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Tome second. C - I.
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H E L O ï S Ë.

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, . rf . j-_ dem?nder aucune promesse de mariage. Àbelatd s*crtmere ; & cela fans qu on s aVlfat . d ^ 1U iq' sc négligea dans ses Leçons. II avoue lui -metnedonna de relie forte au cœurjoie (D) , q d ces plaisirs s ans distinction de tems

qu’il ne gardoit aucunes mesures, & kJtotgfM ouvriers, de lieux saints ct de lieux

ct de lieux (£), fans distinction de ,ours de f c A e toutes l e s productions de ion Esprit

prafimes, qn’il n’inventoit plus nen cn Philofoph.e ., « >u IP c „ cWnm k

se réduifoient à des Vers d'Amour ( T > Ses b “ OTomtement par toute 1» ville , Sc

cause du relâchement de fes Leçons. La medàce ^uva d’abord incrédule, tant st avoirenfin elle parvint jusqu’aux oreilles de 1 oncle (L), compte

b*) p«.n.

f'9) Paf,e 9.

petit Livre que j’ai cité plusieurs fois (r?). Encore moinsr _ --même , pour ne rien perdre de' la force de a-t-on eu raison de faire débiter cela par Heloïse dans la I ra-

xpreffions : stSiullus à cupid'ts intermiffus est gradus ctmo- duítion de fa L-ettre. Mais reprenons^ notre sujet. n nehí , b ji qtùd ìnsolititm amor excoptare petuit> est additum . croiroit pas ii Ton en jugeoit fans 1 expérience que des Veis,

■C/ (jUC u ..... - r J - T -«-c.—„ J.-.r £''L.-»n{r\nG Pllíîpn

tebatn,

vent à < r- e l lx ont souffert une longue faim, 8c qui trou-/r. ^?^!te dequoi repaître largement. Un, homme quidébauché*" ^ plutôt dans l’excès avec son épouse, qu’un

Cor^V" * ' ^ anS d’ftinttion de tems G de lieux,~\ II faut en-vv ? .í_ ent cndre lui-même , dans une Lettre qu’il écrivit àfait- 01 C 'ong-tems après leur profession monastique. II la-, , un P™ rcfouvenir de leur conduite passée, St comment„ car esta dans un coin du réfectoire des Religieuses d’Ar-£ , euil, ne trouvant point d’autre endroit commode » &co^ff 1 ? ucun ls s P cct pour la Ste. Vierge à qui ce lieu étoitcre. Nofii pojl rioftri confœderationem conjugiì cutn A.r-genuolt cum Santîìmonìalìbus ìn claustra converfabaris ,me dieqmdam f nvatim ad te visitandum veniste , g quid ibi tecummc&libtdtms egentimemperamia in quadam etiam parte ipfmsrejectorn , cum q m alias divtrteremus non haberemus Noíliinquam, td impudentistìme tune aííum este, ïn tam reverendoloco G [arrima Virgini cansecrato. . . . Quid prìífmas fernica-tiones V- impudentifsimas reseram pollutiones qua coíjugium

l’entcndfe^u"^ donna de telle forte au cœur j oie.J Î1 faut

'■* lui—ÏTlPm» w <-m ï v rian tmi ' 1

expressions

’quo ^■^ H ' l ^.!p ollthm a.mor excogttare pétun, est adctuum. croiroit pas n 1 un tu ju 6 vm. . — - r - .

st™ mut ■ f uera -mus experti gaudia ardentius illis infis- des Lettres, des Chansons, eussent la vertu de tant avancerre á *rmJ n i. n!is ln sodium vertebantur (18), II se com- les affaires d’un amant (z6); mais voici un témoin là-des-

r - °- : —fus qui en vaut mille. Aujourd’hui les beaux Esprits fe

plaignent que leurs drogues ne font plus le même effet, quedu tems de nos ancêtres. Les tems sont changez, je l’a-voue , mais non pas entièrement. Volez les NouvellesLettres contre le Calvinisme de Maimbourg (17). Aureste, ce qu’Heloïse témoigne touchant la foiblesse des per-sonnes de son sexe envers Abelard, est confirmé par uncertain Prieur nommé Foulques , dont il faut voir l’Ar-ticle.

