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Tome second. C - I.
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HENRÌ m tí E N R ï íV:

fan

i5 répliqué les Observations de Pierre Victor Cayet.

te mesme chambre avoient esté p'rìn's les conseils des maffia-,> ms > wc. Voilà vn, Guy dire, invente par l’Autheur

, wo. voua un, uuy aire, invente par iauljjui ìdudit Recueil : son invention est prise dans les Mémoires& petits Discoure imy-ifíivt/*'/ r<>n -rn ò . touchant

P"») Cayet,Chronoïo*

£ic Nove-«aire, àl ’“nn. 1,89,folio 225;

f>° 4 )Ily ckou Tnn, sevtiHient àR.°»en chezlliiemieVereul,dans laCourt dnïalais.

b°s) Meze-'/>. Hist.

‘* e France,Com. m ,tog. m. 7S9i

(t°6) Leworec Sa-tlri nu Cî UsAmours dugrand AUjjndre ; uCouf ç 05 Ori^atholiquçde Sanci 5Discours5’'fveiUeu x

JfJ» v '>'<se

Catherine“ e Mediclt.

l’on trouve à la fin des Additions (Ì07): plus «» recherchéd’observations cy de particularités dans un fi miraculeux acci-dent (io8j , plus on y trouve de merveilles ; fi qu à la postéritécette mort leur fera une merveille remplie d'infinies merveilles ;entre lesquelles on a observé celle-ci comme tris-digne de re-marque ,ejr cependant trés-vêritalle ; c est qu ace lieu même, atclogis même ,au jour même, à l’heure même, le Roi revenant deses affaires comme il faisoit quand il fut tué, le Massacre de làS. Barthélémy avoit été conclu, le pauvre Roi dernier, qu on ap-pelloit lors Monsieur, présidait au Conseil, assavoir au BourgSaint-Cloud, au Logis de Gondy, le premier jour d’Aout 157 7,dans la même Chambre er à ia même heure, qui étoit à huitheures du matin, le dèjâner, qui étoit de trois broches de Per-dreaux, attendant les conspirateurs de cette maudite aêtion enbas. Notez que cette Addition étoit superflue ; car tout cequ’elle contient de considérable se voit dans les mêmes ter-mes au Journal de Henri III à l'Edition de i.693 Í109), & àcelle de 1699 (no), & jé croì auffi qu’on le trouve aux E-diiions précédentes.

Si l’on étoit assuré que ce Journal, 'tel que les Librairesde Hollande l’ont publié , est l’Ouvragè d'un Catholique ,l’on seroit certain que les réflexions des Protestans fur lescirconstances de la mort de Hemi III font moins fortesque celles d’un Ecrivaiii de l’autre Parti. Les trois AuteursProtestans que Victor Cayet réfute ont renvié les uns fur-ies autres: le premier fe contenta d’un on dit : le second nefut pas content d’un mot fi foi b! c ; il emploia un on tient:le troisième s’exprima encore plus positivement. C’est ainsique l’on en use ordinairement dans le débit des Nouvelles :le dernier qui parle est presque toûjours le plus décisif, 8cle plus chargé de faits. 11 íemble qu’il s’agisse d’une em-plette d’encan , où l’on enchérit les uns fur les autres, par-ce que la marchandise n’est adjugée qu’au plus offrant 8cdernier enchérisseur. Mais quoi qu’il en fort, le Journa-liste d’Henri troisième va plus loin que les trois enchéris-seurs Protestans. 11 donne le fait, non seulement commetfìs-dìgne de remarque, mars auffi comme tfìs-véritable. LePere Anselme (m) attribue ce Journal à Mr. Servin. Ce-la ne s’accorde pas mal avec les Lettres initiales dont ons'est servi dans, les Editions du Livre (r 11). Mais Mr. Pel-lisson assure (i 13) que Mon si', de l’Estoilie , l’un des 40 def Académie Françoise, étoit fils d’un Audìencier à la Chan-cellerie de Paris , qui ” avoit recueilli plusieurs mémoires», des affaires de son temps, d «quels un de ses amis, à qui,, il les avoit p r estez , tira le livre intitulé , Journal de ctquj s'est passé sous Henry. III ". La question est de fa-

,, 8c petits Discours imprimez l’an 79 à Geneve , touc.

„ ce qui estoit advenu à la journée de S. Barthélémy ,

„ ils disent, que les Conseils en fureur pris a d. uiou

„ aax Tuilleries. Or , pour trouver quelque

„ couleur à celle calomnie , l’Aùtheur dudiy Recueil, )

», ce que le Roy a esté tué en la maison de Gondy > en n„ ceste conjecture, &c coule ce mot de On dit , qu en cej e„ mesme chambre, e?c, Montliard, qui a escrit depuis luy »

„ passe plus avant, 8c dit, On tient, c rc : ce n’est P Ius des J d», un otiy dires-i son compte îl y en a qui le croyent: Mats ,e„ Ministre Taffin plus afléuré, 8c qui en a escrit le dernier„ l’alléure, Lc dit que c’est une Providence de Dieu.

