HONGRIE. HONORIA. HONORIUS.
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fils. Les bigots tâchent vainement d’excufer cette conduite (F). Elle mourut à Albe-Jule leij- de Septembre ipf8 (d).
(d) fui tiré Ut Faits que j’alltgue 4 ’Hilarion de Coke, Eloges des Dames Illustres, Ttm. I, p. 6 iz. ir fuiv.
( 17) Hihi.de Colle,Eloges desDames 11lustr. Tarn, I,pag, 65».
là avoient donné cet avis an Roy de France. Elle consulta samere qui lui fit cette Réponse : „ Ma fille , tenez toufiours„ la puissance devers vous , cy ne donnez point tant d'autho-,, rite à vostre fils-, laquelle vous perdrez aujfi-tost que vous„ luy donnerez pour femme la fille d'un fi puissant Monarque„ que celuy de France. Isabelle ayant íuivy le malheureux„ conseil de la Reync Bonne sa mere, ne fit point allian-„ ce avec le Roy des François, & depuis eut toujours en„ aversion ceux qui luy persuadoient de faire voir les ar-„ mées au Roy son fils, de luy donner la connoissance„ des affaires du Royaume , & de l’envoyer à Varadin.„ Elle donna la charge de toutes ses armées à Michel Ba-„ lassa , homme haut à la main. Ce qui ne fut pas fort„ agréable à ses sujets, qui eussent bien désiré quelle eust„ fait le choix d’un Chef plus traitable & plus humain que„ celuy-là (17)
(F) . Les bigots tâchent vainement d'excuser cette
conduite.'] Comme il n’y a point de paiíìon qu’ils ne justi-fient aux dépens de la Religion, ils se sont servis de cetteadmirable couverture, pour cacher l’ambition de notre Isa-belle. Voici les paroles d’un Minime qui cite Florimondde Remond. „ Les Authcurs, qui ont écrit en faveur de
„ cette vertueuse Princesse , disent qu’elle ne voyoit pas,, de bon œil les grands Seigneurs de Hongrie & de Tran-,, sylvanic : particulièrement Petrouvitz luy estoit odieux,», à cause qu'il faisoit profession de l’heresie de Luther, 8í„ que sous pretexte de luy donner connoissance des aífai-„ res de son Estât, ils le vouloient éloigner de la Reyne sa„ mere, pour luy faire plus facilement quitter la vraye Sc„ ancienne Religion , pour embrasser la nouvelle & la„ fausse. Ce qu'il a fait aprés le décès de la Reync fa ms-„ re (18) ”. Le Pere Maimbourg assure (19), que JeanSigismond n’osa point se déclarer pour les Hérétiques, pen-dant la vie de fa mere : mais ce ne fut point uniquementpar cette raison, ce fut aussi à cause que Soliman avoit écrità la Reine , qu on ne souffrît pas que l'on introduisit de nouvel-les Selles dans le Roiaume , de peur quelles n en troublassentla paix, en divisant les esprits fur le point fi délicat de laReligion . . . (20). Mais la Reine étant morte bien-tot aprés,cy Selim qui ne se souciait gueres de ces troubles de Religion,aiant succédé à son pere Soliman qui mourut d’apoplèxie aufiege de Ziget , les Luthériens , les Calvinistes , cy les Ariensrentrerent en Tranfilvanie , cy y prirent , à la faveur de Pt-trovits, plus de liberté que jamais ( 21 ).
HONORIA, sœur de Valentinien III, encourut par ses impudicitez Findignation de cetEmpereur, & tâcha de se venger par un autre crime. Elle fit solliciter Attila d’entreprendre laconquête de l’Empire, & lui promit de fépouscr. Les Auteurs varient un peu là-dessus. II yen a qui prétendent qu’elle ne sc débaucha, qu’après avoir vu échouer le dessein qu’elle avoitformé d’épouser ce Roi des Huns ( A ): d’autrcs disent qu’avant que d’avoir cette pensée, elles’étoit: mal conduite (B).
