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Tome second. C - I.
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763
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HIERON 11

76 Z

( * ) Vtltz

îolybeLib. 1 ,c *p. xvi.

(f) rmsfan.Libr. VI,

Cafi. XII,

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489. Maìsnotez, qu*ildit page 480qnt ses j? ilslui en érigè-rent deux ,ir page 489tjHtis n’enérigèrentqtéune , &que les Syrít-t u f ain s lui

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allèrent très-bien. II cultiva l’amitié des Grecs, & fe piqua d’avoir part â leurs couronnes (e). {i)v,in.uSes fils lui érigèrent une statue équestre, & une statue à pied, dans Olympe (f ), ses sujets lui 7 ^' nar i- (G*en érigèrent aussi au même lieu (g). L’argent qu’il donna aux Rhodiens, Lc les préiens qu’il ("> r-leur envoia après ce grand tremblement de terre qui avoir ravagé leur Ile, & renversé leur Co-lofie, est une marque très-insigne de fa libéralité & de fa magnificence ( h). II fit construire un Moieíi -vaisseau qui fut l’un des plus fameux bâtimens de l’Antiquité. Archimede (?) fut le Directeur de j?) caiví-

1 ouvrage. Vous en trouverez la description dans Athenée (\k ), qui cite un Livre composé ex-

prés fur ce sujet par un certain Moschion. Le XVI Idylle de Theocrite s’adresse à ce Roi de le ™ n *Syracuse, êc il semble que l’Auteur se plaigne de savoir loué sans en avoir obtenu de récompense. trJ m ‘ e l.Hieron composa des Livres d’Agriculture (/), ôc mourut à l’âge de quatre-vingt dix ans (C j, la („) ra H sa n ,

2 ^ n née de la 141 Olympiade, & la yzx> (m) de Rome. 11 avoir survécu à Gelon son fils (»), cîp'.'xíìqui avoir été marié à Nereïde fille de Pyrrhus (0), 6c qui en avoir laissé un garçon nommé Hie-

ìome (/>). 11 remavquoit que ce Hierôme avoit de la vanité, Lc il craignit que le bon état où il (p) Po | y .avoit afermi son Roiaume ne changeât bientôt sous un tel Prince. Cela lui fit naître le désir derendre la liberté aux Syracuíàins, mais ses filles l’en empêchèrent (D); & dans son grand âge il gat. cap. un eut pas la force de tenir contre les caresses, 6c les artifices de ces deux femmes qui l’obíèdoient Tjfxx’vnuit 6c jour. U salut donc se résoudre à laisser le Roiaume au petit- 61 s sous la tutele de quinze p<%. 3*1. 'personnes. Ce que le vieillard avoit prévu arriva. Cc ne furent que confusions dans Syracuse après (?)paus»u,

»a mort ( E ). Paufânias se trompe quand il dit que Dïnomcnes le tua (f). cîp’x‘ì

H I E- pag. 48e.

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(fc) Volez. Folybe , Lib. V, Cap. LXXXVllI. (i) Touchant lc foinqne prit Hieron de faire astiquer k des usages de Méchantque les Spéculations

Gêomêtrfucs Archimede, volte Plutarque in Vita Marcdli, pag. 30J.(k.) Atheu. Libr. VI, pag. iob,irseq. Voicz. T Article Akchimiu).

(9) Lucian.w Macro-

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^35 Tom,tyerum.

II

(î°) Valer.’psjcinmsMbr. Vìix ,

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<j«am r „raS«num „/ t .lr ‘- T. Li-V| US» LibrXxifr ,pag.»»I. 4

