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témoignage qn'il n’étoit pas à «ààâî, ». P» --P«r a laglo.re, m l« NP°N . k fortu-ne. fíéiSle Sop se, travaux, & >° succès de ses Uvres, leurs d.va cs Mitrons, Traduû,ans, &ç,& il témoigne trop visiblement qu’il voudroit éue rccompenle (L). } ignore 1 . 1 on dort croire quil
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fi^ayant ïa puissance en main il.devoiî réduire les François auGouvernement Aristocratique ou Monarchique, b faisant fai-re une Harangue à, chacun d eux pour soustenir son opinion.On y voit les noms de Charamond cy de Quadrek, personna-ges imaginaires. C est U ne chose fort surprenante; On est fortpeu asteuré st Pharamonâ fut jamais au Monde, cy quoy qu onJí ac " e qa U y ait esté , c est une terrible hardiesse d'en raconterj S choses qui ri ont aucun appuy. D« Haillan en est repris parle Sieur Dupleix qui luy reproche, quil a tiré ses Haranguesd Amadis de Gaule-, Mais l'Atnadis ne contient point de cesfortes de Discours Politiques : Il faut croire que Dupleix ne
I a allégué en cette rencontre , qu'afin de faire entendre que duHaillan avoit inventé cela comme pour composer une maniéréae Roman, il e st vr ay que fi cela ne se trouve dans l’Ama-dis, cela fi trouve en beaucoup d autres endroits-, Ce font desicux communs qu on voit ordinairement dans les Livres qui
parlent d’un sujet fi trivial, comme sont les diverses formesdí Gouvernement. Du Haillan est accusé d un autre costé d'a-voir eu des Discours un peu libres touchant quelques Ecclésiasti-ques; mais il l'a fait possible pour st monstres bon serviteur den °s Rois cy soutenir leur autorité. Cela n’empesche pas que fisEscrits ne soient plus judicieux C? plus méthodiques que Ceuxqu on avoit veus auparavant. On s'instruit dans fin Histoirede beaucoup de particularisez du Gouvernement François, quiltntendoit assez, bien, comme il a sait connoifire encore dans finLivre de l’Estat & luccez des affaires de France. Enfin il estlouable d avoir entrepris le premier de mettre nôtre Histoire enune belle cy àgreable forme , de quoy il s’est acquitté selon lesConnaissances qu,’on avoit de fin temps ( 5 1 )•
(L) Il étale trop fit travaux & le succès de fis Livres . . .cy il témoigne trop visiblement quil vouloit être récompense .JCommençons par ces paroles de son Epitre Dedicatoire del’Histoire de France (jf). Depuis lors (;z) jusques enïan1576 quil fut premier ement imprimé je travaillai nuit z? jourà cesie Histoire , à la sueur cy peine de mon corps , aux despensde mes années , au grand travail de mon esprit ,cy à la despen-ce de ma bourse au recouvrement des Livres, Filtres , Mémoires,Enchartemens, cy autres monumens quil tn a convenu avoirpour le bastiment d un fi grand Ouvrage , cy ay abandonné mesaffaires cy les moìens de les accommoder au temps que chacun àma veue accommodoit les sien s,cy que plus qu aux autres ficeléschacun s’efludioit plus h gdigner cy profiter , cy attirer des donsCy bienfaits de V. Majesté, qu à faire on lire des livres t poúrme donner tout cy du tout à Paccomplissement de cet œuvre du-quebje sortis âpres quatre années employées à fin bastiment, a-pres plusieurs journées passées en estude , en solitude, cy en grandrompement de teste , âpres plusieurs veilles , âpres plufieurs nuitsà demy veillées, cy âpres une grande Itêlure , feuilletement , re-muement , cy accord de plufieurs Livres Latins, François, cyItaliens, tant anciens que modernes, cy de plufieurs monuments,papiers, Filtres,paperasses, cy panchartes feuiílettées cy tournée',f’y ay tant eu de peine, ( Sire, ) que fi lors que f entreprìns ctstœuvre j’euffe fieu ou pensé le travail quil y falloit prendre , cyque s y ay prins ,je me fusse excusé envers vos Majeftez,cy n yeut eu ni don , ni promesse , ni désir ou esperance d’honneur , degloire, ou dé avantage, qui m’eust peu induire à l’entreprendre.
