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Tome second. C - I.
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HENRI ÎV;

(<f) T>&naCeArticleBoter o »'Ì(cm&Y<j. (C).

(e) Perefise,Histoire deHenri !cGrand, p*g*m. i$.

(/) Líi mè-Wf, pag, 2#.

Ù) Lk mê-me , fag. 22 .

(b) Là-mê-

mt,p»g. rz.

(») Là*mê-me > p*g. 24 .

( fcj Là mê-me, pag. 25.

(!) Lk-mê-

*ie,pag. 2y.

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Roui auDiscour* duRoi.

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agréables que celle qu’il eut fur cette matière. On canut fort clairement que la Religion n’ctoit quele faux prétexte de la Ligue, & du Roi d'Espagne; on le conut, dis-je, par les efforts qui furentfaits pour empêcher que ìe Pape ne lui donnât l’abfolution. J’ai raporté en un autre endroit (d) lesplaisanteries de d’Aubigné, furies coups de gaule que reçurent les Procureurs de ce Prince quand ilfut absous à Rome. j’en dirai encore ici quelque chose (K).

Henri IV nâquit à Pau en Bearn le i ; de Décembre iff 3 (e). Antoine de Bourbon son pere &Jeanne d’Aïbret fa mere l’amenérent à la Cour de France dès qu’il eut cinq ans ; mais ils n'y séjournè-rent que peu de mois & s'en retournèrent en Bearn (/). Antoine revint a la Cour après la mort de Henri11 . II fut déclaré Lìeuténant General du Royaume après la mort de François 11 . II fit venir auprès delui la Reine fa femme & le Prince son fils. 11 mourut d une blessure qu’il avoit reçue au fiege deRouen l’an if< 52 , après quoi fa femme qu’il avoit asièz maltraitée (L), s'en retourna en Bearn où el-le embrassa ouvertement le Calvinisme (g). Elle laissa son fils a la Cour de-France fous la conduite d'unsage Précepteur nommé la Gaucherie. Elle le fit venir à Pau fan is66. Sc lui donna Florent Chreítienen la place de la Gaucherie qui efioìt décédé (b). Ce nouveau Précepteur bon Huguenot éleva le Princedans la doctrine des Proteíîans. Jeanne d’Albret fe déclara leur protectrice fan 1769, Lc vint pour ceteffet à la Rochelle avec son fils , qu'elle dévoua délors à la defense de cette nouvelle Religion. En cette qua-lité il sut déclaré Chef du Parti , £s? son oncle le Prince de C ondé son Lieutenant avec í’ Admirai de Colt-gny (r). II étoit à l’armée quand la bataille de Moncontour fe donna, £5? bruloit d'envie de jouer dttmains , mais on ne luy permit pas , de peur de hasarder fa personne (k). II suivit l’armée depuis ce tems-lajusques à la Paix qui fut conclue l’onzieme d’Août 1570, & purs il retourna cn Bearn. Son mariag eavec la Princesse Marguerite soeur de Charles I X fut célébré â Paris au mois d’Août 1 f jz. Sa mereétoit venue à Paris quelques mois auparavant pour travailler aux préparatifs des nôccs, & y étoit mor-te pendant que son fils étoit en chemin. 11 commença à prendre la qualité de Roi, lors qu’il eut reÇÚen Poictou la nouvelle de cette mort (/). Tout le monde fait que le massacre de la St. Bartheletnífut commis peu de jours après les nôccs de ce nouveau Roi, Sc que ce Prince iè voiant réduit à l’aFternative de la Mort ou de la Messe, choisit le dernier parti. Les réponses que certains Auteurs hUfont faire sont des fantaisies de leur cerveau (M), & témoignent feulement l'envie qu’rls ont de met-tre

„ cette région ne me reviennent nullement, Sc pensetois, sij, j'en avois espousé une, devoir avoir toufiours un lot dej, vin couché auprès de moy, outre que j’ay ouy dire qu’il„ y eut un jour une Reine en France de cette nation, qui„ la^ pensa ruyner; tellement que tout cela m’en .dégoutte.„ L’on m’a parlé auíïi de quelqu’une des Sœurs du Prince„ Maurice ; mais outre qu’elles sont toutes Hugueiiottes, 8c„ que cette alliance me pourroit mettre en soupçon à Ro-„ me, & parmy les zelez Catholiques, qu’elles font Filles„ d’une Nonnai/i; & quelque autre choie, que je vous di-„ ray une autre fois, m’eu aliéné la volonté. Le Duc de

™ m - JU -A__ íT _L~n„ .