(G) La médisance . . . enfin . . . parvint jusqu'aúx oreil-les de l'oncle, j Cet enfin paroît d’abord un peu étrange ;mais ceux qui savent le monde n'ignorent pas qu’en ces sor-tes d’occaíìons, les plus intéressez à une nouvelle sont lesderniers à l’aprendre. Abelard cite là-dessus un bon Passaged’une Lettre de St. Jerôme à Sabiníen (z8). Soletnns maladomus nestrs. [cire novijfimì, ac liberorum ac conjugum vit taviciais caitentibus ignorare. On chante dans le voisinage lesdésordres de nos femmes & de nos enfuis, lors que nousne savons rien encore de ces déréglemens ; mais nous les

(zsî Hîítoï-re d’EIo'ìfë5c d’Abe-lard , impri-?née à /<* Haiten 169;.

(26) Volez.Ovide deArte Aman-di, Lìbr, IJli,pap 20J.

(27)

590 ix fniv*& pag. 7*4jUÍVm.

( 28 ) ExTom. ì*Epist.XLYUI-

pr&cefferunt íio')/ Ún nf»n nnrAc il Í»; H"""»" îl , 2^r'. v y < 'j^«i'W ut mwu» - — —

les fêtes les plus solennelH ni ìp mssr q st e!Ie bien que aprenons enfin, & il n’est pas possible qu’un seul ignore ce

’ ’ ’ P I01enne11 J; meme de la Paffion que tous les autres savent : S,d qmd novifmì Jcitur, uúque

' I - - -- nnr>/\ /1 t’JIMíf ,ìobVoUenÀtlYl t

sto) Nosti

tyfintis IHY~

tnu&inibHsmaderatalibidonojìrafiddìxtra.t , tttbonifia*t** vel Dei^everentiA inttittm

diebus Domi-«íc4 paffìonis 9‘Vel tjUíxnîA»tumatncjHesoltmnìtA-tttm, Ab bujuslut t voluUbro"nu rtvocÂYeì.

StA&teno-hntem <fcr

prout poteras& dijsuAden-

ne le détournaient pas de se plonger dans ce bourbier, 8cque si elle en vouloir faire quelque scrupule , il emploioitles menaces 8c le fouet pour la porter à y consentir ( zo ).Voilà un homme bien dégagé des superstitions de ceux quiobservoient les jours 8c les fêtes, les nouvelles lunes 8c lessabats (zi).

(P) Le s produisions de V Esprit d’Abelard fie réduifoient àdes Vers d'Amours C’est lui-même qui nous l’aprend: Jtanegligentem G tepidum leilio tune habebat ut jam nihil ex in-génié , [ed ex ufu c une la proserrem, nec jam nifi récitât or prìs-tinorum ejfem inventorum, G fi qua invenire liceret , carmi-na estent amatorìa , non philosophie, sécréta (zz). 11 ajoûte

que ces Vers étoient encore chantez en plusieurs Provinces,8c principalement parmi les personnes qui faifoient l’amour :Quorum etiam carminum pleraque aihuc in multis , ficut Gipfia nofii , frequentantur G decantantur regionìbus , ab hismaxime quos vita fimilts obleilat. Heloïse nous en aprenddavantage. Elle dit que son Abelard avoir deux choses queles autres Philosophes n’avoient pas, par où il pouvoir gagnerpromptement le cœur de toutes les femmes, c’est qu’il écri-voit bien 8e qu’il chantait bien; il faifoit des Vers d’amour

