Band 
Tome second. C - I.
Seite
702
JPEG-Download
 

H E L E N E.

70 z

(a) Apollo-dorus, Libr,Ut . Votez,anffi Pausa*nias, Libr.Ulypag. ioj)qui remarquequ?ils jurè-rent fur lesen'railles (

Ion U Versiond'^imafxusfur les testi-cules ) d? uncheval queVon veno'td’immoler, &qui fut ensui-te enseveli là -même. Votez,aussi Socrate,

que l’on ne pourroît pas même les excuser quand ils diroient en propres termes qu’ils n’ont faitcela qu’en badinant. Elle fut recherchée en mariage par un grand nombre de Princes, 6í com-me son pere ne lavoir quel parti prendre, parce qu’il craignoic d’irriter ceux à qui il ne la don-neroit pas, il aprit d’Ulysse un fort bon expédient {a). Ce fut de faire jurer à t®us ces rivauxqu’ils aprouveroient le choix qu’il feroit d’un gendre ; Lc qu’ils feroient toujours prêts à l’aífis-ter contre tous ceux qui voudroient troubler le mariage d’tJelene. Alors Tyndare la maria avecMenelas ( C ). Elle avoit déjà été enlevçe par Thesée* mais on crut bonnement fur fa parole,qu’elle étoit sortie de cette affaire sans y laitier son pucelage ( D ). Cependant, il n’en étoitrien : Thesée ne l’avoit rendue qu’après s’en être si bien servi , qu’il lui avoit fait un enfant,dont elle accoucha chez fa sœur (b), La chose demeura cachée, parce que cette sœur fit pas-ser l’enfant (c) pour le sien {d). Le fort ordinaire des enlévemens est qu’une fille y changede condition, soit qu’elle l’avoue, soit qu’elle le désavoué: plus elle est belle, plus est-il croia-ble qu’elle subit cette loi j nos faiseurs de Roman n’ont pas pris garde à cela (E ), ou bien ils

in Encomio Helens. ont

(b) CW<»'dU™* 10 '

nott,

(i«) Hygi-nus, Cap.LXXV1II.

(i7)Biblior.Libr. íll.

(ií) Hygï-nus, Cap.LXXVUU

(19) Plu-tarch. inTheseo,

M?. 15 -

(20) Elle se.nommaitc/£thra.

{21) ^A celuide Proserpinefille d'^Aido-neus 7 \oi desIdolojses .

(22) Héro-dote , Livr,

1 X , Chap.

hxxn ,

attribue celaattx DeceliensTribu d*, 4 -thenes,ou mi-me au seul

Deccleus,

(23) Votez,

V ^ArticleAc.amas,*Rem. (^ 4 ),

(24) Plu-tarch. inTheseo,

P*S- 15.

(25) ApudPlutarch.ibid. pag. 14.

(2í) ApudTzetzen inEycophro-nem.

{27) Cite parMeziriacsur les Epî-tres d’Ovi-d e,pag. 4S2.

(2*) Pausa-nias, Libr.II,pag. 6 $.

(29) Idem ,ibidem.

(30) ©BzíafUgj E'aîvik

Tíîf Ù.ÍQÇ tyí-Vî T 3 ■S’Upfit-Tpg l’cpiys-

(C) Tyndare la. maria avec Menelas.'] 11 y en a qui di-sent (ió) qu’il ne le choisit pas lui-même pour gendre, maisqu’il permit à Helene de choisir parmi ses amans celui qu’ellevoudroit épouser » 8c qu’elle préféra Menelas à tous les autres.Apollodore (17) prétend que Tyndare céda son Roiaume àson gendre; mais d’autres disent 118) qu’il se contenta de ledésigner pour son Successeur. C’étoit donc un grand partiqu’Helene, puis qu’avec une beauté li accomplie, elle apor-toit une couronne à celui qu’elle époufoit.

(D) Thésée l’avoit enlevée ... on crut . . . quelle étoitsortie de cette affaire sans y laijfer son pucelage.] Selon Plutar-que, elle n’avoit pas encore atteint l’âge nubile,quand Thé-sée l’enleva du Temple de Diane où elle dansoit ( 19). II lamit sous la conduite de fa mere (20), 8c les donna toutesdeux en garde à l’un de ses bons amis dans Aphidnes, 8c s’enalla travailler à un autre enlèvement (21 ) avec son ami Piri-thous. Les frétés d’Helene, Castor 8c Pollux, ne perdirentpoint de tems ; ils entrèrent dans l’Attique à main armée pourredemander leur sœur. Les Athéniens leur protestèrent qu’ilsne savoient où elle étoit. On ne se paia pas de cette répon-se , on se prépara à faire des hostilité! ; mais un certain Aca-demus aiant fait savoir aux frères d’Helene qu’elle étoit àAphidnes (22), ils allèrent attaquer cette ville, 8c rempor-tèrent d’assaut. Les portes d’Athènes leur furent ouvertes : ilsentrèrent dans la ville fans y faire aucun désordre ; ils ne de-mandèrent qu’à être initiez aux mystères. Ils ramenèrentHelene à Lacedemone : on dit aussi qu’ils y amenèrent lamere de Thesée; 8c que cette bonne femme suivit Hele-ne ( 23 ) jusques dans Troie ( 24).

