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Tome second. C - I.
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707
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HELENE.

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(f) Stepha-nus, VoccAfyyp.

Scho-iiaft Ho*

îììkri, (fr

ï'Ustathins>n Uiad.L 'br. lu.

opinions font assez diverses touchant les enfàns d’Helene : les uns disent qu’elle n’eut que des (h)

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filles (/) j d’autres assurent que Menelas eut d’elle quatre garçons ( g ). On parlote aufli d un ‘ ACHl , MAÌfils qu’elle eut d’Achille (h). Elle eut de Menelas la belle Henmonej & de Paris une fille, qui cmu m (f).eut nom Helene Sc qu’Hecube fit mourir. Le pere vouloit qu’on )a nommât Alexandra -, & (,') ítoiem*fur l’ooDosition de la mere ( i) , il selut jouer à qui donneroit le nom ^ Helene gagna , & fit

Crater , & d.u

l’opposition de la mere ( i) , .— j a „ , r

porter son nom à fa fille (k). On a fort parle du coller d’Helene (§), « de sonNepenthes qu’elle fit boire à Telemaque fils d’Ul.ylle (2" 1 ). On a dit auíh qu etant fui le point d etié

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Hephœst.aptid Pho-tium,y. 480^

( kj Idem,ibidem*

(’3i) Hero-tì °t. Libr.lc ‘‘p. IV. ’

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(' 33 ) Eurip.

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(' 36 ) Purip.

•" AudioOiacha, Vers.68l >f. S 22 .

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*1 , Chap .

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mander satisfaction de cette injure : on lui répondit qu ilsn’en feroient point, puis qu’ils n eu avoient jamais reçu ausujet d’Io. Lenlévement d'Helene fut entrepris en repré-sailles.; & quand les Grecs la redemandèrent, on leur répon-dit qu’on useroit envers eux, comme ils en avoient usé en-vers les Asiatiques qui redemandoient Medée. Ils ne s’arrêté-rent pas à cette réponse; ils levèrent une grande armée , 8callèrent ruiner le Roiaunie de Prìam. Voilà ce que les Per-ses faisoient valoir pour justifier leurs guerres : ils prétendoientque l'expédition de Troie leur donnoit droit de tenir les Eu-ropéens pour ennemis , & de les traiter fur ce pied-îà. Ilsdesaprouvoient la violence de ceux qui enlèvent une femme,mais ils prenoient pour des sots ceux qui s’amusent à la re-couvrer , Le pour des gens sages ceux qui la méprisent ; at-tendu qu’on n’enleve que celles qui le veulent bien. Quant ànous, disoient-ils, nous n’avons jamais eu d'égard aux fem-mes que l’on enlevoit d’Asie; ce font les Grecs qui ont com-mencé de faire la guerre pour les intérêts d’une femme deLacedeiUOne. To ptit vvv àgnátfuv ymitlx.ur, , á’iâgàv âSir.mtçyov livat , A Sì áç-srartSitr-U-iv c- 7 ruSr,it 71- otryao-^at tí-

f l&ipmv , ûivoîîTftJv , ra os pe r oS £ púr,l otprv s%ltv ugoratrh'ile-lúiv , c-*y-Ççmur. SriÁa yàp F-ì oti tì nì avrat ì&aÀÍaro , àv ìiprrát.m-m. o-ipiat ftè* rèç Ìk tt ,s A’o-ire Àeyticrt nierai ápirageftívuiiTcêv yvraitwi Acyov xóevs. TreirTarB-ai. Se (juideîn Jentìre inju-rwrum ■virorum faftum ejje ràpere feminas : amentïum vero ,raptis ulcifcendis opérant dare : pntdentium aittem , pro nullahabere raptarum pulchritudinenì : quippe qu& , nifi •voluijjem ,ftaitd dubie rapts, non fuijfent. Eoque fuarum semmartim exAfia raptarum Perss ntgant ullam se habuisse ratìonem (13 s).II faut placer ici cette Observation d’isocrate: la guerre deTroie, dit-il, fut très-utile à la Grece; on y inventa biendes choses, on commença de rendre l’Europe supérieure àl’Afie. Avant cette guerre les barbares faisoient des conquê-tes fur les Grecs. Helene fut cause que les choses prirent untout autre tour; car depuis cette guerre les Grecs enlevèrentdes villes & des Provinces aux barbares (132.).

11 ne faut pas oublier le Passage d’Euripide , où Peleus ditsi bien ses véviter à Menelas. 11 lui reproche principalementdeux grosses fautes; la prémiere d’avoir agi avec fa femmecomme si elle eût été honnête, la seconde d’avoir levé beau-coup de troupes pour la recouvrer. Vous la laissâtes fur fabonne foi, lui dit-il; & fans donner ordre que votre mai-son demeurât fermée , & qu’il y restât des valets, vous ensortites tout comme si Helene , la plus méchante de toutesles femmes, eû.t été bien chaste.

