Band 
Tome second. C - I.
Seite
758
JPEG-Download
 

7f s HESHUSIUS. HIEROCLES.

Monsieur Moreri n’a pas laissé de les copier.

roit les réponses d’Heshusius, devient tout-à-fait criminel-le , quand on fait qu’il a nié publiquement les choses dontses Adversaires l’avoient accusé. Or Lindanus nous aprendlui-même qu’il fait cela. III. Quand même ce Théolo-gien auroit enseigné quelques .Hérésies, il ne s’ensuivroitpas qu’il y auroit eu en Allemagne la Secte des Heshusiens.Un Professeur qui enseigne des doctrines particulières n’apas toûjours des Disciples , encore moins en a-t-il toujours

qui se séparent du gros, comme il le faut faire pour mériterle nom de Secte.

Prateolus fur la feule foi de Lindanus a mis les Heshu-siens dans le Catalogue des Hérétiques. Le Pcre Gaul-tier (26) en a fait autant fur la feule foi de Prateolus.

O imitatores fervum f écus, ut mihi fepe

Bilem, sape jecum, vestri movere tumultus (27) !

(2«) » rtbuis Chro-

BO graphi«.

jpist. X • *

{4} Steph.Byzant.Vêce Bçse£-fitÏHÇ &T<se§Jcc/viat.

( b ) Tzcrzcs,

Cbil. Vlly

tíifior .CXLVh ex

Hierocle.

(4) Tire deLactance,m ChapitreII & IIIDîvinar.Insticutio-num. Voiez.la !{emar-qtte

( 1 ) Last.

Divin.

Institut.

Ltbr. V ,Cap. IU

( l ) Idem 9ibid pag . m .307 .

(}) Idem ,ibid . Cap . Ulyf4g . 308.

(4) Incì -

Hieroclem exVicarie pré -sidé :» quiauttor &cenfìliariusad faciendamperfectitienemfuit . Lactan-tius,dc Mor-tib, Ferse-cutor. Cap .

(s) Idem ,Dmu.

Initie. L’ir.

V , C * p . III ,t “ S - Z I I.

tO Euseb.

contra

Hicrocl.

imt . pag,

jn, jia,Volt * n '»> deDemonstr.Evangel.

(7' Cave,Hist. Liter.Script Ec-çlef ParteII , p . m . 6l p

HIEROCLES, Auteur d’un Livre intitulé QtXiçopsç, Les Amateurs de T Histoire ( 6 ),avoit débité beaucoup de fables, si l'on juge de son Livre par les choses que Tzetzes en a citées.

II disoit que dans la Zone torride il y a des hommes dont les oreilles leur servent de parasol, &des hommes dont les pieds leur rendent le même service quand ils les levent. II se vantoit d’avoirvu cela, & d’avoir ouï dire qu’il y a des hommes qui n’ont point de tête, & des hommes qui ontdix têtes, & quatre mains, & quatre pieds [b). On ne lait point en quel tems il a vécu; mais il Wjjf,?’n’y a point d’aparence qu’il soit le même Hierocles qui d’Athlete devint Philosophe, & quiétoit natif d’Hyllarime ville de Carie (t).

HIEROCLES, grand persécuteur des Chrétiens au commencement du I V siécle,fut Président en Bithynie, & puis Gouverneur d’Alexandrie. 11 fut le principal promoteur dela sanglante persécution qu’ils soufrirent sous l’Empire de Diocletien. 11 ne sc contenta pas deles accabler par la puissance que sos charges lui conféraient, il voulut encore les détruire parfa plume. Pour cet effet, il composa deux Ecrits qu’il leur adreíîà , où il tâchoit de montrerque l’Ecriture se détruisoit elle - même parles contrarierez qu’elle contient, disoit- il. 11 s’em-porta contre la personne de notre Seigneur, & contre celle de íès Apôtres, & il fit un paral-lèle entre les miracles de Jésus - Chrilt, ôí ceux d’Apollonius de Tyane , pour montrer que cetApollonius égaloic ou surpassoit même Jésus-Chrilt fur ce point - là (a). Deux Peres de l’fglilc l’ontréfuté (A). On dit que le saint martyr /Edesius, animé ë’un tres-grand zêie, s’aprocha de lui pen-dant qu’il nrésidoit au jugement des Chrétiens dans Alexandrie , & le couvrit dc honte en paroles& en faits 5 je veux dire qu’vEdesius donna un souflet à Hierocles sor le Tribunal, en lui repro-chant ses barbaries infâmes ( B ). Nous indiquerons quelques erreurs de Monsieur Moreri (C ),

