Band 
Tome second. C - I.
Seite
720
JPEG-Download
 

JIO

H E M M I N G I U S. HENAULT.

(0 Lud. Gé-rard. à Re-neife, Not.in Apolog.Belg.Ecclef.

pag. 114.

(d) Idem ,ibidem.

(-) idem,ibid. p. 111.

( T4) Votez,ies Ecrits quiont été pu-blie 2 L pAg.

240 & fui~

•0 Antes dtt IVTome de laTraditionde l’EglìseRomainesurla Grâce,a Lieçe ,

1696.

(15) Votez,le IV Tomede !a Tra-dition dcTEgUseRomainesnr ia Grâce,pag. i%t &

(í 6 ) Vo/ez.ce qtson ate' de Me’chiorCanus dansce même IVTome de laTradition,

pag. T 20,

& fuiV.

(17) Dansla %emarqtte(A).

(U) On Unomme (Ca~bord Robcr-tus Alenfo-nius dans lesNotes que jcciterai ci-des-sous 5 maisensuite on lenomme tou-jours Robin-ÍOslillS,

(tg) Tr*-fatio LibriHcmmingii,cui TitulusImmanuel,apud Lndo-vicum Ge-rardum àReneííe ,Not. in A-pologeti-cam Refor-matarumin BrlgioEccleíì arumEpistolam,ad, & con-tra Auctoies LibriBergeníìs,

de Livres: ses Opuscules de Théologie parurent si bons à Simon Goulard qu’il les fit réimprimer aGeneve Tan ifS6 (D).

Ajoutez qu’à Page de soixante & dix ans il fit un Livre intitulé Immanuel , qui semble des-tiné principalement à combatte Jaques André le grand Promoteur de TUbiquitisme (c). CetOuvrage qu’on loue beaucoup (d) n’a été imprimé qu’après la mort de l’Auteur. On le publia aFrancfort l’an itíif (s), avec une Préface qui nous fournira un Suplement fur ce que nous avons ditde la vigueur avec laquelle le Livre de la Concorde fut rejetté parle Roi de Dannemarc (£)■

„ précis pour la présence réelle & substantielle; par où en„ passant on voit encore une fois qu’il ne faut pas s’éton-,, ncr fl les défenseurs du sens figuré trouvent moyen de„ tirer à eux les Saints Peres, puisque Luther mesme, vi-„ vaut & parlant, luy qui connoiíîoit leurs fubtilitez, Lc„ qui entreprcnoit de les combattre, avoit peine à trouver,, des termes qu’iis ne fissent venir à leur sens avec leurs„ interprétations : fatigué de leurs fubtilitez, il voulut„ chercher quelque expression qu’ils ne puisent plus dé-,, tourner , & il dressa l’article de Smalcalde en la forme,, que nous avons veuë Mr. de Meaux auroit pu trou-ver dans son Eglise un grand exemple de tout cela. LaBulle d’Innocent X contre les dogmes de Janfénius n’ôtapoint aux Jansénistes les moiens de disputer. Ils se retran-chèrent dans plusieurs fubtilitez , 8t dans mille distinctions.Pour les forcer là-dedans on fit parler Alexandre VII d'ti-ne façon plus précise ; on fit entrer dans fa Bulle tout cequi paroissoit propre à renverser les distinctions 8c les sub-terfuges de Port-Roial. Cela ne servit de rien. Les Jan-sénistes continuèrent à soutenir que la doctrine de Janféniusn’avoit pas été condamnée. Mr. Arnaud étala cent Obser-vations empruntées de la plus fine Logique ( 14). La lec-ture d’un tel Ecrit eût bien étonné le Pape : il eút vu la va-nité de ses précautions , il eût aperçu qu’on lui prou voitqu’il n’avoit pas voulu dire ce qu’il favoit bien qu’il avoiteu dans l'esprit. A ce que je voi, auroit-il pu dire, voussavez mieux que moi-même ce que je pense. La bellechose que c’est que le cannotatum du Cardinal Laurea ( 1 5 ) !Et quand on songe aux Distinctions infinie? qu’il faut fairepour bien démêler ce que les Bulles ordonnent, & ce qu’el-les n ordonnent pas (16) , on sent bien que lmfaillibilitéde la chaire de St. Pierre n’est d’aucun usage, fi l’on ne fu-pose , ou que chaque particulier conoît à fond toutes lesplus fines Réglés de la Dialectique, ou que chaque Curé estinfaillible.

