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Tome second. C - I.
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H A D R t Ë N VL

S 7 I

(0 'ArrivéeCî 3 JanvierÎJI6.

\f) Jovius,vita Ha-Uriani VI.

( -3 ) Votez.

Ifh. de

^Education°u ïtiuce186

£ditio n faGlande,

1 í-^A-inm iusnues à h mort dc Ferdinand ( s ) ) ap'LScela d’être Ambassadeur. II en exerça les {K). H est vrai que fa part fut la plus

quoi il partagea la Régence avec e a • tems ou son autorité Rit beaucoup plus gran-ite, pour ne rien dire de pis (*) ^ àst pom-quoi f Archiduc Charles le renvoia chez

de. Ximenés avoic voulu trop taire le w*xc£t *? fo paumes d’Etpagne -, & quelque temslui, lors qu’il alla en personne prendre k n ^ ^ honorable, je veux dire lors qu 1

après rien donna le Gouvernement a . H ^“ d n “ J “ériale l’appelloit (*). Hadrien se trouva torten partit pour aller en Allemagne ou a . narce qu’ìl s’y forma une dangeieu e e o ,

embarrassé du Gouvernement de tant de Ro » ne e ût associé deux Collègues, avon

qu’il n’auroit pas été capable de surmonter Navarre par les François tut 1 ‘

Connétable ScWante de Castille. V^l s^ tir^vec honneur i & il jouïffoitdu plarsirgrand embarras pendant son Gouveinemen . „ e de p on élection à la Papauté ( 0 - J

d’avoir recouvré la Navarre, lors qu il reçut ^ r i-,- incau de Cardinal en l’annce I f l J; Ç.pas encore dit que Léon X lui avoit donne ^^'él e ct:ton d 1 Hadrien (k), ce qui dep u

fa mort les diverses brigues du Conclave abou embarqué en Catalogne, arriva a -

au peuple de Rome (A). Le nouveau I^pe, setajt J & q témoigna en toutes choiesle 30 d’Août ( M ). H ne voulut point chang prescription étoit déjà soranuee.

un éloignement du faste Sc des voluptez, contre ec l II eut une grande partialité pom m

Pontificat ne dura que jusques au 14 de S e ptem re f 5 * rp^ re r sj ). C’est peut - être son mc-

pereur Charles - Quint, & très-peu de satisfaction fait passer pour un misanthrope ( - •

contentement quidonna lieu à ces maniérés d’agu, qui 1 ont tait p 1 Lcs

(A) lÍAivît. >nus cum im-perio totiF.ipanis prajìci-tur t tinta cumdignitate , «fiCasas rew*sautent &praoptantemsequi huma -mjsimts preci -bus ttt nta-nere vtlletexc rare cogs-retur , yuandbrege absentein Htspantapréside opusfont prada-r.t dignitatis& fam* , qut&C. Jovius^pag, 231.

( i ) Idem tpag* 2SU

( U Ee 9Janvier

1522 »

Ci) Fie*V llct > Hist.

Oard."“tìenés,L,vr - Ut,f «i- 49î àeouíe 1 s 15.

( 4 S ) Pao.U S / S

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“mfi i> mnommait enEspagne leEtoílcur Ha-, drìcn Florent ,

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trompez. La maniéré dont Ferdinand avoit reçu le Doienn insinue pas qu’il l'ait fait Evêque. II avoit péne'tré le ■véri-table sujet de son Ambajfade , il ïavoit regardé comme un es-pion-, cye lors qu Hadrien sollicitait une seconde audience, il ré-pondit avec chagrin: Que veut-il? Vient-il savoir si je memeurs? Dites lui qu’011 ne me voit point aujourd'hui. Ille vit pourtant peu de jours âpres par le conseil de ses Minis-tres, c? lui di t q a /1 ne se porîoit pas ajfez bien pour traiterd affaire avec lui, qu il se retirât d Guadalupe dans le Cou-vent des Religieuse de Saint Jeròme. . . . ll lui donna des Offi-ciers en aparence pour le servir , mais en effet pour le garder,z? pour empêcher que des gens qui étoient suspebls n'euffentcommerce avec lai (44)^

(K) ll partagea la Régence avec le Cardinal Ximenés. ] IIy a beaucoup de probabilité dans l’une des circonstances queMr. Varillas raporte. II dit (45) qu'une des raisons qu’onallégua au Doien d’Utrecht (46) pendant fa dispute avecAÍmenés touchant k Régence, fut de lui représenter ” que» s’il s’ingeroit de faire valoir les provisions qu’il avoit apor-j, tées de Flandres , il exciteroit dans l’Espagne une guer-„ re civile, & repondroit devant Dieu de tous les homici-„ des & des autres crimes qui s’y commettraient; comme„ il en étoit lui-même demeuré d’accord par avance dans,, son excellent commentaire fur le Maître des Sentences ,