sciri ( zo ) quandoque contingit , G quod ornnes deprehenduntnon ejl facile unum latere. St. Jerôme dans un autre lieu aconfirmé fa Maxime par deux grands exemples: le premierest celui de Svlìa , 8c le second celui de Pompée. Onchantait dans Áthenes les galanteries de Metella femme deSylla, avant que le mari eût rien su tie ces désordres. Lesinjures des Athéniens à qui il faifoit la guerre lui en apu-rent le premier bruit. Les galanteries de Mucia femme dePompée étoient si publiques, que chacun s’i.maginoit qu’ilne les ignoroit pas. II n’en savoir rien néanmoins , lorsqu’un homme qui scrvoít dans l'on armée lui en parla.Z. Sylla (felicis fi non habuififet uxorcm ) Metella conjux pa-lam erat impudica, G ( quia novisttmi mala nofira difeimusjid Athenis cantabatur G Sylla ignorabat , secretaque domussua primum hoftium convicio dìdicit. Cn. Pompeio Muciamuxorcm impudicam quam Pontici Spadones G' Mithridatìcs,antbiebant catcrva, cum eum putarent cateri seientem pati ,ïndicavit in expeiitione commiìito , G vìtîorem totius orbistristì nuncio consternavit (30). On pouvoit ajouter pourtroisième exemple l’Eropereur Claude, qui ne savoir rien desinfamies de Messaline (31), lors que tout le monde savoir

(2 s) Ce j p a-Yoles sent ci-tées dans CE-dìtion rfPAfae-]ard comm*la fuite dc ceque j*ai déjàcité de laLmire de St.Jerôme àSabiníen,mais elles neje trouventpoint danscette Lettre*

qua na~

tu ra infirmior,rat • fapittstoinis ac fia-Z*Uis adcot ifcnsumt>á helam,

(il) Votez,** pitié dePaul auxColoff.

cha p.U,V,rs.

16.

[f r«z-

{ .V\°Pet.

Ab *lardu

46.

^4) Voicií <KellcÁlt dans ia48.

L ^rt rne adte *‘poraìesvlim volupta-

í*p€f*ï-f 5

crrfaîf metpijïolis vrji-tab/ts , fre-^nenti carmi-*** tuam in

si jolis, 8c des Chansons si agréables, tant pour les paroles quelle setoit prostituée dans les lieux publics, 8c quelle yque pour les airs, que tout le monde en étoit charmé, 8c avoir mené plusieurs Dames, 8c que pour comble d’impni-ne parloir que de leur Auteur. Les femmes ne fe contait- dence elle avoir épousé un autre homme. Notre fiede

térent pas d’'être charmées des Vers 8c des Chansons d’Abe-lard , elles le furent ausil de fa personne, & Palmèrent pas-sionnément: 8c comme la plupart de fes Vers ne parloientque de fes amours pour Heloïse, le nom de cette maîtressevola bientôt dans les Provinces, 8c rendit jalouses de sonbonheur une infinité de femmes. J’affoiblis beaucoup lesexpressions d’Heloïfe, 8c je ne croi pas qu’il faille les pren-dre à la lettre. Comme elle aimoit Abelard jusqu’à la fu-reur , elle s’imaginost qu’aucune femme ne le pouvoit voir

fourni un de ces exemples en la personne du Maréchal dela . . . On assure, (j’ai encore quelque peine à la croire,)qu’il ne savoir point le commerce de sa femme avec le Com-te de . . . lors que le fils qui en étoit provenu avoir déjà éténaturalisé en plein Parlement. Les Conditions médiocresne font pas exemtes de cette irrégularité : combien voions-nous de gens qui savent toujours tout.es les nouvelles de laville, excepté celles qui blessent leur domestique ? lîs res-semblent à celui dont Martial se moque si plaisamment (33,)

, __ftuounv, luniiit jw puavun *uu iLUIUltill <X V-CiUl UUUL iVl’dUiíU 1C UlLKjUC li pLUIVUJl UÌCnt i

sans en devenir passionnée ; 8c c’est ce qui lui faifoit dire 8c ils profitent peu de s ancien Proverbe, JEdibusin noftrìsqu’il n’y avoit ni femme ni fille, qui en f absence d’Abelard qtu prava aut r e Ha gérant tir (33). Les gens d’étude, jene formât des désirs pour lui, 8c qui en fa présence ne fut parle de ceux qui se renferment trop dans leur cabinet, latoute embrasée d’amour; 8c que les Reines mêmes ou les tête toûjours remplie de quelque Composition, se trouventgrandes Dames portaient envie aux plaisirs qu'elle goûtait quelquefois dans le cas dont il s’agit présentement. Instruissauprès d’un tel homme. Voici le Latin qui en dit plus que autant qu’on le peut être du malheur domestique de Sylla 8tmon François. (7.3) Qua conjugata, qua virgo non concu- de Pompée qui sont morts depuis tant de siécles, ils ne sa-pifeebat absentem, g non exarâebat in prasentem ? Qua Régi- vent pas qu’on leur joue ie même tour assez près de leur ca-

