tì te N K I lîí.
f U
?bngeÌ' a dans CO de P nouveaux (^Sr^sTy
qu’il se surpassa lui-meme à ex P1 de ré solution, & pour le moins beaucoup plu*
fit paroicre beaucoup de prudence, cv r comporté d’une maniéré qui 1 avoit rendu le me-
que dans les rencontres précédentes, ou ^ d sa destinée fut qu’il s’attira également
pris du Pape ( L ). L’une des plus grandes « ^ routes choses, & quant
rinimitié des Papistes & celle cc Prince . Ce fut únW
au ÍP'ntuel, & quant afi temporel, saCC0T w aiU eurs un sujet de division. Humainement par-tre d unité pour des gens qui trouvoient par t j oersécutoic à toute outrance*
à> les Huguenotslvoieiit de justes ra.som dc leh? * ^ <*£= ;> sc glori fiok méme de
& il passqit pour l’un des grans P^ m0 ^ s dévotions les plus monachales devoir lui
1 avoir ete ( g ). Cela joint avec son attachement au* d e la foi Romaine*, & nean-
concilier l’amitié des Ecclésiastiques, 8c des ze Eus ;í P a!ïiner> Voilà un furieux caprice demoins il fut l’objet de leur h une plus qu on ne a aimé" le plus ardemment tourna enfin à
l’êtoile .* en voici encore un acre. Tout “■»“S" eîoLs que k prodigué de Hen-son préjudice ( h). Ce que nous avons dit (i), t u . • p r j nC e infiniment plus pro-
ri II fit naître, convient encore davantage au ^ ° 'plm d'Edits bursaux, k plus
digue que son ? ere. Aussi vk-on sous ce Regnc-la plus ^ mal °tes, ph»^ mal ^ été * en .
de dissipations de finances, qu’il «’en avoit jamais P al “ d'aliéner le domaine. Mais les Etatscore P lÌs grand, fi ce Prince eût pu obtemr la permission d almner le dom ses
Généraux ne voulurent pas y consentir {M). Remarquons qu rfemi Ul, qui pa p
(?1 tîuiarí:Ltbr. XCVÍ.j
pag. JOI.
(/r) JE/ fataleerat ut tjuìc -ftfûí ardeh-tìus dilexeratid iUi postre-m» pernicíeraadfcrtet-Idem, Libr^Xififiub fin.pa-l. m. ì»,.
(t) Cì dessus JT^m.(BB)
de B . A >1 ulc
HEMRl ir^
fa*) î.is-luiri, L e t-lr es, Uvr.
F,' 1 * 1 - «Isuivantes.
u mi
(l4) L'aP“XUs.
mt-
6 }.
■ artid t
niez.
0 O N
A C>
<?Be
Jc>»ar,
' (f).
' >»en t
^‘ide.
^ 7) . ■
âner<j.
íì(f
3<ssi
M VÌtïil *
ir.
'«ssr
l
tibr
îS *°.
\mn KUÍ! '' U
í, -
C -t) ll éprouva . . . que la mort du Duc de Guise ... leplongeait dans ... de mertell'es inquiétudes .] Pasquier feraencore ici le Commentateur. Soudain que le Sieur de Guisefut mort, dit-il (42) , jamais Roy ne se trouva Ji content que lenejîre; Disant haut ey clair à chacun, qu'tl n avoit plus deCompagnon , ny confequemntent de Maistre. Et le lendemain\*ur et la mort du Cardinal fut l'accomplissement de ses sou-hatts. En ct contentement d'esprit il se comporta quelques jours,faisant epesc erlettres de tous costez,pour manifester le motifde cest accident,desquelles il ne rapporta pas grand broffit. Quel-ques hun ou dix jours après, ne recevant aucunes nouvelles dePans, il commença de penser à fa conscience, <y ravaller quel-que chose de cette grande joye. Et depuis adverty de cette géné-rait révolté , tl eust grandement souhaité, que la partie eust estés, rt s ir stdhenter, .... Le Roy petit à petit commença de seMsplmre de tout ; voire de foy-mesmes. je le vous puis dire tirajcrtrt, corftme ctluy qui en ay esté spedlateur. La deffiance plusqu auparavant se logea dedans son cœur, commè vous entendrez,présentement. Pasquier ensuite de ces paroles raconte quatreou cinq faits qui témoignent clairement rembarras épouvan-table ou .ee Prince se trouva. II voulut faire transporter auchâteau d’Amboise les personnes qu’il avoit fait arrêter après]a mort de Mrs. de Guise, & il ne trouva aucun auquel il sef eust fier qu à lui seul. Je vous dirai franchement, ajoûtePasquier, qut la plus grande partie de