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garde la proposition qu’on lui avoit fait goûter de rCconóître pour son ouccdìcur ie fils aîné âDuc de Lorraine (j^j: l’autre regarde ce que ie Député de la Ligue eut ordre de représenter átiPape aptes que le Jacobin Jaques Clément eut assassiné ce Roi (R). Cet assassinat exécrable fut
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» & aux Ambassadeurs, va'loíent mieux que leurs pieces» préparées avec beaucoup d’art 8c de peine (74) ”. Je neiai si ce grand Hiitorien a jamais insinué que les Haranguesde ce Prince étoient P ouvrage d’un autre. Je fai bien queMr. de Thou raporte que l’on croioit que Morvillier étoitm UtC r r 06 CC ^ C 8^ tut prononcée par le Roi aux Etats deUlois lan 1576 (75); mais je luis sûr que sq ce Prince necomposoit pas lui-même ces Pieces-là, il y aportoit pour lemoins son examen, ses avis, & ses corrections. Ce que jem en vais dire me le persuade.
II eut beaucoup de passion d’entendre parfaitement la■Langue Françoise , & de la parler poliment & correcte-menr. La peine qu’ii prit pour cela eut tout le succès qu’ilen pouvoit espérer. PI ester Gallii Rex Henricus III, eltgan-tu ferments jui studiofus (aliquet prafertim ante obitutn annis :quo ttmport plura rigia quam multi credunt , habebat ) baudtnfelìci cr inittili studio, fuit. In co enim tandem excelluit :tî* tta quidem ut non minus cafiigatum quarte ernatum este cu-ptret (76;. II devinoit par le style l’Auteur d’un Livre:c est par là qu’il crut qu’Henri Etienne avoit fait un certainOuvrage qui avoit paru fans nom d’Auteur (77): il ne s’ytrompa point, il prit à cœur les intérêts de fa Langue, &aiant commandé à Henri Etienne d’en montrer les avantages& l’excellence, il le preflk ft vivement de composer ce Trai-té, qui! salut lui en aporter bientôt un Exemplaire (78).
J ai dit ailleurs (79) qu’ii souhaita que ce savant homme fitun parallèle entre les Cicéroniens d’italie, & les Cicéroniensde France. J’ai dit aussi (80) qu’il aima Bodin à caisse desDiscours íavans qu’il Ientendent faire. II y eut bien d’autrespersonnes doctes dont il aima la conversation. Noter qssen1579 il donna 3000 livres à Henri Etienne, & une pensionde 300 livres par an (81).
> U me reste à prouver que l’on jugea qu’il emploioit àces choses un tems qu’il devoit donner à des a faires pluspressantes. ,, Si jamais Prince euft subject de crainte, ce„ fut lors (81): toutesfois ce nouveau Roy , comme s’il„ eust esté exposé en la tvanquilíté d’une profonde paix , au„ lieu d’endosscr le liarnois, fe faisoit enseigner d’un costé la„ Grammaire 8t Langue Latine par Doron, (qu’il fit de-„ puis Conseiller au grand Conseil) & d’un autre costé exer-„ çoit une forme de concert & Académie avec les Sieurs de„ l’ibrac, Ronsard, & autres beaux esprits à certains jours,
,, ausquels chacun discourait fur telle matière qu’ils s’estoyent» auparavant designée. Noble & digne exercice vraye-„ ment, mais non convenable aux affaires que lors ce Prin-,, ce avoit fur les bras. Ces nouvelles Leçons de Grammai-» res me donnerent subject d’esclater par une colere ces sixí, Vers Latins,
„ G allia àum pajstm eivilibus occidit armìs,
„ Et cintre obruitur stemifepulta fuo ,
„ Grammatkam exerces media Rex nofier in aula ,
,, Dìcert jamqitt peteft vir generofus, Amo.
„ Declinart cupit, vert déclinât cr ille ,
,, Rex bis qui fuerat , fit modo Grammaticus (83) ”.