(D) Ses Opuscules . . . parurent fi bons à Simon Goulart,qu il les fit réimprimer . . . l’an 1586.] Voiez l’Epitre Dédi-catoire de l'Edition qu’il en procura. Au reste , il avertitles Lecteurs qu’il a éclairci certaines choses qu’Hemmingiusn’avoit pas dévelopées suffisamment, 8c qui choquoientplusieurs personnes.

( E ) Voici un Suplement fur ce que nous avons dit (17) dela vigueur avec laquelle le Livre de la Concorde fut rejettépar le Roi de Dannemarc.'] Un Anglois (18) , qui fit laPréface de cet Ouvrage posthume d’Hemmingius , nousaprend (19), que la Reine Elizabeth travailla de toutes sesforces à faire que le Roi de Dannemarc en usât ainsi. II ra-conte bien des particularisez de l’indignation de ce Prince, &entre autres celle-ci, que le Livre de la Concorde qu'on luiavoit envoié couvert de foie, & orné de Pierreries, fut néan-moins jetté au feu ftmo quod memorabile imprimis est à pientis-fimo Danorum Rege Rrederico z. ab aula EleHorali Saxoniâ,utut m 'tffus, holofertco obduBus, auro, gemmisque pretiofis affa-bre ornatus magno , er pio Zelo Vulcano traditus est, annexagravijfimâ pœnâ c 7 inspeâlione ejus r ci unìverfi Regni Epifcopisdemandata fub confijcatione, in regnum ne importaretur, ibi-demve diftraheretur, ne-ve fub exilio certiffimo ab ullo poffìde-

primit Corpus Doctrine, tribuniti&que ille, ac decla-matorìét conciones S. Cathedrispuisa (zcj). II remarque qu’Hut-terus a fort condamné cette conduite de fa Majesté DanoiseHeroicum istui Régis Frederici faEium vocat (Hutterus in libroquem appcilat Concordia C o n c o r s) durum nimis &Rhadamantheum plane,Regemque z? qutdemChristianum hauu-decens, fied cum enormi, tantoque Rege indigna prorfus antmtimpôtentiá , e/ nimià ajfecluum vthementiâ conjunâlum , quodtant t Régis dignïtatem ,prudentiàm , zy exiftimatìones haud lé-vites, omnibus, qui saltem aliquìd judicare postant, suspec-tas reddit. Mais quelle a été amplement louée par Christo-phle Knobius dans l’Oraifon funebre de ce Monarque. Ci-tons f endroit ; il nous fera voir le zèle ardent de ce Prince»qui difoit souvent que cette Dispute des Luthériens avoitcausé plus de maux que les Turcs n’en eussent causé par sefaccagement des Provinces où elle avoit pris naissance. Christophorus Knobius Aulicus illius (Régis) Concionator in Concto-ne funebri in exequiis Regiis habita anno 1588. 5 Junii fie deillo loquitur : Sollicitus état ne fui quoque Doctores in abys-fum hujus periculofo, 8c nocentiffimce disputationis abri-perentur , ideoque noluit isti negocio immifeeri : etiawquerebatur , damnum quod Christiana Ecclesia ex hâc dé-putation e fentiebat, non possc tali Concordite Bergensis for-mula fanari: & fciunt complûtes honestiffimi viri, quantacum affectu id factum doleret, quinimo illum siepius dixis-fe, si Turca illas regiones, in quibus hsec certamina natafunt , & adoleverunt, depopulatus fuisset , non tantumdamni potuisse inferri , quantum haec disputatio intulit,nec finem poste videri hujus certaminis (21). La ReineElizabeth se servit de la même comparaison dans fa Lettreà l’Electeur de Saxe. Votre pais, lui écrivit elle (rz), afoufert plus de dommages par cette prétendue Concorde,que ii les Turcs y avoient tout mis à feu & à sang. L’Au-teur (23) qui raporte cette particularité observe que se sMinistres de Hollande obtinrent de cette Reine qu’elle en-gageât Frideric II Roi de Dannemarc à rejettes le Livrede la Concorde. On voit dans la Préface du Livre d’HeM-mingius, que le Successeur de ce Roi de Dannemarc conti-nua de rejetter le même Livre, dequoi l’Auteur de la Préfa-ce le loue beaucoup. Rolinfonus pag. 10 ejusdem ad LeHoref»prafationis fie conclud'tt. Deus qui nunquam deest Ecelefi*sua, irrequtetorum talium hommum conatus ut olim per p> oSMagiflratus, in Daniâ prafertim, mire impedivit ; ita etían>nunc per optimi patris optimum filium , re <3“ nomine ttereChriftianum, paternis vefiigiis fevere infistentem, pietate, &juftitiâ régna sua firmantem, Pontificiorum, VbtquitariorufljpZ? aliorum fohismaticorum ac turbulentorum hominum fiudi amature, z? prudenter in ipfâ herlâ reprìmentem, bénignes 1 "tardavit ( 24 ).

