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Tome second. C - I.
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HIPPARQ^tJE. HIPPOMANES. H I P P O N A X. JJt

lors qu’il a dit que cet Astronome ne connoissoit point le mouvement particulier des étoiles fixesdc l’Occident àl’Orient, qui fait varier leur longitude. Pline parle aller íouvent d’Hippavque,Lc avec de grans éloges. II le met au nombre de ces génies sublimes, qui par la prédiction deséclipses firent conoître qu’il ne faloit point s’étonner de ces Phénomènes ■ ( D ) ; & que les Dieuxmêmes étoient soumis à des Loix (£). H l’admire d’avoir passe en revue toutes les étoiles deles avoir comptées, & d’avoir marqué la situation & la grandeur de chacune ; ce qui met les des-cendans en état de découvrir, non seulement fi elles naislent & meurent, mais meme fi elleschangent de place, & si elles croislent ou diminuent. Mous aprenons par ce Paíîage de Plme,qu’Hipparque amibuoit à nos âmes une origine céleste (F). Strabon {b) accuse cet Astronomed’avoir trop aimé a critiquer, & de s’être servi assez souvent d’une maniéré de censure qui ientoitplus la chicane, que l’esprít exact. Pline n’en juge pas si peu favorablement (c).

(b) à. ÏÌi? 11, paf-

fim.

(c) H.'ppaï'*chus i? r»coAr^ucndo eè( HríitosthC-nc) & inrtliqua bmntdiltgenti* mi -rus. Plist.

^4) îlinius.

/7,

à/>. Xll,

(/O Idem y

< l «) Idem y

itnd.

(17) Ovid.Fastoi.

Lìbr. /.

297 . &

(18) Plin.Ob. U, Cap .XlU.

(D) Pline ... le met au nombre de ceux qui far la prédic-tion des éclipses firent conoitre qutl ne faloit point s étonner de.ces Phénomènes. ] Thaïes fut le premier entre les Grecs quifut deviner le tems des éclipses. Sulpitius Gallus entre lesRomains commença à réiisîìr dans cette espece de prédic-tions , & il en donna un essai fort à propos la veille de la ba-taille où Perfée fut vaincu (14). Hipparque après ces deux-là étendit beaucoup plus loin cette Science ; car il fit des E-phémérides pour six-cens ans. Pofi eos utriusque fideris cur-fum in fexcentos annos pncinuit Hifparchus , menfes gentium ,dìesque ct horas , ac fitus locorum c T vifus populorum comple-xus , &vo teste haud alto modo quam confiliorum nature, parti-ceps (15). Pline le nomme fur cela le confident de la natu-re. Les éloges qu’il répand fur les Astronomes à cette occa-íìon me semblent très-bien fondez. Vin ingentes fupraquemortalium naturam , tantorum numinum lege deprehensa , CTmisera hominum mente absoluta in defeStibus stellarum fcelera,attt mortem aliquam fiderum pavente . . . Maíti tngenio estecœh interprétés , rerttmque nature capaces, argumenti reperto-res, qtto Deos hom'tnesque vicijlis. Quis enim h sc cernens, c?stases fiderum (quomam ha placuit appcllare) labores, non sueneccjfitati mortalis genitus ignofeat (16)? Cet éloge en prosevaut bien celui qu’on va lire cn vers.

Felices animos , quibus hsc cognoscere primés ,

Inque domos superas feandere cura fuit !

Credibile est illos pariter vìtïtsque locìsqueAltìus humants exferuijfe caput.

K on Venus CT vinum sublimia peSlora fregit ;

Officiumve fort , milit'uve labor.

Nec levis ambitio , perfufaque glorïa fuco ;

Magnarumve famés follicitavit opum.

Admovêre oculís diftantia fidera nostris',

JEtheraque tngenio fuppefuère fuo.

Sic petit m cœlum: non ut ferat Ost'an Olympus-,Summaque Peliacus fidera tangat apex (17).