{A) Deux Peres de l’Eglise Vont réfuté. ] Savoir Lactance8c Euscbe. Le prémier raconte qu’au tems qu’il enfeignoitla Rhétorique dans la Bithynie (1), & que le Temple desChrétiens y fut démoli, il y eut deux Ecrivains qui prirentla plume pour insulter 1 a vérité o p rimé.;. L’un étoit unPhilosophe dont l’Ouvrage fut méprisé, & tomba bientôt:l’autre étoit du nombre des Juges, & traita cette matièreplus malignement. Alìus tandem materiam mordaciìtsscripjìt,qui erat tum e numéro judicum, or qui autlor in primis fa-cienda perfecutìonis fuit , quo feelere non content us, etiam ferip-tis eos, quos afflixerat, infecutus est. Compofuit enim libellosduos non contra Chrifiianos, ne inimité injeíiari vìderetur ,fedad Chrifiianos , ut human'e, ac benignê confulere putaretur ; inquibus ita falfitatem feripturtt sacra arguere conatus est, tan-quam Jtbi effet t ot a contraria ; nam quidam capita , qui repug-nare jtbi videbantur, exposait, adeo multa, adeo intima enu-merans, ut aliquando ex eadem disciplina fuijfe videatur . . .pneipue tamen Pauium, Petrumque laceravit, aterofque dif-cipulos, tanquam fallacii feminateres, quos eofdem tamen ru-des , b indottos fuisse testatus est ; nam quofdam eorum pifeato-rio artificio feciffe quastum .... (2). Ipsum autem Chrìftumaffirmavit à Judeis fugatum, colleâla noningentorum hominum

manu latroúnia feciffe . Item cum faâia ejus mirabilia

destrueret, nec tamen negaret, volait ostendere Apollonium velparia, vel etiam majora fecijfe (3). Nous ne voions pointlà le nom de cet Ecrivain ; mais ne doutons pas que Lac-tance n’ait parlé du même Juge qu’il nomme Hieroclesdans un autre Livre (4) ; & pour confirmer cela observonsdeux choses, l’une quel est le Titre de l’Ecrit de ce grandpersécuteur des Chrétiens, l’autre quel est le nom qu’Eusebedonne à l’Auteur de cet Ecrit. Aufus est lìbros fuos nefa-rios, ac Dei hostes Qax/.r.hk annotare. Ces paroles sont deLaitance (5). Or Euscbe a nommé Hierocles l’Auteur duLivre intitulé QtXaAfint (6). II est donc indubitable quecelui, dont on ne volt pas le nom au V Livre de Lactan-ce , est le même que celui qui est appellé Hierocles auTraité de Mortibus Perfecutorum. Notez qu’Eusebe en ré-futant cet Auteur s’attacha uniquement au Parallèle desmiracles de Jésus-Christ, & d’Apollonius de Tyane : il netoucha point anx autres choses, il se contenta dc dire qu’O-rigene les avoit réfutées par avance dans son Livre contreCelsus, & qu’Hierodcs n’r.voit été qu'un franc Copiste despensées & des paroles d’autrui. Notez de, plus qu’à l’égardde ce Parallèle on se contenta de parcourir, & de critiquerlégèrement la Vie d’Apollonius composée par Philostrate.II est sûr qu’Evs.be ne fit point là un fort grand exploit.Voici ce qu’cn dît Mr. Cave ; Posterions huius operis partemde comparatione Apollomi cum Chrifto refutandam in fe fufeepitEufehius libro contra H/ero'lem; quod cr satis jejunefnstitit , cum poîius Philostrati libros de ''ita Apollonii in eoopuscule breviter percurrit or refillit (7). Notez enfin queLactance n’entreprit pas la réfutation particulière d’Hiero-ctes, & q lle bien loin de le suivre pied à pied , il ne ré-pond jamais nommément à des Objections copiées dans] Ouvrage dc cet ennemi de Jésus-Christ. II sc proposapour but d établir en général les fondemens de l’Evangile,& de ruiner ceux du Paganisme; 8c il crut que ce seroitrenverser tout a la fois cc que tous les Adversaires avoient

