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Tome second. C - I.
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H I E R O N. H I E R O P H I L E. HILDEBERT.

(V) Ville(Clt.ilie.

Tiré dePlut. in VitaNicix.

(i) Hu-tarch. inNicia,

5 X 6 .

(r) Athcn.Liiir. Xy pag.443 , & Idi>r.

(a) uithe-nienfes cuve-ront ne quisfervus an-tfœmino ar-tcm Medici -nant difceret .H ygin. Cap,CíLXXlV.

(0 Nou-velles de laRépubliquedes Lettres,Janv. 1686,t*g- 28,

& 29 .

( z ) Lk-mi-me y pag, z o.

(z) lAntìquicbfietrias nanbabutrant ,unde mu lier es•verccundiaducia interie•rant . Hy-giu. Cap,C'CLXXIV,

{4) Janvier

1.686,^. z».

(í) Hy-gin. Ct».

CCLXXIV,t n &- m - i Z 9 -

(1) Cette Let-tre est I*CíLXXVlI.Vouz. Mr.Ménagé,Hist. de Sa-tie, pat. 107.

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HIERO N, grand Ami de Nicia*, & Chef de la colonie qui rétablit Thurium ( a ) , sedisoit fils de Denys surnommé X-ào; (^/), c’est-à-dire d‘airain , aneus. il avoit été élevé chezNidas, qui l’avoit instruit lui-même aux belles Lettres & à la Musique. Ausiì cmploia-t-il beau-coup de tours de souplesse pour faire valoir Nicias ( b ). J’ai trouvé une faute dans Amiot, &dans quelques Dictionaires (r).

M **4

ÇitiUM U'

(A) Fils de Denys surnommé X*Ax«;.] Ce Denys étoitPoëte : quelques-unes de ses Poëíìes subsiiioient encore auteins de Plutarque ( 1 ). Ses Elégies ont été citées par Athe-né» (z), Lc par Aristote (z)- N étoit auffi Orateur ; caril ne fut surnommé xaA*«(, qu a cause que les Athéniens,

XV, peg. C68. (z) Anstot. Rhetor. Lib. 111 , Cap. U.

persuadez par une de ses Harangues, se servirent de monnoie (4) c* 1 ^de cuivre (4). Voiez la marge (y). -k

. .tribut * H

Rhetoribus, apud Athen. Libr, XV x p*g. 669. (5) Notez. qtfATOiOt w r ^ 4

Denys d'avoìr conduit la Colonie de Thurium z mais le Grec de Plutarque p t ïfiHHitron, Notez, aujjì que Charles Etienne, Lloyd, dr Hofman disent q* e equi fubfijìoient au tens de Plutarque etment d 1 liseron : cela ejt faux.

HIEROPHIL E, Médecin, dont je ne faurois dire autre chose, si ce n’est qu'il en-seigna la Médécine à une certaine fille nommée Agnodice. Elle fut obligée de fe déguiseren homme; car il y avoit uné Loi parmi les Athéniens, qui défendoit aux femmes Lc aux escla-ves d’étudicr h Médecine (a). Agnodice s’étant érigée en Sage-femme, donna lieu au change-ment qui fut fait à cette Loi. Cette Histoire est trop curieuse, pour ne devoir pas être raportéedans une Remarque {A).

