HORACE. HORSTIUS.
fi'» TitusLtvius, Libr.JI t Dn./,Cap. X.
(z) KJorus,Libr.
non pas commtdans MortriL'ir. V,VOnvraie decet ^Auteurn'e{i diviséqn'eti IV Li-vres) Cap. X.
(3) Scneca,Epist. L'XX,OT. 464-
( 4 ) Vaìer.Maximus,Libr. L 11 yCap. II 9num. 1 , pag.OT. 24Ï-, 242 .
(?) Di»nys.Halicarn.Libr. V,Cap. XXIII,XXIV.
(«) Plu-tatch. inValerio,pag. Iû6.
(7) Idem ,ibid. patios.
(a) Tacob.HorstiiEpist. Phi-losoph. ScMédicinal,pag. 4 i.
(b) Ibid.e*&- 4*.
(c) Ibid.
?«£■ 77.
(d) Ibid.
pag. I»s.
(e) Elle efiÀ la pa^e
5 3 o & fftiv.du Livre q»ej'ai cité.
(/) Ibid.r*i- 77.
( 0 Epist.Philosoph.
Sc Medicin.
J acobiHorstii,t*S- 7P-
( 2 ) Ibid.p“g. 153.
(z) Vanlit o. Ibid.pag. 129 .
( 4) Elle tjîparmi sesLettres Phi-losoph ÇcMedicin.pag.zost 7 fil-
(s) W-
pag. 1SÍ.
( 6 ) Ibid.
P‘I- a®3.
( 7 ) Ibid. pag,5 * 3 . (n)
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qu’il en demeura boiteux jusques à fa mort. Tite Livesupose manifestement que l’on ne le blessa point. Cuniïatialiquamdiu funt (Hetrusci) dum alius alium , ut prdium inci-pìant , tircumspebïant. Pudor deinde commovit aciem , er cla-more sublato undique in unum hojhm tela conjiciunt, qua cumin objeílo c u n c t a scuto hafijj'ent , neque ille minus obstinatusingenû pontem obtineret gradu , jam impetu detrudere conaban-tur virum, cum fimul fragor rupti ponderis, fimul clamor R0-manorumalacrìtateperfeSii operis sublatuspavoresubito impetumsuslinuit. Tum Cocles , Tiberine pater , inquït, te fandie prst-cor , bue arma tir hune militem propitio flamine accipias. Itafie armatus in Tyberim défilait : multicoque superin'ci-deniisds t elis iNCOLEMis <td suos tranavit , remausus plus fama habituram ad posteras quant fidei (1). Onpeut assurer que tous ceux qui ne marquent pas expressémentqu’il reçut une blessure suposent la même chose que TiteLive ; car ils ont pour but de faire admirer le grand cou-rage de ce Romain. Or cette action est plus admirable,& plus glorieuse s’il y a été blessé, que s’il n’y a pas étéblessé. II faut donc dire que fl Florus (1), & fi Seneque (3)ne font aucune mention de blessure , c’est parce qu’iisétaient persuadez qu’st n’en reçut point. Valere Maximea nié fl fortement qu’st en eût reçu , que cela nous doitporter à croire qu’il y avoir tradition pour la négative. Utpatriam periculo imminentì liberatam vidit , armatus se inTiberim mifit : cujus fortitudinem Dii immortales admirati ,incolumitatem sinceram eiprastiterunt. Nam ne-que altitudine dejeâíus , quajfatusve, neque pondéré armorumprejjus, nec ullo vorticis circuit u aclus : net t élis quidem, quaundique congerebantur , L.t sus, tutum natandi eventumhabuít (4). Mais voici trois fameux Historiens qui se règlentsur une autre tradition. Denys d’Halicarnafle donne ungrand détail de ce combat , & assure en termes formels,qu’Horace y reçut un coup de lance qui lui perça la cuisse,8c qui lui causa tant de douleur , qu’st ne pouvoit presqueplus fe soutenir lors qu’st entendit que le pont étoit rom-pu ( 5 ). Cet Historien ajoûte , 1 , que l’on crut qu’ilmourrait bientôt de ses blessures ; 2, que dès qu’on futqu’st en guérirait, on lui donna de très-belles récompenses,mais qu’il ne put parvenir ni au Consulat, ni aux emploismilitaires , parce qu’il boita toûjours depuis ce combat.Plutarque raporte qu’on lui érigea une statue de bronze dansle Temple de Vulcain , pour le consoler du malheur d’êtrcdevenu boiteux par cette blessûre (6). On venoit de racon-ter qu’il étoit rentré à la nage dans la ville blessé à la han-che: hvpprinKúô íiefiLtiuitoei for yÀuiùì. Jaculo Hetrufco
