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hortensius.
ME pïst. n
Ciceion. adïamiliarLibr . V 11 !•
C k,)- Est <iu-ttm L, ?aulo >MarcelloCojs. mortutíSyex <juo videmus cum mPatronorumnuméro Annesquatuor &quadm^intAstase. Cice-io > in Bruto.
laissa point de lui faire beaucoup de tort, Sc de l’exposer sur les vieux jours à des huées, par où.il étoit le seul qui n’avoit jamais passé (f). 11 mourut l’an de Rome 703 à l’âge de soixante-qua-
dont il avoir passe quarante-quatre ou quarante-cmq avec éclat dans les fonctions du Lat-
tre ans,
eau (k). Quelqu’un â dit qu’il y avóit tellement usé sa voix, qu’il la perdit avant que de perdrela vie. D’autres ont lî mal entendu cette pensée, qu’ils l’ont prilc comme íi l’on avoit dit qu’ilmourut tout en plaidant, les efforts de voix qu’il fit l’aiant crevé. Tenons cela pour fabuleux,puis qu’il plaida peu de jours avant la mort une Cause d’importance (M)-, Sc puis que Cicéron,bien loin de toucher un genre dc mort tel que celui-là, comme il auroit fait fans doute fila chosese fût ainsi passée, nous fournit dequoi en peníér autrement. Voiez fur tout ceci la RemarqueM. Hortensius épousa dans fa jeunesse une fille de C. Catuíus ( / ). Je ne laurois bien dire lîelle étoit fille aussi de Serviiia (m), l’une des prémieres femmes de Rome. II étoit son gendredurant le Procès de Verres. jVlais r.en ne peut être plus singulier que son mariage avec Mar-cia ( iV ), Femjne de Caton d’Utique, Sc fille de Marcius Philippus. il la demanda à Caton
en
n) Cictfo»deOrar.i'kIII,fit J».
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I dan,yen. IV-
(41) Caliusad Cicéron.Eptst. II,Libr. VIII
adFamil.
(■43) Cicero,in Brutofnb fin ,t*£ m - 4SI.
(- 14 ) Perte-tua cjuadamfelicitatc ufusille cejstt è vi-sa [m ma^tsquant [mrumcivium t em-pare, tumocridit tumlugcrc faci-lites 1 \empub,pojfet (i vive•ret quant ju-vare. idem,ibirî. initia,
( 45 ) Glan-dorp Ono-mast. pag.40$, 40sl.
(46) Cicero,in Bruto.
(47 ' Plu 1tarch. n Ca-lotte Utic.fag.m, 77c..
( 4*1 Idem,íkid. 7I4.
teníius se vit exposé le lendemain à quelques huées, ce nefut pas pour avoir plaidé moins éloquemment que de cou-tume, mais à carde qu on étoit sache qu’il eût obtenu l’ab-solution de son client. Ce chagrin avoir déjà éclaté contreles Juges. Clamoribus fcilicet maximis judices corripuerunt,C7 0stenderunt plane este quod ferri non postet. . . . Accestìthue quod postridtt ejtis ab/olutionem in lheairum CunonisHortenstus introiit, put o ut fuum gaudium gauderemus: Hictibi íìrcpitus, frermtus, clamor, tonitruum & rudentum íi-bilus. Hoc magis animadverjum eft quod intaftus ab Jibilopervenerat Hortensias ad Jet.eclutem. Sed tum ita bene ut intotam vitam cuivis fatis ejjet , et" poeniteret tum jam vicis-fe (42,). II plaida peu de jours avant la mort, comme Ci-céron le remarque : ce fut alimentent un de ces habiles hom-mes dont í’espnt se soutient long-tems. 11 est vrai qu’il brillaplus dans fa jeunelse, que dans son âge plus avancé, de quoil’on donne deux causes: l’une, qu’il avoit choisi l’EloquenccAsiatique,qut sieoit mieux à un jeune homme qu’a un vieil-lard; í’autre qu’il travailloit avec plus duplication quand ilétoit jeune. Si quarimus, cur adolescent magis floruerit di-cendo, quàm senior Hortensius ; caujrts reperiemus veristìmasduas : primum, quod genus erat orationis Afiattcum, adoles-centis. majs conceffum , quàm seneUuti. Généra autem Asta-tien diHionis duo funt. . . . Hat . . . généra dteendi apttoraadolefcentibus, in senibus gravitatem non habent. ltaque Hor-tenfius utroque genere florens , clamores faciebat adolejeens .. . .Sed cum jam honores, z? illa senior autoritas gravius quid-dam requireret, remanebat idem, ntc decebat idem : quodquetxercitationem flud'mmque dimiserat, quod in eo fuerat acerri-tnum, concinnttas illa crebritasque sententiarum prìftina ma-nebat, sed ea vestitu illo orationis, quo confueverat, ornatanon erat (43). II fut heureux même dans la conjoncture defa mort ; car il mourut à la veille des contusions déplorablesoù la République fut plongée (44).