J’avoue de bonne foi qu’ici je ne puise point à la source»& que je u'ai point d’autre Original que les Notes de L°tnGérard deRenesse fur une Lettre qu’il fit réimprimer à Btcal’an 1651 (25) , & qui avoit été publiée la ptémierelan 1579, en Latin, en Flamand, & en Allemand. Nest intitulée Apologetìca Reformatarum in Eelgio Ecclefiaf 11 ~Epistola, ad, zs? contra AuHorts Libri Bergensis, diSli>cordU. Le Sieur de Renesse n’en conoit point

(20) Prafdt,radem, exL. G. àK en elfe,pas, m,(ìt) Lud.

Gerardus à

RcdcHc,Not ìnEpìû Apo-log. Ecries.R çform. iaEelgio,íìì.

(11) Strìíiní

ad Augas*tutti Eieâa-temjìcinur

'■ met

ah* k

toram msuditîonem,ferro ûm-maque m-

tufíet, tmtinon dédis-se t dmntquanta ex

coticoïdiz

discotdisnegocioacfepfc.Idem, did.

ex Joh.LanipadiïEpi,f. Dédie,Censurât .

Uhiquiritis,(t s) M-

Lampad,

quod in illo no va, zs? in ifiis regionibus ante inaudita, mais je fiai qu’on l’a donnée à Pierre de Villiers (zó)>

b/llìAt ihCeâvYi r? ihì nwt rf Dn/r.tt**. T. L ...... _ .71 , _.n nr\tm 9tT rAA\rrt P /In Prinf’P rVfìronOY*. ■+*

ac (prout habet ipfum diploma Regium in l'tbrum Concordia vi-brât um, à doélis viris tnihi non femel in Dania explicatum )inufitata comprehenderentur dogmata : recepta vero ibi ex ad-verse sunt cum Lutherì, Philìppi quoque scripta, inter hac cum

dicti, Concordia:, pag. 111.

nistre François & Prédicateur du Prince d’O range.1579, Petrus Villerius Gallus concionator aulicus Princip ts friaci, Polypragmonicus, fub miniflrorum Belgicorum _Epistolam crìminatsriam contra Autores libri Concordia p u "cavit (27).

(-«! j j

c« i-

Ivette»

( 'ti**:, y

Ì #**•

•M*

rdffìc

A 0 ".',.