„ où il avoit enseigné qu'un homme excitant du trouble„ dans un Etat, lors qu’ìl s’en pouvoit exempter fans hazar-„ der fa conscience ni son honneur, étoit responsable de„ tous les maux qui en avrivoient. On a vu cì - dessus que,, le Doyen étoit homme de bien, & qu’il n’entendoit pas,, assez le métier dont il se mêloit. II fut si charmé de la„ deference que l’on témoignoit pour lui, en se raportant„ à lui d’une affaire où il étoit partie, 8e de l’honneur qu’on„ lui faisoit de citer des écrits qu’il avoit autrefois dictez„ dans rUniversité de Louvain, 8e depuis fait imprimer,

„ qu’il promit de se soumettre à ce que le Conseil d’Espa-„ gne déterminerait, pourveu que l’on trouvât un expe-„ 1 dient qui mît à couvert sa réputation, 8e qm n’exposât„ pas les provisions de l’Archiduc à être tournées en ridi-„ cuîes ”. Voilà justement la Fable du Corbeau 8e du Re-nard , avec cette différence que le Corbeau perdit fa proiepour des louanges à venir, au lieu que le bon Hadrien per-dit la sienne pour des louanges que l’on donnoit à son chantdu tems jadis.

(Z) Son kleSlion . . . déplut fort au peuple de R orne.] Cequ’on apelle dans les Conclaves, être élu par inspiration, eutbeaucoup de part à la fortune d’Hadrien. Le Cardinal deMedicis à la tête de tons les jeunes Cardinaux, faction en-core plus puissante que celle qu’on a quelquefois nomméeï Escadron volant, n’eut pas plutôt résolu de faire élire leCardinal de Tortose, qu’il fit promettre à ses partisans delui donner leur suffrage tous à la fois. Cela fut exécuté.L’ouverture des billets aìant donc fait connoître que l’onm étroit fur les rangs un sujet papable, sur lequel il ne sem-bloit pas que personne eût encore jette les yeux, causa beau-coup de surprise. Le Cardinal Cajetan donna un nouveaubranle , par l’exhortation qu’il fit à ceux qui étoient plusprès de lui de se ranger à ce parti-là, puis que c’étoit, di-soit-il, celui de Dieu & celui des hommes (47). Toutauffi-tôt plusieurs s’y rangèrent de bonne grâce, par je nefai quel sentiment de Religion; d’autres qui ne connois-soient pas même de nom le Cardinal de Tortose hésitèrent,& furent néanmoins de l’avis qui prévaloir ; ,1e torrent def inspiration les entraîna, & leur fit oublier tous leurs inté-rêts. H n ’y eut que le Cardinal Ursin qui résista à cetteinspiration de Conclave. Julien de Medicis nageoir dans lajoie, mais Rs antres tombèrent dans un morne abatement;& le peuple fut si fâché de leur choix, qu’il vomit milleinjures_contre eux, ouand ils sortirent du Conclave (48 >.L’un d’eux en remercia le peuple, pavee qu’il trouvoit qu’iìsen étoient quitus à bon marché, puis qu’on se contentoitde leur dire des irjures, & qu’on ne les kpidoit pas selon

leur mente. Aâaperto conclavt quum glohis CaràinaïmmTOME II, 1

Hadriani pontem effet prâterveltus, & opifices pueriquecibus oculis voccque cs‘ manibus obftreperent , net a fœdiffimts ^probris abjlinerent, Sigifmundus Gonzaga Cardinalis renidenttvultu his egit grattas , quod aiversus extnma supplicia mert-tos contumeliis effent consenti nec lapìdibus publicam injuriantvindicarent ( 49 ). L’indignation du peuple étoit fondéesur ce qu’on n’avoit eu aucun égard à la tache du péché o-riginel, 8t qu’il craignoit que le nouveau Pape ne siégeâtailleurs qu à Rome.

