Band 
Tome second. C - I.
Seite
789
JPEG-Download
 

HOORNBEEK. HORACE.

HOORNBEEK (Jean) Professeur en Théologie dans les Universités d’Utrecht êc déLeide, a été un des plus illustres Théologiens qui aient paru en Hollande au XVII siécle. IInaquit à Hacrlem (*) l’an 1617, dc il y ht ses études jusqu’a ì’age dc quinze a setze ansi aprèsquoi il fut envoie à Leide. où il aquitde grandes ìumici es ious les savans Piorcfíeurs dont 1 Aca- s t n^,euis 9 }demie étoit pourvue. Aiant passé deux années dans cette ville, il fut étudier à Utrecht lan l6zy,d’où il retourna à Leide Tannée suivante. II fut reçu Ministre lan 1639 , & il aha exercer lacharge secrètement à Cologne. lien remplit tous les devoirs avec beaucoup de pieie & de pru-dence j & il ne s’étonna jamais des périls où il étoit expose dans une ville aussi Papiste que celle-là. II revint en Hollande l’an 1643, & fut P romu au Doctorat en Thcologte avec beaucoup *d’aplaudissemens le zi de Décembre de la méme année. Les preuves qu il donna de fa grandecapacité, furent cause qu’onjetta les yeux fur lui pour la Chaire de Théologie, qui etoit vacante d’vtmHt.à Utrecht depuis la mort de Schotanus. 11 accepta cette vocation préférablement aux emploisqu on lui offroit en d’autres villes {J). Ce fut au mois de Juillet 1644 qu’il fut installe IAsses-seur en Théologie à Utrecht. 11 devint Pasteur ordinaire de la même ville l’annec suivante.

Quelque pénibles que fussent les fonctions de ces deux charges, il s’en aquita avec une grandeexactitude (B), qui rendit fes beaux talcns si utiles au public, qu’il s’aquit 1 amour Sc 1 estime détout le monde. Mais afin qu’il ne succombât pas à tant dc travaux, les Magistrats le difpenfcrencd’une partie des fonctions du Ministère. II fut apcllé à Leide, pour y exercer les mêmes char-ges qu’il possédoit à Utrecht j & il accepta cette vocation Tan 1654. 11 fut un grand ornement (t y^ íííA

de cette célèbre Académie jusques au jour de fa mort, qui fut le premier de Septcmbie 1666. u uíu dansII méritoit une vie beaucoup plus longue ; mais on doit plus s’étonncr. qu un homme aussi labo- f* Vie>rieux qu’il l’étoit (C) ait vécu environ quarante-neuf ans, que de voir qu’il n’ait pas vécu da- A

vantage. Le grand nombre de Livres qu’il a publiez (D) font une preuve parlante dc son extre- /<>»me apiication, & dc la vaste étendue de son Savoir. II entendoit beaucoup de Langues (Fl j & An-tà^il eut part à Tamitié des plus excellens Théologiens de son siecle ( c ). 11 ne s’écarta jamais de rum &

TOrthodoxie la plus rigide : & il ne fut pas moins recommandable par les qualitez du cœur êt del’honnête homme, que par les dons dc Tseprit & de docte Profcsleur. C’est ce qu’on peut voir pí-

cn détail dans fa Vie (d). II a laissé des enfans dignes dc lui (F), & c’est beaucoup dire pourleur recommandation. £ « Anîac.

( 1) Ville deGmlire.

(L Tire'del* Vie desoin

Hoornbeek,

“ l* tète des°n LivreIle Con-Verlîonelndotum.

(?) C'est à-dire U Char-ge de Profes-seur ir cellede PasteurortLiutiu,

(4) £.vVitaìo. Hooin-beeki.

(j) Pétrit le

sf’fiístur

«eìdanus.

( A ) On lui offrit divers Emplois en d'autres villes. ] Aumois de Février 1644 l’Eglise de Maestricht k voulut avoirpour son Ministre. Celle dc Graft dans la Northollande l’a-pella au mois de Mars de la même année, & on lui offrit lacharge de Professeur en Théologie d ms l’Ecôle Illustred’Harderwic ( 1 ) au mois de Mai suivant ( z ). Lors qu’àlage dc vingt-sept ans on est souhaité de la sorte, c’est unechose bien glorieuse.

