Band 
Tome second. C - I.
Seite
760
JPEG-Download
 

HEROCLES. HIERON.

(f) Photius,Cod. CCXLÌl,pag. 1037 "

f J ) ll étoitDisciple

«Tí-licroclcs.

(s: Photïus,Biblioth.

Coi. LCLl ,

pag. 'ì % °-

f 7 . ) O 1 * -v>k-

fuígyitt/u'MKov ív(Ìm y » ctyct-ÔÓTH'TOÇ I'êd.Quoi super-•vaccine* ptt-tins effet dili-gents* eftfkmèonitaus Dei tPhotius ,Biblioth.

Cod, CCLÌ,pag. 13 8o.

( 3 ) Uem ,ibidem^

(.4 ) Tir

ctg^MV TÍÌCJHfAHSQÍaÇoLimó tív#*x.ax O’W-ûtixç

tf ~H 9 ‘ , tfXiV 6 C.

Jn.tium crec .-ttonis k £fm-dam malefìcioincheans.

Jdexn,ibid.

( s ) Csnfer

qua supra ,

l[cm.'irn.n{ ).

de C.. Article

4 ’Eficuse.

(«1 îhctius,Biblioth.Cod. CCLI,pag. 1381.

(7) Votez. laTfemarq. ( C),de C.trlicleH F. M M I N-6 I US.

(a'; Herodor,Libr. VU ,Cat>. CLV,

C L VI.

(b) Diodof.Sîculus Libr.XI, Cap.LXVri.

Voicz. attjjiPlutarque,dclçrit Nu-mtì.is vin»tliâa, pag.55 ï,Sii."

(c) Idem ,Piodor.ibidem.

(d) Idemibid. Cap.XleVllI,

j 6 o

soigné que le Monde a été produit de rien ( A). 11 ne sc maria que dans la vue d’avoir des

entans ( B ). Sa femme devint possédée (/): il sc servit inutilement de paroles de civilité pourla délivrer du Démon, cet Esprit n’eut aucun égard à ces complimens; mais Theofebius (F),fans entendre la Magie, l’exorciià de telle forte, qu’il le contraignit de décamper. Joníìus, quiprouve très - solidement que notre Hierocles a vécu après Eusebe , sc trompe d’ailleurs (C) enle fuposant Auteur d’une Histoire d’Apoîlonius de Tyane, & en fupofant que les sept Livres dela Providence ont été réfutez par un Ecrivain nommé Eusebe diférent de celui qui a composeune Histoire Ecclésialtique, &c.

(aí) ll soutenoit que Platon a enseigné que le Monde a étéproduit de rien .j Hierocles ( 1 ) réfuta très-solidement lesPlatoniciens , qui assuraient que Dieu , opérant de touteéternité par' fa puissance 8c par fa sagesse , 11e seroit pointcapable de former un Monde sins le concours d’une Ma-tière incréée. Ils diíòient donc qu’il n’avoit produit leschoses qu'avec la coopération d’une matière , dont l’exis-tencc ne dépendoit point de lui. Toutes choses , ajoíi-toient-iis, étoient contenues en puissance dans cette ma-tière; Dieu n’a fait que les en tirer, & les arranger. Hie-rocles raisonna avec beaucoup de jugement contre cetteshpofition ; il dit qu’un tel ouvrage de Dieu ne seroit pastant une marque de fa bonté , que l’eftet d’une diligencesuperflue (1) ; car pourquoi s’cfforceroil-il d’arranger cequ’il n’a point fait? Le bon ordre ne se trouve-t-il pas as-sez en ce qu’un ctre subiìste éternellement par lui-nrême ?Tout ce qui survient à un tel être n’eít-il pas hors de fanature? N’est-ce point par conséquent un defàut? 1 1 yàç

Jïj nectiàt1 à fié vrcécriers ttururreiy 7 tsitU 7 Xí, nccvrcoq -ïvjçevrs&tyotq uvroiq ío ríi ùyevzvtçc rr;ç e&vrm Cpoo-ttiq xziy.iyy jç ; 70yàç âyeiíiTán xct'.r íatirt vpceòtq ti 71 cr çocrAcesti , rrc.pà ÇÓtnorrÇoqXc’stTcí 1 . 70 ê's zrapù epvtrtv bu 7 tBv.tui, xuxov 70. çcí 7 U 7 Qt-7 :ou.t\q> âç-c ùx. âyccb/ri 77 t Aeycjxé'.ri uÀr\ re xory-urbui , ûsreçàyívn 7 oq l’tif fié ùsfò xçírts ftóvev, áAA« «jíi 70 ù«rò ai 7 ’ts.' Sfiíor-sum enim ea , qu& non condidit, digerere conatur , cìirn omninobona crdinatw in natura eorum tngenita conjiftat. Si quidenim ingenito, ac fer Je subfiftenti addatur , pr&ter naturamfiet. Spuod autem fréter naturam efficitur , vitiatur : quareditlam materiam ornari minime bonum , Jiquidem non solumin tempore, sed ex absque causa ingenita fit (3). 11 conclut

