H Ë M E L A R.
H È M M í N G í U S.
fi$
so Vmm í»“»nsi„ c•*“» fiUbv
ter.
fjKoisr
* Confrère (b) Moreri, qui dans l’Articlede G.uoi avemc ™ ,1 parte ..Heurs de notre JeanHe m eW, ne ( donne qu’unVux avis. Je ne ttmiterai point . 'N «à que J a. tarte
dans ìe même Article de dtre quelque choie touchant Pierre Golíus {B).
trem VeïrÁ&revocsjset tiÀ
(s) Gxo-
^ov. i nO»-, fune-“rt Golii,f'S. ì».
(B) dirai quelque chose «>» ch ^ ‘J’"’™’^ s °Voiagcs dueut la meme inclination que ion frere pour r a rme
Levant, & pour les Langues Orientales ^ ^e Lssiàdéchaussé, 8c prit le nom de Celesttn de SmII séjourna pluiieurs armées sur 1 e Mont - Liban»
Professeur à Rome aux Langues Orientales. II _ ■ nrpArabe Thomas à Kempis, & il entreprit a 1 âge d8c quatorze ans le voiaee des côtes de Malabar, p Jvailler à la conversion des Inftdelles. La diversitéligion 8c de Profession n’empêcha pas ks deux treres oes’aimer bien tendrement. Pierre écrivit a jaques qu ttoit redevable du bon traitement qu’il recevoir en Atie.
ter Ascetes 'e familìa dìscalceatorum cam per WW* jrOriente decurreret, scrìpfit ail nostritm dia jatn reducem osibi evenire pr&ter expeilationem : parafe se ad vìncula, carres , verbera, crûtes, ìnventre amplexus, gratulattonet, J J* f?grattas potentium ob nomen Goltum : eam memonam t ejderium fui reluqueras : itet gratiam abfenti referebant f î )•
la veut dire que le nom de Golius y étoit fi estimé depuisles volages de jaques, qu’on lui faisoit beaucoup d’honneuren la personne de Pierre. Au reste , il ne faut pas s’i-maginer qu'Hemelar ait eu besoin de beaucoup d’esprit 8cd'industrie, pour attirer son neveu à la Communion Ro-maine; car il le gagna dans l’enfance; Pierre Golius étoitélevé chez lui dès lage de huit ans. je raporterai les pa-roles de Gronovius fur lesquelles je me fonde. On y verraque cet enfant eut I’esprit fort avancé. Unum in eo (He-melario) non fine gemitu folebat accufare noster, quod j'rartrem Petrum revotasses ad religiones parcntíbus ejuratas, vi-rtim alioquin egregìum, c? fraterno secum anïmo, net'minusgnarum rerum gt linguarum Orientis, díuque in partìbus iis-dem ver fatum es" Arabica l'tngtìœ Rom a P ros essor em : qui quampracoquì fuerit tndole, teftit est Oratio, quam Chrìstiano Mi-chaclio Abbati Pramonstratenfì ab Hemelario scriptam gratu-landt causa, puer 06I0 annorum constant er , Gt quasi feciffet }memoriter pronuntiavit.
(«) site
apartient ÀÚl\at de Da»"nèmárc*
HEMMIN G I U S (Nicolas) î^olog-e z C ê?p fon S av’mageu-
l’an í f 13 , dans l’ile de Laland (a)- Sa P r ^ miei ^ e s e ^ fso néanmoins quelques progrèsse, puis qu’e.le fut dirigée par un forgeron fiere d f nèndant cinq ans il fut l'un des Audi-dans les bonnes Lettres, & puis il alla a Wittem eig P ta vie , soit à instruire des
leurs les plus assidus de Melanchthon. Comme st fa o q fsAj on qu so aquit, H s’en retour-Ecoliers, soit à écrive pour eux, il faut admuer “ 8 chthon jj entra chez un Gentilhomme
na en Dannemarc-, & parla recommandation e rie l’Kfstisehu Saint Esprit à Coppenhagen,dont il instruisit les filles. Ensuite il fut siut nu i<e ^Acur en Théologie l’an « ss7,
Lc puis krosesiéur en Langue Nébrarque. s ? ' rEtI>-é à Covpenbagen. il en fit très-bien
& Ut aussitôt il obtint u" e Profession ™ l y«Tl Tt Jm T d'un Canonicat dansles fonctions jusques en Tannée i s79, si" ri sut KJ iusques à^a more, c’est-à-dire jusques
l’Egstse de Roschild. II jou.t tranquillement de ce bentfice ju ^ \ ^ doit moinS forpren-
au°; de Mai t 6 oo. 11 U aveugle les dernieres sept ans. Remar- _ ......