Hipparque avoir considéré avec tant de foin ce qui concerneles éclipses, qu’il avoit marqué les proportions de leurs inter-valles (18). II remarqua que les éclipses de lune pou voientrevenir au bout de cinq mois, ôc les éclipses de soleil au boutde sept mois, & que le soleil peut être éclipsé deux fois dansl’espace de trente jours, à l’égard de différentes parties de laferre. Intra âuctntos annos Hipparchi fagacitate compertumest CT lune defeélum aliquando quinto menfe k priore fieri, fo-lis vero feptimo: eundem bis in trigìnta diebus supra terrasoccultait, fed ab aliis atque aliis hoc cerné. Ces paroles dePline ont été mal entendues par quelques-uns. II y a un très-favant homme qui a cru que par intra ducentos annos, il faut

entendre que deux iìecles font nécessaires, asm qu une éclip-sé de lune succédé à une autre au bout de cinq mois. Cen’est point le íens de Pline (19): son sens est qu Hipparque (i 9 -)depuis deux cens ans avoit découvert cette proportion. La.

Chronologie de Pline est juste; il y avoir deux liecles entre «“/*-

lui & ce fameux Astronome. . " 'îu^Zara

(£). ct que les Dieux mêmes étoient soumis a fies a j tam

Loix. ] II n’y a point d’inconvénient à dire que Dieu aime pa/itas, ex-l’ordre & le bien, par une Loi nécessaire & indispensable; guUndos estecar au contraire ce seroit une imperfection, que dette capa-ble de violer cette Loi. Mais c’eft fans doute un défaut que rM lm£dette soumis à un ordre qui retarde ou qui affaiblit nos y,à,7»,'»-»fonctions; & ainsi ceux qui prétendoient que les astres étoient u»

des Dieux, dévoient dire pour raisonner conséquemment, vi ,„tr* an-que les Astronomes avoient découvert le foible de la nature nas ,cem ?"divine, & la dependance d une Loi tres-onereuie, qui las- ^ Knit £tatesujettifloit à une espece de mort, ou dc pâmoison, ou d’es- m jiragemì -clavage. On me dira que le soleil n’est pas en foi-même »-« ìt.% re-moins lumineux pendant l'éclipse, qu’avant & qu’après l’é- c-.mre.clìpsc: mais ne puis-je pas répondre qu’un courrier que l’on rtaidmnus,arrête ne perd rien de fa vigueur & de fa santé? c’eit néan- s ií/rmoins une preuve de fa soumission à une Loi onéreuse; c’est c*t>.'xìi 1,en un mot une marque de soiblesse, que de voir qu’il ne gag. ijs,t6o,peut pas continuer Ion chemin. Aplìquez cela au soleil, voustrouverez que ses éclipses font une preuve d’imperfection.

Elles l’empêchent d’éclairer la terre; c’est un Prince dont onarrête les courtiers, Lc dont on suspend les fondrions. Si Pli- , .ne s’étoit proposé de raisonner, il n’eût pas tiré la conséquen-ce qu’il a tirée de ce phénomène: il n’eût pas dit que cela serin enverenous doit consoler de notre mortalité (2.0) ; il eût dit que ce- p'** forte ymla prouve que les astres ne font point une nature divine. cMe dant /*(F) bious aprenons par un Passage de Pline,'qu Hipparque at-trìbuoit à nos âmes une origine céleste.'] II est II beau, qu’enle raportant tout entier, je fuis sûr de faire plaisir à ceux qui de t’Jniel*n’aiment pas à changer de Livre, pour contenter pleinement B a ut ru- leur curiosité. Idem Hipparchus nunquam fatis laudatus, ut OuUI.iu-quo nemo magis çtpproba-verìt cognationem cum homìne fiderum, lne l*animasque nostras partem esse cœli ; novam ftellam ct aliam in (:i) í.'Edi-&vo fuo genitam deprehendit : ejusque motu, qua dìe fulfit , ad Vire

dubhationem est adduíihs , anne hoc sœpius fieret, moueren- bédouinturque CT es ., quas putamus affixas. Idemque aufius , rem etiam í ’° r! ‘ ad no "Deo ìmprobam , annumerare pofleris stellas, ac fidera ad nor- gère expun *mam expangere (zr), organis excogitatis, per qua fingularumloca, atque magnitudines fignaret : ut facile difeerni postes ex p; ‘ a -

eo , non modo . an obèrent , nafeerenturve , fed an omnìno ali- cm’ xxvrqua transirent, moverenturve ; item an crescerent, minueren- pse mturque, cœlo tn hsreditate cunBlis reliFlo-, fi quisquam, qui 183. ' *

rationem eam caperet, inventas ejfet (22). 1

D) k Un.Libr,

X *XV1,Cep. V.

