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Tome second. C - I.
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708
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HELENE,

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( 749 ) PetrusPetit us inHomeriNrpenthe,Cap. III ,in t. pag. 6 J

(î $o) Cheval.de Meré,Discoursdes Agre-mens, pa%.140 Edit. deHollande.

(içt) PIu-tarch, inParaLlelís,pag. 314 .

DansT^emarque

(r;r)U %e

w-

(isl) Ptol.Hephzst.apssd Pho*tium, pag.480.

( 154 ) Votez.P ArticleEgi ale'e ,Citation ( 10 ).

(15 í) *««.

les Penséesfur les Co-mètes , num.Iji.

('56) ^ lat a í e 341,

342 » à l'ann.3 87 t dit. deHollande.

(r57) Cesparoles équi-voques, mais

qui signifier*plus nettementdes reprochesfaits par Ve-nus , que desreproches faitsà Venus , onttrompé quel-ques cAh~leurs.

immolée, un miracle la sauva (U) : & l’on a tâché d’cxcuser ses adultérés, en disant que lesDieux l’y avoient poussée (X). Les Paiens ont emploié de semblables íupositions en tant derencontres, qu’ii ne sera pas hors de propos de rechercher ce qui leur a pu servir de motif pourraisonner de la sorte. C’est à quoi je destine une Remarque ( T).

Quel-

randum quo d ipfe postea satetur. Cum etiam profeffus non ejfehominis frugi , tempus terere tnveftigando , an forte h st c Hele-ntt potio [verba ejus refero ) peu.ytx.wc, , hitjttsmodì curationisefficacïam retinuerit , multa nihilo fecius subjungit de Magia'JEgyptiorum , veterumque Medicorum incantatìontbus , locaqueHomeri profert ex Odyffea , qua ad magiam pertinere exiftiman~tur , eorum scilicet testimonio, qui, ut Plinius lib. 30 cap. 50réfert , Protea c V Sirenum cantus apud Homerum non aliter in-tellìgi voluerunt. Tum multa interponit de cratere Helena , cap-tata occapone serments ex quodam Cedli Rbodigini loco. Et quidmagis ùrrpocrítowroe , quam de Clematide JSLgyptìa dicere, quoscommate Zenonem Citti&um solitum peti, quod procero gracili-que iir fusco corpore effet, tradit Laertius? His ìgitur ( inquam)qu&- nihil ad rem attinent, pr&termiffts , aio Nepenthes fuisseunum e terra nafeentibus-, quoddam scilicet herbu aut virgultigenus (149). Mr. le Chevalier de Meré s’imagine que le Ne-penthes n’est autre chose, que les charmes de la conversa-tion d’Helene. Voici comment il s’exprime dans un Traitéoù il adresse la parole à une Dame. ” Quoy qu’Homere,, ne s’étende pas fur l’éloquence d’Helene , luy qui parle„ tant de celle d’Ulisse , 8c de Nestor ; il ne laisse pas de„ faire sentir par un mystère de poësie qu’on avoit du plai-„ sir à l’entendre ; 8c voicy en peu de mots ce qui me le,, donne à penser. Clisse fut long-temps après la prise de„ Troye sans pouvoir revenir en son Isle d’Itaque : son fils„ Telemaque en étoit en peine, 8 c pour sçavoir s’il étoit„ mort ou vivant, il alla voir Nestor qui ne luy put ap-„ prendre ce qu’;l étoit devenu. Delà ce jeune homme„ continuant son voyage se rendit chez Menelas où il vît„ Helene, 8 c soupa avec elle. II étoit fort triste, 8c parce„ que cette Princesse en eut pitié, elle usa d’un charme„ pour luy faire oublier tous ses déplaisirs. Ce charme ,„ dit Homère, étoit une liqueur quelle versa dans le vin„ avant que de se mettre à table , &c ce breuvage étoit fi„ puissant qu’après en avoir goûté , il étoit impossible de„ répandre une larme de tout ce jour-là. Elle avoit en-„ core un beau secret qu’elle tenoit de la Déesse des Gra-„ ces. Vous sçavez qu’il n’y a point de Dame qui puisse,, imiter le son de vos paroles : Mais fi elle vous eut ob-,, servée, elle eut si parfaitement pris vos tons 8c vos ma-qu’on l’eut prise pour vous (150) ”

ab effigie, quam e cedro feciffet Veneris nomme, injeSlis corn-pedibuspœnas expetipoffe (158).

lait traduire ceci selon Syllmrgius : Nam profecto stolidum omnino ioliV ' ^dro simulacio, & Veneris nomme ei indito, putare le hac ratione « lcl

( r) C’est à quoi je destine me Remarque. ] Menelas, ré-pondant aux durs reproches de Peleus, déclara que la vo-lonté d’Helene n’avoit point été la cause des Avantures quiavoient traversé fa vie, mais qu’il faloit s’en prendre à la vo-lonté des Dieux.

