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Tome second. C - I.
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H O F M A N.

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{t) Tiré del’Isagogead tiisto-tiam

ChetsoneíiCimbrica:de JeanMollerus,III Part.

fetg. Iz!

& fii( d )

tin£ inclares-cere crépit.Frider.Spanhe-mius, dcOrigine êcProgressuAnabáptisl:.ni*m. z z ,p*£. m. 21 r.(*) Votez, leChapitre Xlde /’Apoca-lypse , Vers.4 à- S.

(f) Tiré deFridericSpanheim ,de Orig& Progr.Anabaptist.pag. 211.

(X) Joli.HenricusOetius,Hifíor.Anabapt. ad

tmn. ij2î ,mtm 2T 1

t*Z'

Dispute publique où il s’engagea avec les Ministres. Cela lui fit perdre fa réputation auprès deses Sectateurs. II mourut lan iy$} ou environ (c). II n’étoit pas du Holítein, comme quel-ques-uns l’ont publié (£).

Plusieurs Ecrivains assurent qu’Hosman commença dans Strasbourg à faire du bruit ( d ),& qu’il fut suivi par une foule de Disciples, & que s’étant transporté a Embden l’an isr.8 (F)>il y débita ses visions avec un succès si étonnant, qu’il passa pour le prémier Patriarche des Ana-baptistes du Pais-Las, 8c de la basse Allemagne ( G ). II infatua de telle forte ses Sectateurs qu’ilsle prirent pour cet Elie que Dieu doit fane paraître íùr la terre avant le jour du Jugement. Us’en retourna à Strasbourg dans l’espérance de voir réussir une Prophétie qui le concernoit (/f)»8c qu’un bon vieillard de Frise avoit débitée. II y prêcha hautement l’Anabaptisme : les troublesqu’il excita furent eau le qu’un Synode fut convoque au mois de Juin if$2.j où on lui permit dedisputer avec les Ministres. II fut réfuté solidement, mais il continua néanmoins à dogmatiser »8c l’on trouva nécessaire de renfermer dans une prison ( I) ; car on ie crut à la veille de tort granstroubles, parce que ses Sectateurs disoient que la ville de Strasbourg devoit être la nouvelle Jéru-salem où le nouveau Régné de Jelus-Christ seroit établi, 8c que comme Hofman étoit l’Flie quidevoit venir, Polterman étoit l’Enoch qui le devoit seconder. Quand ils virent Hofman enprison, ils assurèrent qu’il en sortirait avec cent quarante - quatre mille marquez qui anathemati-fe roi en t la terre , 8c qui rompraient tous les obstacles qu’on leur voudrait opoier. iN'otre Elie8c notre Enoch, disoient-ils, sont les deux olives, 8c les deux chandeliers de l’Apocalypíe (f)»ausquels personne ne pourra nuire ; 8c si quelqu’un le veut faire , le feu sortira de leur bouche,8c dévorera leurs ennemis. Quand ils eurent vu qu’Hofman ne sortoit point de prison au teinsque certains Prophètes avoient marqué, ils furent bien étonnez ; mais afin de les amuser il leurfit dire qu’ils sc reposassent pendant deux ans, à l’exemple d’Esdras 8c d’Aggée, qui furent con-traints d’interrompre pendant un semblable intervalle la construction du Temple. 11 mourut enprison, 8c frustra les espérances de ses Disciples (/). Je raporterai quelques - unes de ses Hé-résies (K). II y en a qui disent qu’il commença à dogmatiser proche du Rhin âpres la défaite de spaïfans l’an iyzy (g).

H O N-

f?) Ident)Alollcrus,

rZZ-

(v) Parastat*Hfifmatînìfttere Johan .

À C'ampen <&•Jac. tìeggeDantiscanas ,ad finioremin collotjui*hoc mentemreduffi.

Idem, Mol-iei.pag. 131,H2.

(i.) Moller.

ibid.pag. 13 I.

f 11 ) idem ,ibidem.

(12) Idem.t*£- Iî 7 .

(t) In AnaJ Y si Feriochx Evangel. Dom. UAdventus.

(t) In Diss.de Chilias-mo Apocalyptico, pag.

».

(u) An.

1527 Magde-burge in Hal-fetiam délit-

ttts. Moller.tnrrod adHiftoriamCherlbnefiCimbricx ,pat 1 23 .

Seckendorf,Hiílor. La-theran.

Libr. II,pat, 122, lefait partir deWittemberg.

(Wl Johan.Henricus

Ottius. Hist.Anabapt.

ann. I;2, ,num. I,

pas- 4S.

(iî) Elle fattenue un peuAprès Pâquesl’an IJ 29 .