II montre ensuite fort amplement les imperfections des His-
toriens (54) qu’il lui a sala consulter, & puis il ajoûte: Detoutes ces confusions , diversifiez,, prolixitez, cy labyrinthes ( Si-re ) je fuis sorti, cy ay fait lHistoire de France cy des Roysvos ancestres le mieux quil ni a esté possible. Je n ay pas peu lafaire fi bien quelle le mérité , je ri ay peu luy donner fa perfec-tion , cy ne veux blasmer les morts ny leur Ouvrage pour don-ner louange cy advantage au mien. Mais feulement fans pré-somption cy vanterie je diray que j’ay fait chose qui n’a encoreesté faite par autre, ny veue de nos François, cy a<y donné ài Histoire de France une robbe dont elle ri avoit encores esté pa-rée . il y en a qui feront l’Histoire de France aussi bien
Cy mieux que moi,cy d autres pis; mais fi je ne gaigne le pre-mier rang entre eux, je m ajfeure de riefire mis au dernier.J’ay trouvé moyen de tirer la quinte essence de ces grossies massesd’Histoires antiques, de réduire leur super abondance ,siperfluitê,cy longueur en choses nécessaires cy non superflues, cy outre celane méfiant voulu fier à nos Histoires cy Chroniques, f ay tirédes estrangeres cy des registres des courts de Parlemens, deschambres des comptes, des Chartres des Eglises, cy de quelqueslivres qui mont esté prestez par quelques miens amys ce que jecoTnoissois pouvoir servir à ma matière.. Mon seul but a estéId vérité qui est ioeil de l’Histoire, cy c. II repetc dans fa Pré-face une bonne partie de ces choses : sy ai travaillé, dit-il,par l’espace de cinq annccs;fy ai despendu plufieurs journées cydeminuictées, plusieurs veilles,efiudes cy solitudes y ont esté em-ployées, cy plusieurs livres, chartres,monumens, panchartes,papiers, V paperasses y ont esté leues, feuiílettées, tournées, cyrenversées. J’ay eu plusieurs livres , Latins, François, cy Ita-liens traittans les Histoires de France, d’Angleterre, d’Allemai-gne, d’Italie, d’Espaigne, de Flandres, d'Estasse, de Bourgo-gne, de Brttaigne, d’Anjou, de Berry ,d’Aquitaine ,des guer-res saintes en Asie cy 'tn Europe, des vies des Papes cy des Em-pereurs , cy une infinité d'autres avec infinité de panchartes cyanciens monuments. De tout ctla j’ay tiré la quinte essence, ieVay distillée à l'alambìcq de mon jugement, cy de mon travail,je vous en say vo \ r i a distillation par ce mien oeuvre.
Si vous voulez savoir ce qu’il raconte du succès de sonOuvrage , lisez ce qui suit ( 5 ç \ „ Mon Histoire qui a
FOME II, ’
„ vaincu leur envie, & celle de tous ceux qui eh ont mes-„ dit, vivra tant que le langage François aura vie & cours„ en voflre France. Depuis fa premiere Edition elle a es-„ té plufieurs fois imprimée tant en voirie dit Royaume,,, que dehors icelui en divers volumes & caractères, 8c mi-» se en langue Latine par Pierre Boulanger (çsi) iníriuc-teur de la jeuneíl'e au College de Loudun, homme de„ bonne vie & de grande érudition, 8c qui en ses Escrits„ Latins représente autant qu’homme de l’Europe la pure-„ té & la douceur de Cicéron. Mais d’autant (Sises que
ÍS6 ) Votezson Eloge d art siSte. Marthe.,Livr. /, paç.m. 44 U fest parlé de
Jules ceLax,Bullengc-
iuî.
( 5-0 VuHaillan,à la Préfacede U mtineEdition,
de nouveau i’ay de beaucoup augmenté 8c engroffi par version.
„ dedans mon Histoire l’ayant en quelques endroits enflee R ft Pore dc„ de deux 8c trois feuilles , d’autres de moins , il attendceste imptcíïion pour adjouíter a ía Veríión Latine ceque j’ay adjousté à ma compoíìtion Françoise: de façon" que bien tost vous (Sire) les voiries 8c les estrangersverront ceste Histoire en langage Latin ". Joignez àcela ce commencement de íaPrétace (57)- Je désirais quemon Histoire de France vous fut autant agréable qut j’avoispris de peine cy dt travail au bastiment d icelle. Mon désir, n apas esté du tout vain-, car elle a tellement pieu <* ceux qui ontdu jugement , que depuis ce tems-la, elle a este imprimée , sou-vent cy en divers Volumes tant en ce Royaume que dehors, cylette cy releue par tous les habiles hommes île la France, cy parbeaucoup d’Estrangers. ... Or LeSìeurs ayaìit veu mon labeurfi bien reuscir cy estre fi bien receu tant par les Estrangers quepar les nofires, cy tant de fois réimprimé cy souhaits é, je Tatcorrigé cy de beaucoup augmenté par le dedans cy enrtchy deplufieurs curieuses recherches. En dédiant à Henri III sonOuvrage de l’Éstat & Succez des Affaires de France l’an1580, il s’exprima de cette façon (58): „ Je fuis (Sire) le,, premier d’entre les François qui ay fait l’Histoire de Fran-„ ce, 3 c qui ay par beaux escrits monstre k grandeur 8cl’honneur de nos Roys : car auparavant il n’y avoit que„ des vieux fatras de Chroniques qui en parlassent. Mes„ Oeuvres font vertes 8c leues par toute k Chrestienté, Lc„ mises en diverses langues, 8 c en voirie Royaume y a un„ tressçavant homme qui a mis l’Histoire de France en La-„ tin preste à sortir en lumière, & à se présenter à voirie„ Majesté vestue d’une robe Latine. Je ne suis dè ces har-,, dis 8c ignorans Escrivains qui enfantent tous les jours des„ livres, qui en font de grosses forests, 8c qui en leurs es--- tudes obscures, esquelles ils ne voient pas la lumière des„ affaires du monde, parlent 8c eferivent hardiment, 8 c à„ tort Sc à travers des affaires d’Estat de ce temps des plus„ secrets Lc importans de vos Conseils, jugent de tout, se„ passionnent pour l’un Lc contre l’autre, louent ceux qui„ leur donnent de l’argent, font d’un grand Capitaine 8c„ d’un Chef d’armée un simple Ergoulet, 8c ne vivent que-, de k vente de leurs présomptueux escritz. Auíîì tels es-,, cri vains les verront mourir devant eux, & assisteront hon-„ reniement à leurs funérailles. J’ay appris,Sire (59)...
