avoir usé envers lui, & de rattachement que la Nobles-se avoir témoigné pour les Princes Autrichiens. Hadrien effaça ces mauvaises impressions dontles fuites étoient à craindre, Sc fut honoré peu après de l’Evêché de Tortosc (/), fans cesser pour
cela
(F) Il ne fit f oint faire à Charles-Quint de grands progrèsdans le Latin. ] Tout le monde a ouï dire que cet Empe-reur aiant été harangué en Latin, & n’aiant pu entendre cequ’on lui diíbit, s’écria en soupirant, Hadrien me l’avoit biendit. Paul Jove en parle (22.) comme d’une chose qui arri-va en sa présence. Audivi ego C&farem quum Genutt Lati-nam orationem à auodam recitatam , nequaquam praclarè in-tellìgeret, fuspirantem hetc verba ore protulijjè; agnosco, in-quit, ntmc maxime zy cum dolore quidem magistri met divinamonita, quum hos flores zy elegantias Latini fermonis percipe-renequeam, zy meminerim eum sape prœdixisse, me aliquan-do puerilis inclina pœnas daturum. Cet Historien venoit dedire qu’Hadrien, n’aiant pas été en état de tenir bon contreChiévres, s etoit contenté d’avertir son jeune Disciple qu’ilse repentirait un jour de sa négligence. Hadrianum authori-tate imparem , zy natura lenijjimum, officio facile decejfijfe,ita tamen ut difcipulo perblande diceret, futurum aliquandout eum prafientìs negligentia pœniteret. Charles-Quint en sen-tit l’épreuve à Genes, & Tavoua de bonne foi. Camera-rius (23) voudroit rendre responsable Hadrien, de ce quecet Empereur étoit obligé de se servir de trucheman, quandon le haranguoit en Latin ; comme fi Hadrien avoir été plussoigneux de l’instruire dans le Catholicisme , que dans lesbelles Lettres: mais il ne faut que se souvenir de l’aveu deCharles-Quint, pour disculper son Précepteur. Mr. Varil-las (24) est entré dans une longue dispute contre les Histo-riens Espagnols, où il prétend qu’il n’est pas vrai, ni queChiévres soit coupable de ce de quoi on l’accuse par raportau Latin de son Eleve, ni que Charles-Quint ait ignoré cetteLangue, ni qu’il ait fait une expérience fâcheuse de cetteignorance un jour qu’on le harangua. A l'égard de ce der-nier fait que les Espagnols, dit-il, suposent être arrivé enAllemagne, il soutient qu’il n’est raporté dans aucun Auteurdes autres Nations. Auroit-il parlé de la sorte, s’il avoir sul’Avanture de la Harangue de Genes dont Paul Jove a faitmention ?
(G) Ce fut le crédit de Charles-Quint qui Véleva au Papat.]Paul Jove remarque qu’Hadrien eut part à la nombreusepromotion de Tannée 1517 (23), en vertu des Lettres del’Empereur Maximilien (26). II y ajoûte quelques autresraisons. A l’égard de la Papauté c’est une opinion fort com-mune , qu’Hadrien y arriva par les fortes brigues de TEm-pereur Charles-Quint. Cafare urgente Leoni demortuo abfens( raro zy inufitato fane exemplo j Pontifex Max. undequadra-ginta patrum purpuratorum suffragiis creatur (27). On pré-tend qu Amiot fut redevable de la grande Aumônerie deFrance à une conversation qui tomba fur le sujet de Charles-Quint à la table de Charles IX. „ On loíia cet Empereur„ de plusieurs choses, mais fur tout d’avoir fait son Pre-
„ cepteur Pape. On exagéra si fortement le mérité
„ de cette action , que cela fit impression fur Tesprit de„ Charles IX, jusques là même qu’il dit que fi l’occasion sen„ prefentoit, il en feroit bien autant pour le sien (28).C’est donc une opinion assez générale, que le Pape HadrienVI étoit la Créature de Charles-Quint. II semble néanmoinsque cet Empereur ne lui procura le Papat qu’indirectement,& par accident. Paul Jove qui est entré assez bien dans lesintrigues de ce Conclave, nous aprend que Julien de Me-dicis, Chef de la plus puissante faction , ne travailla pourHadrien qu’après avoir vu qu’il ne pouvoir rien obtenirpour lui-même (29). II est vrai que rattachement d’Ha-drien aux intérêts de Charles-Quint lui rendit très-favorabledans ce pis-aller la cabale de Julien de Medicis. On parled’une Inscription où Hadrien se reconnoissoit obligé de tou-tes ses grandeurs à Sa Majesté Impériale (30). Cette Ins-cription étoit composée, dit-on, de ces paroles: Ultrajec-tum plantavìt, Lovanium rigavit, C usa r vero incrementumdédis, c’est-à-dire, Utrecht a planté , Louvain a arrosé, zyl’Empereur a donné l’acroijsement. Sur quoi quelcun dit ,Il n’y a eu rien ici à faire pour Dieu , Deo isthic nec seri-tur , nec metitur. Cela n’empêche pas que la création dece Pape n’ait été un coup de hazard , & de dépit. Lisezces Vers de Pierius Valerianus, qui sont aussi beaux quesatiriques (31):
Cum fluíluaret cymba, qiu rnagnot Deos ,
Roma pénates qui. aiehit ,
Leone ademptoprovidum , uigilem , parentOptabat tnfeltx ducem.