Volez. Mollerus

plus authentiques. II y ajoûta la Réfutation de l’Ecrit d’Hof-man , 8c la conversion d’Heggius (8). Cette conversionfut un des fruits de la Dispute: Heggius y avoit été l’undes seconds de notre Hofman , 8c il y avoit aquis deslumières qui l'avoient porté à renoncer à fa Sedte (9).L’autre second d'Hofman avoit fait la même chose. Aureste, Pomeranus n’avoit point paru à la Conférence com-me disputant, mais comme l'un des Directeurs fous le filsaîné de fa Majesté Danoise (10). 11 fit la clôture de ccColloque par une Harangue où il réfuta les raisons d'Hof-man. Finem Colloquio ovation t Bugenhagii adverfus argumen- ,ta ipfius âycencsvaí-tuf, impofitum ( 11 ).

{R) Il ri étoit pas du Holstein comme quelques-unS l’ont pu-blié .] Voici les paroles de Mr. Mollerus ( ii) : Suevus ortufuit , non autem Holfatus, uù Conrad. Dietericus ( j ) (A Se-bastìanus Schmidius (J.), falso fibi persuadent.

(F) Plujieurs Ecrivains assurent .... qu il se transportaà Embden l’an 1518.] Après les preuves que Mr. Mollerusnous fournit on ne peut douter qu’Hoffman ne fût à Kiell’an 152.8 8c l'an 152.9, 8c qu’il ne s’y fût retiré en quitantla Saxe fort mécontent (13). II faut donc croire que ceuxqui le font aller de Strasbourg à Embden l’an 1518 fetrompent. Mr. Ottius observe que plusieurs disent cela ,8c il ne les censure point. Embdam Argentorato obiifjé Mel-chiorem Hojfmannum plures ajunt. Ergo nen demum anno1531 eò concejftt ni/i forte redierit, vel diutius ibi commoratusfit ( 14). Ces paroles nous aprennent qu’il y a des gens quidisent qu’Hoffman s’en alla à Embden l’an 1531. C’est ceme semble la vraie époque de son Ministère à Embden ; carpuis qu’il publia dans Strasbourg une Relation de la Confé-rence de Flensbourg (15Ì l'an 1519, c’est une preuve qu’ils’en alla à Strasbourg dès qu’on l'eut chassé du Holstein. IIest fort aparent que de Strasbourg il alla à Embden , 8cqu’ensuite il retourna à Strasbourg. II y étoit l’an 1331.Remarquez bien que Mr. Mollerus promet une Relation destumultes qu’il excita 8c dans Strasbourg 8c à Embden aprèsqu’il fut sorti du Holstein ( 16). N’est-ce pas nous dire qu’ilalla à Embden après avoir débité ses songes dans la ville deStrasbourg l’an 1529 ? Mr. Hoornbeeck a raison de dire qu’ilretourna d’Embdcn à Strasbourg, niais non pas de dire qu’ilalla de Strasbourg à Embden l’an 1528 (17). Cet Auteurremarque qu’en partant d’Embden il y laissa un certainTrypmaacker qui fe brouillant avec ses Collègues fe retira cnHollande , 8c y fut le prémier Apôtre de l’Anabaptisme.Caíïander s’est moins trompé fur l’époque du Ministère dece Fanatique: Donec tandem, dit-il, fub ann. 1532 Melchiorquidam Hofmannus , arte pellio , banc novam contagionemcum alìis quibusdam non minus perniciofis erroribus in Germa-ritam banc inferiorem cr Belgicam invexit (18).

(G) il passa pour le prémier Patriarche des Anabaptistes duPdis-Bas, v? de la baffe Allemagne, j Les paroles de Cassa ri-der qui viennent d’être citées témoignent cela. Voici deuxautres témoins. Huic Patriarche etiam eorum qui in inferiortGermania succreverunt , Anabaptiftarum tradux adscribi so-les. C’est ainsi que parle Frideric Spanheim ( 19). «i hueAnabaptìstìca deliria attulit ex Germania superiori primus fuit■Mekhìor Hofman. Hoornbeeck dit cela (20).

