H I E R O N.
76 k
(f) Diodor.Siculus,i'ir. XI,c “p. un.
(d) Ucm,à-t. Cap.
L XVI.
{b} Idem ,’bid. Cap.
Xxxvm,
Pag. m.
397.
t * ) Idem,'bìi. Cas.
XL IX.
(K) V,i'a.,Bindareïyth. Od. I& ibì Com-mentât. j o.Bcnedisti.
V) Diod.Siculus,
Libr, XI,C^. LXVI.Notez, ejue lesanciens habi-tant de CataneJ> 7 rétablirent& ruinèrentleTombeattd'Hieron.
Vaitz. Stra-cos, Libr.yi >f*í. 18 5.
Thrasydée lui succéda , Sc fut malheureux dans. la guerre qu’iì entreprit contre les Syracusains.Hieron avec une bonne armée fit une irruption dans le païs des Agrigentins, & gagna une bataillequi fit perdre la couronne à Thrasydée (/'). Remarquez ici une difércnce entre les Poètes & lesHistoriens. Le même Hieron, qui paroît un Prince très-accompli dans les Odes de Pindare (B),paroît comme un méchant Roi dans P Histoire de Diodore de Sicile. 11 me semble que fi le I oëtele flate trop, l’Historien ne lui est pas affez équitable; car il n en dit pas le bien qu il en pouvoitpublier, je veux dire qu’Hieron se civilisa Lc se corrigea beaucoup par les entretiens qu’il eut avecquelques beaux Esprits qu’il aima, & qu’il combla de bienfaits (C). II mourut dans la ville deCatane la z année de la 78 Olympiade (g) ; après avoir régné près de douze ans (6). C etoitune ville qu’il avoir renoúvellée, il en avoir chassé les habitans, Sc y avoir établi une colonie deGrecs tirez du Peloponnefe, Sc de Syracuse (r). II lui ôta le nom de Catane, Sc lui donna lenom d’Aitna, Lc il voulut lui-même être surnommé ./Etnéen lors qu’il fut proclamé vainqueurauxjeux Pythiques (k). Les honneurs funèbres qu’on lui rendit dans cette nouvelle ville furentsemblables à ceux des Héros (/). Son frere Thrafybule régna après lui; mais ses actions tyran-niques obligèrent les Syracusains à íè soulever, Sc ils le réduisirent en un tel état qu il fut contraintde lubir une dure capitulation. 11 se retira en Italie au pais des Locres, Sc y passa tout le reste deíès jours dans une vie privée. II n’avoic régné qu’un an. Les Syracusains aiant rétabli le Gou-
T*' .ii* • * ' • _ *_A 1- -__ rV fiif nn inf^rvíilì^ rta
votiez à Jupiter Olympien ( n ). Les ofrandes que ce Roi de Syracuse consacra au Temple deDelphes furent magnifiques ( 0 ). Sa prémiere femme, qui étoit fille d’Anaxilaus Roi des Rhegi-niens, Sc cousine de Theron , ne lui donna point d’eníàns (p); mais de fa seconde femme, quiétoit fille de Nicocles, il eut Dinomenes dont j’ai parlé ci-deslus (q). On veut qu’il lui ait donnéle commandement de la ville de Catane, avec le titre de Roi d’Àctna ( D ). Je ne fai à laquellede ses deux femmes il faut donner la réponse que Plutarque araportée (r).
HIE-
f m) nítìáoçSiculus,
Libr. XI,
Cap. LXVIÍiL X VU K
( * ) VoiczsPausanias,Lib. vin,
Cap. XLIl,fag. 6 ì 7 ÌTLibr. VI,
Cap. XII,
P a S* 479.
(o) Vo U z.
Athenée,Libr. Vl,pagi231,232.
lp~) Volez, le
Commen-taire deBenedictusfur Pindare,Od. I Pyth.fag. r«z.
(q) Làmêmcn
(r) FIutarch,in Apoph-theg. p.
Volez, ci-des*fus ta Hcmar*•j»e (E)
de E ArticlePuEr-Urus,
(>1 Diodor.Sicul. Libr.
X I , Cap.
Xlviii.
(e) Volez, leCommen-taire deBeuedictusfur Pindare,Od.Il Olymp,
Pag. 4J.
( 3 ) Vtiez.touchant cetteLemme Dio-dore de Si-cile, Libr.
X I, Cap.XXVI.
(4) Volez, leTnçme Com-mentaire de■Bencdictusfur î indareO d. u olymp.Pt-i-a, ì.
(s) VoiezlaI Ode deset Olym-P !C lues, ir laL‘L ir III ,de ses Pythi-quej.
(B) Votez.
îausanìas,Libr. Vin,
Pag. 687.
(7) Jo. Be-nedictus
in Pindar.