Hellanicus donne cinquante ans à Thesée ( 25 ), 8c septà Helene ( 26 ), au tems de l’enlévement, 8c ne laisse pasde dire que Thesée la dépucela. Duris Samien (27) assu-re qu’Helene étoit enceinte d’Iphigenie , quand on la tirades mains de son ravisseur. Pausanias dit la même chose,8c ajoûte qu’elle accoucha à Argos chez fa sœur Clytem-nestre , femme d’Agamemnon , 8c qu’elle lui commit l’é-ducation de sa fille (28). 11 dit qu’Èuphorion, AlexandrePleuronius, 8c Stesichore avoient témoigné dans leursPoésies , qu’Iphigenie étoit fille de Thesée 8c d’Helene.Les Argiens en éroient fi persuadez, qu’ils croioient qu’He-lene fit bâtir après ses couches le Temple de Lucine quel’on voioit dans leur ville (29). II y eut bien des genstrompez en cette rencontre. Agamemnon crut qu’Iphi-genie étoit fa fille ; car fa femme le lui assûroit. Castor 8cPollux se persuadèrent que leur sœur revenoit pucelle; carlors qu’ils l’interrogérent fur ce point fi délicat, elle répon-dit qu’on ne l’avoit pas touchée (30). Que dirons-nousde Menelas, qui l’épousa quelque tems après ? II crut bon-nement être le premier qui fit la breche , 8c cependant ilépoufoit une mere.

Quand j’ai dit qu’Helene fut interrogée par ses freres, j’aisuivi le docte Mr. Meziriac ( 31 ), qui a entendu de cette fa-çon le Grec que je cite : mais d’autres, avec plus de raisonpeut-être, disent que Castor 8c Pollux conseillèrent à leursœur de se vanter d’avoir encore sa virginité. C’étoit unconseil fort sage, 8c dont Helene toute jeune quelle étoitauroit bien pu se passer : elle se fût bien vantée de cet avan-tage sans la suggestion de personne. Elle assûre dans Ovideque Thesée ne remporta que quelques baisers pris par force,8c quelle en fut quite pour la peur :

, PJU aï/-

THV

3 t TdÇ EVêVUCKKv-

•Tf« i uy>iVçîc9 T$CÇ cfê TffV

Non iamen ì fatflo sruâlum tulit ille peiìtum ,F.xcepto redit passa timoré nihìl:

Oscula luílanti tantummodo pauca protervusAbftulit : ulterius nil habet ille mei (32).

»*sÌTív a i r ;>SJtíïv E'as-va ydt> Trw-

*TùùV àftK-qSùV , r?»jtcç#

OhjÍuç«jÊirgA- 3 -ÉÍr.Thefii & Ile-lent, 7 f»*tinta filsfuit Linge-nia , ea r >>que

Elle avoue cependant que Thesée étoit fort jeune (33). Ovi-de a observé le décorum en la faisant parler de cette maniéré ;mais il ne l’obscrve pas moins quand il introduit une autrefemme qui croit qu’Helene mentoit ;

illam de patria Theseus, ( nifi nomine fallor)

Nescio qui s Theseus , abflulit ante suâ.

A juvene CL cupido credatur reddita virgo.

Unde hoc compererim tam bene, qu/tris ? amo.

Vim licet appelles, er culpam nomine veles ,

Qua toties rapta est, pnbuìt ipfa rapt ( 34).

Remarque suivante servira de Suplément à celle-ci.

for or IU Un a Clyttrnnflra educavit , .Aramemnoni dicem se c*m peptrifse : nam Hetena fra-tribus auscultant vorgtnem Je a Theseo diseefisse ajibat. Nicander, Libr. IV Alteratorum,apud Anton, obéraient, •'trat. (3.) Sur les Epîtres d’Ovide, prtg. 483.

(32) Ovidius. Epist- Helem ad Farid f. M . ( ìì) Et juvenem saisi pani-

tuijse pace. ibidem, y. z r. UlJ Ovtd. m Ep:st, Oenones ad Eaiid.tf. 127 .ér/e 97 .

(E) Nos faiseurs de Roman núnt pas pris garde à cela.]