(íf) Il esperoit de voir réussir une Prophétie qui le eoncer-noit.] Pendant qu’il plantoit son Evangile dans Embden

ubi supra . pat. 137. (Isi) Tumulîuum gués Hofmannus pojl abitnm

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avec beaucoup de chaleur, 8c qu’il rebaptisoit fort 8c ferme»il y eut un bon vieillard qui lui fit naître l’envie de retournerà Strasbourg. Cc vieillard étoit de cette cabale. II pw-phétiiá que les Magistrats de Strasbourg emprisonneroientHofman, mais qu’au bout de six mois le prisonnier seroitdélivré, 8c iroíc prêcher l’Evangile par toute la terre com-me un autre Elie, aiant avec soi un grand nombre de Pro-phètes , 8c les cent quaran.te-quatre-mille marquez dont «est parlé dans f Apocalypse ( 2 î ). Hofman aiant dispct epubliquement avec les Ministres le n de Juin 1532, &n aiant point cessé de répandre ses enthousiasmes depuùqu’on l’eut confondu dans cette Dispute , fut mis en pri-son. Quand il vit l'accompliffement de cette partie de 1 *Prophétie, il devint plus insolent. II secoua la poudre deses souliers, il jetta par terre son chapeau, 8c protesta de-vant Dieu qu’il ne le nourrirait que de pain 8c d’eau jus-ques à ce qu’il montrât au doigt celui qui l'avoit envolé.Ses espérances furent confondues ; car il mourut en pri-son (22). Cent exemples montrent que les Prédictions R splus chimériques ont eu des morceaux que l’événement aconfirmez: ça été une efficace d’erreur; rien n’a plus con-tribué à précipiter les visionaires, 8c leurs adhérans. C’estdonc à l’égard de ces matières qu’il faut dire publiquementla fin couronne l'œuvre : il faut bien fe donner de garde dejuger du tout par une partie, ex ungue leonem-, il faut atten-dre la conclusion, 8c fe défier des premiers succès. Ce fontdes piégés, c’elt un leurre dangereux. , ,

(/) On trouva nécessaire de l'enfermer dans une prifr n -ISpanheim , Hoornbeeck , 8c plusieurs autres , affirmentqu’Hofman disputa au mois de Juin 1532 , 8c qu’on nePemprisonna qu’après l’opiniâtreté avec laquelle il c ° nil ”nua de dogmatiser depuis la Dispute. Mais nous allon-voir un Auteur qui met cette Conférence an mois de Juin ^8c qui assûre que ce Fanatique fut tiré de la Pj 1 * 0 ? >

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tx Hsljatia, Argentin* érEmt,da c«icitavit Anabaotiftict Enthusiafiicorum. Idem, ibidem , pag. 131- í 17 ' Hoornbeeck, Summa Controv. pag.m. id i. (líi Cassan-dçr, E.iil. Dedicot. Tractatiis qe B a ptis m /1 y : Spanliem. de Orig. & Progr. Ana-laptist. num. 22. [*í- m - îir ‘ v 20 J Hoornb. Summa Couíioy. pag. m. 341.

1533 > - 2-- a-..V. ,. -

pour disputer avec les Ministres. Anno r 333 Menfe ju mdie 11, Hofmannus Argentorati e vinculis ad publicam disp u ~tationem produBus Cr admifjus fuit : à quo tempore tnfiauf*tib~nem Regni DEI ortam ejfe fui affirmabant. Isdem Hofft» an 'nus authoritatem predïtlionum cujusdam ver'e deliri L‘ ûnar , _Joefi civis Argentinenfis ejr aliorum fimilium fanaiteorum ^minum , multa vana de urbe Argent, predixit , €Tc. que ta fP‘ab urbe non recepta, fed aquâ cy igni interdtcebatur otnniqui eam feâlam publite privattmque tuebatur ( 2 3 ); 7]

tius ( 24 ) adopte cette Chronologie ; ce qui fait voir qs’est glissé bien des fautes dans les narrations des Hiltonde l’Anabaptisme. II raporte un Passage de Henri Urlin ^où nous aprenons qu’Hofman prophétisoit cette annee-ia 4 ^Strasbourg seroit la nouvelle Jeruialem, comme la vnJ ^Rome étoit Babylon ; que Strasbourg seroit assiégé cette ^me année, 8c qu’il s’y teroit une grande tuerie ; gj

homme préférait ses Prédictions à toutes celles d Efaj ’ ^de Jeremie; 8c que Matthias 8c ses fauteurs apliqu° g tras .Munster toutes ces belles prérogatives de la ville ue

bourg, ce qui déplut à Hofman quandjl le fut. p e {-

( K) Je raporterai quelques-unes de ses Hérésies .J • _ r jsegnoit, I. Que le Verbe ne s’est point uni à une Cj 3 . ^j lU -de la Sainte Vierge. Sa raison étoit que toute a c »: te .maine est souillée de péché , 8c par consequenII. Que Jesus-Christ n’est composé que d une nature, u - vInquisition du salut dépend de nous, bi qu an ^

quson fe damne félon l’usage que l’on fait de h £«£ .

tre. IV. Que Ie Baptême des enfans vient plus de 1 ennde Dieu 8c des hommes que de Dieu ( io )•

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