Voions le commencement de la Préface de ce même Livre.
Plusieurs d’entre vous (Leâleurs) qui verrez ce présent Oeuvre d»fi te fieePasáque say de nouveau reveu, cy de beaucoup augmenté c? enri- ismllq fc\chy , l'auront cy devant veu imprimé en plufieurs sortes de vo- “ - -
htfines cy de caraíleres despuis fa premiere Edition de l’an milcinq cens soixante cy dix. Car despuis ce temps-là , il n’y a euannée quil n’ait. esté réimprimé (60), ayant donné contente-ment h ceux qui l’ont veu , cy qui trouvent ban ce qui est bonQuand il dédia ce même Livre à Henri IV l’an 1594, voi-en à a ce Prince. Il a couru cy veu le monde, Ua esté bien receu dedans cy dehors voflre Royaume , cy les es-trangers lui ont saisi parler leur langue.
Pour ce qui concerne le délit des récompenses on l’a puvoir assez clairement dans les Passages que j’ai déjà tapot-iez ; mais on le verra encore plus clairement dans celui-ci (61 ). J'ay saisi cet œuvre en quatre hyvers, faisons pro-pres pour escrire cy estudìer, cy y ai employé peu de jours desEstez qui ne me semblent pas pouvoir endurer le travail del'escriture cy de l’estude, comme font les jours courts cy froids,que f ai employez à ce labeur. Au[p ay je peur de m y estre mor-fondu , st le soleil de Voflre Majesté par les rayons de ses libéra-lisez cy bìen-faïts ne lui donne quelque chaleur. Il n’y a en vos-tre Royaume aucun homme de Lettres qui excelle en quelquescience, ou qut ait fait quelque bel Oeuvre qui n ait receu dubien de vous, cy tous vos anciens serviteurs font colloquez enhonneurs, cy dignitez, cy pleins cy riches de vos bien saisis, /'Histoirecy dons. Je fuis le premier qui ait escrìt V-Histoire des Roys vos France,anceftres, cy ( possible) le seul qui l’aye saisie en bel ordre cy ^ J -
beau langage, cy entre vos serviteurs je fuis des premiers, cydes plus anciens, cy toutes-fois je fuis le seul, cy dernier à pour-voir , cy non le dernier en mérité. J’ay travaillé cy travailleordinairement pour le public, pltfs que pour moy, cy ne me fuisfeulement méfié de faire des livres, mais aussi j'ay esté quelque-fois employé en voiages aux pays estrangers, cy parmi les affaires que j’ay veu depuis vingt-neuf ans (6zà que je fuis courti- n.4fan, j ay appnns comment ù faloit escrire les Histoires tarlerdes Roys, cy traiter cy escrire des affaires d’Estat. Voilà 1» ÍQÎ, Dulangage d’un Auteur qui n’est pas content, qui se plaint £ne s etre pas enqchi, m avance aux honneurs par l es pro- &ductions de fa plume, 8r qut demande au’elk vLJ c Succès descette récompense de ses travaux si soíasiée fi w * “ de
tée On trouve la même plainte à la fin’dsonè Préfacequ il,publia 1 an 1580. J’ay pns ceste peine, dit-st (63), pourRrrr Z servir
(s>) Le mi-me, EpitreDélicat, de
mat &Succès desAffaites deFrance, à
P Edition deI j80:1/ avoitá’jà dit )’aîsatisfaict àtous cespoinsts augrand corpsde mouOeuvre del’Hiftoirede Franceque je vousai dedie Si-re 3 c quicourt partoute laChrestienté,
(s9} Voustrouverez /<*
Citât . (il).
(tfû) Vlmbátil f a r'e étìnfiiJe vous di-rai quecommeFlmprimeurqui depuisdi* ans l’âréimprimétous îesarií *l’a voulufaire reim-pr trer denouveau.Notez yuécette Préfacefut écrite- «fi1580.
(6i) DuHaillan,Epitre Dédi *cataire de
? Edit, dt
1584.
(6r) Son E-pitre Dtdicd-toire eíl datéedtt I d’AoiíI5S4.
France, ap Edition ddI 5 *°«