(^í) Des Auteurs prétendent quelle ne se débaucha quapr'esavoir vu échouer son dessein d'épouser le Roi des Huns.] UnAuteur moderne » qui cite Sigonius & Marcellin , débitequ’Honoria dévorée par une flâme impudique , envoia unEunuque vers Attila , pour s’offrir à lui en mariage avecl’Empire: qu'Attila envoia des Ambassadeurs à l’EmpereurValentinien pour lui demander Honoria ; mais qu'avantleur retour il devint iì amoureux d’une jeune Demoisellede sa nation, qu’il l’épousa, & qu’il sc tua le jour des no-ces à force de boire, Lc de caresser son épouse : 8 1 qu'alorsHonoria, frustrée de ses espérances, s’abandonna à des ga-lans qui l’engrossérent, après quoi on l’envoia à Constantino-ple. Hnc libidine inflammata eunuchum legatum ad AttilamHunnorum regem mifit , conjugìum cy regnum ei offerens. Mi-sit igitur Attila legatos ad Valentinianum , qui suafionibus mi-nas adjieientes Honoriam petebant, se d priusquam legati Roma
reverterentur, Attila .... put lin cujusdam . amore
captus . nuptias cum ea celebravit . Honoria
igitur cum spe sua fruflraretur aliis se substernìt : inde gravi-da sabla , Conftantinopolim mittitur ( 1 ).
(B) D’autres disent, qu'avant que d'avoir cette pensée, elles'étoit mal conduite.] ,, Honoria, sœur de l’Empereur Va-,, lentinien, s’étant abandonnée à l’Intendant de fa maison,„ avoit été honteusement chassée du palais par son frere, &,, en suite contrainte de se retirer en Orient vers Theodose.„ Elle en conceût un si furieux désir de vengeance, que ne» pouvant trouver d’autre moyen de satisfaire cette passion;„ elle envoya secrètement à Attila, pour lui persuader d’en-„ treprendre la conquête de l’Italie, que la foiblesse de Va-„ lentinien, &c le désordre des affaires de l’Empire lui ren-„ droient très-facile (2) ”. Selon le narré de Bonfinius (z)>elle étoit dans un Couvent lors qu’elle envoia sonder Attila,qui voiant que lassasse ne s’avançoit point, crut qu’on I ejoiioit : ce qui le porta à se marier avec la fille du Roi desBactriens. Si Honoria étoit dans un cloître, c’est une mar-que qu’elle s’étoit mal conduite.
HONORIUS, Empereur Romain, fils de Theodose. Pour ne point répéter cc qu’ontrouve dans Moreri, je ne m’arrête qu’à ses mariages. II épouse successivement les deux íssi eSde Stilicon (jÍ), qui moururent toutes deux, à ce qu’on dit, sens que leur mari les eût connu es *Zosime racontcdà-dessus quelques circonstances bien singulières (B) y Sc que l’on ne trouve p aSdans les autres Historiens} mais on lui reproche une insigne contradiction (C 1 ), Lc qui sente au*yeux de tous les Lecteurs.
(r) Marcel-lin, Cornesín Chronic.
ApudBàïthJnClaud. p.766Edit, in 4.(z) Tyrio quA,fufus tìono-rias tjîro ,Carptitt ttnt -WìMayio, cumconjagt som*no,. Claud.de EelloGildonico,Vers. 327.
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fèurtXtvc*Oi icstgtot àtròîto^aS Mit-gíaç etvrtS•tïhvslïivámç•rïf ya/usl7ict« úth(á<St\qìj v
fou ol «Toâw-]t!tt 9 fpcç ysí—fAOv. Imper*-Itretutem Ho -tierifii-)MarÌAítnjuge jam~f rider» rébushurnams ex-emta,JéreremejusTberman-
tiAm stbi me-trìmonio )unlipetebat. Zoíì-mus, Libr. V,
333 .
