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Tome second. C - I.
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HOE. HOELZLIN.

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îc m’imamne ou’il fut plus fâché de voir l’Electeur Palatin en possession de 1 a Couronnede Boheme aue de lc voir fugitif après la bataille de Prague * car k Lettre qu’il écrivit à unSeigneur de’ce patlà fait voitqu'st í’aprouvoit pas le dessein de donner a cet Electeur le Roiau-me°de Boheme/ct qu’il regardât le Calvinisme comme un Antéchrist qui n etoit guere meilleurque l’Antéchrist Papiitique {£)•

en soit, Mr. de Meaux le compte parmi les Interprètes de(s) nans * Apocalypse qui ne songent qu’à corner la guerre. Les Lu -/•" Expiica- t .P ens , dit-il*(5) , rì ètoient pas plus modérez, que les Calvi-•jon de nijtes ; p? l e Ministre principal de la Cour de l'EleSleur de Saxel’Apocal. nommé Mathias Hohe , fit debiter à Francfort un Livre dont" u e titre estoit : Le jugement 8c l’entiere extermination de la

i’irement‘ r ~ ^0 ìttuée , de la Babylone Romaine, ou Livre VI desEdition lie ommeutaires fur l'Apocalypse. Le Livre n est pas moins ou-EiotUnie. (f* 1 ue “ titre , & voilà ce qu on écrívoit en Allemagne cr^° rt -. Mr. de Meaux a tiré cela de la Lettre d’un| Chai- ™“ re Arminien dont je raporterai tout le Passage, par celes d Nlc J~ a U ,- , contIent quelques autres faits qui conviennent à cetLeùre* à ‘ "dp ” veu * e Catalogue de cette derniere foire

Uytrenbo- ” ^ mancfort, qui contient force Livres polemìcqs con-fît d, datte " ^ la Papauté, enir autres un qui porte celte inscription:

du château de ” judtctnm M excidìum Meretricis Babylonie Romand , feu■■fuvcllctn u st Commentariorum in Apocalypfin S. Johannis liber sextus,tOxt.C’T/ll ” , re Mat t hia Hohe DoÉlore Theologo. Lipfia in 4 . Ce

cccccc “ ” js°ç e “ principal Ministre de la Court de l'Electeur

lc xxv 111 » <e baxe, de noble race du pays d’Austriche , & lequel

dam t'Edi- -> on a de long temps soupsonné d'estre couvertement Pa-dlsí ” x j ìfestonne, qu’en ceste constitution du tempsEcclei. & ” C? des , , j res ' >1 trouve bon d’escrire contre la Papauté

Thcolog. ” , " n N trenchant 8c odieux , d amant plus que l’E-" le «eur de Saxe a tousjours fort cherché de nourrir entiere(7) 11 «envers fa maison la bienveillance de l'Empereur (6) ".

Hia alors 1e l st oe commença son travail fur s Apocalypse lan 1610 (7 )

s Livre: ie & le finit Lan 1640. II comprend huit Livres qui ont étéÌmpr ‘ mÌ l ’* n !61 °‘ V ° ia - S ï‘* tlms - '» Templo Honoiis rderato,

réimprimez in folio à Leiplìc l’an 167 t. Jamais on «'em-pêchera les esprits factieux 8c brouillons d’abulér des obscu-rité?. de IApocalypse, pour tâcher de faire prendre les ar-mes. La paix ne leur plaît point : la guerre est ce qu'ilssouhaitent ; ils n’y courent point de risques, 8c ils y trou-vent le moien de se rendre nécessaires. 11 y a quelque apa-rence que les Souverains ne font pas fâchez de nourrir detels brouillons ; ils les regardent comm e des gens propres àsemer la confiance parmi le peuple, en tournant les Prophé-ties tantôt d’un sens, tantôt de l’autre, selon le cours desafaires. De tels brouillons fe font craindre; 8c c’est pourcela que leurs Maîtres les ménagent.

(£) La Lettre qu il écrivit . fait voir .... qu il

regardait le Calvinisme comme un Antéchrist , qui ri étoit gue-res meilleur que l'Antéchrist Papiftique .] Cette Lettre a étéimprimée. Lisez ce Passage du Memorabilia Ecclefiastica duXVII stecle ( 8 ). Cìtm in eo estent occupati Bohemia Proceres ,Legatis Moravia, Si leste cr Lufatie prefentibus, ut Lrìdericumquintum , Eleéïorem Palatinum, facris Calvinianis addiílum ,in Regem fuum eligerent ; Mathias Hoé , 1.1. Conctonator Auli-cus Dresdenfis, Epìstolam fub 13. Aug. feripstt ad JoachimumAndream Slikium, qua {postmoàum typis excusa ) vir celeberri-mus fideliffim'e monuit, ut quid,prsfertim intuitu relìgionis,Or-dines istt facerent,facere saliem deberent,probe perpendant. ln-ter alia spiritum Calvinisticum appellans Antì-Chriftum Orien-tales» , atque componens cum Occidentali , ut non mult'o melio-rem , allegante Hornbekio in Summa Controverstarum religio-nis , libro nono de Lutheranisp. m. 699. Aparemment l’Au-teur que je cite n’avoit point lu cette Lettre; car il n’en par-le que fur la foi d'Hoornbeeck.