( M ) Quelqu'un a dit qu il . . . perdit la voix . . . d'au-tres ont . . . mal entendu cette pensée .... Tenons cela pourfabuleux , puis qu il plaida peu de jours avant fa mort uneCause d’importance.'] La preuve du premier de ces faits-làest contenue dans ce Passage de Quintus Serenus Samo-nicus ;
Sic est Hortensius olim
Absumptus, causts etenim confeiius agendis,
Obticuit, cum vox domino vivente periret,
Et nondum extintli moreretur lingua distrti.
Glandorp n’a point compris le sens de ces Vers. Decessit è
vita, dit-il (45), sub hélium civile Caser Pompeii .
clamore in aííìone causa diruptus , ut indicat 6^ Serenus. Lesparoles de Cicéron que je vais citer ne s’accordent pointavec le Passage de Samonicus. Perpaucis ante mortem diebusuna tecum socerum tmm défendit Appìum . . . g. Hortensiivox extinâla sato suo eft, nostra publico (46).
(N) Rien n est plus singulier que son mariage avec Marcia. ]Voici comment Plutarque raconte la chose ( 47 )• Horten-íìus pria Caton de lui donner Porcie fa fille, qui étoit ma-riée à Bibulus, & qui avoit déjà accouché deux fois. Don-nez-la moi auffi , lui dit-il, comme un champ fertile oùje puisse semer des enfans: je sai bien que selon l’opinionhumaine cela est un peu absurde; mais dans le fond y a-t-il rien de plus beau, & de plus conforme au bien des so-ciétex, que de ne laisser pas inculte le champ second d unejeune femme , & de ne souffrir point d’autre côté quelleaccable de trop d’enfans une famille qui en a assez? Outreque le prêt mutuel des femmes entre les honnêtes gens ré-pand la vertu parmi un plus grand nombre de familles, &un plus grand nombre d’alliances dans l’Etat. Et que siBibulus ne se veut pas entièrement dessaisir de sa Porcie,je promets de la lui rendre après m’en être servi pour enavoir des en sans, qui soient un lien plus étroit entre vous& lui & moi. Caton ne trouva pas à propos de traiter decette affaire ; mais lors qu’Hortensius lui eut déclaré qu’ilen vouloir à Marcia, la femme de lui Caton , attenduqu’elle étoit encore fort jeune , & que Caton avoit déjàassez d’enfans, on lui promit la chose, pourveu que Mar-tins pere de la Dame le trouvât bon. Martins y donna lesmains, & tout aussitôt Marcia fut transportée à Hortensius.Quand elle en fut veuve & héritière tout ensemble , elleredevint femme du premier mari. Ce que César n’oubliapas dans I’Anticaton. S'il avoit besoin de femme , difoit-il ( 48 ), pourquoi la ceder à un autre ? Et s’il rien avoit pasbesoin , pourquoi la reprendre ? Cela nt montre-t-il pas qu on
s’eft servi de ce leurre > afin de prêter une jeune femme à Hcr-tenjtus, laquelle on recouvrerait riche ! Strabon (49) aiant ra-porté que les Tapyres (50) avoient une Loi, selon laquelleles mans donnoient leurs femmes à d’autres, dès qu’ils enavoient eu dtux ou trois enfans, ajoûte que Caton avoitpratiqué la même chose , en faveur d’Hortensius qui luidemandoit fa Marcia ; & il remarque que Caton ne sir quesuivre l’anciennc coutume des Romains. II y a lieu dedouter que ce fût leur ancienne coutume ; car non seule-ment on en trouve si peu d’excmples, que Tertullien necite que celui de Caton (51); mais on voit aussi qu’Hor-tensius reconoît dans son dessein quelque chose de bienétrange , ou de bien nouveau , selon l’opinion des hom-mes (52). II n’opose pas à cette opinion les anciennesLoix , ou l’ancien usage des Romains, qu’un aussi grandjurisconsulte que lui n’eût pas manqué d’alléguer en cetterencontre; il n’opose que la nature. Bodin (53) critiquePlutarque mal-à-propos, lui imputant d’avoir dit dans laVie de Caton d’Utique, qu’il étoit