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E R O N II.
(t) Ex tncilUnattts ac prop mtetta à patTf,xielat dsbo *nefl&mcntumgcneriSf expo~Jims faerat.Justin. Libr,XXIII ,
Cap. iv.
( 6 ) *A Pyrrh»rege multismilîtarìbusdénis dsnatusest. Idem,ibidem.
(e) Justin.Libr. XXIII,Cap. IV.
(d) Ex Po-lybio, Lib. I,Cap. X. &fcqiientibítSm
(i) Ex Po-lybio, Lib. I,Cap. VIII.
(2) Cretois lenom que fedonnèrent lesSoldats quis*emparénntpar fraude dela Ville dcMejfine.Veiez.Foíybe, a»Chap. VII d»I Livre.
(i) Tiré deTolybe,Libr. 2 , Cap.VIII & IX.
( 4) L 9 an de%ime j 3 7 „
(5) Titusi,ÌTÌns, Libr.XX//, pug.340 ,34r*Yeií'L oujpValeíeMaxime,Lib. IV 9Cap. VIII,Hum..1, ruà
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HIER ON II, Roi de Syracuse, descendoit de la Famille de Gelon qui avoir régné aumême lieu j mais parce que fa mere étoit servante, Hierocles son pere le considéra comme un en-fant qui deshonoroit la maison, & l’abandonna à la merci de la fortune (a). Les abeilles le nour-rirent pendant plusieurs jours, & comme les Devins déclarèrent que c’étoit un signe qu’il seroitRoi, Hierocles le fit reporter à son logis, & l'éleva avec tous les foins possibles. L’enfant profitabeaucoup d’une telle éducation, & se distingua en plusieurs maniérés. Ce fut un homme parfaite-ment beau & robuste, il parloir avec beaucoup d’agrémens, & il le bâtit souvent avec ceux quile provoquèrent, & les vainquit toûjours. II reçut de Pyrrhus bien des récompenses militaires (!>)•Les Syracusains le firent Préteur {A), après le départ de Pyrrhus ; 6t comme il s’aquita de cettecharge avec beaucoup de sagesse, toutes les villes concoururent unanimement à le créer Capitainegénéral contre les Carthaginois, & puis à Pélever à la dignité Roiale (c). II continua ‘bientôtaprès à faire la guerre vigoureusement, aux Mamertins qu’il avoit déjà batus en quelques rencon-tres, & il proposa de les chasser'de la ville de Messine dont ils s’étoient emparez contre tout droitSc raison, ils ne se sentirent pas capables de/lui résister, Sc de là vint qu’ils recoururent les unsaux Carthaginois, Sc les autres aux Romains. On agita fortement à Rome la question s’il faloitles secourir; l’affirmative l’emporta; Sc ce fut le commencement de la prémiere Guerre Punique-Le Consul Appius Claudius chargé de secourir les Mamertins débarqua ses troupes en Sicile, l’ande Rome 490. Ils lui livrèrent leur ville, Sc firent ensorte que le Général Carthaginois, qui com-mandoit dans leur forteresse, l’abandonnât. Les Carthaginois mirent le siégé devant Messine, &firent un traité d’alliance avec Hieron qui joignit ses troupes aux leurs. Ce Consul Romain pritle parti de donner bataille, Sc attaqua prémiérement les Syracusains: le combat fut rude, Hierons’y comporta vaillamment; mais il fut batu, Sc il trouva à-propos de s’en retourner à Syracuse-Appius Claudius aiant remporté une semblable victoire fur les Carthaginois se vit maître de secampagne, Sc s’avança jusqu’à Syracuse, Sc l'assiégea. Hieron voiant la Sicile consternée, Sc sesforces des Carthaginois bien affoiblies, fit parler de paix aux Romains: fa proposition fut accep-tée, Sc depuis ce tems-là jusques à fa mort il se tint fidèlement attaché à leurs intérêts (d), &leur donna toutes les marques de la plus sincere amitié (B). S’il n’avoit vécu que cinq ou sixans depuis l’alliance qu’il fit avec eux, Sc que l’on jugeât des choses fur le pied de notre sieese,l’on auroit sujet de s’étonner de fa constance. Quelle doit donc être notre admiration, lors quenous considérons qu’il vécut encore près de cinquante ans? Ce long Régné fut fort heureux; carla conduite d'Hieron étoit accompagnée de tant de prudence, qu’elle le tint en sûreté parmi se*sujets, Sc qu’il s’aquit au dehors uue belle réputation, Sc que ses afaires publiques Sc particulières