Mr. de Pibrac aiant dit un jour à Pasquier (84) qu’il avoitentendu que Marillac (85) avoit composé cette Epigramme ,ajouta que s il en eftoit ajjeitré, H M feroït réparer fa faute;car il n’apartient pas <* un subjtbi de se jouer de cette façonsur les mœurs N deportements de son Prince (86). Cela sc-roitbon, repartit Pasquier (87), „ en la bouche d’un au-» tre que de vous, qui devez penser, que si un Roy, qui-> est exposé à la veue de tous ses subjects, ne met quelque-» bride à ses actions, il est fort malaisé qu’il puisse commarr-» der aux mescontentements de ceux qui plus le respectent:
-> & que telle maniéré de vers venoit non d’une main enne-» mie de fa Majesté, ains qui en estoit idolastre, mais fas--> citée de le voir tomber par ce moyen aú mespris de tout» son peuple ; voire que nous devions tous souhaiter au cas,, qui lors fe présentoir , que cest Epigramme tombast és„ mains de nostre Roy, pour luy estre une leçon ; non de,, la Grammaire Latine, mais de ce qu’il avoit de faire”.
( SJ On lut avoit fait goûter de rtconoìtre pour son Suc~
' cejfeur le fils aîné du Duc de Lorraine. ] Mr. de Schombergdétourna le coup: j’ai la Copie (88 > d’un Mémoire qu’iîdressa fur ce sujet, & qui m’a paru très-digne d’ctre inféréici tout du long.
,’, Mémoire d u Sieur de Schomberg.
„ Quelque temps âpres la mort de Messieurs de Guisé,, avenue à Blois, il fut proposé par le Cardinal de ... .» de la part de Sa Sainteté, que si Sa Majesté vouloir de--, darer le Marquis du Pont son neveu heritìer de la Cous» tonne, & le faire recevoir pour tel avec les solemnìtei,, requises, que Sa Sainteté s assùroit que le Roy d’Espagne-> baillerait l’Infante en mariage audit Sieur Marquis, &-> qu’en cc faisant tous les troubles de France prendraient-> fin- A quoy le Roy estant p test à fe laisser aller, & ce" P a ( la persuasion de quelques-uns qui pour lors estaient»> prés de Sa Majesté, Mr. de Schomberg rompit ce coup'"''"fiston d’ ' tCllCS laiÍ0IÎS: Que ce seroit invertir l’ordre de Fran-
ir?u X ‘ de SchlmbV,!, 0 ''^ 11 Sic " !: de la Civette allant à Florence, je trouve que ce“ t,ï slchal de ses ÍL„ ^"we Conseill'er de Sa Majesté en son Conseil d’Jistat,les gens de guene Mìemans.
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i ce, abolir les loìx fondamentales j laisser à la postérité, un aigûment certain de ià laschcté & pusillanimité, dont, Sa Majesté à bon dioit seroit olasmée par les Histoires J, ses serviteurs & iujets noter de perfidie St déloyautés, duquel vice, quant à luy , il ne vouloir estre taiché : Que, cette guetté étoit entre les François contre les François,
, lesquels de prime-face se mono ent chauds, oc puis aprés, fe réduisaient eux-im.smes à la raison : Que Sa Majesté„ ne mist peine qu a vivre, gagner le temps, 8c le don T!, ner de garde de quelque méchant détermine, qui en ces,, premieies fureurs pouroit entreprendre contre la perfom„ ne, ponr à quoy remédier. >a Majesté commandait luy„ estre fait une camisolle œiiletée pour ia, porter ordinaire-„ ment. Chose qui fut bien attestée, mais point fcxecu T„ tée. Ayant donc ledit Sieur de Schomberg fait changer„ d’avis au Roy par 1a remontrance susdite, Sa Majesté luy„ commanda de luy dire, par quels moyens.il pensait„ quelle pust appaiser cette émotion d armes. A quoy !e-,, dit Sieur de Schomberg ayant incontinent satisfait ,■ sti-„ plia le Roy de ne s’arreikr plus aux maximes que jus-„ qu’jci il avoit tenues, & dè ne s’imaginer que cette asi,, faire pouvoit estre accommodée par son accoutumée„ connivence .&. douceur ; ainly , qu’il fallait qu’il íe re-„ sqluíl à uíer de la force des armes, & qu’ilfe rendist lç.
,, plus fort en k campagne; qu’à cet effect il. lalloit qu’il.