nous, qui estions à Slo’ts,drivions de dtspit en nos âmes, de voir les affaires du Roy fiiras, qu il fut contraint de se faire ConiuSleur de ses prison-niers. aí peine eflott-il demaré, qtie nous recevons nouvellesjtue le Mareschal f Aumont, ayant abandonné la Citadelle,C? levé le ftege d’Orléans, par la venue du Sieur de Mayenne,fi estât retiré avec ses gens à Baugency. Plusieurs de ses sol-dats bìeffex. arrivent à Blois. Adoncque chacun de nous se fitaccroire, que la conduite de ces prisonniers estoit un prétexté ex-quis (y recherché par le Boy, pour quitter avec moins de scan-dale la ville. Et vous puh dire que si lors le Sieur de Mayenneeust donné jusques à nous, la frayeur estoit st grande v gene-ralle, qu'tl rìy eust trouvé tefistanci ,tx s'estant fau maistre deBlois , toute la nviere de Loire estoit sienne \ D autant que tou-tes les villes hranstoiem : Et eufi esté le Roy merveilleusementempesché de trouver lieu pour sa retraite. Dieu nous voulutpréserver de cette mesadvanture (43). L’Áuteur ajoute (44)que Longnac, qui avoit esté le premier qui avoit induit le Royde commander ce meurdre qut luy estoit si malheureusementréussi, perdit toute fa faveur. Quelques Historiens contentque ce brave Gentilhomme , ne croiant pas être en fureté àla cour, demanda au Roi une place où il pût sc retirer, afinde se garantir du ressentiment des Ligneux (45). Cétoitfaire sentir au Prince 1e mauvais état où l’on croioit ses affai-res: la réponse que l’on prétend qu’il fit à Lognac n’est pointindigne d’un grand Roi. }’en parle ailleurs (46 ).
(K) ll se surpassa luì-mème dans ïexécution du projet defaire mourir le Duc de Guise.'] Le cœur lui avoit manqué àh journée des barricades ; il avoit quitté la partie à son rival,il s’étoit sauvé de Paris, & y avoit laissé au Duc de Guisetoute la gloire du triomphe. Le cœur lui revint à Blois, 8cil y fit succomber ce fier ennemi. C’est à quoi l’on peut apli-quer ces paroles de l’Enéïde : Quomlam etiam vifí'ts redit inpracordia virtus , Vifíeresquc cadunt ( 47 -). Ce fut alors quel’on vit la vérité d’une Sentence d’Homere, je veux dire dela Remontrance que Cal chas faisoit à Achille, qu’un Roi quiest en colere contre son inférieur a le dessus tôt où tard.
KçeiW/»» yào jS«0-íAíì'Ç 'ère ùiìgt ys.pr.i,
IVikjEJ y'ae rí - C K at ctt/Tr.uap rcttatfí-sp,
'fstÀM ys xei ) jj fT ézrurS-es cyel oÇça «Afv-îi
hv Ç’ìih-STTiv iûirri,
Pottntior enim R lx quando irascitur viro inserjort ,
Quamvis enim iram vel eodem dit decoxerit,
Tamtn tsr posiea retinet simultatetn donte perfeceritIn pedoribus fuis (48).
(49) P45.& smv •
(j©) ^n’eft ptintcontraire ceque fcAuteuYde U Rela-tion a dit desinquiétudescù étoit leT\oi j car ellesrfempfcbaientpas son apli-cation ni foiVigilanefm
Mar céiHistoire <is
J’ai lu dans plusieurs Auteurs îa Relation de cet expíoit deHenri troisième; mais'je n’en ai vu aucune où les détailssoient mieux lier, 8c mieux suivis que dans celle que Mí.
Marcel a insérée au IV Tome (49) de son Histoire deFrance. C’est là qu’op peut voir toute la justesse des me-sures qui furent prises pour faire réussir ce grand coup; leRoi y fait paraître beaucoup de vigilance, & beaucoup dêfermeté, & une aine qûi se poslede assez bien pour pren-dre garde aux moindres choses qui pourraient nuire ( 50),
Considérez bien l’encouragement qu’il donna au Sécrétassed’État qui deVoit faire savoir au Duc de Guise que le Roile demandoit. „ Là-deffus Sa Majesté ayant sceu que le„ Duc de Guise estoit au Conseil, commanda à Monsieur„ de Revol Secretaire d’Estat : Revd , allez. dire. à Monsieur,, de Guise, qu il ffienne parler à moy en mon vieux cabinet.
