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Tome second. C - I.
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(;) Diog.Laeit. i nHippar ch.

Libr. VI,»*,?>. S 4 frit-

( 29 ) C\stcille dt Mr.Ménage,de laquelles ai parlédans lamarqueprécédente.

(*) Suidas,pag. 1264 .

(t) Hait:la prémìeredans le 11Livre > & lesj es t antresdans le IIILivre : inier.Voíïïus deScient, Ml-themat.

pag. 15 ».

( 2 ) Cenvc-rsìt de atateSuidas. Vos-sius , ibid.

(3) sAd.ann. mundi

Z«« 5 -

(4 Cotitel,du CalculEcclésiasti-que, pag.389 .

(s) La 154

& la Kj.

f «) Voisins,«Je Scient.Mathemat,pag. 16 O.

( 7 ) Idem,pag. 15 9 ex

Suida.

(*) Canftr'!«’■ supra%emarq. (TQAn ì Duc deG U I S 8 .

( 9 ) Ro-hault, Trai-te de Phy-sique, Terne

jl,fecendePartie, Chap.VIII, pag.

». 35 -

77 o HIPPARCHIA. HIPPAR Q^U E:

Lorenzo CraíTo en a fait aussi ( H). J’oublioisde dire qu’Hipparchia 8c Metrocles son srere, qui M® 1 "?*fut Disciple de Crates (b)> étoient nez à Maronea (c). Ils floriífoient au teins d’Alexandre. Du ctatctemariage d’Hipparchia & de Crates sortit un fils nommé Pasicles (d).

Libr. TU

man. 1,1

(c) Ville de Thrace qui a été nommée atsjfs Hipparchia. Menag. Not. ad Diog. Laert. Libr. VI, ntsm. 96 .

Philosophe, préférablement à tout autre homme, fût fon-dé sur ce quelle aimoit les Sciences. II y a eu des filles 8cdes femmes qui font devenues amoureuses de quelques Mi-nistres en les entendant prêcher; & qui les ont épdusez pré-férablement à d’autres partis plus avantageux. Le Savoir& l’Eloquence de ces Ministres étoit bien cause qu’onétoit devenue amoureuse d’cux ; mais ce n’étoit pointl’amour des Sciences, ou des Livres, qui faisoit qu’on semarioit avec ces Meilleurs. Si Mr. Moreri avoit parléde la correction ( 29 ) du Passage de Laërce, il auroit pudire que selon cet Historien le style d’Hipparchia étoitsemblable à celui de Platon , & qu’elle avoit fait des Tra-gédies; mais n’en aiant point parlé, il n’a pu dire le resteraisonnablement.

(H) ... Lorenzo Crasso en a fait aujfi.] 11 ne cite queDiogene Laërce ; il a donc tort de dire, I, Qu’Hipparchiaétudia prémiérement fous Metrocles son frere. 11 . Qu’ellefut recherchée de plusieurs galans à cause de sa jeunesse,

& de ses richesses , & de fa beauté ( 30). III. Qu’afin de 0 e )pouvoir suivre Crates par tout, elle s’habilla en homme.

IV. Qu’aiant disputé avec Théodore qui nioit la Providen-ce , elle le convainquit par des Preuves très-solides , & P ardes Argumens incontestables (31). Lisez le corps de cetArticle, vous verrez que Lorenzo Crasso a pris de travers "les paroles de Laërce. Les richesses, la beauté, la nobles-se , dont Laërce parle, ne conviennent qu’aux galans d’Hip- petparchia. Elle ne s’habilla point en homme a fin de pouvoir

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de

suivre Crates ; mais parce qu’il lui déclara qu’il n’épouse- v "’’roit qu'une femme qui se soumît à l’institut du Cynisme.

Enfin on a vu que dans la dispute qu’elle eut avec Théo-dore , il ne s’agissoit point de la Providence , ni d’aucunpoint de Religion. On ne sauroit comprendre combien lesAuteurs trompent les Lecteurs.

lor.

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( 31 ) Piafsi cofs dotta che in disputa convinse con sadijjìme preve e tncontrasa^^ni, e con somma sua gloria Theodoro che niegava la divina providence. soeM,