« mensonge 1 Auffi Mr. le Procureur General en ayant tait,, fa plainte à la Cour contre Montliard > ces mots furent-, rayez de son livre, avec beaucoup d’autres, 8i luy en tut-, en une grande peine, s’excusant fur l’oiìy dire: mais de--, puis, son Livre estant r’ìmprimé à Geneve tout y a rate-> remis, Sc passe pour croyance parrny les gens de ce cotte-,

-, là (103) ”. Si les faits - que Cayet débite touchant la mai-son où Henri III fut assassiné , font véritables, rl ne tantplus douter que les Auteurs Protestans qu’il réfute n’aientcu grand tort , 8c que les mystérieuses circonstances qu’ilsont pris la peine de faire observer ne soient de pures illu-sions , 8c de vaines imaginations d’esprits crédules. Maiss’ìls avoient pu prouver que Cayet se trompe , ils feroientlouables d’avoir rétabli dans l’Edition de Geneve ce qùeMonliard avoit été obligé de fuprimer. 11 est sûr que selonl’ordre , 8c selon le train d’une procédure exacte, l’on eûtdû faire savoir au public dans l’Edition de Geneve pourquoil’ou rétablissent cela-, c’est-à-dire que l’on auroir dû justifierpar de fortes preuves de fait que le conseil du massacre s’é-toit tenu à St. Clou dans la même chambre où le Jacobintua Henri trois. Mon Edition de l’Inverítaite de Jean deSerres est de Rouen 161 z (104) , & contient Vendroit quele Procureur Général avoit fait ôter. Mr. de Mezerai fu-pofe que les réfléxions des Huguenots delcendoient dans undétail plus mystérieux! Ils écrivirent , dit-il (105), que leRoi avoit esté bltjfé à mesme heure, à mesme jour , au mesmelieu , o? dans la mesme chambre, oìí ìl avoit conclud le massa-cre de la Saint Barthélemy. II ne dit rien contre cela, il necite aucun Auteur, il n’imite en rien Pierre Cayet. Cettemystérieuse Remarque fe trouve encore plus fortement dans

un Livre qu’on intitule Journal des choses mémorables adve- - - . • mcmé'le Manuscrit avant qu’on le pu-

durait tout le Régné de Henry III Roy de France tv de vmr si ceux qu S °^™ 7 eût puUk la premiers fois , n’yPologne . Sc que l’on a imprimé peut-être plus de vingt fois en bliat, ou depuis quonjeu_£ _ r-.m -

Hollande avec trois ou quatre Pieces satiriques (106) La ontderniere Edition est de l’an r699. Le Journal y pample que dans l'Edition de l’an 1693. Or st

(307) Jousepal dé Hea»li IU , pag.316, Î17,Edition deI699.

(rcS) C’eJÍ-à-dire la , ,Mort le Hen-ri III.

ont rien ajoíìté , bu retranché , ou sophistiqué. C’est entout cas le devoir de ceux qui s’apirieront fur cette partiedu Journal, de répondre aux raisons de Pierre Cayet,

(109) Pag,129.

(110) p ai,1Z9.

(tlï) Ln-q.seime, Hist,des gransOfficiers,

P“g. 37 S.

(11 i) On ,voit aa reversdu Titre cesparâtes » .

Journal duRégné deHei:ry III 9composépaí M. S.

4 . G. A.

P. D. P.

Or vous rerrt ~plijfez. fortjufle as Lei~tres initialespar Monsl.Servin Avo-cat Généralau ì arle-ment deParis

(m) Pel-’.liston, Hist’*de pAcadé-mie Franç..jpcg. m . 3

HENRI IV. Roi de «oc= .tó-

siécles fade mention j & l’on peut dite q • , , , s f orce s, il auroít ou surpasse, ou egale

tes ses belles qualitez ( J ), selon toute x m : ere foi s qu ’il débaucha la fille ou la femme de son

les Héros que l’on admire le plus. b 1 P Pi P ,-ve Abelard, il seroit devenu capable de con-

prochain, il en eût été puni de l a manlC 1 ^(r. rPr T a plnire des Alexandres & tics Césars. Ce seroitquérir toute íEurope (/), & il «mort pu effacer la gloire

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t!ínn - I) 9 S.fil Salluftv »e\loGgitth,^.

’*■ 36 2. *

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têt, laboriosus, (Alcibiades) patient, lìberalìs, splendidus nonminus in vita , quam viêht: ajfabilis , blanâus, temporïbuscallidijjime inserviens. Idem fìmul ac se remiserai , ntc, cau-sa suberat, quare animt laborem perserret, luxuriosus, diffolu-tus, libidinoj'us, intempérant reperiebatur, ut omnes admira-rentur ìn uno homine . tantam ineffe diffimilitudinem, tamquediversam naturam (6).. On verra d’autres exemples dansla Remarque {A) de l’Article de S ure n a.