permis aux Romains deprêter leurs femmes ; car cet Historien ne parle point decela comme d’un usage fondé furies Loix, ou comme d’ti-ne chose qui se pratiquât: au contraire, il introduit Hor-tensius, qui avoue que fa proposition paroissoit étrange ounouvelle. C’est une grande témérité au même Bodin, dene vouloir pas ajouter foi au prêt de la femme de Caton;car c’est une Histoire que Thrascas avoit prise des Ecrits deMunatius ami de Caton, ôc que César n’auroit pas osé re-procher, si elle n’eût été connue (54). La raison sur quoiBodin apuie son incrédulité est une nouvelle faute; c’est, dit-il , que par la Loi de Romulus, & selon la pratique ancien-ne que Tibère rétablit, les parens châtioient à discrétion lesfemmes qui commettoient adultéré. Mais que fait celacontre la femme de Caton, qui fut cédée à un autre patson pere & par son mari ? Je ne dis rien contre ces paroles :Plutarchus çr Strabo Parthos aque ac Lacedamonios mutuasuxores amteis dare consuevijfe ajunt (55), quoi qu’elles soienttrès-capables de tromper ; car qui ne croiroít en lisant celaque Plutarque attribue cette conduite aux Parthes, & < 3 uCStrabon l’attribue aux Lacedemonicns ? Ce n’est point pour-tant ce que Bodin a voulu dire : son sens est que Strabonl’attribue aux Parthes ( 56 ), & que Plutarque l’attribue auxLacedemonicns. Cette maniéré de citer n’est que trop f re "quente, & jette dans l’illuíìon; elle semble donner plusieurstémoins dune même choie , lors qu’en effet il n’y , en *qu’un. Bodin semble dire que Plutarque & Strabon témoi-gnent tous deux que le prêt des femmes étoit aussi en ma-ge parmi les Parthes que parmi les Lacedemonicns. J’ a j, Udans Mr. Ménage que Casaubon a imputé à Plutarque d a "voir raporté le mariage d’Hortenfius & de Marcia, commeune chose dont il doutoit. Ad quem Strabonis locum notasCafaubonus, Plutarchum de Catone rem ita narrare ut i* eilâubttaffe stgnificet (37). Mr. Ménagé a raison de dire quecela est taux: ce n’est point sur le fait même que Plutarquetémoigne des doutes ; il dit seulement que cet endroit flla Vie de Caton est comme l’endroit dune Piece de Théâ-tre , où l’intrigue n’est pas débrouillée, c’est-à-dire, cesemble, qu’on en jugeoit fort diversement. s
Notez que quand je censure Bodin sur ce qu’il im P.”rr t :.Plutarque , je considère qu’il cite la Vie de Caton dque; car s’il cút cité le Parallèle de Lycurgue St de F' a ^Pompilius, il n’eût pas erré. Plutarque y affirme q u ^
Roi de Rome permit aux maris le prêt de leursJe croi qu’il a tort de l’affirmer. Mr. Dacier le croît 'Cela est vrai , dit-il (58), de Lycurgue-, mais il ne paroile part que Numa ait eu le même dejfein ; il ftroit mên> enc ade prouver que cette communauté des femmes ne cornpas à Rome fous Numa , mais beaucoup plus tard , C/ fri étoit pas generale. d’Hor-
Lucain supose que Marcia , se trouvant veuve . lern enttenfius, fut trouver Caton pour le suplier très-huin ^de la reprendre. Elle lui déclara qu’aiant pane ^ f cm . ’voir des enfans, elle ne lui demandoit que le ”° I ^- oU ] ia itoitme, quelle vivroit dans la continence , st u f, j es fatiguesseulement dc partager avec lui les embarras St épo-que la malheureuse situation des a faires généra gèrentsoit. Lucain ajoûte qi e ces paroles de Mater aU
Caton, St qu’encore que le tems ne fût pom . ^ vraimariage, il lui accorda ce qu’elle lui demandoit. f an s
que toutes les cérémonies nuptiales furent supri ] a
en excepter celle qui passe pour la principale, F ^n-
Sc de Numa,/>«£.362,363, Eda. dc íW/<Md<.[p4”.35)í.AsM 0 .m
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