„ Le Sieur de Nambu luy ayant refusé le passage, il rc-„ vient au cabinet avec un visage effrayé; c’estoir un grand„ personnage , mais timide : Mon Dieu , dit le Roy, Re-„ vol, qu avex.-vous , qu y a-til, que vous estes paste , vous„ me gasterez. tout , frottez, v.os joues, Revol: lí n y a point,, de mal, Sire, dit-il, cest Monsieur de Dambu qui ne tria» Psts voulu ouvrir, que Vostre Majesté ne le luy commande.
-, Le Roy le fait de la porte de son cabinet, & de le laisser» rentrer, & Monsieur de Guise aussi (51 ) ”. j e <jssai paroccasion une chose que j’aì lue dans le Journal des Savans. «
Ce qut se passa a Blois touchant la proposition qui f ut faite Fiance,aux Estais de ne plus foufrir en France d’autre Religion que la T,m - /r *Catholique . . . monstre assez, qut Henry Ul estoit plus fin qut ? al ' 6ìI ‘le commun du monde ne s imaginé ( 5 z). J ou nef
{L) ll fi étoit comporté d’une maniéré, qui V avoit rendu le à Savansmépris du Pape.] VoiezJa Critique Générale du Calvinisme d e jaa-de Mr. Maimbourg; vous y trouverez (53) deux exclama- !* r * í6s »taons de Sixte V : i'une regarde la témérité qu’il attribuoit dlsi\’ xau Duc de Guise , & Tautre la simplicité qu’il attribuoit 4» ma,à Henri trois. II s’exprima là-dessus tout-à-fait cavalière-ment. Quelques Auteurs ( 54) content qu’il dit un jour erîconsidérant la conduite de ce Monarque, J’ai fait tout ceque fat pu pour me tirer de la condition de Moine, zy il salitout ce qu il peut pour y tomber.
( M ) Les Etats Généraux ne voulurent point consentir à alié-ner le domaine.] Outre ce que j’ai dit là-dessus dans l’Ar-ticle de Bodin ( y y ), je veux raporter id un Passage deMr. de Mezerai ( 56 ) : ,, Pour le poinct de l’alienation du
„ Domaine. Emar (57) répondit par ordre de
„ la compagnie à Bellievre que le Roy y avoit envoyé ;
„ Que le droit commun & la loy fondamentale de l’Etac„ d escudo! en t absolument cette aliénation ; Que le Do-„ waine du Roy reísembloìt au fonds dotal d’une femme,
„ qui ne peut dire vendu ny distrait par son mary'; Qu’is„ estoit encore plus sacré qua' celuy de l’Eglise, parce qu’ilne se pouvoir aliéner pour quelque raison que ce fût
_ t Extrais
simplicité qu’il attribuoit £, Mémci-de Neveis.
(53) -A ldUl Lettie, ,n»/». 2, fagsé, % de ÍA jEdition.
! S 4) TeietiNaudé, a»Chapitre 1 dedCoups d’E-tac, p, m. zz*
(s5) Remets
que (J).
(sQ Mez etrrai, Hist.de France^'
j - -, Tom. III*
- „ solennité'" Aussi estoit-ce chose inoiiye que r«* 43S-
" I?'eu recours à ce moyen, mesme dans les (j7) Vr ^
», J* on ellt ní , CP {Tìte7 île la France, & lors qu elle avoit ^ tnt„ plus grandes stcceUite- n estoit à cette heure; 4-E, (W
„ esté en pins grand u „ st j a délivrance du- dt s Députez
comme du temps A* * dc villes & de Pro- ««
1 Sc-âKi'.“»
,, vmees; rf.mnnnt: & fur lequel estoient fondez 7
" ? UÌ í°ï m doûaires, & appanages, qu’ainsi Me faloit plû-" .ost fortifier que l’affoiblir, plà»lì le relever que 1 ab'oa-" toit î ' u'au reste si le tiers État remontrait si instant-» tre; ' i.tconsequencee de cette aliénation , c’estoit par-" me " t U e s on ostoit quelque chose du Domaine, il 1e fau-" drost remplacer à ses dépens, 8c que toute 1a perte en" vomberoìt fur luy seul. non pas fur les deux autres, qut" cettc ta ;fon y conservtoient plus aisément ". Si vous'voulez voir les limitations dc i’Autorité Roiale à cet égard-là lisez ce qui fuit. Par l’Edrct qui fut fait en l’an isisi,
H \ Moulins, où estoyent tous ks Princes & gta»«^LZ-X'LX ^ 99