(C) Hieron . . . mourut .... à l’âge de quatre-vingtdix ans.'] Titc Live l’assûre, comme on le verra dans laRemarque suivante. Lucien (9) cite Demetrius Callistia-nus, qui avoit écrit qu'Hieron étoit mort de maladie âgéde quatre - vingt douze ans, après en avoir régné soixante8c dix. Arrêtons - nous au compte rond de Tite Live 8cde Valere Maxime. Sicilis relier Hitro ad nonagefimum an-num fervents (10). Notez en passant une petite méprise duPere Hardoiiin. Hieron, Sicilis Rex, quern inter firiptoresde agricultura memorant Varro, er Columella l. 1. c. 1. cumAttalo Philometore Pergami rege. Multa de eo prsclara habetValerius Max. I. 8. c. 13. p. 403 (n). Consultez ValereMaxime à l'endroit que ie Pere Hardoiiin a indiqué, vousn’y trouverez touchant Hieron que les sept mots que je ra-porte, mais vous y trouverez beaucoup de choses curieusestouchant Massanissa Roi de Numìdìe. Je fuis persuadéqu un faux coup d’œil a été cause que le Pere Hardoiiins’est mépris. Une ligne sautée a fait qu’il a cru que toutela page se raportoit à Hieron : ce petit saut a éclipsé Mas-sanilsa qui est dans la ligne suivante, & voilà une sourcede méprises qui a plus de cours qu’on ne se figure. UnEcrivain qui doit consulter plusieurs Auteurs ne s’arrête furchaque chose que le moins qu’il peut ; ses yeux arpententles pages avec beaucoup de vitesse; ils glissent quelquefois11 légèrement fur certaines lignes, que F esprit n’en retientaucune idée ; 8c alors la plume joint ensemble des faitsqu’elle devoit séparer. Souvenez - vous au reste qu’Hieronn’a pas régné soixante 8c dix ans, comme l’assûre Lucien :il fut Préteur pendant sept années avant que d’'être proclaméRoi(iz).

(D) U vouloit rendre la liberté aux Syracusains , mais fisfilles l’en empêchèrent. ] Ce fut parce quelles virent queleurs maris 8c elles auroient la principale direction du Roiau-me. Tite Live décrit cela merveilleusement. In Sicilia, dit-il (13) S Romanis omnia mutaverat mors Hieronis, rtgnumqutai Hieronymum nepotem ejus transtatum , puerum vixdum li-bertattm , nedum àominationem modice laturum. Laie id in-genium tutores atque amici ad pr&cipitandum in omnia v'tt'taacceperunt. Sjjta ita sutura cernons Hiero, ultima fineila vo-luijfe àicitur libéras Syracusas relinquere > ne sub dominatupuerili per ludibrtum bonis arttbus partum firmatumque interi-ret regnum. Huic confilio ejus fumma ope obfiflere filin : nomenregtum penes puerum futurum rats,, regìmen rerum omniumpenes fi, virosque suos, Andronodorum, er Zoilum : nam iiiutorum primi rtlinquebantur. Non facile erat nonagefimumjam agenti annum, circunfijfo dies noSlesque muliebribus blan-ditiis lìberare animum , esr convertere ad publicam privatam-que curam. Itaque tutores numéro quindecim puero reliquit.

(£) Ce ne surent que confusions dans Syracuse après fa mort .JLa prémiere chose qu’on fit fut de présenter au peuple leTestament d’Hieron, 8c Hierôme le nouveau Roi qui n’a-voit qu’environ quinze ans. Quelques personnes apostéespour exciter des acclamations aprouvérent le Testament:les autres croient remplis d’inquiétude, 8c considéraient leRoiaume comme un pupille qui venoìt de perdre son pere.On procéda peu après aux funérailles ; 8c si elles furentconsidérables par le nombre des aísistans, on le devoit plusattribuer à l’amour du Peuple, qu’aux foins de la familled’Hieron (14). On vit ensuite qu’Andronodore , gendredu défunt, 8c l’un des quinze tuteurs d’Hierôme, déclaraque le Roi étoit en âge de gouverner, 8c que la tutele étoitexpirée. II réunissoit par là en sa personne le pouvoir detous les autres. L’équipage roial fut introduit ; 8c au lieuM'Hieron avoit été toujours habillé comme les autres, on