,, conrtemandast Mr. de îdevers qui pour lors étoit devant„ la Garnache, donnait assurance au Roy de Navarre de fe,, retirer avec ses forces auprès de luy pour l’assister,- en-„ voyer en Allemagne, Italie, Angleterre, Dannemardc,'
,, & envers tous les Potentats pour leur faire entendre la„ justice de fa cause & k conséquence d’iceìle, les priant„ de lé secourir de leurs moyens pour dresser une grosse ar-,, mée de forces étrangères.' Cette proposition fut tort dis-,, purée, & principalement par Monsr. de Nevers; mesme„ jusqu’à dire qû’elle étoit heretiquê; que le Pape ny pas,, un des Catholiques ne trouveroient bon de voir ledit Roy„ de Navarre prer de Sa Majesté. Au contraire Monsr, dç„ Schomberg demeurant ferme disoit .que cette guerre ne„ touchoit en façon quelconque la Religion, ains V Estât,
,, & que Sa Majesté ne pouvoit se servir de personne da„ monde avec tant.de fiance que dudit Sieur Roy, pour„ estre iceluy intéressé à k conservation de fondit Estât,avec„ plusieurs autres belles raisons qu’il y ajouta, lesquelles eu-„ rent tant de force, que des lors le traitté avec ledit Roy„ commença à Blois, & fut depuis exécuté à Tours où la„ premiere entreveue fe fit entre les deux Rois. Donc à„ juste occasion fut le service signalé que ledit Sieur de,, Schomberg fit lors à la France en ces deux points, nom-M mément à k Maison de Bourbon. II fut àussy avisé alorspar le Roy que ledit Sieur de Schomberg escrivist au Prer„ iìdent Jeannin, pour contenir Mr. de Mayenne en son de-„ voir: mais Sa Majesté ayant entendu le partement dudit„ Sieur de Mayenne de Lyon 3e son cheminement par deça,'
,, ladite Lettre ne fut envoyée & est encor entre mes pa->> piers çn Allemagne pleine de belles raisons & persuasions,’
„ qui depuis ont porté coup à k réduction dudit Duc dc>, Mayenne”.
(R) Ce que le Député de la Ligue eut ordre de reprét'entttau Pape après que le Jacobin Jaques Clement eut ajfafjiné leRoi. ] On ne sautoir conserver trop soigneusement les Piecesqui sont des preuves authentiques de k fureur dont k plupartdes François furent saisis fous Henri III & quelques années,après fa mort. ^ II fe trouvera assez de gens qui tâcherontd’obfcurcir la vérité de ces faits-là : il faut aller au devant deleurs attentats ; car plus on s’éloigne du siécle où les chosessc font passées, plus eft-il facile de chicaner. 11 n’y avoit pas,encore cent ans qu’Henri troisième étoit mort, quand unAnonyme osa publier un Traité, ( 89 ) pour soutenir que Ja-ques Clement ne tua point ce Monarque. C’est nier qu’il soifjour en plein midi. Vous trouverez des circonstances con-vainquantes contre ce Moine dans f Ecrit dont j’ai reçu uneCopie (90), & que j'insere ici tout entier.
„ Extrait de ce qui a esté reprefenté au Pape par le Comman-,, deur de Dion Ambassadeur pour l'Union des Catholiques„ à Rome.
„ C’estoit Iors(9i),tres-Saint Pere,que le mal paroìssoit plus„ extrême, & qu'avec plus de persévérance que jamais les'
„ prières tant du Clergé que du Peuple continuoient,& faut„ croire certainement qu’elles ont forcé k divine Majesté a„ commisération, laquelle ne voulut laisser tant de gens dc„ bien, 8c si zélés à fa sainte cause, en plus long suspens de fa„ bonté & miséricorde, ains les delivrer dc langueur par un fi„ grand & merveilleux effet > que tant plus il est considéré„ tant plus éleve-t-il nos pensées à la méditation & admira-„ tion de ses jugemens incompréhensibles. C’est la mort du.'„ Roy advenue d’une façon si étrange, que k vérité d’icell-» & l’impoffibilité que l’on y objectoit furent longuemps icombattre à qui l’emporteroit: enfin la nouvelle lut avéré-„ par plusieurs concurrens avis, & encor que Vostre Sainteté„ en ait eu de particuliers avis dkdleurs, j’estime qu’elîe ne» sera point importunée du discours que i e luv en fer,,, r r„ Religieui fc tort» * S,. véîîâLV'LL.'L„ Pans nomme F rare Jacques Clement aavé de , , ,4
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