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S P I* T A L.
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(*) Tasquier,Lettr. Livr.XXII,
fag. 7 5 * d»II T «me.
(b) La Plan-che, Hist. deFrançois II,fag. m, 22!.
(«) D onncauMais de MaiIJ60.
cesse Marguerite sœur du Roi Henri II, aiant été apannagée du Duché de Berri, le choisit pourson Chancelier (a). II continua d’avoir auprès d’elle la même charge en Italie après qu’elle eutépousé le Duc de Savoie, 8c il étoit à Nice lors qu’on l’éleva à la dignité de Chancelier deFrance fous le Régné de François II l’an ifóo (b). On a cru que les Guises lui procurèrent cetemploi, ôc qu’iìs ne le firent que parce qu’ils se figurèrent que leur aiant de l’obîigation (L ), dferoit tour ce qu’ils fouhaiteroient. Ils se trompèrent ; car il se proposa peur Maxime le biendu Roiaume, & les véritables intérêts du Roi son Maître. II est vrai qu’il fut contraint de seservir de détours (C) ; car s’il eût voulu s’oposer ouvertement aux desseins de Mrs. de Guise, dse fût mis hors d’état de remédier aux confusions de la France. II salut donc qu’d nageât entredeux eaux, Sc par ce ménagement il détourna quelques - unes des tempêtes qui ménaçoient seRoiaume, il en retarda quelques autres, & il trouva les moiens de rendre de bons services à sapatrie autant que la malheureuse condition du tems le pouvoit permettre. II empêcha entre au-tres choses l’introduétion de l’Inquisition, en consentant à un Edit ( c ) beaucoup plus sévère con-tre les Protestans qu'd ne l’eût voulu (D). Ce fut celui de Romorantin. II ne faut point douter
que
(s) Notez.
«jH-'on setrompe efuetntau tems dansle Dictio-naiie deMoieri, où.
F on assureejit'il fut Con-seiller ateParlement deParis en1524, & «juefa Charge deChancelier dela PrincesseMargueritefut postérieu-re à toutesles autres hor-mis celle deChancelier «lef rance,
(«) Thevet,Eloges,Tom. VIIyí“g- 371.
(7) Testam.de l’Hospi-tal, tiré parColomiés,Biblioth.Choisie,t“g. SS.
(í) Belca-lius, Libr.XXVIII,nttm. s 7.
(9) Varillas,Histoire del’Hérésie ,Livr. XXIt,pao. m. 170Edit. deHollande. IIa pris cela de
Beaucaire,Livre
XXVIII,num. 5 7.
{10) Hist. deFrançois II,fag. m. 194,.
fit) Teis-íìer, Addit.aux Elog.Tom. I,
P“t. Z!>«,Edit. de16»S.
(r 2 ) Là-sete-ene, Tom. U,pat. 413 ,Edit. de1683.
(33) EaPlanche,
FV- m. rrîHist. de
François II.
(14) M la
Hemarij. (/).
415) Thna-nus, Libr.
X X IV,fub fi*.
le Cardinal de Granàmont de Vavancer k plus grands f fiatsau pays , il fut frustré en mesme tems de l'esperance , qu il avoitd'une part ex d'autre: car l’Estât d'Auditeur fut donné k unautre , ex la mort, qui surprit le Cardinal de Grandmont,le re-cula de l'esperance, qui l’avoit ramené 'en France. Estant ainfientrepris il fe mit k suivre le Palais , ou il ri eut pas demeurétrois ans, qu il prit k femme Marie Morin, fille du LieutenantCriminel Morin, qui eut pour douaire un Estât de Conseiller deParlement (5), lequel il exerça environ neuf ans, puis fut en-voyé Ambassadeur k Boulogne pour le Roy Henry, où le Conseiluniversel de tous les Evesques avoit été étably b publié pourquelque reformation. Thevet ajoûte qû’il fut ensuite Chan-celier de la Duchesse de Berri, 8c puis chef ex surintendantdes finances du Roy en fa Chambre dès comptes, ex âpres lamort du Roy Henry esteu du privé Conseil (6). Notez queson pere, après la mort du Connétable, suivit quelque temsla Cour de l'Empereur Charles-Quint (7), 8c puis s’étantattaché au service de la sœur de son prémier Maitre Renéede Bourbon femme d’Antoine Duc de Lorraine, il y paíîatout le reste de sa vie ( 8 ). On le fait fils d’un homme quiétoit né, avoit tousjours vécu, c? estait mort Juif dans la vil-le d'Avignon (9). Mr. Varillas, dont Remprunte ces paro-les , dit ailleurs (to) que le pere de Michel de l’Hospitalétoit Juif. II est fort sujet à ces sortes de brouilleries. Monfr.Teiffier assûre que Mr. de Mezerai raporte que le pere duChancelier étoit fils d’un Médecin de la Reine de Navarrefemme dé Antoine de Bourbon (n). II cite (12.) la page1156 du II Tome de l’Histoire de France de Mezerai. Je netrouve rien concernant le Chancelier de l’Hospital dans le
II Tome de cet Auteur, je voi seulement à la page 21 du
III Tome qu’il étoit fils du Médecin de Renée de Bourbon,femme d'Antoine de Lorraine.