Dum tota is ora qusritur Ligustica ,
Totoque Vyrrheno mari,
Per Adriatici omne littus, per P aitRipas , Lemani per juga :
Per Celtiberos, Gaditanos, GalliciVafios per Oceani sinus ,
Quaque iftuosum Sarmatas lambit salum ,
Qua circuit Britannias :
Repente nobis hùnc dédit vecort furorRegione Rheni ab ultima ;
Nil taie Patribus facere se putantibus :
Nihil minus volentibusQuam quem eligebant, nil minus poscentìbusQuam quem vocabant : ô mare !
O terra! votis Hadrianus omniumRit Pontifex-, fed omnibus,
Quis credat ? invitis. Deûm vis hic, Deúm ,
Deúm abditum hoc arbitrium eft.
Ut qui natantis despuunt regnum trahis,
Parere discant vipera :
Ut invicem qui se oderant Pâtres, ducemInvisum haberent omnibus,
Malarum ut efiet savus ultor mentium ,
Acri ipfe mente in fingulos.
Naudé raporte (32) que Pierre Martyr, non l'HerctiaUtde Rlorence, mais le Protonotaire Apostolique natif d’une petitebourgade du Duché de Milan, a dit en parlant de féleíti»*d Hadrien VI : Cardinalibus hoc loco accidit quod in fabulade Par do ac Leone super Agno raptando scribitur; fortibus il-lis firenue se dilacerantibus, quodeumque quadrupes iners aliudprada se dominum fecit. C’est-à-dire selon la Version deLouis de Mai Auteur des Notes fur les Coups d’Etat, il ar-riva en ce rencontre aux Cardinaux ce que la fable raconte d 1 *Léopard zy du Lion sur l'enlevement dé un agneau-, que pe n "dant que cet deux genereux animaux se déchiroient en dispu-tant vaillamment à qui auroit la proyt , une autre befie à fia-ts e pieds, des plus brutes zy lâches , s'en rendit la maîtresse-
( H) Dans son Ambassade ... il ménagea les choses avt (adresse.] Mr. Varillas n’est pas de ce sentiment. Sel° nlui (33) Hadrien n’étoit bon que pour enseigner dans tMCollcge; il n’entendoit pas la Politique; il ne savoir pas ‘ 3Science du Cabinet. On en donne entre autres preuvescelle-ci ; c’est que dans son Ambassade d’Aragon il nepondit pas à Tespérance de Chievres. Mais qui a dit à Y a "rillas que ce soit une marque de peu d’habileté ? Hadrie 0haïssoit Chievres pour plusieurs raisons (34); & au lieu denégocier selon les vues de Chievres , il lui rendoit so uSmain de mauvais offices. C’étoit fans doute mal répondreaux espérances de ce Seigneur; mais ce n’étoit pas être ni"habile.
( I) Il fut honoré, ... de l’Evêché de Tortose.] PlufieU r jAuteurs (35 ) que j’ai consultez conviennent que Ferdinandconféra cet Evêché à Hadrien; mais Mr. Varillas dit ( 3 °'qu on le lui donna après la mort de ce Prince, commedédommagement du pouvoir qu’on lui ôtoit. C’estfaut savoir que le Cardinal Ximenés nommé Régent dRoiaume par le Testament de Ferdinand (37), voulut oceper ce poste malgré le Brévet qu’Hadrien avoir aporte dFlandres, pour être Régent de Castille & de T Aragon, e gcas que Ferdinand mourût. Le Cardinal fut plus ft rn lqu’Hadrien dans ses prétentions; car on porta celui-ci acontenter d’avoir part à la Régence: & Mr. Varillas su?,se qu’on le fit Evêque (38) afin de le dédommager- Jviens de jetter les yeux fur un Ouvrage (39) plus mone que celui de Varillas, & j’y ai vu que T Auteurque notre Hadrien n’étoit point Evêque, lors de la uispfur la Régence. En racontant les circonstances de cedispute , il ne l’apelle que le Doien de Louvain , j (dit ( 40 j que Ximenés suposa que ce Doien ayant consent ^ne ïavoir qu en second, la dignité zy le rang qu d avoit d anCastille ne permettant pas à un suiPtt Pretre,étoit le Doyen, de prétendre le sas fur un Archevêque anal, il ne lui en fierait part qu’autant qu il lui plairott.l’Evêque de Nîmes dit formellement (41 ) que leparvint à l’Evêché de Tortose, que par la recommanslaude Ximenés après la mort de Ferdinand; & commeAlvare Cornez (42), & Pierre Martyr (43 L il aP"que Paul Jove & les Bibliothécaires du Païs-Bas ie f oíJ] .
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