(M) ll arriva à Rome le 30 d'Août.\ François Swert (çc)dit que Didacus Stunica a fait une Relation de ce Voiage.J’en doute fort; car Nicolas Antonio n’en parle point, quoiqu’il parle d’une autre Relation de Voiage composée parcet Auteur , & de moindre conséquence que ne le seraitcelle - ci. Swert aparemment a confondu l’une avec Vau-tre. La Relation mentionnée par Nicolas Antonio est cel-le du Voiage que Stunica fit à Rome l’an 1510, laquelleSchottus a insérée à la fin de sa Bibliothèque d’Espagne.Au lieu de Didacus Stunica il faloit nommer Biaise Ortiz ;car c'est celui - ci qui composa une Relation du Voiaged’Hadrien V I. Elle fut imprimée à Tolede Fan 1548.L Auteur étoit passé d'Espagne à Rome avec ce Ponti-fe (51).

(N) ll eut . ; . trìs-peu de satìsfagiion de la Tiare. ] C'estce que témoigne l’Inscription qu’il voulut que l’on gravâtsur son tombeau ; Adrianus Vlhicsitus est, qui nihìlsibi in-fo lie iu s in vita duxit <quam quod imperaret. Le Pere Lab-be ( 52 ) dit que cefte Epitapne fut mise sur son tombeaudans l’Eglise de Sainte Marie dell' anima , mais il se trompe :le Cardinal, qui lui fit faire un Mausolée dans cette Ectile,y fit mettre une Inscription beaucoup plus longues &plus pompeuse que celle - là. On la peut voir dans uneinfinité d'Auteurs. Pour l’autre elle ne fut gravée que furle tombeau où il fut mis par provision, 8c en dépôt dans1 Eglise de St. Pierre. Voiez Paul Jove sur la fin de la Viede ce Pape. II ne faut pas s'étonner que la Couronne Pa-pale ait été trouvée pesante par Hadrien VI ; car les affai-res générales de la Chrétienté furent dans un grand désordrefous son Régné , & il ne conoissoit pas assez le génie desItaliens, pour ne leur déplaire pas en mille choses. Lesnouvelles qu’il aprenoit tous les jours des progrès 8c des me-naces des Ottomans, 8c son peu d’txpérience dans les af-faires d’Italie -, lui brouillaient tellement k tête , qu’il luiéchapa de dire qu’ìl avoit eu plus de plaisir à gouverner unCollege de Louvain , qu’à gouverner toute l’Eglise Chré-tienne. Neceffe erat Pontìficem rerum Italicarum penitus ìgna-rum , & tum primum urbìum fuarum zy provinciaram regulo-rumque nomina perdiscentem , in omnibus confiliis vehementisfì-me conturbari, adeo ttt quum his cttrarum fluíiibus jaftares tir,aliqttando diceret, (ibi fuiffe jucundius Lùvanii gymnafium cumstudiorum laude moderarì, quam Roms. pontificia in sede Chrìs-tianam rempublìcam administrare {53). S'il n’avoit pas étécapable de conoître par lui-même , que ses irrésolutions 8cfa lenteur causoìent du mal 8c des murmures, il l’auroit supar les reproches que lui fit en face F Ambassadeur de Fer-dinand , qui commença ainsi fa Harangue ; Fabius Maxt-mus , Sanbliffime pater, rem Romanam cunttando restituit, tuvero pariter cunbtando rem Romanam fimulque Europam perde-re contendis. Ce début déconcerta tellement le Pape , quecomme les Cardinaux ne l’aimoient pas , ils pensèrent écla-ter de rire (54).

(Oj Ses maniérés d’agir . . . Vont fait pnffer pour un mi-santhropes Pierius Valérianes (35) en fait un homme qrifuioit k société humaine , 8c qui dans les Cavalcades s’é-loignoit le plus qu’il pouvoit des courtisans ; il dofmoit dêF éperon à son cheval dès qu’il se voioit joint par d’antmfPourvoir k Satire de cet Auteur dans toute son étendueil faut foire choix de certaines Editions ; car il v en a uniont passe un peu 1 éponge fur cet endroit. Celle de Bàle^è1S 7 R n est pas de ce nombre, ainsi que l’a remarnné le Pe«Theop» R,y„„d ( S 6), ,«i ,’p* le%S plícontre les Humanistes de ce tems-là. ^

Q q h

(4Ci Joviitsj

pag. 2JI.

(jo) Aíhcn,Beíg. pag,95 .

(s O Nie.Antonio,Biblioth.Kispan.

Tarn, 1 > pagì179 -

(St ) DeScript, fic-elés. Tom, Ij

(sa) Joviuá,

t»i.- a»-.

( í 4 ) liém ,pat. 276.

(ss) Hiero-glyph. LibtiXIX,

Qs) Ho-plotheca;p“i- 34 *.