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etiam quand»te grAVtdtW*in mccimtransmis p&~triam , sacrate habit t* in-dutam Mo-nt ai em te fin-xi se y à’tali
jirnalationetu£ <juamnt*nc babesreligioni inre mverenter tlh*-Jtjp Ab«?l.Epist. a dHcl. pag. 70,
f}S) Jo.
MichaclErutus, inPrxceptísconjtrgali-bus, pag,798 Edit*is-r.
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facris velph’lofophicismeditatìoni'bus intentaspuériles vagi-tus y nutricurnqua ho s miti -gant nanias ,t&multuofeimfamiltA tamin viris yuamin feministurban fufH-nere poterit ?Hais etiaminhonefiasillas parvkio-ru;n fardesajfidms tôle-rare valtbit.Oper. Abae-lardi, pag»14 -
fr?) Re-cherch. dela France,Lìvr, VI y 'Chap. XVJ L
(3?) Je veuxdire Ridellen*ait pas al-lègue' efue leMariage ejlinterdit kceux yjti ûn tt rii les Or*dus»
compté fur la sagesse d’Abelard, Lc fur celle d’Heloïse : mais à force de revenir à la charge ondissipa l’incrédulité. Le prétendu Précepteur sortit de chez le Chanoine. II en fit aussi sortirHeloïfe quand il lut qu’elle étoit grosso j & la déguisant en Nonne (b), il l’envoia en Bretagnechez une de ses sœurs, où elle accoucha d’un garçon. Fulbert conçut une furieuse colere con-tre Abelard, qui se tint fur ses gardes; non fans espérer qu’on n’oseroit ni le tuer, ni lui couperquelque membre, pendant qu’on craindroít les représailles fur Heloïïe. Pour fe tirer de toucembarras, il promit à Ponde d’époufer celle qu’il avoit débauchée, pourvu que le mariagedemeurât secret. II eut toutes les peines du monde à y faire consentir Heloïfe , qui lui alléguamille raisons pour le dégoûter du lien conjugal ( H ). Elle avoit conçu un amour fi chaud & beffréné, qu’il étouffa dans son ame tous les fentimens de l’honneur ( 1 ) ; & il jetta de si pro-fondes racines, & démonta de telle sorte son esprit, qu’elle n’en guérit jamais ( K ). On eut
beau
lift pudoris fama prius apud exteras gentes longe lateque eva-gata emanaret , quàm is , cujus in eo crut lésa majestas , ma-culant regio nomini itnpofnam, eorum sanguine quorum eratscelere violata , elucret. Satis quìdem potuit indicio ejse , pos-tremum omnium refciffe, ita sumptum de reis supplicium, utinter id, cr delatum Jontium nomen , ne hors. quidem momen-ttim intercedere fit paffus (35).
(H) Elle allégua mille raisons à Abelard pour le dégoûterd u lien conjugal.] Ces raisons se l'éduisoient à deux chefs,au péril & au déshonneur à quoi le mariage exposerait Abe-lard. Je çonois mon oncle, lui disoit-elle: rien n'apaiserason ressentiment ; & puis, quelle gloire tirerai-je d’être vô-tre femme, puis que je vous ruinerai de réputation ì Quel-les malédictions n’ai-je pas à craindre, fl je dérobe aumonde une aussi grande lumière qne vous êtes ? Quel toitne ferai-je point à l’Eglise ? Quels regrets ne causerai-jepoint aux Philosophes? Quelle honte 8c quel dommage nefera-ce point , si vous, que la nature a créé pour le bienpublic, vous consacrez tout entier à une femme? Songezà ces paroles de St. Paul, ès-tu délivré de femme , n en cher-che point ; & fl le conseil de ce grand Apôtre, ni les exhor-tations des saints Peres, ne peuvent pas vous dégoûter dece grand fardeau, considérez au moins ce qu’en ont dit lesPhilosophes ; un Theophraste, qui a prouvé par tant deraisons que le Sage ne doit point se marier; un Cicéron,qui aiant répudié Terentia, répondit, à Hircius qui lui of-froit cn mariage fa sœur , qu’il ne pouvoir pas acceptercette offre , parce qu’il ne pouvoir pas partager ses foinsentre la Philosophie 8c une femme. D’ailleurs , quelleconvenance y a-t-il entre des servantes 8c des écoliers, en-tre des écritoires 8c des berceaux , entre des livres 8c desquenouilles, entre des plumes 8c des fuseaux ? Commentsuporter au milieu des Méditations Théologiques 8c Philo-sophiques les pleurs des en sans, les chansons des nourrices,8c le tracas d’un ménagé ? Je ne dis rien de? ordures 8c