(B) Il s'aquita des foncions de fes deux Charges avec unegrande exactitude.'] J’ai réservé le détail de tout cela pourcette Remarque, où je me sers des paroles de celui qui acomposé la Vie dc notre Hoornbeek. In utraque autem Sta-tions (3) per decennium fere perfeveravit, tanta eruiitìonis,eloquenti*, pietatis , cy dtligenti* fama ; omnibusque oriìnibusadeo gratus , ut nullus m majori fuerit existimatione, non Ul-traiectt folum , fed in toto Belgio. Nempe astiduus erat in do-cendo, precando , emeionando, legendo, difputando, rtgendo,pnfidendo, catechifationibus habendis, membris Ecclefid , im-primis agris vifitandis. tstuibus artibus optimis certe , Magiftra-tus Trajectini gratiam adeo meruit cy inivit , ut Magifiratusoptimus sue proprit m ot u, non petentem , nec forte cogttantem,liberaverit dimidia parte oneris Pastorals , fervato tamen inté-gra honore cy honorant. Voulez-vous voir l’idée d'un bonPasteur, lisez de quelle maniéré celui-ci faisoit ses visites:Membra Ecclesi* srequenter invifebat , pios animabat , ignaresdocebat , malos corrigebai, hareticos confutabat , afflìctos fola-batur , agros recreabat, infirmas roborahat, dejectos erigebat ,fauperibus fubveniebat, omnes àenique juvabat pro eorumstatucy conditione , omnibus aderat in omnibus , omnibus ft omn'tafaciebat, gravibus gravem , hilaribus hilarem, affictis con-dolentem, doctis doctum cy Doctorem , plebi Pastorem , erran-tìbus ducem ut in viam reduceret veritatis. Et quant à fa vi-gilance dans les fonctions de Professeur, voici le témoignagequ on lui rend. Studiofos vero ihcolegu. velut filios omnt curacomplectebatur, laboresque fuos prsteipuos Us impendebat ; ntnlecttones folum in eorum gratiam habebat , fed frequentia Col-jP a om . nis generis , a t que Difputationes ordinarias cy extraor-dinartas , ex quitus refultarunt tot vasta cy tgregta voluminaad tnstitutionem juventutis , imo ad ufum omnium , fed impri-mts ad converjionem Hireticorum (4).

(C) Aufft laborieux qu il l’étoit.] On l’a pu conoître parle détail contenu dans la Remarque précédente, mais on leconoîtra encore mieux par les paroles qui suivent. Elles seraportent au tems qu’il étoit à Leide Professeur en Théolo-gie, 8c Pasteur. Curam Ecclefia fuo jure potetat in Collegasderivare, quia primario Pastori (5) ab ea immuni adjunfíus,cum ce labores,honores,prfmia, cy privilégia omnia ex décrétafapientiffimi Magifiratus squaliter diflribuebat. Sed ab Ecclefiacura , membrorumque cy agrorum visttationt difpenfari noluit

contra vero , cum dtmidtas tantum Paftorts vtees demandatashaberet , intégras voluit implere » zelo cy diligentia flupenda inheminc altas occupatifimo , imo non tam onerato quam oppreffo,cy tantum non fatijeente fub multipliai antre, eut plures fimuljuncti vix estent pares. Concionabatur in Templo , legebat inAcademia, prastdebat in Conftstorie , Catechifationcs tnftituebatin Choro , Collegia habebat in domo , fcrìbebat in mufao , sapein leílo, membra Ecclefitt vijnabat in adibus, agros etiam cypestiferos, curam ad omnes cy ad omnia extendebat (6).

[D) Le grand nombre de Livres qu il a publiez..] On enpeut faire cinq classes, Didactìca , Polemica , Practica , His-toriea, Oratoria. Ceux de la I font, Institutiones Théologie*,jp . . frenicum de studio Paeis cy Concordia, in 4. J3 e Con-ficiatione Evangelica inter Reformatos cy Evangelicos, in 4.Voici ceux de la II: Socinianifmì confutati Tomi tres , in 4.Pro convincendis cy convertendis Judais Lìb. VIII (7 ) , j n ^De Converstone Gentilium , Libri due , in 4. Examen Bull*XJrbani VIII de Jefuitistìs , Imdginibus, cy Festis , in 4. Exa-men Bull* Innocentii X de Pace Germant *, in 4. Epistola adDuraum de Independentifmo , in 8. Commentarius de Para-doxis Weigelianis , in 11. Apologiapro Ecclefia Christiana ho-dierna,contra Libellum,ad Legem cy Testimonium i cy c, in 8.De obfervando à Christianis Pr&cepto Decalogi quarto, ’in iz'.De Epifcopatu, in 8. Ceux de la III font , Theologi* prac-UCÍ Tomi duo , in 4. De Peste , in iz. Ceux de la IV sontSumma Controverstarum , in 8. Mifcella vetera cy nova. Jerassorte à la V Orationes vari* Inaugurales , Valedictorì&, Rec-torales, cy Funèbres. Je ne donne point le Titre de sesOeuvres Flamandes, qui contiennent plusieurs Traitez.

