hildebert.
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1 Critique. Le Pere Maimbourg se servit heureusement d’une action de ce Prélat (C)e peu d’Evêques qui s’opofoient à l’cxtension de la Régale. La Remarque, que j
couvertes d’un
pour insulter le peu d’Evêques qui s’opofoient , .
ferai sur ce sujet, contiendra certaines choses qui concernent 1 Histoire de notre Hildebert.été mis par lilyricus entre les témoins de la vérité, à cauie d’une Lettre fort piquante co,
Cour de Rome {D). II n’étoit point de grande naiflance (E). H1LTEN”
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(s) Pag.
3lo.
( 6 ) In Cly-Peo naseen-tis Fonte-braldenstsOrdinis,pag. 61, if73.
(7) VolEus,de Histot.Latin.
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•pris lui Mr,Moreri, ont•faste enteCritique.
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dans ses Annales, fondé fur cette Lettre d’Ives de Chartres , four me plaindre iu fraude du Roy,pour vous animerpar merhildebert , avant que d’estre Evêque, avoit été adonné aux plaintes, pour exciter des clameurs, des troubles, des séditions ,femmes, c? il prêtait que cette Lettre efi adreffêe à un Aide- b des tempestes contre lOtngt du Seigneur, es* pour demander
c Ï .... ^ - r,, r?- qu on se serve contre luy de la rigueur (V des censures de l E-
glife. Rien loin de cela, je vous demande seulement que vousayìez. la bonté d’interctder pour tnoy , V de faire en forte parvos bons c? charitables offices que Sa Majefié n employé pas lesarmes de fa colere L? de son indignation contre un pauvre Evê-que accablé d'années,qui ne soupire qu après le repos. Le PereMaimbourg rie manque pas d'observer que le Roi demeurale maître, cr jouit pleinement de son droit, fans que le PapeHonorius tres-f'aint Pontife, es 1 grand Protecteur de cet Arche-vêque, y trouvast à redire. Voilà comment cet Historienfourrait dans I'Histoire du Luthéranisme un épisode lur lesaffaires de la Régale, afin de faire fa cour au Roi en décriantla conduite de l’Evêque de Pamiers, & celle d’Innocent XI.
II en u soit de même à l’égard de toutes les affaires du tems,comme on le lui reproche dans la IV & V Lettre de la Cri-tique générale de son Calvinisme.
(D) Il fit me Lettre fort piquante contre la Cour de Ro-me .] La description qu’i] a faite des désordres de cette Courest très-vive, 8c jc ne croi pas qu’elle ait rien perdu de fa for-ce dans la Traduction Françoise que Mr. du Pleffis Mornaien a donnée (10). Hildebert n’étoit encore qu’Evêque duMans lors qu'il écrivit cette Lettre ; mais quand il en écri-vit une autre à Honorius II , pour se plaindre de ce quel’on attirait à Rome toutes les causes par voie d'ape], il éraitArchevêque de Tours. II fit en Vers une description deRome, 8c la conclut par ces paroles;
Vrís fœlix st vel Dom'tnis tirbs illa careret ,
Vel Dominis effet turpe carere fide.
Heureuse ville fi elle n’avoit point de Maîtres, ou fi ces Maî-tres avoient honte de n avoir point de foi, Coeffeteau (l l) nenie point que la Lettre à Honorius ne soit d’Hildebert, maisil ne juge pas ainsi de l’autre. Il n est pas croyable, dit-il, quecette Epître soit de lui , veu que non seulement elle ne se trou 3 -ve point parmi celles qui font imprimées, m mêmes parmi cellesque nous avons ve'ties écrites à la main, les ayans eïies, commeplusieurs autres rares Livres de Meffiturs du Puy. . . . Matsauffi farce que hors quelques jeunesses de ce Prélat, nous trou-vons qutl a toufiours esté fort modeste, ejr fur tout grande-ment respectueux n l endroit du S. Siégé, ainst que nous mon-trerons incontinent (iz). Auffi, ni Vignier, ni llliricus,nt duPleffis ne nous disent point sur quel sujet elle a esté écrite. Ilsnous en ont baillé seulement un fragment, sans autre titre ©-fans autres enseignes. II est juste d’entendre ce qu’on répli-qua. „ Sí cela tient lieu de raison nous y gagnerons au„ double, 8c alléguerons avec plus de raisons 8c de témoi-„ gnages la perfidie des siens à forger des pieces nouvelles,-, 8c falsifier les anciennes. lilyricus l’ayant trouvée entre» les autres en a publié les propres termes, qui se cognois--> lent aster n’estre de fa veine. Si lui 8c les autres après-> lui la proposent sans filtre 8c fans argument, cela ne doibt» estre nouveau à ceux qui ont veu celles qu’on a impri->, ruées, entre lesquelles s’en tronve bon nombre desquel-» les il est impossible de deviner à qui elles ont été escri-,, tes, 8c de sçavoir particulièrement sur quel subjet ( 13 )
L est Rivet qui parle ainsi : un peu après il remarque queGreffier ( 14) ne peut croire que l’F.pistre 82., en laquelle est>> parlé dojler ou de modérer les apellatìons, soit sortie de la„ boutique de Hildebert, combien que Coeffeteau di e,qu elle,, est vrayement de lui ”, Les curieux pourront consulterle Supplementum Patrum du Pere Hommey, où il y a di-verses Pieces d’Hildebert , avec des Notes fur ses Epî-tres , 8c ]’Addition des noms de ceux à qui il ses écri-voit (15).