dre quand on songe qu’il fut toûjours soit studieux, si J 5 . j qu ’i\ y a quelque apa- viror.ti-
quons que non finement il ne sot pas un Luthérien fo, 5, tf^st^ Aperçut de son panchant ^rence que 11 l’on n’y eût mis ordre, st aurott paru bon Calvimíte Un ^ r ^ s».í
pour les opinions de Geneve, & on T obligea a s expliquer, ."uvé depuis peu un Théologien qui
na une Confession de Foi Luthérienne, & néanmoins st Hemmingius publia beaucoup
a tâché de montrer qu’elle s’accordc avec celle de Reformez (C). Hcmmmgius puoua ^
. . , . r - -, -i Ti me siifíra esr indhnis suum verufn corpus G? vtrum fanguinem quem es-
faire régner par tout le monde Luthérien, fut rejettée avec
r.. ^
(í 1 ) Tire dcPaul Fre-her, Theat^á
l’H T,réMxst ^
Py
ZC*;-
jAtft , C 4H-
'W'"* o.
c >e„ !t ° c°,i-
r , bld -
,<>■
G).
í d H<i
sor, >
t, " d h k .OsfL ststlE
A CÌ ^
?»-> s tu r
beaucoup d’indignation dans le Dannemarc. Le Roi Frìderic second défendit à tous ses sujets de la signer, 8c me-naça du bannissement tous ceux qui contreviendraient àcette défense , ou qui aporteroient des Exemplaires de ceLivre dans ses Etats (í). Voiez la Remarque (E). OrHemmingius fut le principal promoteur de cette affaire ( i ),
(Í) Vo-íz.Samuel An*dré, pog.
65 , 66;
nìcantibus sumì, ìta ut verm fit cibus <& potus quo homo pas-titur reficitur gt vivistcatur ad vitam aternam ( 7 ). Au res-te , Hemmingius reconoit que fa Confession s'accorde aveccelle d’Augsbourg, avec le petit Catéchisme de Luther, &avec le Système de la doctrine des Eglises Saxonnes ; 8c ildéclare qu’il révoque tout ce qtfil a dit dans son Syntagma.
, ,. qui a offensé les Eglises, & qui est conforme au sentiment decomme le remarque Hospinien, qui sur ce faitTa n’a point Calvin sur la sainte Ccne, ou qui ne s'accorde pas avec laété contredit par Hutter. présente Confession. Cum jam aliter in Syntagmate suo scrip-
(B) O» l’obligea ... à se ritrabler .] Hospinien (3) ra- sent juxta fententiam Calvini de re facramentaria quo Ecclt-porte qu’Hemmingius , dans son Syntagma Instituttomm fia offensa fint, & quod cum hac sua prasenti Confessions pug-Chriftianarum publié l’an 1574 , s’expliqua fur la présence net, id qmcquii fit in universum rtvocare, or hoc suo scripto
réelle, comme aurott fait un Calviniste. Mr. Malins n’en revocatum velle (8). II demande pardon auRoi & à tous ceux
disconvient point; mais il ajoute qu’Hemmingius averti de à qui son Syntagma avoir donné du scandale (9). 11 est visi-son erreur la rétracta solemnellement (4)- ” N° n àissi- ble que la Confession contient le Luthéranisme, & l’on doit —
„ mulandum esse ait {Mafiut) Calvini fcntentise de S. C oc- être persuadé que les Docteurs, qui l’obligèrent à se retrac- ih,,i - f*- 5 ' A7á
j, na aliquandiu induisisse ( Hemmìngiutn) sed monitum à ter, lui prescrivirent les expressions qu’ils crurent les plus (9) ibidem.„ cceteris Theologis ad meliorem mentem reversum depo- capables de lever les équivoques , & de marquer prédsé->> fìto errore palinodiam cecinisse. %uam in rem ejus con- ment & formellement son orthodoxie , 6e l’abjuration de,, feffîonem , ipsius manu scriptam ( 5 ) fibiqtte à Viro II- son erreur. Néanmoins, vous ne sauriez croire avec quelslustri D. Engberg Confilìarìo Régis g? Judicc Provinciali efforts le Théologien que je cite prétend montrer qu’Hem-mingius ne chanta point la palinodie. Les Parenthèses 6cles Nota bene dont il entrecoupe les paroles de la Con-fession , afin d'éluder les conséquences 8c les prétentions deMr. Mafius, lui paraissent si solides, qu’il ne craint pointd’assûrer qu’Hemmingius ne rétracta que fort peu de cho-se , 8c que les bons Calvinistes pourvoient en consciencesigner cette Confession expliquée , 8c entendue selon son
( 8) . Siílii
Samuel.
