fìQ r.;«,
ut- dtjsusl^emarq (f)df, f.ArticleGarasse,s» r à linea.(/) Vfitn U(H)
de l y ^ArticleP r E N ».(w) Veìez. UTìemarq. (r)de l*is4nrc.9P A XX N*
(*)
( 1*4) Bo-din , dc laRtpubliq.Livr. VI %Chap //,pag. -04.
(ïoí- Là'Ttît/ne % à la.pé*e 1055 deC Edit. Laîìki, 2601,1# S.
(ïoí») Là"fyiême ,
-ox de CE-dititn Frav-faìse* 1608,tn S,
(îo?) Lk-même, p<t£,
IOÍ 5 .
(ï©$) Là"même » pa*.
8-r.
730 HENRI II. HENRI ííî.
Henri ÍI ctoit de mal ménager ses finances: il en pervertit par ce moien l’administration, & fr*cn- (»i *ó<h*ídetta prodigieusement (C C ). On a mis entre les désordres de son Régné Je mal que causèrentles Poètes [k). La polygamie sous les Kegnes précédens n’étoic pas un ms pend t b le j ce fut Hen-ri ll qui commença à la soumettre au dernier fuplice (DD). On verra dans dan ires endroits ‘ ì9U t^de ce Dictionaire ce qu’il ordonna contre les mariages clandeltins (/), 6c contre ies meres quifont péir leurs en tans (m). n ag«- R, L
J’ajouterai une choie que j’ai trouvée dans une Lettre de Bodin. Le Pape Jules IJI som-ma ce Prince dt coraparoijire devant Dieu , pour répondre du tort qu'il lui faisoit de tentr la Me ande. Mnit.t'í*Le Roi fit responfe qu U s'y trouverait , mais qu il s'ajjeuroit que le Pape ne s'y trouveroit point ç»). >í “'
Unit pins q ut jamais les estât s en ve nie , c? les benestees donnezfans respect, les Magijlrats aux plus offrans: & par conséquentaux plus indignes, les ìmpssts pins grands qu ils ne surent on-ques auparavant : c? neantmdms quand il mourut l tstat desfinances de France se trouva chargé de quarante cr deux mil-lions : âpres avoir perdu le Ptedmont , la Savoy e, l Ijle de Cor-se , (jr hs Frontières du Bas Pais : combien que ces pertes-làeftoyent petites, eu esgard à la réputation or à l'honneur. Si ladouceur de ce grand Roy euft efté accompagnée dt Jeverité, Jabonté meftét avec la rigueur , fa facilité avec l aufierité, onrieujì pas fi aisément tiré de lui tout ce qu'on vouloit. L’opi-nion de ce savant homme semble d’abord «n Paradoxe ;mais quand on l’examine de bien près, on la trouve bienfondée.
(CC) ll pervertit s administration de ses finances , or s’en-detta prodigieusement.] ” 11 y avoit une Ordonnance du Roy,, François I confirmée par son Successeur , portant qu’il y„ auroit quatre clefs du coffre de l’espargne , desquelies le„ Roy en auroit une, & que les autres scroyent entre les„ mains des Commissaires par lut establis : & la distrihu-„ tion des deniers se devoir taire par le mandement du», Roy en présence du Thresorier & Contrcrookur de l’es-„ pargne. Mais le Roy Henry II par Edict {*) âpres des-„ chargea les Commissa res & Officiers de i’espargne , à„ fin qu'on ne leur peust à l’advenir taire rendre compte :„ tant y a que l’un des Commissaires eut en pur don pour„ une fois cent mil cscus, lì le bruit qui en courut par tout„ estoit vray : qui estoit beaucoup aiors (104) C’estBodin qui tait cette observation , qui peu après ajoûte (10;)que François I ne fit pas autant de largesses pendant un Ré-gné de trente-deux ans.que son Successeur en fit pendant deuxannées. François I ri avoit quafi pas fermé les yeux, que letilletage ou reachet des offices,qui eftoit des lors une somme infi-nie , fut donné à une feule personne :io6\ Voions commenton a exprimé cela dans la Traduction Latine. Nondum juftaparentisecerat 'Henricus secunius) cum hirudo quidam Pa-latine pétunia vim infinitam quam officiant accepta confirma-tione regibus initiatis fisco dependert jolent,uno absorbuit esr eo-dem haufiu (107). La prodigalité de ce Prince fut causefans doute qu’tl imposa de nouvelles charges à ses sujets,fans se souvenir des promesses qu’il avoit faites en créantces impositions. Considérez bien ces paroles de Bodin (108):„ Quand le taillon fut mis fur les sujects l’an mil cinq cens„ quarante neuf, le Roy fit promesse de n'affecter, n’cm-„ ployer les deniers à autre usage, qu’au payement de sa„ gendarmerie, sans les confondre avec les autres deniers,, ordinaires : comme il fut aussi dit quand on imposa la„ solde de cinquante mil hommes de pied, du temps du„ Roy François I , qui se devoit seulement prendre fur les„ villes closes Sr fauxbourgs d’ícelles , qui ne ressentoyent,, rien de la foule des soldats: toutesfois depuis on l’a es-„ galée fur villes 5 c villages, bourgs 5 c bourgades, l’an mil„ cinq cens cinquante cinq , en quoy les povres parfaits ont„ efié grevez doublement : car ils payent & sont pillez de„ tous costez ”. Le mauvais ménagé du même Roi pro-duisit un autre désordre, c’est qu’il emprunta beaucoup desommes à gros intérêt. Depuis que le Roy Henry eut affaired'argent, il emprunta à dix, à douze, à seize peur cent,com-