A'QiiOP...

felbof,

láitf Ca j-

Tk? t,

< S M"

úçîfcr

tboiI. “

(<) C’est-à-dire en 1682,

( 11 Pansl’A-tiile1’ A T I N ,

FH e 744 .lettre (d).T ai óté celadans cette 1

Editi.n .

U) E s’eflfait estimerau Palais :en a de ittiquelques Pil-ées de Théâtreir D Criti-que dcl’Androma-<jue.

»

HEN A U L T (N). Poëte François aa XVII siécle, ” Autheur du Sonnet furdemoiselle de Guerchi (yf), & Maître de Madame des Houìieres, a eu allez de reputatio^Paris de son vivant, & elle subsiste encore quoy qu’il soit mort il y a quatorze ans (stj- , uvray que son mérité n’estant pas imprimé (R), pour parler Mr. Ménagé, fa réputation n 3 ^

( A ) Auteur du Sonnet fur Mademoiselle de Guerchi. ]Avant que je publiasse, dans la Remarque (G) de l’Article deSpinoza, l’Extrait de la Lettre où ces paroles sont conte-nues, j'a vois déjà observé (i) que l’on croioit que le Sonnetde l’Avorton étoit de Mr. Henault, .& qu’il avoit été com-posé pour Mademoiselle de Guerchi. Mais dès que mon Dic-tionaire eut paru à Londres, il y eut un savant Angloisqui me fit l’honneur de m’écrire, i, qu’il savoir d’originalque ce Sonnet avoit paru deux ou trois années avant la mortde Mademoiselle de Guerchi : 2, que des personnes qui pre-tendoient le savoir trts-bien l'avoient assûré qu’il fut fait parSubligni Auteur de la fausse Clelie. Je communiquai cela àl’habile homme qui m’avoit écrit Ia Lettre dont j’avois infé-ré un Extrait dans P Article de Spinoza. II me répondit queMr. Lucas l'avoit asteuré que le Sonnet de VAvorton étoit faitvingt ans devant l'accident de Mademoiselle de Guerchi ; maisque tous les autres gens à vers qu'il avoit consultez disoientqu il put fait sur un avortement de cette belle personne, autrecependant que celui qui lui couta la vie. Vingt de mes amis,ajouta-t-IJ, qui ont vécu avec Henault m’ont afseuré que leSonnet etoit positivement de lui,z? qu’il l’avouoit. Subligni (*)

étoit encore au College quand cette Piece parut : s* ’ veU '°‘--

s’es-

zf

sa fille m ont confirmé qu’il n’en étoit pas f Auteur.sons pour un fait certain que c’est un Ouvrage de n0tr P Re-nault ; car nous verrons ci-dessous qu’il a été mis dans ^ oU pcueil des Ouvrages de ce Poëte : mais doutons bea rqu’il ait été fait pour la Demoiselle de Guerchi. II P a ' ^ j &un chef-d’œuvre, quoi qu’il soit contre les regsesque l’on y trouve même un barbarisme ( 3 ). , „ tro uvé

(B) Son mérite ri étant pat imprimé.] Ceci s e £ a jtfaux: „ Mr. d’Henault lui-même dc son V lV p" r j s c hez

îÇ?,

de b" si

. pd f

le

" ™ Petit Recueil de ses Ouvrages

” 7, 11 ^’ì?. m 12 : Oeuvres diverses .

” h est dédié à Monsieur Doorr mua -

” 4 )te ' ^ contient de la prose & des vers, 8c des Let-

” a es E? prose 8c en vers à Sappho qui pourroit bien

» etre Madame des Houìieres. Le Sonnet de Y Avorton

” p7 trouve.. 11 ne faut pas oublier Ia premiers

" fiece r ™ Livre,qui a pour titre,de la Consolation à Olym-

" ts LJle me fournira deux Observations de Critique »

" 1 une fitie ies Compilateurs des Oeuvres de Saint £>' re '

" mont trompez peut-être par quelqu’un ou par une Pjé-

* rendue

iv -

„> ;í

péri » ni»'

b«“ ,s J e

bie ,,$0*