(A) Les Syracusains le firent Préteur. ] Je me fuis con-tenté des expressions abrégées de Justin ; mais je veux icidéveloper ce fait-là qui est ur. peu estropié dans la narra-tion dc cet Auteur. Je dis donc qu’il y avoit de la mésin-telligence entre les bourgeois de Syracuse & leur armée, &que farinée campant proche de Mergane procéda à la créa-tion des Magistrats, & conféra cette dignité à deux Offi-ciers de guerre, Artemidore & Hieron. Celui-ci aiant étéintroduit dans Syracuse par les intrigues clandestines de sesamis surmonta les oposttìons du parti contraire, & se gou-verna avec tant d’humanité, & de grandeur d’ame, que leshabitans s’accordérent à le reconnoître pour Préteur, quoiqu’ils regardassent comme illégitimes les Assemblées où lesSoldats se mêloíent de conférer les Magistratures (1). Po-lybe qui est ici mon Auteur raportc deux traits de l’habi-leté d’Hieron. Le prémier fut qu’il remédia à un désordrequi nuisoit beaucoup à l’Etat. Les Syracusains qui demeu-roient dans la ville, pendant que les troupes & les Préteursétoient en campagne, excitoient mille séditions, & travail-loient à introduire des nouveautez. II étoit donc impor-tant qu’en l’absence de farinée quelques personnes contins-sent la bourgeoisie dans son devoir. Leptines étoit fortpropre à cela, car il avoit beaucoup de cliens & un grandcrédit auprès du peuple. C’est pourquoi Hieron s’assûrade lui en fe mariant avec fa fille, & par ce moìen il donnaordre que la tranquillité publique fût conservée dans Syra-cuse, pendant qu’il seroit dehors à la tête dc f armée. Sonsecond coup de Politique fut de se défaire des vieux soldatsétrangers : c’étoient des mutins & des débauchez. 11 fe miten campagne fous prétexte d’attaquer les Mamertins (z), &quand il fut arrivé à la vue des ennemis, il partagea son ar-mée en deux, il mit d’un côté les soldats qui étoient Syra-cusains , & de f antre ceux qui ne f étoient pas ; il se mit àla tête de ceux-là comme pour faire une attaque , & laissaceux-ci exposez aux Mamertins qui les taillèrent en pieces.11 leva d’autres troupes, & il attaqua si à propos les ennemisqu’il remporta une glorieuse victoire. On le créa Roi aprèscet exploit (3).
(B) ll donna aux Romains toutes les marques de la f lus fin-cere amitiés J’alléguerai ce qu’il fit lors que les afaires desRomains étoient dans un grand désordre après la victoirequ’Hannibal remporta fur eux proche du lac de Thrasyme-ne (4). C’étoit la troisième bataille qu’ils avoient perdue enItalie depuis qu’Hannibal y étoit entré, c’est-à-dire depuis unan. II n’en faudroit pas tant aujourd’hui pour porter unPrince à quitter ses Alliez, & à se tourner du côté de lavictoire; un Prince, dis-je, dont les Etats seroient st tuezcomme f étoit Syracuse par raport à la République de Car-thage. Cependant Hieron n’écouta que les conseils de la gé-nérosité , il fe tint ferme dans le parti des Romains , & leurenvoia de bons secours. Lisez ces paroles dc Tite Live (5) ;Per eosdem dies abHterone clafits Hostiam cum magno commea-tuaccejfit. Legati Syracusani in senatum introdufli nunciarunt,cadem C. Flaminij consulis exercitusque allatam adeo agretuhfie regem Hieronem , ut nulla fui propria , regnique fuiclade mpveri magis potuerit. Itaque , quamquam probe sciâtmagnitudinem populi Romani admirabiliorem prope adverfis