E'Asvd èfxó%( nr £■% IxScr' à à à’ ex CdcS'i.

Helena vero -ventt in&rumnas non volent,sed divinttus(lf)]‘

C’étoit un langage assez ordinaire parmi les Paiens. Ils im-putoient à la fortune , c’est-à-dire à Dieu , non feulementleurs mauvais succès , mais aussi leurs fautes. Cette excuseou cette mauvaise consolation sembloit toujours prête » 011y recourait d’abord. Plutarque nous aprend cela en rapor-tant quelques Vers qui contiennent une chose qu’un pcredisoit à son fils, 8c la réponse du fils :

Souvent mon fils les habitant des cieuxPont trébucher les hommes soucieux.

La réponse fut,

ll n’y a rien pour sa saute excujerSi à la main que les Dieux accuser.

Je me sers de la Version d’Amiot, & j’observerai en pe-sant que l’épithete soucieux qu’il a mise au second Vers estune cheville que la nécessité de rimer lui a extorquée , &qui n’a nul fondement dans sOriginal. Comparez un peu leGrec avec la VersionFrançoste,vous trouverez que j’ai raison-

floAV w rexìioo trpsáhXòVTli úsâ-çwsrovq ®cttí.

T 0 pôcç-wt îissus, cct-cturtrurB-ut Qeovc.

Multts homines in rébus deciptunt Dît,

Mea proies, atque dura conciliant mala.

E 1 L. Dixtiid, nihil quo facìlius dicîu est, DeosIncustans (160).

Vous vous imaginerez peut-être que la grande facilité ssicl’on trouvoit à former des plaintes contre les Dieux portales hommes à se servir de ce subterfuge sans examen & lànsréfléxion, & que c’étoit un de ces premiers mouvement

(ut) r,!d

niere d Pfasto « C

>, meres,

(V) Urì miracle la sauva.'] Voici ce que c’est. Une _ . . ... ,_ _

grande peste ravageoit la ville de Lacedemone ; les Dieux fini s’élevent dans notre ame avant que nous aions eu I efirent savoir que la santé reviendrait, pourvu qu’on sacri-fiât tous les ans une fille de qualité. Le sort tomba unefois fur la belle Helene; mais comme on la menoit à l’au-tel un aigle survint qui enleva le couteau, & l’alla mettre surune genice. Cela fut cause qu’on épargna la vie d’Helene (151).

(jf) On a tâché d’excuser ses adultérés , en disant que lesDieux l’y avoient poussée.] J’ai déjà touché ce point (i;z) :mais st y manque quelque chose. 3 i les uns disent que V e-nus ménagea l’enlévement de cette femme , pour témoi-gner fa reconoissance au juge qui lui avoit fait gagner facause dans une dispute de beauté , d’autres assurent qu’ellele fit pour se venger dune offense. Menelas lui avoit promisune hécatombe en cas qu’il obtint Helene , mais aiant ob-tenu ce qu’il souhaitoit, il n’accomplit point son vœu. Ve-nus en fut indignée; & pour le punir, elle fit enforte qu’onlui enlevât fa femme (153). D’autres prenent la chose d’unpeu plus haut: ils prétendent (154) que Tyndare oublia Ve-nus dans un sacrifice qu’il offrit à tous les Dieux , & qu’enpunition de ce mépris Venus fit enforte que les filles de cePrince fussent bigames , trigames , & desertrices de leursmaris. Ce qu’il y eut de plaisant, c’est que la même Déesse,qui avoit précipité dans le désordre les filles de Tyndare,lui reprocha leurs adultères. On prétend _ que ces repro-ches le touchèrent si vivement, que pour s’en venger il luimit les fers aux pieds. Pausanias ne saurait croire que Tyn-dare ait été assez ridicule, pour s’imaginer qu’il se venge-rait de Venus en faisant une statue qu’il nommerait Venus,