despuanteurs continuelles des petits enfans ( 36 j. Les gens ri-ches se peuvent mettre à couvert de ces incommoditezdans leurs maisons à divers apartemens; la dépense 8c lessoucis de chaque jour ne sauroient les inquiéter : mais iln’en est pas de même des Philosophes; 8c quiconque veutamasser du bien; 8c s’embarrasser des occupations mondai-nes, se rend incapable des fonctions de Théologien 8c dePhilosophe. Prenez garde à la conduite des anciens Sages,tant fous le Paganisme, que parmi les Juifs; 8c si des Paiens& des Laïques ont préféré le célibat au mariage , quellehonte ne seroit-ce pas à un Clerc 8c à un Chanoine com-me vous, de préférer les voluptez sensuelles aux divins of-fices ? Que fl vous vous mettez peu en peine de la préro-gative de vôtre Cléricature, soutenez du moins le caractère8c la dignité de Philosophe. La conclusion de son Sermonfut qu’il y auroit plus d'honneur pour lui, 8c plus de char-mes pour elle, dans la qualité de Galant que dans celle deMari ; qu’elle vouloir lui demeurer attachée , non par lanécessité du lien conjugal , mais par la feule tendresse deson cœur; 8c que leurs plaisirs seroient infiniment plus sen-sibles, s’ils ne fe voioient que de teins en tems. Nous par-lerons de cette derniere raison dans la Remarque ( V ). Enattendant, voici la pensée de Paquier sur le Discours d’He-loïse, Je ne vous representerai point, dit-il (37 ), toutes lesraisons dom elle le voulut gagner , bien vous dirai-je que je nelus jamais en Orateur tant de belles paroles esr de sentencespersuasives pour parvenir à son intention, que celles quelle yaporta. J’avertis mon Lecteur que j’ai extrêmement abrégéla Remontrance de cette fille, 8c que j’ai été surpris qu’ellen'ait pas emprunté quelque raison de ce que son Amant étoitdans les Ordres (38). Cela ne semble-t-il pas prouver qu’onne croioit point encore, que la Loi du Célibat fût d’obliga-tion pour les personnes Ecclésiastiques ?
(/) Son amour . . . étouffa dans son amt tous les fentimensde l'honneur.] II arrive très-souvent qu’une passion amou-reuse étouffe ou surmonte les fentimens de la conscience;mais il arrive très-rarement qu’elle ssiprime la sensibilitépour l’honneur : 8c à la réserve d’un petit nombre de per-sonnes de basse naissance, qui la plupart du tems n’ont paseu même l’éducation ordinaire , toutes les filles qui suc-combent mettent l’une ou l’autre de ces quatre cordes àleur arc. Elles esperent, ou de ne pas concevoir, ou defaire fauter leur fruit par quelque drogue, 011 d’accouchera l insu de tout le monde , ou de se faire épouser par leGalant ; Lc cela montre que si l’amour est quelquefois leplus tort tyran qui les domine , c’est un tyran qui laisse1 honneur en possession de ses droits. Voiez le fameuxSonnet de 1 Avorton , où l’on a si bien réprésenté la forcede 1 honneur, 8c la force de l’amour alternativement vain-
cues 8c victorieuses. Notre Heloïfe aimoit si furieusement,qu’elle ne se soucioit plus ni d'honneur ni de réputation;car en premier lieu elle fut ravie de se sentit grosse (39)’8c en second lieu elle fit tout ce qu’elle put pour n’être pasmariée avec celui qui lui avoit fait Tentant. Deux choses,qui non seulement sont plus rares que les monstres les pl usaffreux, quand elles font jointes ensemble, mais aussi dont ljprémiere toute feule ne fe volt jamais que dans des cas oul’amour a peu de part, & où Ton ne cherche qu’à attraperun grand parti , que Ton desespéreroit d’avoir st le fracasdune grosieste ne s’en mêloit. Combien y a-t-il de filles quiaiment mieux se faire donner un mari contre son gré par Ar-rêt du Parlement, que de demeurer flétries? Elles font très-persuadées qu’il se vangera avec usure, 8c que T Arrêt leurcoûtera bon; mais réimporte, pourvu que le titre d'époulerépare la breche faite à l'honneur. Notre Heloïfe n’avoit pasde cette forte de délicatesses. Votez la remarque suivante,8c sur tout la Remarque ( U).