II est certain que Mr. ou Madle. de Scuderi, 8c les autresfaiseurs de Roman leurs contemporains, ont choqué forte-ment la vraisemblance, quand ils ont fait enlever leurs Hé^roïnes, fans vouloir qu’on crût qu’elles accordassent de gréou de force aucune faveur à leurs amans. Je sai bien qu’il-feroient infiniment plus inexcusables, s’ils ne suposoientpas, comme ils font, quelles étoient enlevées fans y con-sentir en aucune sorte. II y a certains pais où l’on ne châ-tie point ceux qui enlèvent des filles qui le veulent bien :cette impunité est cause que les enlevémens de cette natu-re sont très-fréquens ; 8c il n’y a personne qui croie que lesravisseurs usent de délai par raport à la jouissance. Jusqu’auprémier gîte tout au plus : 8c même la plupart des genssoupçonnent que la jouissance a précédé levaíìon. Quoiqu’il en soit, cette espece d’enlévement est presque toû-jours suivie du mariage, parce que si les parens ne consen-toient pas aux noces, ils se verroient chargez d’une fible déshonorée selon l’opinion de tout le monde , 8c quine trouverait de mari qu’au cas que quelcun se voulûtbien contenter des restes d’un autre. Avouons donc queles faiseurs de Roman se garantissent du plus gros du ridi-cule , par le soin qu’ils preneur de suposer que l’Héroïnes’opose autant qu’elle peut à l’enlévement; mais néanmoinsils ne sauraient se tirer d’afaire: ils renversent les notionscommunes, 8c ils sc font un système diamétralement opo-sé au jugement du public, 8c au bon sens. Quel motif ontleurs Héros quand ils enlevent une maîtresse? Lui veulent-ils déclarer qu’ils meurent d’amour pour elle, 8c que ses ri-gueurs les mettent au désespoir ? Ils lui ont déjà déclaré cel*je ne sai combien de fois, 8c ils ne recourent à l’enlèvementque lors qu’ils la savent déterminée à rendre heureux unautre homme , 8c à n’avoir de sa vie que de la froideurpour eux. Espèrent-ils que leurs soupirs fi inutiles avantqu’ils l’eussent irritée la toucheront dans le vif ressenti-ment où elle est contre un ravisseur? La vraisemblance ré-pugné à cela. II faut donc qu’ils se proposent de se préva-loir de l’état qui la réduit à leur discrétion, 8c de la met-tre dans les termes qu’elle soit intéressée toute la premiersà parler de mariage. C’est dans le vrai l’une des vues deceux qui enlevent quelque fille contre son gré; ils se P er 'suadent qu’après avoir été quelques mois en leur puissante >fa réputation pour le moins ira fort mal, 8c ne pourra êtrerétablie que par la bénédiction nuptiale. Auffi voit-onfi d’autres se marient à de telles filles, ils deviennent sertsuspects d’avoir recueilli les restes du ravisseur; ils en se 1 !;raillez , 8c ne passent point pour délicats. Nouveau traitcontre Messieurs les Romanistes , dont les Héros aspiresde toute leur ame à épouser des maîtresses, que leurs ri-vaux avoient enlevées plus d’une fois. Vous trouverezCritique de tout ceci dans le Parnasse réformé. Cyrus ymurmure de ce qu’on ne lui avoit point donné une H es0l íne à qui l’on ne pût faire aucuns reproches. Vous jugt^ “ ,efans doute par ce discours, dit-il (35), que je nesf^tjcontent de Mandane , O 1 certes que voulez,-vous que jtd elle âpres tous les enlevemens qui luy arrivent ì Dois-} 1 í*fer quelle fort bien pure des mains de quatre ravìjfeu rs 'les moins clair-voyans dans ces Mystères peuvent-ils doutt r ?vous ne me donniez, le reste des autres ? Vous deviez., c f . fsemble , mettre sa pudeur à d’autres épreuves ! Cellet'^ aun peu trop sortes pour une chose fi frefie, ct Manda# 1 a retoit pas une place qui pût refifter à tant d’ajfauts: P^'Jffirese fût-elle bien tirée d’un premier enlevement ; se veU* ^ unqu’elle auroit eu assez de vertu pour ne se pas rendre tod ((coup , er son honneur se pouvoit sauver sans miri^ 1mauvais pas. Mais les recheâtes font mortelles dans tl -tieres : un second enlevement ravage tout, er t* ne ^ tr011> t .sllren a plus que les restes d’une fermeté ébranlée , ^fia/fenfe.moins encore , ne fait que des efforts inutiles pour fi .

Apollon eut égard à cette plainte, 8c prononça ce ^„ Déclarons que nous ne reconnoissons P°‘ nt ^i er oïnes„ ros tous ceux qui seront cocus, ny P° ur 77 t r un e„ toutes les femmes qui auront esté enlevées P ^,, fois (36) ”. La Balade de Sarrasin fur ïenleycMademoiselle de Bouteville , par Monsieur de CoLtgny L^pieest un autre Arrêt de condamnation ; car voici le ode ce bel Esprit :

Ce gentil joli jeu d’amoursChacun le pratique à fa guise ,rsfui par Rondeaux ev beaux Discours ,

Chapeau de fleurs, gente cointife, fitir-

B-seT 6 '

4, o"/"'.

' EdI c ' c

les

M-ns.

Uero 1

de"

des

ï«es

fjli

là

t&fjï

fie 1 " 1 ’

I