„ soient propres? Tellement qu’à ce conte il faudroit impie-„ rer l'ayde du Ciel, afin qu il fist rajeunir la Reine d'An-„ gleterr.e, & ressusciter Marguerite de Flandres, Madamoî-„ selle de Bourgogne, Jeanne la Loca, Anne de Bretagne»,, Sc Marie Stuart, toutes riches heritieres, afin de vous en,, mettre au choix: car selon l’humeur que vous avez temoi-„ gnée parlant de Clara Eugénie, vous feriez homme poUt» aggréer quelques-unes de celles-là qui possedoient tant àe» grands Eítats. Mais laissant toutes ces impoíïibilitez & inia-„ ginations vaines à part,voyons ún peu ce qu’il faut faire, Scc

(K) Je dirai encore ici quelque chose fur les coups de g aui \ Jei*"

Florence a aussi une hiepee que l’on dit estre assez belle; le.] Je me servirai des paroles d’un Ministre Walon (40). (PJie

„ mais estant d’une des moindres maisons de la Chrétienté Le Pseaume Miserere fut chanté à la recenciliation de Henrj TO ur>. ^

n t nl,'° d* snivanre l e Grand, ou du Perron ct d'Ojsat couchés de leur long lafijf via‘-

qui porte titre de Prince, n’y ayant, pas plus de soixanteou quatre-vingts ans que ses devanciers n’estoient qu’au„ rang des plus illustres Bourgeois de leur Ville, Sc de la mes-„ me race de la Reine Mere Catherine qui a tant tait de„ maux à la France, & encor plus à moy en particulier,„ j'apprehende cette alliance, de crainte d’y rencontrer aussi„ mal pour moy, les miens, 8c l'Estat. Voilà toutes les es-„ tranger. s dontj’cftime avoir esté parlé. Quant à celles de„ dedans le Royaume, vous avez ma niepee de Guyse, qui,, seroit une de celles qui me plairoit le plus, nonobstant ce„ petit bruit que quelques malins esprits font courir, quelle„ ayme bien autant les poulets en papier qu’en fricassée: car„ pour mon humeur, outre que je croy cela tres-faux, j’ai-„ merois mieux une femme qui sist un peu l’amour, qu’unc„ qui eusl mauvaise teste, dequoy elle n’est pas soupçonnée ;„ mais au contraire d'humeur fort douce & d’agreable Sc„ complaisante conversation, Sc pour le surplus de bonne„ maison, belle, de grande taille, & d’apparence d’avoir„ bien-tost de beaux enfans, n’y appréhendant rien qué la„ trop grande passion quelle tesmoigne pour fa maison, 6 c„ sur tout ses freres, qui luy pourrissent faire naistre des dc-„ sirs de 1 es eflever à mon préjudice plus encor de mes

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en bas, representans le Roy de France, en la fresence du PenttJ * je,

Ct* du Consistoire receurent pour ce Roy fa penitence décrétées* rce St. Siégé, qui fit compajjer à chacun vers ou couplet, le toseu revers d'un bafion , le long de la teste, des tfpauies,<y d» dosjusqu aux pieds, de la teste de ce Pseaume jusqu aux veaux.

Perron en fes Lettres folio 171 fait voir le Procès verbal ftl absolution de ce Roy par le Pape Clement VIII. . . . L>son compagnon , en la penitence Royale, monstre combien dos eelle a esté. En l’Instruction de i’Inquisition il y avoit ceste pJ'perbolique expression (41). Quand les Chantres chantoi^

Miserere mei, le Pape à chacun verset virberabat (V f írC ftiebat humeros Procuratorum cujustibet tpforum Virga,

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fit

in manibus tenebat. C’est une cérémonie laquelle nous

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sentions non plus,que fl une mouche nous eust passé par ^ eS “fus les vestemens. . , 1

(L) Jeanne d’Albret que fort Mari avoit afsex. maltraitsiLe leurre, dont on fe servit pour le détacher de la n ° uve qR eligion, fut de M promettre le Roiaume de Sardaigne-fut assez simple pour íe fier à ces promesses; 8c il comfflM*de fe distraire de ceux de la Religion peu à peu, V de rr,í / ,une fort mau'vaìfe vie à la Royr.e sa femme, luy eftans ten

enfans, si jamais la régence de l’Estat luy tomboit entre tous les filets par lesquels un homme ain st adonné aux f irnrn„ les mains. 11 y a aussi deux filles en la maison du Mayne, qu il eftoit, pouvoit eftre surpris: ain st peu ù peu oubliant„ dont l’aisnéë, quelque noire quelle soit, ne me desplai- te autre chose n eut plus en fa teste que Sardaigne c? I * 5 **