rébus, quàm fiecundìs , este , misfa tamen à se omnia , quibus *bonis jidelibusque soeïts bella juvari foleant. Arr« ne acciperfabnuant, magnopere se p. c. orare. j-am omnium primuin on»'nis causa viSíoriam auream pondo cccxx. afferre sese : a cCi 'perent eam , tenerentque cy haberent propriam c? perpétuam-Advexijse etìam trecenta milita modiúm tritici, ducenta hordei>ne commeatus deejfent. Et quantum praterea opus ejset, et ì» 9jujfijjent , subvebiuros. Milite atque équité scirc nifi Roman 0Latinìque nominis non uti populum Romanum : levium armat frum auxilia etìam externa vidijse in castris Romanis. Ita<} u *mififie mille fagittariorum ac sundìtorum aptam manum ad'■versus Baléares ac Mauros ,pugnacesque alias mijfili telo gents s -Ad ea dona confilium quoque addebant, ut prator, eut prevtjt'cia Sicilia evenijffet, clajjém in Africam trajieeret, ut ctin terra sua hélium haberent , minusque laxamenti daretur t»,ad auxilia Annibali summittenda. Ab senatu ita responsum rt í lest, Virum bonum, egregtumque socium Hieronem este,une tenore, ex quo in amicitìam populi Romani venerit , fis. __coluìsse , ac rem Romanam omni tempore ac loco munìfià ad}»■vise : id, perìnde ac deberet, pergratum populo Romano { JJ 'Aurum ÇA à civitatibus quibusdam allatum, gratia rei acctfta, non accepijse populum Romanum : viftoriam, omenq» 1cipere : sedemque ei se diva dare , dicare Capìtolium, tetnsf
Jovis Optimi Maximi. In ea arce urbis Roma sacraiam
> v olcn-
tem propitiamque , firmam ac fiabilem fore"populoFttnditores, sagittariique, (A f rament um traditum conss! fA peine voit-on une conduite si généreuse de particjp eparticulier. Gelon fils d’Hieron ne fut point capable rl jce bel exemple : il abandonna le parti vaincu fans avoir egaau chagrin qu’il causeroit à son pere. Vous verrez les Wles de Tite Live dans ct Passage de Casaubon. Ctdes&ra ey confiantta ejujiem (Hierotiìs) in conservanda d’ 0 - - e t
jestate laudare satìs pro merìto non queat. quum f r . A I ert> a^t-mox cy deinceps per sape secuta fint tempera, qua ejus c f l dyih>ttam eximie probarent. sluot O 1 quantas clades popid ,iS f 0 ’Puttico primo , cy secundi initia fit perpejsus, nemo nefi lt -' j are .lent adverfa homìnum voluntates, cy abd’tta mentwm . ^Hieronis propofitum ?y constantìam in susccpta semtl ,
Romanorum , non Reguli calamitas, non Claudii naU f Llernnon Thrafiymenus, non Trebia, postremo ne Cannenpt qdies potuìt labefaSîare. Manfit inconcujfa illi fides , ct'* . a jn\-quum cy in Italia cy extra Italiam omnès Po. Ro■ fi at „ u ldet»ci ad Poenos fortunam secut't inclinabant. ne s naf n-Hìeronts tota ( verba sunt Livij ) ab deseSlione ^, fi-
que Gelo maxìmus stirpis contempta fimul phfi-
mul post Cannensmm cladem Romana ficietate ad P ^cìt. Hiero tamen nihilo secius immotus fitttt, ceu ^ ^quadam cautes ,eìque etiam tune fides consttt» ;.^s tonS en coreextremum vit st constantijfime fiervavìt (6 )- J . Rom2Ìr* scette observation. La fidélité de ce PHnce £ j £S fenis oùlai fut quelquefois bien onéreuse; car 1 Y nvS iees s urles vaisseaux des Carthaginois firent bealll j f rPCO mmarid ases terres ( 7 ). Disons enfin qu’en moin< n 1( -céder , de
aux tuteurs de son périr-fils qui devoit nt à fal'
np m. nprmettre ou’il arrivât aucun changeroem
( 6 ) Cas^'ro sa-"U-ssr. in
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ne pas permettre qu’il -- „ . „„<, r
liance qu’il avoit entretenue fi fidellement avemains ( 8 ).
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