Od.I
Olymp.
Pag. 2.
( 8 ) Pindar.OderOlymp.
(s) Diodor.Sicul. Libr.
XI , Cap.
XXXVIII,
XXXIX.
(">) AElian.î>". Histor.Libr. iv,
C «P. XV.
(rt) Idem,tbid. Libr.IX, Cap. I.
( 1 zjBiíciola,Tarn.II,îlot.Subcis. Libr,II,Cap. XIX.( 33 ) Votez, lesNotes deKuhnius furfiien, Ubr.lv i Cap. XV.
lui déclarer même qu’ils vouloient vivre fous fa domina-tion. Thrasydée fils de Théron leur avoit été donné pourcommandant, 8c s’étoit rendu odieux par ses violences, 8cpar fa fierté. Hieron emploia cette conjoncture , non pasà pousser son dessein de guerre, mais à tourner les chosesvers la pacification. II fit lavoir au Roi d’Agrigente ce' queles habitans d’Himera avoient machiné. Cet avis fut cause
Xenophon a suposé un Dialogue entre eux (14) qui est unebonne Piece : Hieron y parle en homme d’esprit, & defort grand sens. L’Historien Timée avoit dit que Simo-nide fut le médiateur de la paix entre Hieron 8c The-ron (15). Voter, auffi Athenée (16) 8c Pausanias (17);8c prenez garde que quand même les éloges, que Pindare8c Elien ont donnez à ce Roi de Syracuse, ne tiendroient
que Theron prit les mesures qu ìl faloit pour faire avorter rien de la flaterie, on n’enpourroit pas conclurre que Dio-
ce complot, 8c qu’il s’accorda avec le Roi de Syracuse , 8c c ’ v;, “ J — r — ,r ——.—- J: - J ~
remit la paix entre les deux frères ( 1 ). Mr. Moreri, sousla citation du 11 Livre de Diodore de Sicile, assure qu’Hie-ron défit Theron Tira» d'Agrigente qui se moquoit de lut. Jen’ai trouvé nulle trace de cela dans Diodore de Sicile. No-tez que l’Historien Timée avoit raconté que Theron, nepouvant soufrir que Polyzele son gendre fût maltraité parHieron, déclara la guerre à ce Roi de Syracuse! mats ellefut terminée tout auflì-tôt , 8c avant que les hostilitez eus-sent été commencées (2). Disons en passant que Dema-rete (z), fille de Theron, fut mariée au Roi Gelon , quiordonna en mourant qu’elle épousât Polyzele (4).
(B) Hieron . suroît un Prince tres-accompïi dans les
Odes de Pindare .] II gagna le prix de la course de chevalaux Jeux Olympiques. II remporta le même: avantage auxJeux Pythiques : il y fut aussi vainqueur à la course de cha-riot. Ces victoires-là furent magnifiquement chantées parle Poète Pindare (5) ; 8c vous pouvez croire qu’encore queîes digressions occupent plus des trois quarts de ses Odes,il n’oublia pas de dire qu’Hieron avoit toutes les vertusd’un bon 8c d’un brave Roi. Notez que l’Inscription deson ex veto (6) témoigne qu’il gagna trois fois le prix auxjeux Olympiques; deux fois à la course de cheval, 8c unefois à la course de chariot. Jean Benoit, qui a dit dans sonCommentaire fur Pindare (7) qu’Hieron remporta le prix dela course de cheval aux jeux Olympiques de la 73 Olym-piade , se trompe ; car ce Prince étoit Roi de Syracusequand il le gagna (8): or il ne commença à régner dansSyracuse qu'en la troisième année de la 75 Olympiade (9).
Le même Commentateur prétend qu’il mourut après unesemblable victoire remportée aux jeux de la 77 Olympiade.
C est lui donner un Régné de plus de 16 ans, 8c contredire
dore de Sicile ait avancé des faussetez : car ce qu’il a dit del’avarice, 8c de la violence d’Hieron, pourroit être vérita-ble par raport au tems qui précéda la maladie de ce Prince.Je u'observe point cela pour l’excuser à tous égards: je per-siste à le blâmer d’avoìr passé sous silence l’amendementd Hieron, 8c d’avoir insinué trop clairement qu’il ne s’a-menda jamais (18). Cela me semble très-faux ; & il vautmieux fans doute ajouter un peu de foi à Elien, 8e à Plutar-que (19), 8c donner ce Prince pour un exemple de la véritéde cette Maxime d’Horace ;
Nemo adeo férus est ut non mitefeere pofistt',
Si mode culttfra patientent commodes aurem (20).’
