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Tome second. C - I.
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HOFFMAN. H O F M A N.

78)

Controverse de l’Eucharistie. Voiez la Remarque où je donne les Titres dc quelques Ouvragesd’Hoffman (D).

Ce ne fut pas seulement sur l’Ubiquité que notre Docteur eut des querelles avec les autresMinistres: il en eut aussi fur les matières de la Prédestination} car il censura Hunmus de les avoirexpliquées tout autrement que selon l’esprit du Livre de la Concorde. II 1 accusa même d avoirdébité dans la chaire de Luther une doctrine plus pernicieuse , que le dogme des Papistes. LeLivre de la Concorde, diloit-il, enseigne que la cause de sélection est toute hors de nous} maisHunnius & Mylius enseignent que l’Election est fondée sur la previhon de la foi. Hunmus 6c Henr 7Ái-Mylius firent condamner Hoffman dans une Atì'emblée de Théologiens i’an iss; , & lu mena- t.ng, Théo-cérent de l’Anathême , s’il ne fouscrivoit a leur sentiment. II publia contre eux une Apologie p ^; 302 _l’année suivante (b). Hospinien raconte cela plus exactement. II dit (c) que quelques I heoso- w Hospi _giens de Leiplic, d’Iëne, & de Wittemberg, aiant assisté aux secondes noces de Samuel Huberl’an ispz, s’assemblérent chez Polycarpe Lyférus, & qu’il y en eut quelques-uns qui turent d avis v ffaqu’on déclarât en forme publique 6c authentique que Daniel Hoffman etoit Calviniste, 6e dunombre de ces Hérétiques qu’il faut éviter: les autres en plus grand nombre opinèrent qu on lui Cap , LT>écriroit pour l’exhorter à fe conformer à leur doctrine, faute de quoi il feroit excommunié. Hun- w.nius au nom de tous lui écrivit en ce sens-là une longue Le t ire. Ce fut contre cet Lent qu Ho - li ) A u ‘™sman publia une Apologie l’année suivante (d), où il montra les raisons qui l’empêchoient de le 4J[ & f cq .conformer aux Théologiens de Wittemberg : il déclara qu’il avoit trouve dans leurs Livies plus ^ uem,de cent erreurs très-opofées aux Articles de la Foi Chrétienne (e). ll “ d '

que cela à introduire le Pyrrhonisme, puis qu’en raisonnantdc la sorte, on réduit la vérité à la condition des qualitezcorporelles. De ce que le même corps nous paroit petit ougrand, selon que nous le voions, ou fans lunettes > ou avecdes lunettes, on a droit de conclure que nous ignorons s’íl. Stand, ou s’il est petit absolument parlant, 8c que la pe-titesse ou la grandeur absolue des corps nous est inconue.bi donc la même proposition étoit vraie 8c fausse , selonqu on la considéroit ou en Théologien ou en Philosophe,il s enluivroit nécessairement que nous ne conoîtrions pasla vente en elle-même, 8c qu’elle ne coniìsteroit que dansun raport muable aux dispositions de notre esprit, commela bonté des viandes ne consiste que dans un certain raportaux dispositions de la langue, lesquelles venant à changer,font cause que les alimens qui étoient bons ne le font plus.Je m en vais citer un Auteur qui nous aprendra que notreHoffman 8c ses partisans soutenoient, qu’íl falloit extermi-ner la Philosophie dans les Académies, comme une disciplinetrès-pernicieuse, 8c selon laquelle plusieurs véritez Théolo-gies étoient fausses. Ceux qui s’oposérent à cette Factionse virent exclus du saint Ministère. Enfin par l’autorité duPrince ces Disputes furent apaisées, 8c il salut qu’Hoffmancalat les voiles. Contendebant Hofmannus &“ ìpstus ajfecls.Phílosophiam pugnare cum Theologia: multa esse vera inTheologia quœ firit falsa in Philosophia Sc contra ; extermi-nandam Christianis Academiis ut noxiam , ut tories etiamgraviter ab antiqua Ecclesia damnatam. His fe ìnìtio flatïmtpposuerunt ejus AcadtmU Philosophi , Duncanus LiddeliusScotus Mtd. D. Corn. Martini, Joh. Caselius ex alii, ratï adse pertinere ejus defenfionem, citjus professons ejfent. Res con-tentiombus diu aéîa est, ita ut Hofmannus eos tandem * Mì-