■de là que Dieu n'auroit pu commencer son ouvrage que parune mauvaise action (4), savoir par l’entreprise de dépouillerde ion état naturel une substance incréée aussi bien que lui,& sa propre sœur. Ce sont des raisons si fortes ( 5 ), quetoute personne qui les aura bien pesées , 8c qui s’intéreflèra àla gloire de Platon, tâchera de taire voir qu’il n’a point ad-mis deux Principes collatéraux, éternels, & indépendans l’unde l’autre , Dieu 8c la Matière. Voilà fans doute ce qui fitque notre Hierocles lui attribua le dogme de h création pro-prement dite. Je me persuade qu’il lavoir lu dans les Ecritsdes Chrétiens, & qu’aiant été frapé des Argumens qui com-batent l’exislence d’une Matière incréée , & qu’aiant jointà cela les notions de Créateur qui portent au plus hautpoint la puissance 8c la majesté divine , il suposa pour lagloire de la Secte que son Fondateur avoit con u Dieu sousl’idée d’une nature dont un simple acte de volonté peutsufìre à la formation de l’Univers. 0"n êvuixç yò» , q>n<n,

orçovtpíç'rxtv ò HAÚrtw ètpeç-urez ci'c/.rr.q eptipocyouq 7 £ v.a,t áffctyetZq

^ictxoo-fiitreaq y ix fizóivcç r. covrcrf.-iUf.û'.oo yeyetzfaéro;. ipxt~yyàç 7 c êxuvou govAr.ficc. ri; òsrórs:TiV râiv onm. PlatO opificemDeum cenfuit fuflinere omnem asptâlabilem ex inaspeftabilemmundum, nulla prias exfejlente materia produtilum. Sufficereenim illius voluntatem ad suftinendum universum (6). Maisil seroit aisé de montrer que c’est un mensonge officieux,puis que Platon a tenu fort clairement le concours d’uneMatière indépendente , 8c incréée. Disons donc qu’Hie-rocles fit valoir ici son industrie autant qu’en nul autre en-droit: je parle de l’inclustrie de donner aux Phrases des Au-teurs morts tel sens qu’on veut ( 7 ), ou de trouver pour lemoins dans leurs Ouvrages deux ou trois Systèmes difé-rens. II entendait ce manege ; car les deux Explicationsqu’il donna du Gorgias de Platon ne se ressembloient enrien , & néanmoins elles paroistoient conformes à la doc-

trine Platonique. Ce font des jeux d’esprit, mais qui de-mandent beaucoup de fécondité d’imagination. A’»t rara-

P'j.'cuAúiy 7ct rreoTepea xcci 7 <& vç-epa eipïv xóev 7 av eau 7 cov,ècsroq eivrsic £xci 7 epcc èe otacoq , o xcet GrœpaAoyey ùxxcrai , ir,iHActsmoq f^dtófíúc , xccB-ótrcv oìov 7 t , 7TÇ0xtp£ir£aiq. 7 X 7 o P**tsv IzstbttxyvTcx.t, 7ou ùvó'çaç yAltae r.v «pa rò 7 cov cpçîycóv oreAa-"

y te. Collatis prioribus cum fiecundis , nihil,ut fie dicam , eo-rundem iwvenit, Utraqut tamen , quod fane audit u novum efi >Platonis, quod ejus fieri peterat , infiitutum conttnebat. tiMCcolligitur quanta vìri illius in fiententïis copia ( 8 ).

(B) ll ne Je maria que dans la vue d’avoir des enfans. ]Damascius fait la même Observation en parlant de Theose-bius Disciple:d’Hierocles; & cela nous montre que les pluscélèbres Platoniciens se persuadoient que c’étoient là lesjustes réglés 8c les véritables bornes du mariage, 8c que toutce qui alloit au delà de ces limites, étoit un dérèglement,ou pour le moins une licence que les Sages ne se dévoientpas permettre. Ce Theofebius aiant vu que son épouseétoit stérile, fit une bague de chasteté, Sc la lui donna., J evous fis présent autrefois, lui dit-il, d’un anneau de géné-ration (9); mais je vous donne aujourd’hui un anneau decontinence qui vous aidera toujours à vous comporterchastement (ro): demeurez avec moi si vous’ voulez, oufi vous pouvez vous contenir ; que fi cette condition nevous accommode pas, je consens que vous épousiez unautre homme , 8c je ne vous demande autre chose fi cen’est que nous nous séparions bons amis. Elle accepta vo-lontiers la condition. Mon Auteur s’arrête là , 8e nouslaisse dans l'incertitude; car on ne fait si la femme acceptale premier parti ou le dernier. II n’eùt point tàlu laisserdans le récit une telle ambiguïté.