& qu’il attacherait par les pieds. Mais en cela cet Histo- _ „„

rien ignore fa Religion. II ne fait pas qu’en plusieurs ren- maladies du corps qui mettoient à bout la science, ^ cecontres les Paiens ont déchargé leur colère fur les jTempJes, périence des Médecins les plus éclairez.. Nous cannois

tems de nous préparer à juger des choses ; mais st est cer-tain qu’en plusieurs rencontres on parloit ainsi après y avoirmûrement pensé. Ceux qui réexaminent pas à fond ce q UIse passe en eux-mêmes se persuadent facilement qu’ils so ntlibres , & que st leur volonté se porte au mal , c’est l eurfaute, c’est par un choix dont ils sont les maîtres. C £UXqui font un autre jugement sont des personnes qui ont étu-dié avec soin les ressorts 8 c les circonstances de leurs ac-tions , & qui ont bien réfléchi fur les progrès du mouve-ment de leur ame. Ces personnes-là pour l’ordinaire dou-tent de leur franc arbitre , viennent même jusqu’àpersuader que leur raison & leur esprit font des esclaves’qui ne peuvent résister à la force qui les entraîne où ils nvoudraient pas aller. Or c’étoit principalement cette sorde personnes qui attribuoient aux Dieux la cause de l eUmauvaises actions. Elles se souvenoient d’avoir bien c0sidéré quelles tenoient un chemin pernicieux à leur f° rne, 8c honteux à leur renommée, 8c d’avoir fait bienefforts pour effacer la passion qui le leur faisoit tenir ; sselles sentoient encore mieux que tous ces efforts av0ie , eSété inutiles, 8c que la raison invoquée mille fois, st ue -,vœux 8 c que les prières avoient été un secours très-impuj^sant. Elles concluoient donc qu’une cause occulte, & st u , eSne force majeure les poussoir, 8c les entrainoit ; , |eSDieux en un mot étoient la cause , 8c des passions qusentoient, 8c des suites pernicieuses 8c criminelles . ae \.passions. Voilà le dénouement de l’intrigue : il y a lC1 f ri n eJque chose de divin, disoit-on, tout comme dans

8c fur les Statues des Dieux” qu’ils croioient être les auteursd’un mauvais succès (155). Et au fond n’est - ee pas affron-ter un Prince , que de maltraiter ses Portraits, 8c ses Sta-tues ? Songez à l’indignation de Theodose contre la villed’Antioche. Rien ne lui fut plus sensible que les outragesqui furent faits à la Statue de l’Impératrice pendant la sé-dition. Voiez son Histoire écrite par Mr. Flechier (156).Au reste , je vous avertis que quand j’ai parlé des repro-ches faits à Tyndare par Venus , je n’ai fait que reporterle sentiment de quelques Modernes, qui ont été achopezà la Traduction de Pausanias: il est fur que le Texte Grecne porte point que cette Déesse ait fait à Tyndare de telsreproches. Ceux qui entendent la Langue Greque vontvoir que je ne me trompe pas. Tl, ykq Sn 'in j>ov aóyav, »?

f' © 50 » rrtb'aiç Irtuaptizo i TvsSúpiWi ytiétrSctt 6vyccrqoc<rtoe| A cpçoSnr.ç iyiétíssoç ôníìrt, tStoo bè isêè tvt ocçxrp rr^o-trlíixccf f yàç êi) rrxoránrctc-tì kvyAk; , xtiïçii ’srotn'ráu.tsùo Çœ-J'iov xcet ovofxse. A ppon iV^p B-çseseoo, iXzsrlssts âuvvisr^cct zyv Citée v.

C est - à-dire selon la Traduction d’Amafeus, Nam Deamulcisci voluiffe compedjsus (sant enim qui hoc etiam memoriaprodiderint ) exprobrantem (157) tlli fil'tarum adulteria , ut cre-dam , addttci non poffum. Quàm enim ridiculum, si putaffet

r -— . Nous connu ^

qu’il faut faire, ce qui nous seroit le plus utile, le PT^'i’au-mode, le plus honorable; 8c néanmoins, nous P ren °, p 0 ë-tre parti. Cela vient des Dieux. C’est à Jupiter que en p or tete Perse s’adresse pour lui demander la grâce de f aire . ^ja-que les Tyrans réconcilient la vertu, 8c sentent un ngrin de ne savoir pas suivie.

Magne pater divum stvos punire tyrannosHaud ait a ratione velis, cum dira libidoMoverit ingenium serventi tinfla veneno : .

Virtutem videant, intabescantque relicta ( 1 1 s ^

Plutarque reporte une Sentence Poétique qui bien

l’on raisonnoit de cette maniéré : ceux qui conn son

ne le font pas, donc les ^"oict ^Traduction d’Amiot.Grec a la marge ( ioz ), & voici A 14

Làs / c est un mal envoyé des hauts ' '

Quand Vhomme fait esc votd devant ses yeux

Le bien, V fait niantmoins le contrait e. .

Medée raisonna de cette façon, quand estereulj^j^pour J a 'le ne pouvoit résister à l’amour qu à a v°,t con^u^^ yItson; quelle n’y pouvoir, dis-je, résister, q 4 c ;aire-

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