publié, ou publieraient à l’avenir. Ii ergo , de quibus dixtcum pnfente me ac dolente, Jacrilegas suas literas cxplicajjént ,Cz’ il.orum fuperba ìmpietate stimulatus, or veritatis ipfias con-feientia, or \ut ego arbitror) Deo, fufeepi hoc munus, ut om-nibus ingenii mei vtribus accufatores juftitii refutarem ; non Utcontra hos feriberem, qui paucis verbis obterì poterant, fed Utomnes, qui ubique idem operis efficiunt, aut ejfecerunt, uno fe-mel impetu profligarem. Hon dubito enim , quin or alii pluri-mi, or multis in lotis, or non modò gneis, fed etiam latinitliteris monumentum injustitit fui ftruxerint , quibus stnguhsquoniam refpondere non poteram, fie agendam mihi hanc cau-fam putavi, ut or priores cum omnibus fuis feriptis perverte-rem, or futuris omnemfacultatem feribendi, aut respondenitamputarem (8).

(B) On dit ... qu'JEdefius donna un souflet à Hierocles f ur

le Tribunal, en lui reprochant fes barbaries infâmes. ] Euseb ene s’exprime pas avec toute cette clarté , mais on doitcroire que la chose est contenue implicitement dans les ter-mes dont il s’est servi. Aóyoiç rt éçyo íç tov ciy.ctçv Aí7 ~

XÓty y.a.i uti/aiu Trtptfìahm. Cum verbis stmul OT faÉlis ilhflflpudore atque ignominia perfudijjet (9). Voici la Note deMr. Valois fur ce Passage (10) : In hoc Eufebii loco ,quidem designât verbera quibus judex affeâius est ab JEdefit-ada-xpin verb dénotât convicia, quibus JEdestus judicem ips ur>tappetìit. Utrumque autem indicat Eufebius his verbis :

rt x«lt égyoiç r ct etx.a.7 r,t , OTc. Eusebe ne dit point com-ment s’apelloit le Juge qui fut traitté de la sorte; c'est P a ^d’autres Ecrivains que l’on aprend que son nom étoit Hie-rocles. Lisez ces paroles de Métaphraste ; vous y trouve-rez cela, & quelques particularitez de la sainte indign atl °”du martyr iEdesius ; vous y trouverez qu’il soufleta le Gou-verneur de toute l’Egypte, qu’il le renversa par terre, rlui redoubla les coups. Post hanc calamitatem , incidit i>>roclem, qui totam JEgyptum administrabat. Hune c»mmartyres injuria fivientem animadvertijfet,faníiasque Del vtrgines tradentem lenonibus, nec tantam iniquitatemperfer re í’Jset , fimile fraterno facinus aggredìtur. Namque Divtno reptus zelo procedit, or verbis ac faHis Hieroclem confundtt. Menim sua plagas illi in os infligit , humique fupinum profterncadit : ac monet ,ne audeat contra nature, leges, Del s erV ? S y 0 f ífendere (n). Mr. Valois cite le Men/tum des Grecs, ?, U xan .trouve que le Gouverneur Hierocles fut frappé dans Aledrie par AEdefius (12). . ^

(C) Nous indiquerons quelques erreurs de Mr. Moreri .C. Baronius.] I. II donne la qualité de Phijofiphe „^ecien à notre Hierocles, qui n’étoit pas même Phigénéralement parlant. Je n'ai trouvé aucun • Au . teU ^ 0 ; queles Anciens qui le fasse de cette profession, & J c . fi p],;-Mr. Cave entre les Modernes doute s’il le faut fr; ero cleslosophe (13). II. Mr. Moreri parle d’un al, ! re ,^ísorçoit ^Philosophe Pdien, un des Juges de VAréopage , ^ m J e r as Jchrifl-démontrer qu Apollonius Tianée étoit le même J , êtresEusebe écrivit contre lui, ajoúte-t-il. C’est mu ip „ , n efans nécessité ; car l’Hierocles qui fut réfute p ^ p^r-difere point dc celui dont Mr. Moreri_ avoit: p ‘ pjatonsoticle précédent, & qu’il avoit qualifie ^’owocles q u *cien. III. D’ailleurs, on ne conoît point d Mie .ait été Juge de l'Aréopage. Le Cardinal B trompa

(S) V*» U

v ’%urt- *

,iî.

S-K.'

W* \'I#>• * î6 ‘

!$£■

K»'

m-

íiO

%xs*

ìtA"'

líhjiï

î?r>‘

pbiiïjîi

0

fis-