in natibus iílus (7). Dion Cassius afirme, que Cicéron ha-
ranguant contre Marc Antoine devant le Sénat jura par lacuisse d’Horace & par la main de Mutins (8). Je n’ignorepas que cette Harangue directe qu’il raporte n’est pointsemblable à aucune des Oraisons Philippiques de Cicé-ron (9): mais Dion qui l’a forgée n eût pas emploie untel serment, s’il n’y eut eu tradition qu Horace avoit étéblessé à la cuisse en défendant la patrie contre les amis deTarquin. Parlons d’un quatrième témoin ; citons ces pa-roles de Servius : Soins Cocles hostilem impetum fuftinuit , do-nec à tergo pons solveretur à sociis , quo foluto fe cum artnispracipitavit in Tyberim , cr lìcet i-tsus este t in coxa , tamenejus fluenta superavit. Unie efi illud ab eo diiíum , cum ci incomitiis coxa uitìum objieeretur , per fingulos gradus admoneortriutnphi mei (ío). Vous volez que la tradition de la bles-sûre d’Horace étoit soutenue de la circonstance cf un bonmot qu’il emploia quand il vit qu’on lui reprochait d’éireboiteux, chaque pas que je fais, répondit-il, me renouvelle lesouvenir de mon triomphe. On prétend qu’Alexandre se ser-vit de cette pensée, pour consoler le Roi son pere , quis’affligeoit d’être boiteux de la blessure qu’il avait reçuedans un combat (u).
S’il y a lieu de s’étonner que fur un événement auífi re-marquable que celui d’Horace , la tradition qu’st avoir étéblessé, & la tradition qu’il n’avoit pas été blessé, aient euchacune leurs partisans & leurs sectateurs parmi même lesEcrivains les plus célèbres, que dirons-nous de Polybe (ir)qui supose que ce brave & intrépide Romain perdit la viedans le Tibre? Dirons-nous qu’il y avoir fur cela aussi unetradition? en conclurons-nous que l’ancienne Histoire est Aténébreuse , qu’on ne sait le plus souvent quel parti pren-dre parmi ceux qui nient & ceux qui afirment les mêmeschoies ; & que le oui & le non paroissmt autorisez autantl’un que l’autre, dans des matières où il étoit le plus faciledu monde de fixer le fait , l’on a tout à craindre à l’égarddes événemens moins insignes dont les Historiens ont par-lé; tirerons-nous, dis-je, de semblables conclusions? Je con-sestlerois plutôt de faite servir ces Remarques à fortifier sonjugement contre la coutume que l’on a de lire fans atten-tion , & de croire fans examen. Notez que la diférence desopinions fur le visage d’Horace n’est pas fi digne d’étonne-ment ; elle est néanmoins une marque de l’incertitude Histo-rique. Les uns assurent qu’Horace étoit parfaitementbeau (13); d’autres disent qu il avoit le surnom de Cocles ...»parce qu il étoit extrêmement camus , tir. que le haut de son nezétoit fi enfoncé dans la tête que rien ne séparait jes deux yeux ,tir que ses sourcils étoient joints, de forte que le peuple voulantl'apeller Cyclope , fe méprit tr l'apella Cocles (14).