(142) ldem%ibidem .

(143) Diog.Laërtms, mThalete,Ltbr. /»nurn. z r.

(144) Me-nag. inLaëit. ibii.Meuríìus itiLycophr.pag. 272.

(í 4 <) inCaffandra,Vers. 854.

(146) Apú-log. «n294.

A % !k.Xkç ídíyAtí ê'ápiaû* eçtaç M 7 rm +

^ yvvc 67 K.oc <rá<pç ov’ îv oóp.oi$ ,

Linquens domum non claufam, ty fine servis,

Quasi haberes caftam muïterem in sdibtis ,

Qus omnium est pejftma (133).

Elle prit la fuite avec un jeune étranger, 8c vous, pour l’a-mour d’elle, vous avez fait prendre les armes à toute la Gre-ce ; vous eussiez dû au contraire, après avoir éprouvé l’infi-délité de cette épouse, la laisser où elle étoit, 8c paier mêmeun tribut pour éviter qu’elle ne remit jamais le pied dansvotre maison.

H’’v xPv v r" ù-jro’jrTÒo-ottTU., ftrxivttv iïopv,

K«*•)» ìtpivfíiT , «AA’ làv ccòtS fiiHiíi,

Mir&òv te Sevra, ttr trer lit aítisç Act^fù.

Quam oportebat te eonfpuentem non movere hajìam ,

Cum invenifies malam , Jed finere ibt manere ,

Mercedemque dare prreterea, ne unquam in sdes eam recì-peres (134).

1KX

' c ’rcu/„d e .

Menelas répondit fort mollement que les Avantures de fafemme avoient été involontaires, 8c un coup du ciel (135),8cque de l'a étoit sorti un grand avantage pour les Grecs (136),qui avoient commencé d’aprendre f Art militaire au fiege.deTroie. Cela confirme l’Obfervation d’Ifocrate.

(S) On a fort parlé du colier d'Helene.] Menelas fe prépa-rant a l’expédition de Troie, fut à Delphes avec Ulysse poury consulter ÍOracle, 8c y consacra le colier d’Helene. TonSr MsvÉA «!>5 set Tri srjovo<« (1 3 7) A’fVô: rh rf E’aÉVíic opitovàútrKit £» taiMioic,. lune fane Menelaus Provìds Minervsmonile Helens Delphis dedicavit (138). L’Orade lui ordon-na de le faire, & lui promit par ce moien la punition du ra-visseur. Athenée (139) nous a conservé la Réponse de l’O-racle: elle ne contient que trois Vers, & nous aprend quece colier étoit d’or massif,8c que Venus lavoir donné â He-lene. Lors que les Phocéens pillèrent le Temple de Delphesen la toó Olympiade, ce colier fut une partie de leur butin ;mais il produisit un étrange effet: la Dame qui s’en para de-vint une infâme prostituée (140). Elle quìta ft maison pourV.4U- the "- couris le monde avec un jeune Epirote qu’elle aimoit (141).H. v Ce fut ou une contagion bien active, ou une maniéré de pu-

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les dépouilles d’un lieu si saint. Voièz la Remarque (C) del’Artide d’E g i a l e’e.

Notez qu’il y a des gens qui content que la Dame qui eutce colier, étoit déjà impudique. On dit que les femmes deceux qui pillèrent le Temple disputèrent à quiauroit le co-ller d’Helene, 8c le colier d’Eriphyle, 8c qu’il salut en venirà la décision du fort. Celui d’Eriphyle échut à une femmesevere, farouche, qtli depuis tua son mari ; l'autre échut aune femme fort belle, mais fort lascive (141). _ •

(T) ... C?* de fi» Crater, <y du Nepenthes quelle fit boi-re à Telemaque fils d’VlyJfe.] Le Crater étoit un ouvrage deVulcain : c’étoit un présent de noces; car lors que Pelopsfe maria, Vulcain lui fit ce présent. Menelas issu de Pelopsrecueillit cette partie de la succession, 8c la perdit lors queParis enleva Helene, avec les bijoux 8c les meubles de sonhôte. Mais on prétend qu’Helene jetta dans la mer ce beaûprésent, auprès de Pile de Cos, 8c que s’étant trouvé dansle filé de quelques pêcheurs, il seleva une dispute dont ledernier dénouement fut qu’on le consacra à Apollon. Se-lon l’Auteur qui m’aprend ceci c’étoit un trepié (143) ínéanmoins les Interprètes (144) prétendent que Lycophron,