me il fit l'an M. d. lui 1 des Caponìs, Albicis , V des Parti-cipes d'Allemagne : cr l usure Je payoit aux quatre foires, ot*l intereft de l'usuré estoit converti en sort, c 7 joint au principal :l Empereur faisait le semblable de son cofté : vrai ejl qu U rttprenoit qfià dix cr douze pour cent au plus,o 1 iannée mesmt l*
Roy d'Angleterre emprunta des marchands Allemans cent milescus à douze pour cent. Et au lieu que le Roy Henry pensaitattirer plus d’argent en payant plus d ïnterest que l Empereurie Roy d’Angleterre, il commença à perdre son crédit: car 1*1plus sages mesnajtrs fatsoytnt jugement, qu il rien pourrait e *fin payer ni fort, ni usure: doutant que l'intertfl de seize p ÍU1,cent revenoit pour le moins à dix huiòï pour cent, retenant l iff , So ,tertft qu il ne pouvait payer .109). Notez qu’il ne fut pas l’il>7 d«l*venteur de cette pratique; elle avoit commencé fous le Roi Rc pi,bi-son pete. ” Ce fut aussi le moyen apporté en France l’an„ m. d. xliii par le Cardinal dc Tournon , lors qu il,, avoit le ciedit envers le Roy François I auquel il fit en*
,, tendre , à la luscitation de certains Italiens , qu’il n Y„ avoit moyen d’attirer en France les finances de tous cos-„ tez, & faire fonds à l’advenir, pour en frudrer les en-,, nentis, que d’establiv la banque à Lyon , & prendre l’ar-gent d’un chacun, en payant l’interest à huict pour cent:
,, mais en effect le Cardinal vouloit asseurer cent mil escus„ qu’il avoit en ses coffres, & cn tirer tout l'interest qu»
», pourroit : les Lettres patentes deccrnees , & l’ouverture„ de la banque ainii faite comme j’ai dit, chacun y venoit„ à l’envi, de France, d’Allemagne , & d’Italie , en sorte„ que le Roy François I quand il mourut, se trouva en*
„ debté à la banque de Lyon dc cinq cens mil escus, qu u>, avoit en ses coffres, 5 c quatre fois davantage : & la pat* . í>
>> asseurée avec tous les Princes de la terre (no) ”. Bo* L*,,/#din (111) condamne cette invention suggérée à François h 8J j.
Î1 croît qu’ellc ruine lc fondement des finances , & qu’ellefut la source de mille malheurs. Citons le encore une ^ It ) £**fois ú 12 j: Et quant aux finances, dit-il, on a fi bien tut*' víi "'’?" 4nagé, qu en moins de douze ans que le Roy Henry 11 regn* >!>6 'il ( 1 r 3 7 devoit plus d’intereft que ses prédécesseurs quarante ant ^,,1) b*auparavant ne levoyent pour toutes charges. mi’ 1 "’ ^
Je m'assure que ces Citatibns de Bodin ne seront pas des»' i»s*gréables à ceux qui souhaitent de savoir les époques des i®' l 'Lpots, 8t en général l’origine des Coutumes. _
( D D ) Henri 11 cemmenca à soumettre la polygamie ** pr'^ ^jolJ*dernier suplice.J C’est ce que j’ai lu dans Bodin. Imperat0- 01 ‘res, dit-il (114), perpétua lege oscMytív.fat infamia poena ffibgjeéla vetuerunt (|) : nofirïs vero legib. poena capitalis Henrfi dimci IIprincipatu irrogarì cœpït. L’Auteur des Mélanges d’H lS ' P u Ci ç. /* ^toire & de Littérature ignoroit aparemment cette partioii" > 0 . jf*‘larité ; car voici comment il s’exprime , ” Mais à propos ^ *
„ de Mariage &c de Loix du Roïaume , il y a des P ar se" L,„»
„ mens en France, où l'on condamne à rnort ceux qui ic *p s . ^
,, trouvent convaincus de Polygamie ; parce que l’on > u ' , Vi- ^
„ pose que c’est une Loi du Royaume. On demande 0 jtat*
„ sc trouve cette Loi? C’est à nos Jurisconsultes FranÇOJ»
„ à nous l’aprendre. La conséquence en mérité bien
,, peine. Pour moi je croi que ce n’est point pour 1 » 1 to' r ‘ (4I .
