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Tome second. C - I.
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(y Maint'bouig, Hist.des Croisa-drs,Ls' r V yTum. '■ ,/»*£.6 > Editionde Hollande,

fí) Cm f AInicricp) ftic-cefjit Her>-cli?i tarifer-nuitsi rxe'n -

pít Ul pY'JCC-

dentew orna-tijsimA'ûi 7 /‘tí'licrem ejuamptoblìcè t/ne-bxt , vuliiisFatiiarchis-íkfìi vacant .MarinusSanutus,Libr, ils yParte IV ,Cap. XXIV,apftd Bon-gars Pr*f.Gestor. Ocipcr Francos.

(si) PatilusiEmilius, deRébus gestisFrancoruin,Lti/r. V,fuùfi ne m , asm iaurxdemyH/id.

(7) Maim-bourg H;ft,des Croisa-des ,Livr. IV,Tarn. I /,pag. s 7 Edi-tion de Roi

(l) La-me-mgypag, s 8, kPann, 118 J.

(ç) Lk-ynt-meypag. 59 .

(fa) Lí-mè-tne, pag, 6 l.

(a) Le JésuiteEudsmonJoanncs Uréfuta.

(t) Répli-qué 3 Adamá à Cotti

bi j Part. //,Chap. XXlyM* 117.

74 6 HERACLIUS. HERALDUS. HERCULE.

pas distinguer de ce Patriarche Heraclius dont il est parlé dans T Histoire des Croisades, & qui té-moigna tant d’emportemer.t contre Henri II Roi d’Angleterre (Z)), quand il eut vu que ce Prin-ce ie diçeniòit d’aìlcr cn personne au secours de Jeruialem. II étoit le chef de l’Ambaflade que lesPrinces de la Terre sainte avoient envolée en Occident pour demander du secours, & il s'étoit faitfort dans la Palestine d'y amener ou le Roi d'Angleterre , ou quelcim des trois Princes ses enfant (b).

quoi il la repurgea si bien de cette sale impudicité que de tousceux qu! y demeurèrent au rems d'Heraclius, il n’y eut quedeux perionnes qui évitèrent les fers, quand cette ville futprise par Saìadin. Lc même Bongars allègue Marin Sanutus,& Paul Emile, dont le premier dit que le peuple appelloitPatriarchejje la concubine d'Heraclius ( 5 ) : & l’autrc assureque ce Patriarche, bi son Clergé menoient une vie déréglée.Sacerdotes fuiffé flagitiis feeleribusque obrutos: atque adeo ip-surn Patriarcho.tn neque caste neque intégré vitam egiffe ( 6 ).

( D) Ce fut lut qui témoigna tant d emportement contre Hen-ri 11 Roi d'Angleterre. ] Ce Prince ” pour expier le crime„ qu’il avoir commis, en donnant lieu aux assassins de Saint,, Thomas Archevêque de Cantorbery, de le massacrer dans„ fa propre Eglise, avoir accepté du Pape la pénitence par„ laquelle il etoit obligé de mener lui-même dans trois ans,, un secours considérable à la Terre sainte. Plus de dix s’é-„ toient écoulez depuis ce terme échu, fans qu’il se fût mis„ encore en état d’accomplir sa promesse ( 7 ) ". Cela faisoitespérer à Heraclius un bon succès de fa négociation. 11 fit unDiicours extremement pathétique à ce Monarque, aprés luiavoir présenté les clefs de Jérusalem i? du saint Sépulcre (8).On lui fit espérer qu’il scvoit bientôt satisfait, mais on ne luitint point parole. Henri consulta ion Clergé, pour savoir fidans l'état présent de ses affaires, il étoit obligé de s’aquiterde fa promesse, ex d’accomplir cette partie de la penitence quele Pape lut avoir imposée, C? a laquelle il s'étoit solennellementoblige {<)). Le Patriarche Heraclius assista à l’Assemblée oùl’on examina ce cas de conscience. Tous les Evêques cy lesAbbcx, . , . . conclurent d'un commun consentement . . . .que non seulement le Roi riefloit point obligé présentement defaire le voyage de la Palefitne , mais qu il feroit beaucoupmieux, pour le salut de son ame, de demeurer dans ses Etats;parce que la promesse qu il avoir faite en acceptant la penitence,de laquelle on pouvoit, cy même l'on devoit le dispenser, nepouvoit prejudtcier à. celle qui efi absolument indispensable, Z?qu il avott faite à son Sacre , de bien gouverner ses sujets, cyde les défendre des insultes des ennemis domestiques, cy eftran-gers : ce qu il ne pouvoit faire en son absence dans Vestât ou es-taient les choses, lis ajoûterent tous unanimement avec les Sei-gneurs , que pour ce qui regarde un des fils du Roy qu on de-mandait à son défaut, ïAssemblée ne pouvoit rien déterminersur cela, puis qu'ils étalent absens, ex que la résolution quilsdévoient prendre dependoit absolument d'eux (10). Le Patriar-che , qui estoit un homme fort violent, fut tellement irrité decette résolution , qu il pensa tout perdre, en perdant tout-à-fait le respeSl qu il devoit au Roy , £X en le traitant d'une ma-