{A) Cette Histoire est trop curieuse peur n’itre pas raportéedans une Remarque. ] Hygin raporte „ que les anciens„ n’ayant pas de Sages-fcmmes , il mourut beaucoup de„ femmes en travail d'enfant, parce que la honte les em-„ pêchoit de recourir à des Médecins, Sc qu’il y avoit une„ Loi parmi les Athéniens qui defendoit aux femmes de„ fe mêler de la Medecine. Sur cela une jeune fille nom-„ mée Agnodice , fe sentant une grande inclination pour„ cette science, se déguisa en homme, & l’aprit. Après„ quoi elle alloit trouver les femmes qui étoient en travail„ d’enfant; 8c pour leur ôter tout scrupule elle leur mon-„ troit d abord ce qu'elle étoit, Sc ensuite les accouchoit.„ Les Médecins remarquant que cela leur faiiôit perdre la,, pratique des femmes, firent un procès à celle-là, 8c l’ac-,, euferent d’un mauvais commerce avec le sexe : ils se„ plaignirent même de je ne sai quelle collusion , Lc de„ certaines maladies de commande qu’on avoit pour fa-„ vorifer le Galant. En un mot, ils la firent condamner;, par les Areopagites: mais elle leur montra li clairement„ en plein Sénat les preuves de son innocence, qu’il salut„ que les Médecins recourussent à une autre batterie , fa-,, voir à la Loi qui defendoit au sexe la profession de Mc-,, decin. Les Dames Athéniennes intervinrent alors dans„ )a cause, Lc firent reformer la Loi ; ainsi il- fut permis„ aux femmes libres d’apprendre cet Art ( i ) ”. L’Auteurdont j’emprunte ces paroles fait une Remarque contre Hy-gin. Jl y a, dit-il (2), peu d’exaflitude dans ces parolesd’Hygmus ; car on pourroit conclure de son discours , que depuisqu Agnoàìzz. accouchoit les femmes, elles n émploy oient plus àcela les Médecins, ce qui prouverait contre la propre remarquede cet Auteur, qu elles se servoient de leurs bons offices aupara-vant. Mais sil n a pas eu de l’exafíitude, on peut dtt moins letirer de contradiélìon, en supposant qu il a voulu dire que lesfemmes, ayant été soulagées dans leurs acceuchemens par Agno-dice , ne voulaient plus se servir que d’elle dans les autres in-commoditez ., ou le scrupule ne les empêcheit pas d’employer lesMédecins. Cet Auteur fait une autre observation au sujet dece qu’Hyginus remarque, qu’avant qu’Agnodice fît le métierd’accoucheuse, il étoit mort bien des femmes qui n’avoientosé fe servir d’un Médecin (3). Il faut avouer ,dit le Nouvel-liste de la République des Lettres (4), que la honte n est gueresmoins sujette que les autres choses au caprice de la mode. Untemps a été que la honte de se servir d'un Accoucheur étoit àla mode : c? nous lisons dans Lotiife Bourgeois Sage-femme forthabile, qu Henri IV lui recommanda de faire fi bien son devoirauprès de la Reine Marie de Medicis, qu il ne fût pas neceffiairede recourir à un homme-, car fa pudeur, ajoútoit-il, en souf-frirait trop. Présentement c est être à la mode que de n avoirpas cette honte; notre stecle est bien autrement éclairé que lesprécédens. Cette raillerie contre notre iìecle n’est pas bienfondée; car si d’un côté la honte y est plus petite à cer-tains égards, l’effronterie de l’autre y est plus petite qu’ellene l’étoit à Athènes. Trouveroit-on aujourd’hui d’hon-nêtes femmes qui osassent en pleine audience , Sc chemiseau vent, faire voir à tous les juges qu'elles font femmes?C’est ce que fit Agnodice dans l’Aréopage , lc plus graveLc le plus vénérable Tribunal qui fût au monde. §uod cumvidiffient medici, fe ad fœminas non admitti, Agnodicen accu-fare cœperunt, quod dicerent eum glabrum este z? corruptoremtarum, ZV Mas fimulare imbecillitatem. 6juo cum Areopagiteconfedistent, Agnodicen damnare cœperunt. Stuibus Agnodicetunicam allevavit, z? fe oftendit fœminam este ( y ). Peut-onvoir une impudence plus outrée ? Avant cela n’avoit-ellepoint donné d’assez fortes preuves de son peu de honte?

Ne pouvoit-eile point faire conoître son sexe par des voiesplus honnêtes, que celle qu’elle empioioit auprès des fem-mes ? Sjue cum credere fe noluistet, estimant virum este , il latunica fublata oftendebat fe fœminam este (6). Les Prélatsqui, pour fe juaifier d’incontinence , ont fait voir leur nu-dité à des Conciles (7) , n’égalent point l’impudence del’Athénienne.

J’ai dit ailleurs qu’Albert le Grand fe mêloit de la pro-fession de Sage-femme , s’il en faut croire la Chroniquescandaleuse sb). Si cela est, il y along-tems que la hontedes femmes Athéniennes ne subsiste plus ; Sc comme la ré-putation d’Albert le Grand étoit très-bien établie, que lait-on s’il n’y avoit pas des femmes qui faisoient gloire d’êtreaccouchées de fa main, à peu près comme les Précieusesde Molière vouloient que tout jusqu’à leurs chaustetes futde la bonne faiseuse ?