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HORSTIUS (Jaques) Professeur en Médecine dans l’Académie de Helmslad, naquità Torgn ie i de Mai 1757 (a). li fut reçu Maître és Arts dacs l'Académie de Francfort futl’Oder Tan ijy<5 (b) , 5c Docteur en Médecine l’an iy6z (c). On lui ofrit en divers lieux 1»Charge de Médecin public, & il l’excrça successivement a Sagan 5c à Suidnitz en Silesie, 5c àJgìaw dans la Moravie, jusques à ce qu’en ip 8 o il fut apellé a la Charge de Médecin ordinairede l’Arcbiduché d'Auítriche (d). II l’exerça pendant quatre ans; après quoi il fut promu à cellede Professeur en Médecine dans l’Académie de Helmflad. Sa Harangue inaugurale De remorìs dis-centium Medicinam & earum remediis^tít fort bonne (e). 11 s’aquitta dignement de cet emploi, &
publia quelques Livres (-4), qui soutinrent sa réputation. Je n’ai pu découvrir en quelle année dmourut; je sai seulement qu’il ctoit encore en vie l’an If 9 s, 5c qu’il étoit alors le Doien de l aFaculté dc Médecine à Helmstad, & Vice-Recteur magnifique de l’Université. J’aprens cela p a ^les Vers Latins qui furent faits fur son Anagramme, 6 c que l’on trouve à la fin d’un Livre intituleJacobi Horstii EpiftoLe Philofophicte & Médicinales , imprimé à Leipíîc in 8 l’an 15 96 . 11 faut re-
marquer à là kmange une chose que l’on prendra pour une grande singularité, & peut*être injustfment; c’est qu’il joignoít la dévotion à la Science 6 c à la pratique de la Médecine. 11 impie 1-0 ! 1 "avec foin la bénédiction de Dieu fur íèsretnedes, 6 c il publia fur ce ííijet un Formulaire d'Or^i"sons {B). II épousa fa prémiere femme l’an ifóz, 6 c la perdit l’an if 8 p (/), après en avoir
{A) ïlpublia quelques Livres.] Le prémier, fi je ne metrompe, est un Commentaire m Librum Hìppocratis de Cor-de , qui parut l’an 1563 (1). II fit imprimer en 1576 unTraité qualem virum Pharmacopolam este conveniat , desQualitez d’un Apothicaire (2). II avoit déjà publié ( 3 ) enAllemand une Description des Qualitez d’un bon Médecin :il donna unê semblable idée en Langue Latine l’an i;8o.St la dédia à l’Evêque d’Olmutz (4). II donna une EditionAllemande du Livre de Lemnius de occultis natura Miracu-lis l’an 1579, & il y ajouta beaucoup de choses ( 5 ). II fitvoir le jour en 1380 à son Livre de morbo epidemio febriCatharrali ber totam Europam grajfante (6), & en 1383 àun Traité Allemand des Remedes de la Peste (7 ) , & en1387 à un Livre de Vite viniftra (8), & en 1393 à un Li-vre de Nofiambulonibus , touchant ceux qui marchent endormant (9), & en 1595 à une Dissertation fur la dent d’ord’un enfant dc Sstefie (10). Vous trouverez dans Lindenìusrénovants (11) que ses Tlisputationes Catholica de rébus se-cundum c" fréter naturam surent imprimées à Wittembcrgl’an 1630, ayee le Compendium Medicarum Institutionum deGrégoire Horjlius , & que l’Abrégé de son Herbarium feu defeleêtis plantis vr Radicibus Libri duo , fait par le mêmeGrégoire , fut imprimé à Marpourg l’an 1630.
Remarquons qu’il le laissa lourdement tromper à la pré-tendue dent d’or. Ce n’étoit qu’une Imposture, & li vousvoulez savoir comment on la reconut, vous n’avez qu’à
, 257- <*) Ibid pàg. 354. (9) Ibid. p.rg. 4;;. (ío) Ibid. pag.
U page 48 s Edition de rí8í.
lire Mr. Van D ale au dernier Chapitre du I Livre de or fculis (12). 11 observe que notre Jaques Horstius trouvo>dans cette dent d’or un grand prodige qui devoir i" er !^v cconsolation aux Chrétiens oprimez des Turcs, c'est-à'^ 1que c’étoit un bon présage de la décadence des OttomfQJ’ai vu une Lettre que ce Médecin écrivit à David ca)traeus le 7 de Février 1593, dans laquelle st parle dessages des météores. II dit que la Comete qui fut vue t ^1356, 8c qui parut à Constantinople quand elle cessa d efaire voir en Allemagne, pourrait bien produire ses 1T1 duvais effets l’an 1396, 8c qu’alors aussi la nouvelle ét °û e uCsigne de Caffiopée ne se tiendrait pas oisive (13)» ^ L n sla dent d’or ne manquerait pas d’agir. D en s anrem ? a _pueri . . . . .
a rimprimé jusqu’à ( 14) Qua ratione exclusivement. âVous votez qu’il ne finit pas fans condamner la {écaramonde, 8c fans faire des vœux ardens. ,^ ( s ,
(B) ll implorait la bénédiction de Dieu fur ses Efffl -tir il publia fur ce sujet un Formulaire d'Oraisons.] fg a-ànClà que son entrée à la Charge de Professeur en Me ^dans l’Aéadémie de Helmstad fe signala- Ce fure ,. ^ c .étrencs que l’Académie reçut de lui. Helmstadtum unijfet , puhlice librum , diSlum . • r ’
à l’Imprimé jusqu’à (15) Judicium exclunvemen - ^ ^
11 faut dire pour l’honneur des Médecins , st"e p ^d’entr’eux lc remercièrent d’avoir publie ces Oral >qu’ils avouèrent que leur Art avoir un besoin ,,'JL c jnculier dc l’affistance divine (rô). Vota cc que le Meac^
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