(£) Il rìêtoit point de grande naissance.'] „ II y a dans„ le Maine prés Montoire , un lieu appellé Lavardin, qui a„ donné son nom à une très-illustre Famille du Vendômois.„ . . . La Croix du Maine dans fa Bibliothèque à F Article,, de Jacque de Lavardin, dit qu’Hildebert Evêque du Mans„ étoit de cette Famille ; ce qui n’est pas véritable. II étoit„ du lieu, mais non pas de la Maison de Lavardin. C’étoit„ un homme de beaucoup de sçavoir, de beaucoup de me-„ rite, mais de nulle naissance (16) Les paroles de LaCroix du Maine font celles-ci (17): Cette Maison de Lavar-din (18) est coujlumiere de produire des hommes dettes csr detoute ancienneté. Car Hildebert Evêque du Mans, gsr dettiiArchevêque de Tours, il y a cinq cens ans pafftz ,, estait de
bert, ecr non pas à lldebert. Aldeberto, Cenomanensis Ec-cleiìae clccto. C'est ainst que cette Lettre se trouve intituléeà ta fin du M S. des Lettres d'Ives de Chartres de la Bibliothè-que de St. Victor. . . . Mais le P. Sirmond dans ses Notes furCe&sfroi de Vandôme a fort bien justifié Raronius : voici ses ter-mes. ' lldeb. nus, vir ìn Epiicopatu exìmìus ; ante illum, vitaelolutioris, ut indicat Ivonis cpistola 177. Quam quidem,qui de Ildeberto, quo de agimus, scriptam, pertinaciùs ne-SÇt, is, opinor, clausis oculis sibi credi velit. Ecquoe enimalia Ivonis rempote Cenomanensis Episcopi electio fuit,quàmUdeberti? quem preeterea scimus ex Archidìacono, quod Ivonotat , ad Episcopalem Catliedram evectum. Neque tamen(î) Menace ^ lSec êisseto, ut virì docti, qui contra sensit, nomìni ob-Hist. de b ’ Vectem : sed quia immortalis mémorisé Cardinali BaronioSablé, pq. me deberc judico, ut qux rectè & verè ab eo dicta sent, ea1o7 > I0! - ut pro veris liabenntur, enitar quoad possum ( 3 ). Mr. Mé-nagé ajoute de fort bonnes choses à ces raisons du Pere Sir-M La-nl- mond. lldebertus, dit-il (4), ,, est le même nom que ce-”“>(•£. ios. „ fui d ’Aldebertus : 8e lldebert Evêque du Mans s’est lui-„ même appellé Aldebertus dans une de ses Lettres impri-„ mée dans le 13 Volume du Spicilége. Ranulfo, Dei gra-,, tiâ, Dunelmenfi Episcopo, omni honore ev grand siblhnan-„ do, ALDEBERTUS, humilis Cenomanorum Sacerdos.