vit paraître son petit-fils avec la pourpre, 8c le diadème >

8c avec des gardes du corps. L’orgueil, la cruauté , la dé-bauche répondirent à cet extérieur pompeux, 8c l'on au-rait dit qu’Hierôme prenoit à tâche de faire regretter leRégné de son grand-pere. Les qualitez des meilleurs Prin-ces lui eussent à peine sufi pour contenter les Syracusains,tant ils avoient aimé son Prédécesseur. Quel devoit doncêtre leur mécontentement sous un Successeur fi dissembla-ble? Je ne puis assez admirer la noblesse des paroles dontTite Live s’est servi pour représenter cela. Vix quidem ull'thono , moderatoque régi facilis erat favor apud Syracufanos,fiiccedenti tants charitati Hieronis. Verum tnim vero Hierony-mut , velut fuis vitiis defiderabilem efficere vellet avum,primofiatìm confpeSlu omnia quàm disparia effent , ostendit. Namqui per tot annos Hteronem , filiumque ejus Gelonem , nec vtstishabìtu , nec alto ullo infigni dìfferentes à esteris civibus vidis-sent , conspexere purpuram , ac diadema ac satellites armatos :quadrigisque ttiam alborum equomrn interdum ex regia proce -dentem , more JDionyfii tyranni. Hune tam superbum appara-tum , habitumque convenientes fequebantur mores , contemptusomnium homìnum , fuperbs aures , contumelìofa diílaadìtusnon alienis modo , fid tutoribus et'tam difficiles : ïtbìdìnes nova ,inhumana crudelitas (15). Ce jeune Roi préféra F alliancedes Carthaginois à celle de Rome ( 16) : mais on ne lui don-na pas le tems de leur rendre du service ; 011 conspira contrelui, 8c on le tua (17 ). Andronodore se fortifia le mieuxqu’il lui fut possible dans quelques endroits de Syracuse, 8ccependant malgré les conseils de Demarate (18) fa femmefille d’Hieron, il fe soumit au nouveau Gouvernement Ré-publicain , 8c fut créé Préteur : mais de nouveaux troubless’étant excitez , il tâcha de s’en prévaloir, fatigué par lescontinuelles instigations de fa femme ( 19). 11 concerta sonentreprise avec Themistius mari d’Harmonie fille de Gelon ,8c la confia à un Comédien qui le trahit, desorte que lui8c Themistius furent tuez entrant dans le Sénat (20). IIsalut, pour justifier ce meurtre, représenter au public le cri-me de ces deux hommes. L’Orateur, qui fut chargé de lefaire, dit entre autres choses que leurs femmes les avoientremplis d’ambition. II s’éleva là-dessus de grans cris dansF Assemblée , qu’il saloir faire périr ces deux femmes , 8c,toute la race des tyrans. Cela fut tout aussitôt ordonné 8cexécuté. Tite Live ne raconte point cette tragique avan-ture, fans y aposer une réfléxion sur le naturel capricieux8c inégal de la populace. Sub hanc vocem ex omnibus parti-bus condonis clamor orìtur , nullam earum vivere debere, necquenquam superejj'e tyrannorum fiìrpìs. Hsc natura multitudi-nis eft : aut firvit humiliter , aut superbè domìnatur ; liberta -temy qus média est,nec spernere modicè ,nec habere sciunt ,ernon ferme défunt irarum indulgentes mìnìftri, qui avides at-que intempérantes plebeiorum animes ad fanguinem ZV csdes ir-ritent : ficut tum extcmplo Prstores rogationem promulgarunt.Acceptaque penè prius quàm promulgata est , ut omnìs regiafiirps interficeretur. Mijfique à Prstoribus Dtmaratam Hiero-nis, CT Harmoníam Gelonis filias , conjuges Andronodori c?Themifiii, interficerunt (21). II restoit une fille d’Hieronnommée Heradea:dès qu’elle fut qu’on venoit pour la tuerelle s’enferma avec ses deux filles dans la chapelle de la mai-son, 8c se tint auprès de ses Dieux pénates, 8c emploia lessuplications les plus pathétiques, 8c les raisons les plus fortesafin de sauver sa vie , ou pour le moins celle de ses fil-

“ l 'arracha dc la chapelle

, M s’étoient échapées

du logis, turent tuees dans les rues (22), Volez la m»ge(23).

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mais ce fut en yain : onon F égorgea. Ses deux filles

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