nìsterio excluderet qui contrartum sentirent. Habita stpìusdïsputattones ct' magni stuâîus in illo stmpulo excitait, h.xtantejus tamen aliquammulta aida. Tandem lis fopita. est autho-rttate Principis : rtstitutus honos suas Philosophie ejusque Doc-toribus est. Hofmanniani cesterunt J8). (*) Geoí-

Henn Jules Duc de Brunswic ordonna que Daniel Hoff-man reconoîtroit son erreur, 8c s'en dédiroir publiquement. >hilosoph7Cette Ordonnance fut exécutée le 7 de Mars róor. Voiez /.à. y 1,le Memorabil'ta Bcdestastica fecul't à nato Christo àecimï sep- Cap. xn,timi, à la page 27 8c 24 ío), 8c Grawerus dans son Livre p*g : 327,32».

Ve umea Vernate. , ViluN i-

(X>) Je donne le Titre de quelques Ouvrages d'Hostman.j] slvs ,

11 publia à Helmstad en 1583 Qu&stionum tx Responfionum in Rtmír!} . ( C ).graviffìma Comroversta de facrofanbla Coena pars prima in 8.

Théodore de Beze le réfuta Tannée suivante ; mais on vit yj m p‘iíparoître bientôt ( ío) , Hanielis Hoffmanni Apologia. mijfa a d AndréasTheodorum Bezam, qua To jse-ïò* in verbts Coena dominica im- Carolus,motum , Revu autem Demonftrationes falfijfim* demonstrantur. ^Aíbé ieBeze publia en 1585 Responfionis pars altéra contra DanieltmHoffmannum; 8c Tan 1586 Conspicìllum ad Danielis Hofinan- u “l ir g t f" cni Demonstratïones <&c. Voici d’autres Livres d’Hoffman, Res- ì„.,primí àponfio ad raûones & stgna Christophsri Pez.elii (Xc. quibus do- Tubingtcuit veros sacramtntarios aghofetre : De XVII Errorìbus crajfio- l'an 1697.rìbus ppacobi Hndrex. Ces deux Ouvrages font en Alleman. A

Ceux qm suivent sont en Latin. De ufu applications No- jsdmfiad,ttonum Logicarum ad res Thtologicas , ex de inufitatarum prt- l'an ijSí,cattonum rtduííione contra Goclenium, à Francfort 1506 LiberApologeticus respondens chartis Minisirorum Ecclejiì Rremen-fis ,a Helmstad 1585. Ojstcina Locorum Theologicorum Explt-

rf ÌO a e rr n ,t m Ep Ì A Sanguis Jesu

Chriíti FilaDei mundat nos abomm Helmjìad 1581.

Livrt

par

4

H O F M A N ( Melchior ) de simple Artisan qu’il étoit s’érigea en Prédicateur ôc femit à dogmatiser dans la Livonie 6c ailleurs, fans avoir reçu de personne la moindre forte devocation ss). 11 quita la Saxe fort mécontent, 6c s’en alla dans le Holstein l’an IV17 il futétabli Ministre à Kiel par le Roi d.e Dannemavc, 6c il sc maintint dans cette charge près de deuxans, malgré les opositions de Luther (jÍ). 11 prêchoit un je ne fai quel mélange de Zuin<dia-