Au reste, la maladie qui accoutuma notre Hieron aux con-versations savantes étoit la gravelle. Le Scholiasle de Pin-dare (11) cite fur cela un Ouvrage d’Aristote qui s’est perdu.Mr. Moreri s’est lourdement abusé en attribuant à Hie-ron II ce qui n’apartient qu’à Hieron I; je veux dire cetteScience aquise au lit, 8cc.
(.D) On veut qu il ait donne a son fils le commandement dela ville de Catane , avec le titre de Roi d'JEtnas] On se fondesur ces paroles de Pindare (22) :
Mdícrct v.cti ttccç Ástvofitèvet j teXctiïyv’ctif *ot (r ôivuv TeB-çí'srzsruy 9è* âàXÓrgtovu-
%.u,<p&pict Trxrepoç,
tí.y e-Ereir’ Ait vaç /A-rv-r-tk?
Çihiov iZèÓpa jltgy 0jt4VôV.rôí 7 rÓÀtV fCEtVCCV B-£ Office*efCp FOV tÀSvBspt ££ 7
X’ààì^oç rd&ftecç ïepavk- váf* 0 iç SKTlCtrf.
. v , - j.-ans
mal a propos les meilleurs Historiens.
(C) Hieron se civilisa , cv se corrigea beaucoup par les entre-tiens avec quelques beaux Esprits.] II étoit aussi igno- Musa etiam apud Hinomenem ad canendum mihi obsequere
ran qu mme du monde, 8c auffi rustique que son frere pr&mium quadrigarum , Gaudium enim non alienum a filii
(t(ï nn • míuç ptant ;i_ 1 *. . * . . •* . ** . -
Gelon; m<us étant tombé malade, il emploia aux conver-sations des Savans le loisir que la foibleffe de son corps luiprocuroit, 8c il devint docte ; 8c puis se trouvant guéri, ilcontinua de se plaire à ces sortes d’entretiens , 8c diicou-rojt très-fouvent avec Simonide , avec Pmdare , 8c avecBacchilide (10). L’Auteur qui m’aprend cela ajoûtequ’Hieron aimoit extrêmement la Litérature ; qu’il étoitfort libéral; qu’il avoit l’ame grande; qu’il vécut fans dé-fiance avec ses trois frétés; qu’il les aima tendrement; qu’ileu fut aimé de même , 8c que son inclination à faire deBeaux présens détermina Simonide , quoi que fort vieux,à passer la mer pour se rendre auprès de lui (n). II y ades Cvitiq Ues ( iz), qui prétendent que la Chronologie nepermet p as d’assûrer qu’Hieron ait vu Simonide ; mais onleur fait voir qu’ils se trompent (13). Toute s Antiquitéîut Persuadée de leur entrevue, 8c de leurs conversations.
filio
vìéloria patris. Agedum postea TEtnsi régi gratum excogitemushymnum : eut urbem illam cum divìnitus fundata lìbertate,Dorica libre in legibus Htero condidit. Voici la Note de Be-noît: Postquam pdèta laudavit Hieronem ab tvrsy.iím, o* fi-lìum Dinomenem à studio in patrem : ad alias eiusdtm Dino -ments laudes digrediturquem Ait ne regem appellat : nam il-lam à se conditam Htero dédit filio admtnistrandam : eumqueducem JEtneorum constituât. Ceci augmente la surprise quel’on a de voir que Thrafybule succédé à Hieron. Je croi queles Syracusains favorisèrent le frere au préjudice du fils, pourhonorer davantage la mémoire de Gelon ; car Dinomenesfils d’Hieron n'étoit que neveu de Gelon, mais Thrafybuleétoit frere de Gelon ; 8c ainsi en faisant régner ceux ouitouchât de plus près à Gèlon. on faifoit paroître X.
nettement qu on le regardoit comme la base de la prétenfiona la couronne. p^iennou
( T4) Intitulés 1 os m, iTup*vvíjccíí.Hieron,five Tyran-,nicus.
fi5) Veiez.le
Commen-taire deJoh. Bé-nédictin íitfindarum,
Ode II
P a i- 43 .ft s) Arhenj
Lit r. XIV,pag. 6 s 6.
fi 7 )Pausaa^Libr. I,p.6.
(tS)Mí7à là*rìiv Vípccv®*
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Tst. Sublataè t avis Hit"f ont t init 9
'Ihrafybuluttegnoy impro -iitact gtrm**num ante ftregem eiccrjjït*Diod. Sicul^Libr, XI >Cap.LXVtl s
( 9) Plu-tarch. defera X [mu-nis vindic-
55 f,
©■ in ApopÉ-thegm. fa& '* 75 .
(lo)Horat. |Epist. I
Ltbr.Lf.i9ifit) Voitz.lt
Commen-taire deBenedictusin Pindar.pag. 260,29S.'
(n) Pindar,Od.I Py-thiar. pas-tel 262 , 2**9
tome i/.
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