,, ìygamic qu’on envoïe ces gens-lì au gibet; mais P°“^ ,* ç,
„ les fourberies dont ils usent pour surprendre des se®®
„ qu’ils épousent dc mauvaise foi (115) ”.
(s) Taritus,t-tiOo:. Likr.1 , C'*f.XLIX.
(z) Sueton./n Galba,Cap. XI < r .
(,) Diceffltfttsccpto cla-rì»r ApiquAm
HENRI k11, Roi dc France, fils dc Henri II 5c dc Catherine dc Medicis, s’étoit rendu ‘célèbre avant qu’il fût Roi, & avant l’âgc de vingt ans, que les Polonois le jugèrent dign^ ®leur couronne ; mais ils eurent bientôt lujet de se repentir de cette élection. La maniéré do^il s’enfuit de Cracovie est la chose du monde la plus honteuse. La raison de cette fuite estvouloit recueillir en France la succession de Charles I X. II régna effectivement après lui, ,telle sorte que les Polonois n’eurent pas lieu de le regretter. On peut dire de lui comme de ^ba, qu’il eût paru digne de la couronne s’il ne Feût jamais portée {A). Sa vie fut tellement pt âgée entre les débauches & les dévotions, qu’on ne vit jamais un mélange plus bizarre.laiiîbit posséder par lés mignons avec si peu de ménagement, que toute la France en ^ to)t , C . eequée> veu fur tout que les dépenses excessives qu’il faisoit pour eux {B), tournoient à l a c a
- qu on
(A) On peut dire de lui comme de Galba, qu il eût paru di- en le jugeant digne de la porter. Ce n’est point a ^ / jq' tcgne de la couronne tïl ne l'eût jamais portée. J Tout le mon- apliquera raisonnablement ces paroles de Castro o d mjnA
de a remarqué ce mot de Tacite: Major J privât o visus est probata conscientu gratiffimus frut'lus, ut quamv^D
(Galba) dum privants fuit , v omnium consensu capax impe-rii, nift imperaffet (i ). Suetone dit la même chose end’autres termes: Maiore adeb c? favore cr auíloritate adeptutest quam geffft imperiitm (2). On a fait un semblable juge-ment de l’Emperrur Jovien ( 3 ^ : mais on disoit tout lecontraire <se Manus (4). Notre Henri III vérifia à sondam cette judicieuse Maxime, Magistratus virum prodit ( 5 ) :
ll fit voir cn portant une couronne , qu’on s’étoit trompéJo. Ciuvc- ^
rus Epit. Kifi® ri3r * -btunai, ,n - ror. f^) Mrrîus itt p«teflatt%Ms et moi* tgi-tm'it, Stt amplrtrt quam gerebat, d,(nu, Imbcretur. Sallust. in Bello Juguith. (5)y,hj. Aïistot* de Monbu», Lthr. V, c*p. m, p*g. m. a.
potuerit adìbiíct- a "
Encore moins nnL Uetur ta men ab omnibus plus merert (affama ZT VOn ' 0rì à- de lui le magna eumprsceffe-
,, (81 I exc 'ffivcs qu il faisoit pour ses Mignons.]
ce Roi ^ 1 C) P 3 le occupation & le plus grand plaisir de
' Consistant à plaire à deux Favoris ( 9 ) , il tf-
""’il rip Je; eút faitsdilbit-de la
avvi , VVIUUUUI, « j^/isiva*»- — - .
„ moignoit ne pouvoir être content, qu il ue le? e„ aussi grands que luì-mêinc, & rendus fi puiíjans , ^
„ il, qu’il ne fût pas au pouvoir ni de l’envic , ni 1
u»t>.
(») situent les D«ss ie
V fijeast
l,tn !>■
(*) Pise
Vd* 0 ' (oO
pet