nisme & de Fanatisme} 6c il n’expliquoit guere a ses Auditeurs que la construction du TabernacleMosaïque, les visions de l’Apocalypse, 6c choses semblables. 11 prétendoit que le, jour du juge-ment arriveroit l’an 1 J"34- ^ eux siui le réfutèrent fur ce point-là ou fur d’autres, trouvèrent à quiparler , car comme il étoit fort en gueule , st leui répondit avec le dernier emportement ( B ).II accabla d’injures Marquardus Scbuldorpius, Lc lui reprocha cruellement le crime d'inceste (C).Pour prévenir les désordres qui pouvoient naître de ces Disputes, le Roi de Dannemarc ordon-na une Conférence l’an if2y ( b ) , dans laquelle Hofman suc confondu ; & comme il ne laissapas de persister dans ses opinions , on le chassa du Holstein. II s’en alla à Strasbourg , où ilpublia une fausse Relation de la Conférence ( D ). 11 y fut emprisonné Fan ipzL, après une

(4) Ex pel•lime in Théo*logajfrumtranfmutatusìMolîerus,

Hbi infrà tCitAt % (c).

(b) Elle futtenue Àb$arg %

{A) ll fe maintint . . . malgré les oppositions de Luther .](0 Luther. Voici ce que Luther écrivit à un Ministre de Kiel (1): ALpist. ad Melchiore pellifice velim cavere vos omnes , ac curare apudMagìstratus ne ad conciones admtttatur , eûamÇt literas Régis■> si» "v"' ostentet. A nobis enim receffit indignabundus , dum non vo-T ”»ÙmTt Z luimus ejus fimnia probare. Ad docendum neque valet, ne-LM. Lu- aue vocatus est. Hac dicito nomine meo omnibus vestris, utà" f Jah - Ipsum visent ac tacere cogant. Luther veut qu’on n’écoute

TrltfZi point ce personnage, qui s’ingéroit de prêcher sens vocation

•a v,ad rHm ni capacité. François Burchard Conseiller des Ducs de Saxeus7 ' avertit auffi qu’on se gardât de cet homme (2).edatrum, -, ji i eltr répondit avec le dernier emportement.^ Tous

Woliemî Livres furent écrits en Langue vulgaire: son Apologie

isegoge ' contre Nicolas Ambsdorf, prémier Ministre a Magdebourg,

->d Histor. fut imprimée Tan 1328. Ce Ministre l’avoit réfuté fur le

Cherion. rems de se fin du monde. Opposait ei Hofmannus apologiam

Paru 'm ' amaru lentijstmam . in tsta convitiorum plauftra in Ad-129.' verjarium evomit (3).

LVv îettum Suavenium Confit. Danicum A. IJîS script*, <ju*m exhi-

U)\^!m, r m!t E ag. st l ì f‘ Un ‘ h ' 11 ' P« r “ UI,t«g. W, 4 H- Mollctus , ibidem.

t >V J . ... te crime dim

L Accusation etoit fondée sur ce que Schuldorpìusépousé se niece. Marq. Schuldorpio, Ktlonienfi, Parochvie. qm fuam de S. Coma fententiam ïmpugnarat, duobdem scriptts, Kilomt ann. 1328 impreffis . respondihommem, cum altas ob causas ,tum ob matrimonium cmJororts, ope eloquenm sua canina ,mijere exagitavit (Adorpius allégua pour se défense entre nntrec rl.

a corneille ce mariage, 8c où l’on soutient qu’il est l fCitrique Schuldorpìus mox repofuit Epistolam ad Fideleitis Kilonieníìs Saxomcam , eique adjecit Lutherì ad fem candem Hialeeium transfusas, in quibus Me conLcujus.se suasorem suisse fatetur, ìngenti cum

(T/ - à..,.. „j íU i

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nu, ( 6). & que les Sécséuises d™ c on b f “^ e >Diia ics Actes 4e la Conférence revêtus des form

(а] Tdtm %ibidem,

(J) Idem ,^id.pa^ 131.

( б ) ntm

est Joh. Bu-gcnhagìus :mats erdinai-Vemenî on nêle nomme q#*PoiBcranus »

ofm est í onsurnom i*Patrie,

(7) Idem*Mollctu»,