(K) . . . Elle n’en guérit jamais.] Est-ce être guérie,que de dire plusieurs années après qu’on a renoncé au mon-de par la profession de la vie monastique , Gju'on aimeraitmieux être la putain de Pierre Abelard , que la femme légitt~me de l Empereur de toute la terre ? Or c’est ce qu’a dit notreHeloïfe étant Abbesse du Paraclet ; c’est de quoi elle a bienvoulu prendre Dieu à témoin. Deum teflem invoco , fi >” 1Augustus universo pmfidens mundo matrimonii honore digna-retur , totumque mihi orbem confirmaret in perpétua présidén-dum , charius mihi e?" dignius mihi videretur tua d 1 c 1meretrix, quàm illius Imperatrix (40). Comment pour-roit-on dire que fa passion T avoit quittée dans TAbbaie d u P a "racler, puis qu’elle y écrit une confession ingénue du mau-vais état de son ame, qui fait voir que le feu d’amour la ron-geoit jusques aux os? Je n’oferois dire en François tout cede quoi elle s’accuse. Elle confesse que les plaisirs, qu’elleavoit goûtez entre les bras d’Abelard , lui avoient paru »doux, qu’elle y songeoit nuit 8c jour, éveillée 8c endormie,8c durant même la célébration de la Messe. Elle les regret-toit éternellement, 8c en íaisoit la répétition en idée faute <j emieux. Ceux qui entendent le Latin vont voir avec quelleforce dcloquence elle savoir exprimer ce qu’elle sentoit. ìntantum vero illa quas pariter exercuimus amantium volts 111 'tes , dulces mihi fuerunt ut me displicere mihi , nec vix à mrmaria labi pojfint. Gjuocunque loco me vertam semper se st 11 '-lis mtis cum fuis ingerunt defiderìis. Nec etiam dormitfuis illufìonibus parcunt. Inter ipfa miffarum folemnia ~purior este debet oratio , obfcœna earum voluptatum fantastp*^ta ita fibi penitus miferrimam captivant animam , ut turpj^dinibus illis magis quàm orationi vacem. Quí cum ingérs 1re debeam de commijsìs, fuspiro potius de amiffìs. Nec seffque egimus , fed loca pariter gy tempera in quibus hec ep^^
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ita tecum nojlro ïnfìxa funt animo , ut in tpfis omnia tect i,r>
agam , nec dormiens etiam ab his quiefeam. Nonnunquamipjo motu corporis animi mei co 'itationes deprehendunturi "à verbis tempérant improvifis (41 ). Cela Tobligea à S CCN ^avec 8aint Paul (4a ), Ah misérable que je fuis, qui melivrera de ce corps de mort? Plût à Dieu, poursuit-elle,je puisse véritablement ajoûter, la grâce de Dieu p ar J 1 '*!'Christ notre Seigneur. Cette grâce, dit-elle à son Abelat ’vous a prévenu, mon cher, en vous délivrant de tous les .guillons de la sensualité, par ce seul coup de couteau H
vous fit Eunuque. Mais ma jeunesse 8c Texp erl ® n
du plaisir passé allument extrêmement ces feux dans , ^ame, 8c plus ma nature est infirme, plus je succombe 3 ^violentes attaques. Hec te gratia , charisme , prevenfi , ' ^his tibi stimulis una corporis plaga medendo militas tt*fanavit . . . hos autem in me ftimulos carnis , hac t» ce
lihìdinis ipfe juvenilis fervor atatis csr jucundìlfimarum
rientia voluptatum plurimum accendunt tanto atr> P n a aíimme impugnatione opprimant , quanto infirmior est natuf *'ï cCoppugnant (43). Enfin elle fe recommande à ses P rier 5 on in-damant plus de soin, que c’est le seul remede quj po-continence peut trouver en lui. Time obfecro semper detius qtiam confidas , ut tua semper follicitudine «ís/MVít.vero prteipué timendum ( 44 ). Ceux qui médirent j o0tequens voiages d’Abelard au Paraclet ( 45 ) > fment ^ieU-téméraires , puis qu’ils ignoraient les dispositions ^4res d’Heloïse : mais s’ils les avoient sues, us auro • j4solliciter Tinterdiction de ces visites ; car ils aur guecraindre qu’il ne fût inévitable, humainement par > ce tcette femme ne fe portât à des actes d impuretéhomme. Les Saints Peres ne fe fioient point 2 ^ 0 n
rions: ils comparaient un Eunuque a un bœu ^ns csocoupe les cornes, qui ne laisse P** donner d ZsnS
tête. Voiez là-dcssus un beau Passage de Saint Laine ^
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