,, Et c’est comme il est appelé dans un Titre de l’Abayie„ d’Etival, produit par M. Pavillon dans ses Remarques fur„ la Vie d’Arbrissel. Aldeberto, Episcopo Cenomanenst : car,, c’est ainsi qu’il faut lire en cet endroit ; 8c non pas ,
„ (*) Alberto Episcopo Cenomanenst : n’y aìar.t point u d’Al-„ bert Evêque du Mans. Dans un Titre de Frontevaux,
„ produit par Cosnier, à la pag. 131 de ses Notes fur la Vie„ d’Arbrirfel, il est auffi appellé Audebertus, qui est la même„ chose qu 'Aldebertus. Courvaisier dans la Vie d’Ildebert„ confirme la Lettre d’Ives de Chartres par cet endroit du« Nécrologe de S. Pierre de la Cour du Mans: Tertio Idus», Augufii, obïit Gervafius, HÌldeberti Pr&sulìs filius; matris,, Ecclefit Canonicus: qui vivens ,ad hujus Ecclefia servitium», quamdam contulit Ribliothecam : ctejus anima quiete fruatur», aterna : prétandant que ce Gervaife estoit fîs naturel d’Il-„ debert. Bondonnet prêtant qu’il n’étoit que son fîs spiri-„ tuel. Mais dans les Gestes des Evêques du Mans, publiez„ par Dom Mahiílon dans le 3 Volume de ses Analectes, il„ est parlé des delicla juventutis de cet Evesque : ce qui ijon-„ firme encore la Lettre d'Ives de Chartres ”. Dans ses Ad-ditions (5) Mr. Ménagé allégué deux Titres produits parlePere de la Mainferme (6) où notre Hildebert s’apelle Aude-bertus. Ainsi la Critique de jurer (7 j tombe par terre , avecles louanges que le Pere Maimbourg lui donne. Voie?, laRemarque suivante.
(Cl Le Pere Maimbourg se servit heureusement d’une ac-tion de ce Prélat. ] II fit précéder les louanges de ce Prélat.Le B. Hildebert, dit-il (8), Evêque du Mans, 8c puis Ar-chevêque de Tours a été l’un des plus saints 8c des plus sa-vans Prélats que l’Eglise Gallicane ait jamais eus. „ C'est ce-„ lui de qui nous avons les Epistres, & quelques autres beaux„ ouvrages dans la Bibliothèque des Peres; celuy que Saint„ Bernard appelle l’excellent Pontife, 8e la grande colomne„ de l’Eglise ; duquel les Ecrivains les plus célébrés par-„ lent avec de grands éloges, 8c dont Dieu même voulut„ déclarer 8c honorer la sainteté , par des miracles qui se„ firent à son tombeau. Et à cette occasion je me sens„ obligé de dire, pour rendre l’honneur que l’on doit à fa„ mémoire, que ceux qui ont écrit, sor la foy d’une Epi-„ tre d’Ives de Chartres, que quand Hildebert fut fait Evê-„ que du Mans il menoit une vie très-seandaleuse , l’ont>, pris pour un autre , étant trompez par l’inscription de„ cette Epiftre , où ils ont trouvé Hildeberto , au lieu de„ Aldeberto, qui se lit dans les vieux exemplaires, comme„ Monsieur jurer , à qui nous devons cette importante re-„ marque, l’a fait voir dans ses sçavantcs notes fur Ives de„ Chartres ”. Après cela on raconte qu’Hildebert futtransféré de l’Evechc du Mans à F Archevêché de Tourspar le Pape Honorius II Fan 11x5 , 8c qu’aiant trouvé deuxCanonisais dans son Eglise ausquels le Roi Louis le Grosavoit pourvu pendant la vacance de F Archevêché , il futluy-même à la Cour faire de trés-humbles remontrances attRoy (9). II fut oui, 8c ne voulut point se contenter dela Sentence qui fut prononcée , il demanda un jugement
canonique ;
son obstination fut cause qu’on lui confisqua
les revenus de F Archevêché. Alors il n eut recours qu’aux cette maison esr portoìt ce surnom , lequel a esté de 'son te tprières les plus soumises; il se recommanda à un Evêque estimé le plus dofte Poète & Orateur , comme témoignent rque le Roi considérait. Je w vous écris pas, lui dit-il (*), Epistres W ses Poèmes Latins, 1 m J 1 -
(10) Dansla pag. ztodu Myftcred’inlquité.
(11) Répon-se au Mystè-re d’iniquï-
pag, 757 .
f tî) 11 ditdans la sagasuivante ,qVen Lanr J 07 Hilde-,ben, perst-cutè par led’^dngte-tirre, allaimplorer lecanst.l ir Usecours duPape Pascbal,if qodaìanttenu un Sy-node à Nantessous te PapeHonorius, ilen envoìa Uspitiés à cePape.
fij) Rives,Remarquesfur la Ré-ponse auMystèred’iniquité,
11 Part. pag,
(I4I M Exa-mine Mys-rerii Fles-seani, pag,37«.
(15) Voiex,le Journalde Leipíîc,
16S5, pag.
465 .
( t«:) Suitedu Mena-giana, pag.r°3 Ednionde Hollande,
(r?) Biblio-thèqueFrançoise,
pag, ise.
(H) 1/ parle
de celle de
Lavardinprés Montoireon Vando—mois , diffé-rente de cel-le de Lavar-din à 6lieues duMans, delaquelle lesSeigneurs' s ’ a pellenten. leur surnomd« Beauroa-‘ noir, istusde Bretagne,
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