11

' omnium

Itijsam po~itebasPUt,

me

" otnnes ,domus fin -Kfona-

na vel prapotens femina gaudiis meis non invìdebat "vel thaïa-mis? Duo autem fatear, tìbì spécialiser inerant quitus femì-narum quarumltbet animas statim allicere poteras , diâlandividelicet G cantandì gratta, qu£ cateros minime Philosophasastecutos este noyimus. Quibus quidem quasi ludo quodam la-korem exercitii recreans philosophici pleraque amatorìo métrovel rithmo compofita rtliquifií carmina , qua pra nirnia suavi-tate tam àtâaminis quam camus sapius frequentata tuum ï»ore omnium nomen incestanter tenebant , ut etiam illiteratosmelodu dulcedt tui non fineret ìmmemores este. Atque h'mcmaxime in amorem tui femhu fiispirabant. Et cum horamP«rs maxima carminum nostros decantaret amores , multis mer fi lo fi‘bus brevi tempore mneiavit (14), g multarum in meaccendit invidìam. Si le Roman de la Rose eûtete 1 Ouv *

Hcloïsi

hinet Ainsi va le monde.

Un Ecrivain du XVI siecle se sert d’un fameux exem-ple pour confirmer la Maxime qu’il avoit posée, que ceuxqui ont 1e plus d’intérêt à être avertis d’une infortune do-mestique font les derniers qui la savent, au heu qu’sis fontles premiers qui aprenent les nouvelles de ce qui leur doitêtre le plus indiférent. Solet ufuvcnire, dit-il (34), ut do-meftica mala ultimi fint qui nor'mt , quorum maxime inter estea hon ignorare > iidem principes nor'mt aliéna , g quorum nul-lus ad eos pertineat fienfius. Après avoir all'égué quelques rai-sons de cette bizarrerie, il raporte qu’il n’y avoit pas long-tems qu’un fort grand Roi avoit puni du dernier suplicequi avoient déshonoré sa couche nuptiale, 8c que laòtitude de la punition aiant été —m - ^

kur

U o) d. Hîe-lonym. ad-verù Jovi-nian.

(31I DioCaffius,

IAr. LX.Juveaal,Satyra X,Vers. 342, ddit là dejsas $Dedecusìlle domusiciec ulci-mus.

(ìz) Epigr^IX LilnVII.

lit) Ò\7l'<T-t ív M

poifft xoHcap•r etyctbtoV<TS T6T?y«7y/»

K orner.Odyíl. UbtàIV.

ceux

promptitude de la punition aiant été telle qu’il ne fe paf

. vo .. — , o, y eût fait k portrait de son point une heure entre 1 accusation des coupables Sc k'

r tíge , â Abcl T ' Jí este n eût eu garde de s’en mort, c’est une preuve que 1e Prmce n avoit point otii pa

•«"V.L-— » ■

(i4) Jo.MichaelBiutus ,Irsceptisconjugall-0 bus, pag.79S E íiUlúst.

ÍKÍ,

Lut,

saurions pas^fep 1 w ^ d s e J C quand nous ne kr un peu plutôt de ce désordre dont" 7" l' u,îiI: otii p ar -

lard, noL p q 0 lrr -" Roman / ut u A ^' velle avoit co ” ra au long 8c a j W us n ? nm ™ns la nou-

n’a point eu S S ^ f d ” a w ? Acciiit hoc <ï uid ™ > me pus0 8 dans Jes

^ raison d’attribuer ce Roman à Abelard dans 1e

nou-païs étrangers.

"Eu-

.... q«,ucm, rne puera, m marna atque illustrÍEropa regia, quo minus dw obscur a r es este postes, ut ìn regina ,Xxxx. Ufi