niéré qu on ne petit du tout excuser, quelque effort qu on faffepour la couvrir du nom ex d’une fausse aparence de xêle ( 11 sII répondit au Roi qui off’roìt 50 mille marcs d'argent pour cet-te guerre (xz) , " Qu’iis n’avoient pas affaire de son argent,„ mais de luy-mesme; qu'ils avoient plus d’or & d’argent„ qu’ils n’en vouloìcnt, Lc qu’ils n’estoient venus de si loin,,, que pour chercher un homme qui eût besoin d’argent,„ pour faire utilement la guerre contre les Infidelies, 8í„ non pas de l’argent qui' eût besoin d’un homme qui sceût,, l’art de s’en bien servir en cette guerre. Au reste, ajoû-,, ta-t-il, en luy parlant d'un air tr'es-eff'ensant, vous avez,, régné jusqu’à maintenant avec beaucoup de gloire ; mais„ sçachcz que Dieu, dont vous abandonnez la cause, vous„ va maintenant abandonner. Pour en estre persuade,„ vous n avez qu’à comparer les biens qu’il vous a faits,,, avec les crimes énormes dont vous lavez payé par une,, extrême ingratitude. Vous avez violé la foy que vous,, devez au Roy de France votre Souverain, & vous pre-,, nez maintenant pour prétexte de vostre refus la guerre,, que vous craignez qu’il ne vous fasse. Vous avez f âlt„ barbarement massacrer le Saint Archevêque de Cantor-,, beri, Lc vous refusez maintenant d’aller à la défense àc„ la Terre sainte , après vous y estre engagé solemnelle-,, ment dans un Sacrement. Et comme il vit que le Roy,chan-„ géant de couleur, rougiffoit de dépit c t de colere , Ne croyez„ pas, poursuivit - il en luy tendant le col, que j’apprehende„ les effets de cette fureur , que la vérité qu’on vous dit,„ & que vous ne pouvez souffrir, allume dans^ vostre ame.„ Tenez, voilà ma teste: traitez-moy commé vous avez„ fait Saint Thomas; j’aime autant mourir de vostre main„ en Angleterre, que de celles des Saraíìns en Syrie : aulso„ bien ne valez-vous gueres mieux qu’un Sarasin (iz) •Le Roi suporta patiemment tous ces discours , & continuade traiter le Patriarche fort civilement, jusques-là niemequ’il le conduisit dans son propre vaisseau à Rouen , d’ouil le mena sur la frontière , afin qu il y fût le témoin de laConférence qu il y eut durant trois jours avec le Roy Philippe 5 yfur le sujet de la guerre jainté (14). Heraclius s’en retour-na sans avoir ct quìl prétendait , CSX mesme fans le secoursqu on luy offroit , csx que son dépit luy fit sottement mépri-ser , contre toutes les réglés de la prudence csx du bon fins,CSX au grand préjudice des affaires de son Maifire. Tant Himporte aux Rois de n abandonner pas leurs interefts à ladiscrétion de ceux qui rien ont gueres , csx et qui bien fi u 'vent les violentes pajfions qui les dominent font perdre le í l *qu ils en ont.

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HERALDUS (Desiderius) cn François Hérault , Avocat au Parlement de Paris» _ adonné de bonnes preuves de son Erudition par divers Ouvrages qu’il a publiez {A'). II se dégM'fa sous le nom de David Leìdhrefferus , pour écrire une Dissertation Politique fur l’indcpendan ccdes Rois (<a), quelque tems après la mort d'Henri IV. 11 mourut au mois de Juin 1649 , & l alS 'fa des enfans (B). Mr. de Saumaife & lui écrivirent l’un contre l’autrc (C).