(B) S’il . . . eût été puni de la maniéré que Pierre Abelard ,il seroit devenu capable de conquérir toute l'Europe.\ Au con-traire , me dira-t-on, il seroit devenu lâche 8c poltron ; car

" -- uu piuage oe oaumur, u laitia les mêmes esprits, qui le portoient à l’amour des femmes,

„ réparer ion armee victorieuse, s'estant contenté de pren- lé rendoient vaillant, 8e l’on n’a vu guere de grans Guer-

„ dre serment des Capitaines, qu’ils se rendroient le zo de rìers qui n’aient été impudiques. Jc répons qu’encore qu’ií

„ Novembre fur les confins de l’Angoumois 8c du Péri- soit certain que plusieurs grans Capitaines ont été dune

ftorn nnnv z-v n ^^.T, _.. - ra «n -

(A) Si l’amour des femmes lui eût permis de faire 4 gir tou-tes ses belles qualitez. ] On ne peut pas dire de lui commede quelques grans Capitaines qui aimoient fort les plai-sirs (1) , qu’il y renonçoit quand le bien de ses affairesle demandoit: car il laisse perdre tous les avantages de lavictoire de Contras , a fin de courir vers une maîtresse.Ecoutons Mezerai (z). ” La vaillance du Roy de Navarre» fe signala bien plus en cette journée , que ne sir. fa con-„ duite à en recueillir les advantages : car bien loin de ti-,, rer droit vers l’armée estrangere , comme le Prince de.. Conde le vouloir, promettant fi on luy donnoit destroupes de s’alier saisir du passage de Saumur , il laissa

„ gord , pour marcher vers les Reistres. II garda feule-„ ment 500 chevaux, 8c emmenant le Comte de Sòiffons„ avec luy , perça dans la Gascogne, où le violent amour„ qu’il avoit pour la belle Comtesse de G niche l’attiroit„ comme par force (3) L’unc des plus grandes affai-res, qu’Henri IV ait jamais eues fur les bras, fut fans dou-te le siégé d’Amiens. Cependant il y mena la belle Ga-

complexion fort amoureuse", il r.c Vensoit pas que leurcourage 8c leur impudicité aient eu 1e mem.e principe dans.íeur tempérament. Ces deux qualitez avoient chacune leurcause 8c tout ce que l’on peut dire est qué ces deux causesconcouroient à former le tempérament de ces personnes.Mais il est aisé de prouver qu’il n’y a nulle liaison entre ces

__ .. , .» «c vra- deux qualitez- Combien y a-t-il de gens poltrons 8 c plus

il la logea auprès de lui; 8c il l’eût retenue pen- timides que des lièvres (7), qui sont dune vigueur prodi-dant toute cette difficile expédition , s’il eût suivi ses de- gieuse dans Vaste vénérien . A-r-onjamais^ vu d hommesirs- Mah il fut bien-tôt contraint d’éloigner ce scandale de la plus brave. 8c plus intrépide que le Maréchal de Gaffion,vus d,, M,lnts «on seulement par leurs murmures qui venaient qui haïssoit les femmes mortellement (o). Lc Comte dejusqu à ses oreilles mais auffi par Us reproches du Maréchal de Tilli, qui garda fou pucelage toute fa vie (9) , n’a-t-íl pas

rf été l’un des plus grans Capitaines .dur 7 sieck? Mr. de Tu-

CV it Hit au commencement de cette Remarque, renne, quin’étoit point débauché, n’égaloit-il pas ces kou-qu’il v a eu de grans Capitaines qui aimoient fort les dres de guerre qui vivoient en meme tems que lui, & dontplaisirs 7 , & qui les quittoient au besoin, n’est pas inconu à les déréglemens ne faifoient guere moins de bruit que leursceux qui favent le caractère d’Alcibiade, 8 c de Sylla. Voiez triomphes ? Et pour dire quelque chose de plus fort, ne

ce qu’a dit Salluste de ce dernier : Sulla -- ammom- fait-on pas que le brave Sigismond Battori Prince de

senti, cupidus voluptatum , fed glork cuptdior : otto luxurtofo 'e ffie , tamen ab negotiis nunquam voluptas remoràta ( 5 )•

Voici ce que l’on a dit d’Alcibiade. §bê tmptts poste-TOME u:

(6) Corne’.Nepos, mAlcibìade.

(7) CetteComparaisonméfait fou-,venir , qtfiln'y a point<t 5 ^ 4 nìmatt% .plus timides& plus las-cifs que UsLievres*

(*) Volet, faVie, a* ivTome, pag,SZ 9 tr stfiv.(9) VeneriiVinìqite ex-pertem tota >■,xtate se fuisse

Rer'car,P“gVoieBla,de I

,- —r -. b .....v'uu uatrori Prince de Tran-

silvanie , surnommé ï Invincible (10 ) à cause de ses grans.exploits, étoit aussi lâche dans l’exercice de Venus, qu H étoithráviidns ttlm de Mars; Çç qu’&iant avoué fin mpuijsan- t ,Áa a i *