(f) Suidas,

(-)

79.

Pag.

& stfed

KbiiotU

98 3 .

(D DeEdicto Do-**ùtiani,

***** Cata-Ic&a Vir-?Uii, Edit.

Líi td. Bat.

HIPPOMANES. II y a dans le Projet de ce Dictionaire un long Article fur l’Hiopoma-nes. Je ne le mets pas ici j car j’ai changé le dessein que j’avois de donner indifféremment des Ar-ticles réels & des Articles personnels. Mais je donnerai cet Article-là fur le pied de Dissertationà la fin de cet Ouvrage.

HIPPONAX, Poëte Grec, natif d’Ephefe, vivoit, non pas dans la r; Olympiade, com-me Eufebe l’a débité (^í), mais dans la <5o comme Pline le certifie (a). Aiant été chassé d’E-phese par les tyrans Athenagoras & Comas (A), il alla s’établir à Clazomene (B). II étoit laid (Allias,petit, & menu (c) : mais fa laideur a été par accident la cause de son immortalité; car il n’est DW - Hift *gueres conu que par les Vers satiriques qu’il composa contre deux Sculpteurs ( C ) , qui avoient < 4 - r L

( A ) ll ne vivoit pas dans la 23 Olympiade, comme Eufebela débité.] Scaliger (1) le réfute par le Passage de Pline ;il a donc cru que Pline ne s’est point trompé. Voila qui estbien: mais il ajoûte qu’Euscbe a suivi Tatien, & il nousrenvoie à ses Notes fur le numéro 908, dans lesquelles onne trouve rien qui apartienne à Hipponax. Cela n’est pasd’une grande exactitude. On peut aussi réfuter Eufebe parle témoignage de Proclus (2), qui dit qu’Hìpponax floris-soit sous lc Régné dc Darius. II entend fans doute le filsd’Hystaspes > dont le Régné commença dans la 64 Olym-piade.

(B) Il s'établit à Clazomene.] De là vient que la Poé-tesse Sulpitia lc désigne de cette façon :

Née trimetro jambo , nec qui pede fraélus eodemFortiter iraset disút duce Clazomenio (3).

Si ce q Ue Je p evre ia p 0 rte est vrai, savoir qu’Hippo-nax demeuroit à Ephese lors qu’il se vangea de ceux quiavoient insulté s ur s a laideur , il firnt qu’il soit retournérîlP« rÌC> «u qu e son bannissement n’ait point précédéro meZi' nai à trouvé dans Pline qui marque

qu’Hipponax fut, ou qu’il ne fût point d’Ephesc; que lui &les statuaires qu’il satirisa y demeurassent, ou qu’ils n’y de-meurassent point. Cependant Mr. Dacicr (4) nous assure quePline est du sentiment de ceux qui disent, que les Vers denotre Poëte firent quitter Ephese à ses ennemis. Mrs. Llovd& Hofman disent que Bupalus demeuroit à Clazomene f c )Je croi que c’est un coup de raisonnement. On aura vu d’uncôté qu’Hipponax se retira dans cette ville, & de l’autre q ueBupalus le représenta grotesquement; & l’on aura conclu detdeux faits que Bupalus séjournoit à Clazomene.

ciade, & le grand-pere s’apelloit Malas. Tousses eens ravoient exercé de pere en fils la Sculpture dans cetm lldesorte qu’elle y pouvoir être aussi ancienne q Ue ì« nu’piades (6). Pausanias (7) parle de Bupalus avJ i° lym :l’occafion de la statue de la Fortune, & d e ce ìV 4° S ^’ *ces, qui se voioient à Smyrne de sa façon if s • Gt Vrieur à Pindare. Deux témoins comme lssi i p,- fait an í e 'tent la préférence fur le Sclroliaste d’Horace fsí ‘ ne,«= Bupalus etoit Peintre «- qui . é ”f s V 8 ).

Eceee r, Mrs,