( C ) Jonfìus, qui prouve .... qu Hierocles a vécu âpresEusebe , se trompe d'ailleurs.'] Sa I Preuve est tirée de ccqu’Hierocles avoit fait mention de Plutarque l’Athénienqui a été postérieur à Jamblique ( : 1 ). Or celui-ci floris-soit sous Julien l’Apostat; nous avons encore quelques Let-tres que cet Empereur lui avoit écrites. La II Preuve estprise de ce qu’Olympiodore, à qui les Livres d’Hteroclesfurent dédiez, n’a point précédé le Régné d’Honorius, &de Theodofe le jeune ; car il composa une Histoire fl ulcommençoit au 7 Consulat d’Honorius, 8c au 2 de Théo-dose le jeune, 8c il la continua jusqu’à Valentinien Succes-seur d’Honorius, ou jusqu’à l’année 415 (tz). Jonsius »raison après cela de soutenir que le même Eusebe qui a f altune Histoire Ecclésiastique, la Préparation Evangélique,& c »n’a point réfuté les Ecrits de cet Hierocles; mais il se trotnP equand il dit qu’un autre Eusebe les a réfutez. Voici la caulÇde son erreur. II s’imagine que le même Hierocles, fl UIest Auteur des VII Livres fur le Destin , a fait uae His*toire d’Apollonius de Tyane intitulée Philaletes , 8c domnous avons la réfutation parmi les Oeuvres d’Eufebe. ^ econfondre Hierocles persécuteur des Chrétiens fous l’Ent-pire de Dioctétien , avec Hierocles Philosophe d’Alexan-drie sous Theodofe le jeune. II est un peu surprenant <ss eJonsius, qui avoit une connoissance très-vaste 8c très-ex aít ®des Auteurs qui ont porté le même nom, n’ait point conle Président de Bithynie, 8c le Gouverneur d’Alexandrie,qui fit tant de mal aux Chrétiens, 8c qui écrivit contreux , 8c qui se nommoit Hierocles. Disons aussi st ue , c .savant homme s’eft trompé en croiant qu’Eusebe réfute,"sentimens d’un Hierocles fur la destinée. II est ssir si u ^sebe n’a réfuté que le sentiment d’Apollonius tel stu’il 1 a "voit vu dans Philostrate (13).

HIERON I, Roi de Syracuse, étoit fils de Diomenes, & ftere de Gelon qui, a F re vs’être rendu souverain dans Gela, fut assez heureux pour voir la ville de Syracuse se soumettre^lui, lors qu’il ne fongeoit qu’à y ramener quelques habitans que la populace en avoit banis- ,fut si content de cette nouvelle aquisition, qu’il se démit volontairement de Gela entre ses A 131•d’Hieron son frere, & ne s’apliqua qu’aux moiens de rendre très-florissante la ville de Syracuse11 y régna glorieusement & heureusement, il s’aquit une grande réputation par ses victoires?î’amitié de ses sujets par son équité & par fa modération {b). Hier on, qui lui succéda, ne fcha point fur ses traces. II fut avare, violent, 6c tout-à-fait éloigné de la conduite vertueuie^Gelon, 6c cela fut cause que bien des gens eurent envie de se soulever; mais la mémoire dePrédécesseur étoit si chere 6c si glorieuse qu’elle les porta à fe retenir (c). II eut bonne enviefaire mourir Polyzele son frere, qu’il voioit fort aimé des Syracusains , 6c qui lui étoit dev^suspect d’aspirer à la Roiauté. II le voulut envoier au secours des Sybarites assiégez pa s l es •toniates; il voulut, dis-je, l’y envoier, afin de le faire périr dans le combat: mais Polyzee,pressentit ce dessein, n’accepta pas cet emploi; 8c voiant que cela irritoit furieusement le 01frere, il se retira auprès de Theron qui régnoit dans Agrigente. La réconciliation íe fit qitems après par l’entremise de Theron (d). Celui-ci eût pu profiter de la mésintelligence, ^c’étoit un honnête homme (e), 8c il voulut rendre bon office pour bon office (

(A) theron . . . voulut rendre bon ojfict pour bon office.] chez qui son frere s’étoit retiré, les habitans pour

Pendant qn Hieron fe préparait à faire la guerre à Theron, envolèrent des Députez pour lui ofrir du leco , lui

/,l rhotW-

S““V

tH- lQÏI ‘

( 9 )^

;.ííf ail*çit f"'

e«r

Jn»* 1 **-is

rí>

(->r

faíHt*** -,

5SS*

ibid*» 11 -

k'S*

í*'>

11 “« 1 . 1 #

ti»s

(iî)

. ,/t wn uXÌ 'vu

tius

[ 0 .

Í 1!) ív

tite'* 1 '

iSq?:

I, (fias

(!) PÌ ° dÍ "b' br siih

Cap- u