Diogene Laërce , Apulée , & Philostrate ont entendu làmême chose. Or Lycophron l’a nommé (145) rxiránov r.px-T-fia: 8c voici les paroles d’Apulée (146) : kunquam apudeum (Homerum) marina aiiquo er pifculento medicavit necProteus faciem, nec Ulysses serobem , nec JEolus follem , necHelena Chathiîem, nec Circe poculmn , nec Venus cingu-lum. Quant à Philostrate, voici ce qu’il dit dans l’EpitréDédicâtoire de là Vie des Sophistes. TiSe tStó

itf/S-i UTràrav , xai r à S. p Phi mi xfe'pliï 7Ï5 y»®fi»ç , 010-71100 iioaTrp rf E Aévîjç Toit AiyvTrrioit II ne me

semble pas que ni lui ni Apulée parlent d’un vase particu-lier , qui ait apartenu à Helene comme quelque ouvrageexquis. II est visible qu’ils font allusion à ce qu’Homereraconte dans le IV Livre de l’Odyffée touchant le Nepen-thes; c'est qu’Helene pour réjouir Telemaque fils d’Ulysse8c les autres conviez, 8c pour les empêcher de faire atten-tion à leurs malheurs, mêla dans leur vin un peu de Nepen-thes, qui étoit un je ne fat quoi d’une excellente vertu.

E». 9 -’ av. 9 -’ Èíàá ivorr B’Aéi'íj A ms ÌKyiyavta.

Aìtik ap lis ùivov pÚAi siápuuKtv , iv'T.v )Vi vov ,

Kîî^'ív.^cç r áy^aXbv ri , y.a-.hev í:tÍáv,Scv á.rávToi,.

0*4 70 ■/.itraÇptp.iiEv iTrrv Korrr.pt ftiyiir..

Ibi tum alia excogitavit Helena e Jove nata.

Prot'mus fane in vinum mifit pharmacum unde bibebant.

Absque dolore cr ira, malorurn oblivìonem ìnducens omniumQui illud deglutieritpostquam crateri mixtum erit (147).

Helene avoir aporté d’Egypte ce remede merveilleux: Po-lydamna femme de Theon le lui avoir enseigné. Hornerene dit quoi que ce soit touchant le vase qui contenoit levin mixtionné , 8c ainsi Apulée 8c Philostrate n’y considè-rent que la vertu du Nepenthes ; 8c par conséquent ils neparlent point de ce beau vase dont Diogene Laërce a faitmention, je veux dire du présent de noces que Pelops reçutde Vulcain, &c. Souvenez - vous id dé ce que j’ai ditdans la prémiere Remarque, en faisant mention d’une coupequ’Helene offrit à Minerve : 8c st vous voulez savoir pour-quoi je me suis servi du terme barbare de Crater , je vousdirai que c’est à cause que les mors verre , coupe , tasse ,gobelet, n’expriment point ce qu’on entendoit par Crater,au tems d’Homere. Crater estait un grand vaisseau dont onne fi fervoit point pour boire dedans , mais seulement pour ymester l’eau avec le vin . .. cy de ce vaisseau on puisait le vinainsi méfié avec des coupes , ou premierement ils en versaientdans 'des pots , cy dans des chopines, cy de là dans íes tasses(148). Notez que le vase dont parle Diogene Laërce fut jet-te dans la mer, avant la guerre de Troie, 8c que celui dontles autres parlent étoit chez Menelas depuis cette guerre.

Je ne dois pas oublier qu’il y a eu des Savans qui ontchoisi le Nepenthes de l’Odyffee pour le sujet de leurs veil-les , Sc de leurs^ méditations. Ils ont fait bien des conjec-tures ; ils ont bâti beaucoup d’Hypotheses. Voiez la Dis-sertation de Pierre Petit intitulée Hòmeri Nepenthes , 8c im-primée à Utrecht l'an 1689 in 8. On y trouve du génie& de la science. L’Auteur parle d’un Jurisconsulte Napo-litain , qui a traité la même matière, 8c qui s’est abandonnéà tous les excès de l’esprit de digression. Je raporte cettepeinturé parce qu’elle représente fort naïvement le caractere de l'affectation d’étaler tout ce qu’on a lu, Lc parce austîque l’on y peut voir plusieurs imaginations creuses t ou r W d ?

le Nepenthes. Non morábor hic studiofis variis qlafiZÌbu' S '

ut Petrus la Sena , an Nepenthes ex eorum numéro effet m A*camentorum qus ehimica arte parantur , an simplex Lìi J rIms nnmrs propnetate efficax. ' Xft fcìlicet habeat occasZJl'qus de artts t,us origine cy antiquitate leoerat eWanA.ÍT 'in AnOutatinne tilurt.t anorn. ? n dendi: aua

('47) Hd- .mer. Odyss,Libr. n r .

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& censureAmiot &Vìgenere,

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Hxemplbdes effets dtfl’Esprit de

c - o—■-„ • ... , ,, . » ‘ in disputatìone plures onerat pavinas afilt',./ J ae stdi:qua

muon fort peu digne de la Déesse à qm Menelas 1 avoir con- torum . Nec minus inanis i- íperkus *** ^ tte , ntla Uc 'sacre. II eut falu punir par un mal physique, 8c non par un tam sollicite de gemmarum viriíus diíT ^ ar ^ uendus '’ cum

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