, OELZLIN (ct) (Jeremîe) Professeur en Grec dans l'Académie de Leide, étoit néa uremberg. H fit si bien ses Humanitez à Augsbourg, qu’il devança tous ses condisciples tant, ur a y rec l uc ) que fur la Langue Latine. Après cela il se mit à étudier la Philosophie

ans , niveisite d Altorf. Sa méthode de l’ctudier ne fut pas celle des autres j il s’arrêta peu àce qu on dictoit dans 1 Auditoire; comme il étoit bon Grec, il voulut lire les originaux ct les an-ciens interprètes d’Aristote , les Themistius , les Alexandres d’Aphrodifée , les Simplicius, lesAmmomus. 11 ne fe contenta point d’Aristote ; il étudia Platon aussi, & fut grand admirateur

Pbil^sonBv. nS ’ ^ P rc r aVOU ' ct seP. loié h r uk ans 0 a cette sorte d’étude, il fe fit recevoir Docteur enPhilosophie, & s apliqua aux saintes Lettres & a l’Hébreu. 11 fut ensuite Recteur de Colleee àAmberg dans le haut Palatinat: la guerre 1 en chassa, ct le contraignit de fe retirer à Breme fprèsavoir ete dépouillé de la meilleure parue de ses effets. Le Comte de Benthem lui voulut donnerla préfecture de son College de Rhede; mais il mourut tout aussitôt, & alors la ville de Ham offritun pareil emploi à notre Hoelzlin. Les soldats de l’Empereur íaifoient de si étranges ravages dansce pais-là, qu’il ne voulut pas être exposé à leurs violences. II chercha donc un bon asyle- & letrouva en Hollande. II fe retira à Leide, & y publia une Traduction des Pseaumes, dans laquelleon trouva de l’exactitude. L’Académie lui fit l’honneur de le retenir , lors qu’il fe vit apelìé àMiddelbourg & à la Briele {A). On le jugea digne d’un plus grand théâtre, ct on lui donna laProfession des Lettres Greques, que Vossius venoit de quitter. II entreprit de traduire Aoollonius Rhodius (S); & malgré fes maladies il en vint à bout, ct y mit la derniere main six ioursavant que de mourir. II étoit hydropique, & si abbatu qu’enfin il ne put plus tenir la plume- &néanmoins son Ouvrage lui tenoit íi fort au cœur, qu’il dicta ce qu’il crut y devoir être aioûté11 mourut le zf de Janvier 1641. II y avoít long-tems qu’il étoit dans le mariage (b)- mais iln’avoit point eu d’eníans. On l’en félicite dans son Oraison funebre, à cause de Rembarras où il

fe trouva quand les fureurs de la guerre le contraignirent de s’exiler U)

ia) On l’ttfelàle taítjourtHoesiítvus

cltns Ion

Oraison.

funebre.

HOES-

(£) ll aveitépousé la filled 1 un MinijìredeNuremberg m

(c) Tire de sonOraison fu-nebre, pro-noncée parAntoineThysius,

(1) Vossius,EpistolaCXL VIII

Anti-Baillet ,

T,m - '.par,i«»,3S0.

(A) Il se vit apellé ... à la Briele.] 11 2 été effective-ment Recteur du College de la Briele, fi l’on en croit Vof-fius, dont je reporte les paroles avec d’autant moins de ré-pugnance, quelles ont besoin dette corrigées, veu que lenom propre de notre homme y a été misérablement défigu-ré, non sans un gros solécisme. Voffius venoit de direqu’Antoine Emilius avoir refusé la Profession en LangueGrcque, que les Curateurs de l’Académie de Leide lui a-yoient offerte, 8t puis il dit : Arbitror profesttonem eam de-inceps offerendam Mag, Jeremie Hoelellus quondam correâìoriAmbergenfis Gymnastì Eleâíoralìs College Becltmani: nunc Bri-lane est Schole Reílor. Vir est moribus stmplex , fed trium lin-guarum ejr Philosophie admodum gnarus (i).

(£) Il entreprit de traduire Apollonius Rhodius .] L’Editionde ce Poète, avec la Version 8t le Commentaire d’Hoelz-lin, est de l’an 1641 à Leide exofficina Elz.eviriana. Mr.Ménagé en a parlé fort desavantageusement (z). D'abordil raporte ces paroles de Mr. Bailler: On a d'anciennes Scho-lìes fur Apollonius . . . VEdition nouvelle que jf eremie Hotz-Hn en a donnée, tfi estimée de quelques-uns, mais d.’ autres

n en jent gueres plus de cas que de plufieurs de celles qu onapelle de Variorum: & puis aiant répondu à ce qui concerneles Scholies, il poursuit ainsi-. „ Pour ce qui est de Jeremîe„ Hotzlin, e est un misérable Ecrivain. II est tout entier„ dans les Ebraïsines. II affecte d’anciens mots qui ne„ font plus en usage , 8c il en invente de nouveaux. Je„ remarquerai ici en passant qu’il parle de Conradus Rit-„ tershusius comme de son patron. Conradus Ritershusius,, jancïtstmus ille puits interpres d vindex , idemque patronus„ olitnmeus, infigniter plus C? constant animus (3). C’est à„ U page 114 II y a à la fin de son Edition d’Apollonius„ des Notes de Monsieur Holstein qui font soit judicieu- .„ fes L’Oraifon funebre raporte qu’Hoelzlin , pendantqu’il fut à Altorf, eut beaucoup de part à laminé de Sci-pion. Gentilis, à celle de Michel Picard, à celle de ConradRittershufius, 8c à celle de Daniel Swenserus ; 8e que com-me ils firent des Vers en Grec 8c en Latin pour lui, il enfit auffi pour eux, 8c qu’une partie de ces Vers a vu le jour :Cum quibus Grecis Latinisque carminibus certabat quorumnon pauca in lucem venerunt.

(D U fa-,Uit dire

amicus.

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