HIPPAR Q_LJ E, en Latin Hipparcèus , grand Astronome, natif de Nicée dans la Bithy-nie (s), a fleuri entre la 15*4 & la 163 Olympiade {A). II nous reste encore un de íès Ouvra-ges, c’est son Commentaire fur les Phénomènes d’Aratus ( 2 ?). Mr. Rohault s’est fort abusé (C),

lors

tournois , & ainsi que c estoit le premier Mobile. Hyparqueayant donc cette opinion que les étoiles fixes ne changeoientpoint de place dans le Ciel , il estima quelles pouvaient servirpour déterminer les routes des Planètes: De mesme qu’on pout-roit se servir de plusieurs rochers qui seroient dans la mer,pourmarquer le cours des navires, qui ne laissent aucuns vestigesdans les lieux par oh ils passent. Il employa donc son industrieà mesurer la distance qu il y a de chaque étoile fixe à l’Eclyp *tique du Soleil, ce qui s’apelle la latitude d’une étoile; puis fdéterminer le nombre des degrez cy des minutes de l’Eclyptt-que, que l'on compte d’Occident en Orient, depuis le premier

(A) Il a fleuri entre la 154e? 1 la 163 Olympiade.'] Lapreuve qu’on en peut donner ne sauroit être plus forte, puisquelle est tirée des Observations Astronomiques qu’il fitdans cet intervalle de tems. Ptolomée en a raporté quel-ques-unes ( 1 ). Voíïïus a eu raison de placer Hipparque sousle Régné de Ptolomée Philometor, & sous le Régné de Pto-lomée Ëvergetes, 8c de censurer Suidas qui s’est contentéde dire que cet Astronome à vécu au tems des Consuls Ro-mains : il auroit falu marquer un tems moins vague , ce-lui de la troisième guerre Punique , 8c celui de la guer-re de Numance. Jusques-là Vostius est très-bien fon-dé : mais quand il dit qu’il s’accorde avec Suidas fur cetems d’Hipparque (2), il s’oublie lui-même, 8c il dit unefausseté ; car Suidas n’est point plus d’accord avec Voíïïusfur ce point, qu’avec un Auteur qui auroit placé Hippar-que au commencement du 4 siecle de Rome, ou fur la findu 5. Calvifius (3) a eu tort de dire que Suidas a mis Hip-parque 130 ans après le prémier des Ptolomées. Un Au-teur François (4) ne s’abuse pas moins visiblement, lorsqu’il assure qu Hipparque a vécu du tems de Platon. Mr. Mo-reri, qui n’a eu que Voíïïus pour toute ressource dans cetArticle, ne devoit-il pas y trouver un préservatif souveraincontre les fautes qu’il a faites ? II a mis Hipparque en l’an5.70 cy 80 de Rome, fous le Régné de Ptolomée cy PhilometorEvergetes Rois d'Egypte. Ne devoit-il pas faire répondre auxOlympiades marquées par Voíïïus (5) , le tems qui s’estécoulé depuis l’an de Rome 589, jusqu a 62; ? Outre ce-la quand on dit tout court Ptolomée, c’est signe qu’on par-le du prémier Prince de ce nom qui ait régné en Egypte:8c il y a même très-peu d’Ecrivains exacts qui ne le dési-gnent plus précisément. C’est donc une lourde faute quéde se servir du mot Ptolomée simplement 8c absolument,lors qu’on ne veut point parler de celui qui eut l’Egypte enpartage après la mort d’Alexandre. II est clair que Mr.Moreri ne parle point de celui-là, ou que s’il en parle ilcommet une bévue ; car un homme qui a vécu en l’an570, ey 80 de Rome, ne peut pas avoir fleuri sous le pré-mier Ptolomée mort l’an de Rome 468. II s’est trompé enune autre chose : il a suposé qu’il y a eu un Roi d’Egyptequi s’apelloit Philometor Evergetes.

(B) ll nous reste . . .son Commentaire sur les Phénomè-nes d’Aratus.] C’est proprement une Critique d’Aratus; carHipparque l’accuse d’avoir pillé les Livres d’Eudoxe , 8cmême dans les choses où Eudoxe s etoit trompé. II faitles mêmes reproches au Grammairien Aratus qui avoit faitun Commentaire fur Aratus. Le prémier qui ait mis aujour ce Commentaire d’Hipparque est Pierre Victorius : lePere Petau en a donné une Edition plus correcte, 8c il y ajoint une Traduction Latine dont il est l’Auteur (6). Lesautres Ouvrages d’Hipparque étoient de constitutione stella-rum inerrantium, ey flatione immota, deque menftruo limamotu secundum latitudinem eyc ( 7 ).

(C) Mr. Rohault s’est fort abusé .] Les grans Mathé-maticiens comme lui ne sont pas pour l’ordinaire fort ver-sez dans la connoissance des faits, & U leur échape assez sou-vent des bévues historiques (8). Quoi qu’il en soit, volons ceque dit cet habile Cartésien, qui par la feule orthographe dumot Hipparque fait conoître qu’il n’entcndoit point Je Grec.