Depuis la prémiere Edition de ce Dictionaire j’ai vudans les Journalistes de Leipíìe une Observation qui mefournira ici un Suplément. 11 ne faut pas nier, disent-ils,que les François ne soient plus propres que les autres Na-tions à nous instruire de la maniéré dont on peut aider lesfemmes qui font en travail d’enfant. Ce n’est point qu'ilsaient le génie plus heureux, c’est parce qu’ils ont très-soU-vent les occasions d’affister aux aecouchemens. La modeest venue en France que même les jeunes mariées, mettanttoute honte à bas, fe laissent voir Lc manier fans scrupuleaux Chirurgiens , Lc que toutes sortes de femmes souhai-tent la présence Lc l’aílìstance des Chirurgiens quand ellesfont prêtes d’acceuchcr. II régné une toute autre coutumedans les autres Nations ; car pour l’ordinaire les femmes.Sc fur tout celles qui ont été mariées depuis peu, y sontscrupuleuses , qu’on ne leur persuade que malaisément àesc livrer aux sages-femmes, & à leurs amies: elles ne s'yrésolvent que dans les cas de nécessité, & où la douleur estíi forte qu’elle surmonte leur répugnance. Comme je nftraduis pas mot à mot, je raporte le Latin du Journal deLeipfic, afin qu’on voie que j’cn exprime le sens , avectoute la fidélité nécessaire. Non est negandum, de adjuvan-dis parturìentibus Galles pre ceteris Nationibus nos inftrue reposte, non ingenio, fed eccastone, qu a licet ipfts quam frequen-tistime partui adtste ,felìciores. Ita enìm morts apud ipfos est A 1postto pudore, etiarn recens nupta ad taólum atque exploravo-nem omnem chirurgos admittant faciles, zv partus tempore p rí 'sentes atque adjutores faemìna quolibet eos expetant.longe fit aliter apud ceteras Nationes,ubì plerumque vixderì postant uxorcule , cumprimis nuper in matrimonium atdt ,ut obftetricibus propriique fexus amicis fui faciant copiam.dolorïbus ac necestìtate viBst (9). C’est ainsi que parlent Mes-sieurs de Leipfic au commencement de l’Extrait d’un^Li vrcqu’unChirurgien de Paris(io) publia l’an 1694,8c qui s'mNtu-le La Pratique des Accouchement. Ce Chirurgien n’a 11115 a -,jour ses Observations qu’après une longue expérience ;avoit assisté aux couches de quatre à cinq mille femmes-autre Chirurgien de la même ville ( 11 ) publia l’anneevante un Livre qu’il intitula , Observations fur laZM l’Accouchement des Femmes, zvc. Ce font 700 Obietrions choisies entre plus de 3000 autres que l’Auteur * r j Stes ( iz ). Cela sufit à prouver que la grande mode deest de se servir des Accoucheurs, Lc non pas des Sag eS ' /(jn( ..mes. Le tems viendra peut-être que la même mode re ^j era dans la plupart de l’Europe, la honte subira le fort deautres choses soumises aux loix bizarres Lc inconstan tes

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HILDEBERT, Fvcque du Mans, 5c puis Archevêque de Tours, au comrnenCC ^, e fl:du XII siecle, avoit mené une vie fort déréglée avant que de parvenir à l’Episcopat (A)~cn vain qu’on chicane là-dessus l’Annaliste dc l’Eglise Romaine (L) , Lc qu’on lui °P°^ C Qy ver -

(A) il avoit mené une vie fort déréglée avant que de par-' u f*‘ r l’Episcopat.'] Après même fa promotion à la dignitéd_ Archidiacre, il se pourvut d’un si grand nombre de concu-bines, qu il eut des bâtards Lc des bâtardes à foison. C’estce qu Ives Eveque de Chartres lui écrivit (1) : Dicunt qui-dam dc tfíajonbus Cenomanenfis Rcclesta qui anteacìam vitano

lantur, quod ultra ■sssssst ^acca-

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Juret (1) censure Baromus davo ^