{A) Il a donné des preuves de son Erudition par divers Ou-vrages qu'il a publsez..] Ses Adversaria parur»nt l’an 1599.Ceít un petit Livre qu’il se repentit d’avoir publié, si l’onen croit le Scaligerana. Ses Notes fur l’Apologétique deTertullien, fur Minutius Félix, & fur Arnobe ont été es-timées. II en a fait aussi fur les Epigrammes de Martial.

(B) ll laissa des enfans .] Quand Monsr. Daillé (1) parledes Ecrivains Proteslans qui condamnèrent le suplicc deCharles I Roi d’Angleterre, il cite le Pacifique royal en deuilpar Monsieur Heraud. Cet Auteur , fils de notre Befide-rius Heraldus , étoit Ministre en Normandie lors qu’il futapellé pour servir l’Eglise Wallonne de Londres fous le RoiCharles I, Lc il fut íì bon Roialiste , qu’il íc vit contraintde s’en retourner en France, afin de fe dérober à la fureurdes Républicains, qui trouvoient mauvais qu’il les exhor-tât à fe soumettre à leur Prince légitime. II repassa en An-gleterre après le rétablissement de la famille Roiale , Lc re-prit son ancien poste dans l’Eglise Wallonne de Londres ;& quelque tems après il obtint un Canonicat à Cantorberi,qu’il garda jusques à fa mort. C’est ce que m’a dit depuispeu une personne qui pouvoit le bien savoir. Voiez auffila derniere page de la Lettre de Monsr. Bochart à Monsr.Morley.

(C) Mr. de Saumaife ty lut écrivirent l’un contre t autres

„ II est ici mort un ancien Avocat fort savant nom®^„ Monsieur Héraut (Desiderius Heraldus) qui étoit en st ue„ relie avec Monsieur de Saumaife, qui avoir écrit c0Dt í.„ lui Observatìones ad Jus Atticum cy Romanum, st / a-fsé„ viron 4 ans. Monsieur Héraut, qui se trouvoit 0S® 1„ de ce Livre, y faisoit une Réponse in folie .- mais la ®°,.j„ l’ayant surpris, je pense qu’il faudra le vendre tel stjj,, est , Lc faire une fin où l’Auteur a trouvé la fienne-

„ paroissoit âgé de 70 ans. II avoit la réputat®

„ d’un homme fort lavant, tant en Droit que dans 1 « V e„ les Lettres , Lc écrivoit fort facilement fur telle mat®

„ qu’il vouloir (2) ”. J’aprens par une LettreSarrau ( 3 ) , qu’après vingt-sept ans de silence, Heraaiant épluché ses papiers, à l’instance de ses amis,blier le Livre de Autoritate rerum judicatarum. t- cavoit préparé contre Saumaife fut imprimé l’an 1650. ,,un in folio qui a pour titre Qu/tstiones quotidiane, CXvatitnes ad Jus Atticum ac Romanum. II y a deux ■dans lc Catalogue d’Oxford attribuez à Hier. Htr ^ ar,US fffnxi-asiurement furent détachez de leur place par l eS ...meurs. Ils dévoient être un peu plus haut sous Dl f ' j ta tiraldus. En voici le Titre, de rerum judicatarum au ^Libri 11 , à Paris 1640. Obfcrvationum <y EmendaLiber unus , ibid.

HERCULE. 11 y a eu plusieurs Hérosplus fameux, parce que les Grecs lui ont donné

C A) ll y a eu plusieurs Héros de ce nom.] Cicéron encompte six. Quamquam quem potifflmum Herculem colamusJctre fane vtlim.plures eritm tradunt nobis ii qui interiores scr.u-tantur^ cy reconditas literas : antiquifjìmum jf ove natum, feditem joye antìquìffirno\nam Joves quoque plures in priscis Gr&-corum Ittens tnvenimus. Ex eo igitur csx Lyfito est is Hercules,quem ctmcertavtffe cum Apolline de tripode accepimus.Alter tra-

de ce nom (A )j mais celui de Thebes a ete ^les aétions des autres, & fe sont fort a ? 1 £ ^p ar j c r

d'ttur Kilo natus TEgyptius, quem aiant ^^sffrJ^Jakrttnt- ., a 0,

Jcripsiffe. Tertius est ex Id&is Daily Us, cm Tvln l’sotut»

Sfifartus Jovis est, cy Asteria La t on* forons, in-

xirrie colunt, cujus Carthaginem filtam ferunt. Jup ,tíf ^tpr. f’,

dia, qui Belus dicitur. Sextus hic ex Alcumena, q plures M 'genuit ; fed tertius Jupiter : quoniam , ut jam 0 ,,’g ypte

Joves etïam accepimus ( 1 ). Selon cela f Hercule d