Andream,
,, SeelandU dono àatam, subjungit ”. L' Auteur dont Rem-prunte ces paroles fait voir par quelques Passages du Syn-tagma qu’Hemmingius combatif l'Ubìquité , 6c donna deslouanges à Calvin pout l’accusation de Servet, 8c aux Ma-gistrats de Geneve pour le ssiplice de l’accusé. Cum hts hare-fiarchis damnamus etiam impium ntbulonem Michaelem Ser-vetum , qui rabiote contemtit fanlîorum Patrum Concilïis, A-rii G? aliorum fanaticorum homìnum damnatas hsrefes revo-*a ;..ax ;r. c....... ^ . ■
tare conatus ej , quem justo accusatum a D. Johanne Calvi - fit quod hac confe/fione sua Hemmingius revocavit,
**./!*■!#« sscVtO-n/ì-f er /* fs. r „ s,/ <\ J _ .. 7
vrai sens. Viiet itaque rursum vir clarìffìmus, quantillum id
r. t T _ r.nC _ tt _r_- _ .
no, mérita Genevates affecere fupplicio ( 6 ).
{C) Un Théologien ... a tâché de montrer que la Confes-sion . . . d'Hemmingius s'accorde avec celle des Réformez,.]Mr. Mafius Professeur cn Théologie à Coppenhagen a com-muniqué au public la Confession que l'on exigea d’Hemtnin-gius. Elle porte qu’il croit fermement que Jesus-Chrìst toutentier Dieu 8c homme est substantielement présent à la CenePar tout où on la célébré selon son,institution; 8c que Jesus-Christ raporte & livre à tous les Communians dignes 8c in-dignes son corps véritable, 8c le vrai sang qu’il a répanduPour nous en rémission des péchez ; & que ce corps & cesang font pris véritablement 8c réellement avec le pain 8c ley>n par les communians; ensorte que c’est une vraie viande«í'S - ,8 ’ ' vrai . bruvage dont l’homme est nourri, recréé, 8e vi-
so, a ] a v j e éternelle. Si statuere G? firmìter credere totum
Hk ' Çvrifium Tleum çj. hominem fubftam'mliter aâeffe prtsentem
6j . ' tn Coena sua ubieunque celebratur juxta ipfms ordinationem,tpjumque adferre cr exhibere omnibus commmicantibus dignis
cut gt nos
Î690.
W Le «1S1 6 -(.6^) Hem-
ìD'm^uis ^ in
Inftìvati •»-Mita CVvtis-ÙAuaîura,í.oeo de Dto
H
dummodo dextre intelíigantur gt relie expïtcentur poffumusadstipulari ; Gf quam procul ille adhitc alfuerit tum cum col-legis à fide ymmac, Luther ana ( toV Concluons de là qu’ilest mal aisé dc dresser un Formulaire qui coupe chemin àtoute Dispute. On croît avoir prévenu toute forte d’équivo-ques; mais dans la fuite on s’aperçoit qu’un Adversa.re in-vente mille détours, 8e nous veut persuader que nous avonseu d’autres pensées que celles que nous savons bien que nousavons eues. £n certains cas c’est entreprendre ce que Pe-ndes entreprenoit, 8c dont il venoit à bout. Jetté par ter-re cn lutant, il persuadoit aux Spectateurs qu’il n’étnit rLëvrai qu’il fût tombé ( n). On se souviendra peut-êtreìid’une Observation maligne que l’on aura lue dans l’Histoiredes Variations ( n ) Les Luthériens nous asseurent" à leur .Lyre de la Concorde, que Luther fut nor é à„ cette expression (13) par les subtilité* des Sacramentai-„ res qui Vouvoient moyen d’accommode à leur pSn-" cc raoralc « <M Luther difoit de plus fort & de plus
a précis
(10) Sa'rmiélAndréas,Epist. adAnton.Hcrneck,
P a g- 67.
(11) Voieti
PERICLHS,
À ^ T(cmar-que [D] yavdnt le pré*mier ì U-
ncâ.
(nl Mr.de Meaux»-
Hist desVariations,Livr, IV j
pa*. m. lSI*
( 1 ?) Saveifque le pain ,étoit le vtaîcorps.