Hyparque, dit-il ( 9 ) , a passé la plut grande partie de savie sans remarquer autre chose touchant les étoiles fixes, finonquelles avoient un mouvement d'Orient en Occident, dans descercles qui luy sembloient exailement parallèles d /’Equateur ;ce qui luy fit conclure quelles estoient toutes enchâssées dans lasolidité d’un mesme Ciel {qu on nomme le Firmament ) qu’ilplaça au delà dc toutes les Planètes ; Et parce qu’il n'eftimoitpas qu il fut nécessaire que le Ciel tmpruntast ce mouvement ,% U1 rr v m hle, de quelque autre Ciel qui fuft au dessus de luy ,ll astura que c estait le dernier de tous les Cieux, ey que c es-tât luy qui Jervoit à entraîner tous les autres du sens qu’il

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point du signe du Belier, jusqu au point vis-à-vis duquel cor-respond chaque étoile, ce qu on apelle fa longitude ; mais l*mort l'ayant prévenu, ce ria esté que fa postérité qui a pu exé-cuter ses desseins. Ptolomée, qui vint environ deux cens ansaprés Hyparque , se proposa d'établir le mouvement des Planè-tes ;ey ayant eu la curiosité d'observer si son prédécesseur avoitesté exaîl à marquer les longitudes & les latitudes des étoilesfixes , il trouva que leur latitude estoit à la vérité telle qu’HTparque ïavoit marquée, mais que leur longitude estoit augmen-tée de deux degrez. Il conciud de là , qu’outre que les étoilesfixes se mouvoient d’Orient en Occident en vingt-quatre heures,elles avoient encore un autre mouvement d'Occident en Orient,dans des cercles parelleles à l'Eclyptique, suivant lequel, estant

avancées de deux degrez en deux cens ans , c estoit pour achevés

leur periode entiere en , trente six mille ans. Et d'autant q 111 ^Firmament ne pouvoit avoir qu’un seul mouvement qui ^ssssufl propre, il luy attribua le mouvement de trente-fix mstttans, ey assura qu il empruntoit le mouvement journal d'Orienten Occident d’un Ciel qui devoit estre au delà. Et c est ainsi qf el'on a commencé à croire que le premier Mobile estoit un C‘ Squi ne contenoit aucune étoile, cr qui envelopoit le Firmament .

Mr. Régis (10), qui est un autre Cartésien fort habile »avance toute la même chose en moins de termes : m3 ìMr. Gadroys, autre excellent Cartésien , a fort bien 1que la découverte du mouvement particulier des étoilefixes vers l’Orient , doit être donnée à Hipparque ( U J'Aparemment il avoit fait plus d’attention que les autresune chose que Gassendi a ra portée. La voici. Les Chaldeen »le s Egyptiens, 8c les Grecs avoient cru que toutes ^ e . s . £t %les fixes étoient posées dans la concavité du dernier ciel,par conséquent du prémier mobile , 8c qu’ainsi elles n *voient que le mouvement d’Orient en Occident sor les Ples de l’Equateur. Mais enfin Hipparque , 130 ans avaJesos-Christ, trouva que cette Hypothèse ne pouvoit P 01 ,subsister, car aiant considéré que selon l’Observation gTimocharis, faite deux cens ans auparavant, il V , aV01 0 j n tdégrez entre l’épi de la Vierge vers l’Occident, & le F jtde l’équinoxe d’automne, 8c que pour lui ri ne tro ^que six degrez de distance entre cette étoile 8c ce poin ustfirmament; il conclut qu’il faloit que les étoiles euííemouvement propre d’Occident en Orient sor IesP 01 c ]j a .l’EcIiptique ; 8c qu’en cas que l’Observation dc I :m L e -ris eût été juste, le progrès des étoiles fixes par ce m ^ment particulier étoit d’un dégré tous les cent inS .' n (X itdes Traitez fur cette nouvelle doctrine. Quare V m - ..

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fi Timocharis quidem rite observasses, ac Stella movert s x j.severarent, peragi hoc motu unum gradum intra ann 0 S Á r i ste-rne centum. Intellexit prstercà debere hune motum p ijsttcundum Zodiacum, feu fitper Ecliptìca Polisss f n0 ctia-tam in Traitant , qttem inscripsìt de transgreilu sj ctVt $-lium, Solstitialiumque punctorum , quàm ine ° , A, t l .tuscripsit de Anni magnitud.ne, ut apud i>e de Ti'

Notez que Gassendi ne marque pas exa 0 oly®'

mocharis; car cet Astronome storíísoit en Observations

piade , 130 ans seulement avant les pr Cette fa ,Jte

d’Hipparque «lesquelles Ptolomee fasse : , j^ r Ga-

de Gassendi est beaucoup plus tolerable que celle de Mr.

droys (13).

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