(£) il entendoit beaucoup de Langues.] Voici les parolesde 1 Auteur dc fa Vie: Linguas f fpectes , novit plurimasdoctarum cy yulgarium , Ldtinam , Gr*cam , Uebraicam ,Chal-daìcam, Syrìacam , Rabinicam , Belgicam , Germanicam, An-glicam, Gallicam, Italìcam , Arabie* cy Hifpanic* Rudimentaattigit (8).

(F) Il a laiffé des enfans dignes de lui.] II se maria Pan1650 à Utrecht avec Anne Bernard. Ce mariage Pallia à despirfonnes illustres, comme à Constantin l’Empereur (9),Professeur en Théologie (10), & à Jodocùs Hondius (n),Géographe très-célèbre * aieul de Henri Hondius tué ense batant vaillamment pour le service de la patrie sur levaisseau de l’Amiral Tromp qu’il commandoit. MonsieurHoornbeelt laissa deux fils, Isaac Hoornbeek, ci-de-vant Avocat célèbre à la Haie . & présentement Penfio-naire de la ville de Rotterdam *; & Henri Emiliu*Hoornbeek, Commis Fiscal des impôts de la Provincedc Hollande.

{ 6 ) Ex Vitajoan.

Hoornbeefc;

( 7 ) Ce Li-vre tjt fansdoute celuiMr. Bail-let, Tom. I tdes Anti,^àjiZ 8 , afelleDifp Antí-Judaïqucs z

mats il est _sûr qtfil h y dpo nt ce Titre*QuíLpisuh ,qui pour abré-ger Fa. citéainsi , auratromwé Mr*Bailkc.

(*) ínVitá

Hooiij-bçtki.

(9; Ualeulepaternelled y Anne Ber-nard s’apel-loit Jaquelinìl*Empereur »étoit tentede ConfiahtiiiF Empereur »

& de JeanF EmpereurMinistre dela Haie .

derzuic , dfTpuis à Leidéi

(ïO 2 Í étoitaieul mater-ai d\UneEernard .

V^DevenU de^puis en 17 làCenftiU er ~

P en/ìotiaire jGarde desSceaux , (£r

Stadthoudcf

Hollande t de Ouest-Frise, ire. fy- m,rt à la Haye leli Juin 1777 lie ^ sde

de fin âge. Audit, à l’Edit. d’Amst.] J 727 àr U 71 *»»»#

HORACE ( P ti b l 1 tr s) surnommé Coclcs, fit une très-belle action pendant que Lville de Rome fa patne «o,t assiégée par le Roi Porfenna. Son article étant fort bon S? nss,?ample dans le Dictionatre de Morcn ( a ), je le donnerai fort court, Sc je ne m’arrêteni nn's i ri j pvtdtference qui fe trouve entre les anciens Historiens à l’égafd d’une circonstance qui aufok d? *

faportée fans nulle diversité {J). b ^ aur01t du

iusques à ce que le pont eût été rompu derrick ,^*7.

tant^ettéT^i 11 Y 3 deS ttisto ' kns st ui âent que'se- faveur deses^rmes^ fa n savoir nonobst ant la pe-'

tant jette dans le Tibre après avoir repoussé les ennemis d’autres soutiennent qu’il reçut t,!? aucune Messûre. Maií

u cijui un h grand coup à la cuisse 4Ggggg z

tien de Pd-CtíC ris itP?»

. f e ne m’arrêterai qu'à la difétence qui fe trouve ....a S a jst d’une circonstance qui auroit dû être raportée fansiiu,Ile diversité.] U y a des Histo.iens qui assurent que se-tant jette dans le Tibre après avoir repoussé les ennemis