(A) ll épousa . . . les deux filles de Stilicon. ] La premieres’apelíoit Marie, & l’autre Thermantia. Leur mere Screna,possédée d’ambition , n’attendit pas que Marie eût atteintl’âge nubile, à la marier avec l’Empereur; & après la mortde Marie, elle ne sc hâta pas moins de donner Thermantiaau même Prince. Les paroles que je vais citer témoignentqu’elles moururent pucelles. Stilico Cornes, cujus filin dus.Maria cy Thermantia fiìiguU uxores Honorii prìncipis sucrant ,utraque tamen virgo defunSla (1). Cependant lc Poète Clau-dien assure qu’Honorius & Marie couchoient ensemble (2).Voiez ce que nous va dire Zosime.
(B) . . . Zosime raconte là-deffus quelques circonstances biensingulières. ] Serena ne se pouvant résoudre ni à différer lemariage de sa fille Marie avec l’Empereur, ni à consentirque la nature fût violentée par la consommation du ma-riage de Marie qui n’étoit pas encore dans 1 âge de puberté,imagina un milieu : ce fut de faire nouer l’cguillette à Ho-norius. Elle trouva une femme experte en ces sortes demaléfices, qui fit qu’Honorius, couché auprès de fa jeuneépouse , ne vouloir ni ne pouvoir rendre ce qu’on apelledevoir conjugal. Marie mourut assez tôt, & avec son pu-celage. Honorius quelque tems après rechercha Ther-mantia sœur de Marie (z) : le pere n’étoit point porté pource mariage; mais Serena le souhaitoit ardemment, afin demaintenir son autorité. Le mariage se fit, mais il durapeu, & Thermantia mourut bientôt, & avec le même fortque fa sœur. Cela veut dire qu’elle coucha avec un hom-
> qui ne voulut, & qui ne put la conoître : la Sorcièredont Serena s’étoit servie renouvella l’opération de sescharmes. Zosime ne dit point ceci expressément, ce n’estqu une conséquence que je tire de ses paroles. Je m’envais les raporter un peu au long: elles le méritent , veuqu'elles contiennent un fait singulier. Ta yáua x-p'oç ri,'
Metçiay O voiotèí infant,& , eepcív ìerree tr.r xóçw áytíe-ctr sj
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tosrevoev. a òt} yevofAevu rshsvret piev r, xo^ pter a îitn
ss Trperéfx oruêSo-ee. tSjjfum Honorius matrtmcnïutnMaria contraheret, mater ejus Serena qun puellam necdtitnbilem ntattm attigiffe cerneret, ac neque fibi pojset t m P erirt (ri ,nuptiet differentur , cy immaturam tnaritali consuetudinldere nihil esse arbitraretur aliud quam iniuriam nature /re\ naâla mulierem qun rébus hujusmodi remedium afeiret, ejus opéra perfecit ut filia cum principe quìdetn v> ^ ir ( t ,ac tori consors tjusdem effet , verum ìlle nec vellet necJta qun matrimonium requireret, implere. Intérim p ue cc r.fr'gine mortua, non abs re Serena qun fobolis imperatorin n .quendn percupida effet , ob metum ne quid fibi de tans a I’[#-tia decederet, id operam d abat ut Honorium alteri (û 0 -
ret. epuo fatlo, puella non multo.pofl vitam cum mo smutât, quum idem ei quodpriori accidiffet (f)- -i On
(C) . . . On lui reproche une insigne contradifíion. j £ svient de voir qu’il a dit que Thermantia mourut p jj vre
son mariage : cependant il assûre dans le memequ’Honorius aiant fait mourir Stilicon , , renv 2 ’ an néemantia à fa mere (5). Stilicon tut tue a ? u s le Con-qu’Honorius épousa Thermantia , c est-a r-autre
siilat dc Bassus & de Philippe Hn 40S. Quant a U ^fille de Stilicon , elle épousa 1 F.mpereur . Z 9 p’jssgc dcFan née de la guerre contre Gildon. Voiez leClaudicn (6).
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