,, roit pas estans sages 8c bien nourries; mais elles font trop mes, entre lesquelles une certaine fille de la Royne cctnn>e s c„ jeunettes. Deux en celle d’Aum aile, 8c trois en celle oe avoir bonne part. La Iiojr.c de Navarre cependant ’ c0 , ft ,„ Longue ville, qui ne sont pas à m espriser pour leurs per- Princesse tres-sage cv vertueuse quelle tfloit , taschoit de ^„ sonnes ; mais d’autres raisons m’empeschent d’y penser, duire, supportant tout ce qu elle pouvoit ,cv luy remonsttn ^„ Voilà pour ce qu’il y a de Princes. Vous avez âpres ur.e qu il devoit à Dieu ct 1 aux siens. Mais ce fut en vain > t„ fille en la maison de Luxembourg, une en la maison de eftoit enfircellé. jjftoy voyant elle n avoit recours qunux a $ienr„ Guimené, ma cousine Catherine de Rohan , mais cette-là (v aux prières, faisant pitié à tout le monde fors f'jfdf* ^„ est Huguenotte 8c les autres ne me plaisent pas, 8c puis la Roy son mari. La Royne mere en ces entrefaites taschoit rt(,, fille de ma cousine k Princesse de Conty dc k maison de persuader de s’accommoder au Roy Jbn mari. A quoy sif 1 j^ e h,„ Lucé, qui est une tres-belle fille 8c bien nourrie, aussi se- ellefeit cefte réponse queplustost que d’aller jamais * y„ roit-ce celle qui me plairoit le plus, fi elle eftoit plus aagée; st elle avoit son Royaume cr stn fils en la main elle ‘ frfpe-

mais quand elles m’agréeroient toutes, pour si peu que j’y roit tous deux au fond de la mer ,pour ne luy eftre en e t J. y_ r..* r. _,- ìArs* ^ CC c0 J ie 'r

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qui fut cause qu on la laissa en paix de ce J j- enf M-es réponses que certains Auteurs lui foff f r.hit- lleS .. jy,

recognois, qui est-ce qui m’asseurera que j’y rencontreray,, conjointement les trois principales conditions qUe j’y defi-„ re, 8c fans lesquelles je ne voudrois point de Femme ? A„ sçavoir qu’elles me feront des Fils, qu’elles seront d’hu-„ meut douce 8c complaisante, 8c d’esprit habile pour me„ soulager aux affaires sédentaires; 8c pour bien régir mon., Estât 8c mes enfans, s’il venoit faute de moy avant qu’ils„ eussent âge, sens, 8c jugement , pour essayer de m’imi-» ter: comme apparemment cela est pour m'arriver, me

-- mariant si avant cn l’âge. Mais quoy donc , Sire (luy res- sis il prioitSa Majesté de ïaijfer , , - „ f0 my

„ pondisses vous) que vous plaist-i! entendre par tant d’affir- repos, ey que du reste ils estaient prests de luy 0 t -jyj e7er ai », matives & de négatives, desquelles je ne saurois conclurre choses (43 ). Quoi que je me serve des 1 paroles> autre chose sinon que vous delìrez bien eftre marié; mais l’on peut être sûr que c’est toute k meme C- :a e ■ car, que vous ne trouvez point dc Femmes en terre qui vous ploiois les propres termes d un Historien u. j’Áubï'

ment, ce

dis fantaisies deltur ^ eer iatns Auteurs lut /»«* j—les IX sit venir dor, c s vea,t -ì Pendant le massacre, CssPrince de Comi/ zo i s ° n c ? binct Ie Roi de Navarre, Si kl’Héréíîe ih r- P '-* eur ^^kra que s'ils ne rcnonçoient fNavarre’Jl 0ICnt traitC7 - comme l’Amiral. Le Roy dene vniv L emt mcnt étonné de ces mots prononcez, avec u-devant r ‘ na s ante » de l’effroiable fpetïacle qu il avoit V e0

- Jf s yeux, répondit fort humblement cy en tremblants

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