(L) On a cru que les Guises lui procurèrent cet emploi , . . .parce qu ils fe figurèrent que leur aiant de Vobligation.'] LouisRégnier Sieur de la Planche raconte qu’après la mort duChancelier Olivier ils firent ofrir fa charge k MorvilliersConseiller au privé Conseil, ex Evesque d'Orléans .... Ser-viteur tres-affettionné de leur Maison, 8c qu'ils s'aidèrent fortaccortement de son refus. „ Car estimans pouvoir mieux„ jouir de Michel de l’Hospital, nourri, avancé, 8e fait„ de leur main, ils prirent Morvilliers au mot, 8e envoyé-„ rent quérir l’autre à Nice, où il estoit Chancelier de la», Duchesse de Savoye. On fit donc entendre à Madame„ de Savoye que pour la gratifier , le Roy prenoit son,, Chancelier pour luy ( 13 ) ”. Mais d’autres Historiens di-sent que la Reine mere fut le véritable auteur de ce choix,poussée à cela par la Duchesse de Mompensier qui se pro-posoit de mettre un obstacle à l’ambition de Mrs. de Guise.Voiez l’Article Longvic (14). Monfr. de Thon (15)ajoûte que lors qu’ils aquiefcérent à ce choix l’afaire étoitdéja toute conclue, 8c que Catherine de Medicis fit savoirà Mr. de l’Hospital que ce n’étoit pas à leur recommanda-tion , mais à la sienne, que le Roi l’avoit honoré de cettecharge, & qu’ainfi elle espéroit de le voir plus attaché auxintérêts de son Prince, 8c à ceux de la Reine sa mere, qu’àceux de cette Famille dont l’ambition étoit détestée de toutle monde. Le même Historien remarque qu’il fut plus aiséà la Reine mere de réussir, parce que Monfr. de l’Hospitalétoit fort bien dans l’esprit du Cardinal de Lorraine. No-tez que Mr. Teiffier se trompe quand il dit sous la citationdu XXIV Livre de Mr. de Thon, que Catherine de Medi-cis obligea Henri II de faire Michel de /’Hôpital Chancelier deErance ( 16). II faloit dire François II.
(C) ll fut contraint de fe servir d» détours.] Servonsnous encore du Sieur de la Planche pour le Commentairede ce Texte. „ Quant au Chancelier de l’Hospital, peu de„ gens fe relìouïssoyent au commencement de le voir ellevé„ en ceste dignité, ayant esté si familier du Cardinal (17);
,, en forte que l’on tenoit qu’il n’oseroit luy contredire en„ rien, ayant eu tant de faveurs 8c avancemens de ceste„ part. Mais tout ainsi qu’il conoissoit le naturel de ceux,, de Guise , pour les avoir de longue main pratiquez :
„ aussi eut-il ceste prudence de prévenir leurs aguets dex-» trement, fi non comme il devoir, à tout le moins com-» me il pouvoit , selon la malice du temps , rabatant de„ leurs plus furieux coups avec une industrie singulière.
(1 6) Teiflîei» Addit. aux Eloges , T«m. 1, pag. m . , 9 «. (,7) Mr. de Thou ,
Libr. XII/. subfi»- P*g- m - - 7 », «bserve ester Michel de PHesphal , Président en UChambre des Cemftesl an I 5 J 4 , f ver,fa te dessein da Cardinal de Ltrraint de rendre se-piestre te PtrLrnm: dt Pans.
„ Car s’estant proposé si tost qu’il eut esté establi en sa char-„ ge, de cheminer droict en homme politique, 8e de ne„ favoriser ny aux uns ny aux autres, ains de servir au„ Roy 8c à sa patrie, il luy faloit user de merveilleux stra-„ tagemes pour contenir les Lorrains en leurs bornes. Ce„ qu’il vouloir toutesfois exécuter en telle forte, qu’ils ne„ se périssent appercevoir qu’il les voulust en rien contre-„ dire ni leur desplaire , sachant bien que s’ils apprehen-„ doyent une fois ceste opinion de luy, il ne pourroit rien,, faire qui valust. Voilà comme avec grande dissimula-„ tion beaucoup de choses passoyent par ses mains , q ue„ l’on jugeoit tresperilleuses. Ce neantmoins il en donnoit», entre deux vertes une meure, donnant espérance à ceux„ qui aimoient le public , que tout tourneroit finalement», en bien, pourveu qu’on le laissast faire. Peu de gens en-„ tendoyent son intention : mais le temps fit conoistre qu’il„ avoit embraíîé le service de son Roy, 8c le salut du Peu-„ pie, tout autrement qu’on n’avoit cuidé. Et à vray di-„ re, on ne sauroit asiez suffisamment descrire la prudence„ dont il usoit. Car pour certain, encores que s’il eust pris„ un plus court chemin pour s’oposer virilement au mal, st„ feroit plus à louer, 8c Dieu , peut estre, eust beny à„ constance: si est-ce qu’autant qu’on en peut juger, luy„ seul par ses modérez deportemens a esté l’instrument du-», quel Dieu s’est servi pour retenir plusieurs flots impe-„ tueux, où fuflent submergez tous les François. Et néant-„ moins les apparences exterieures paroissoyent au contraire.„ Bref, quand on luy remonstroít quelque playe prochaine,„ il avoit touíiours ce mot à la bouche, Patience, patien-„ ce, tout ira bien (18) ".
(D) ll empêcha . . . l’introduclim de l’Inquisition , enconsentant k un Edit beaucoup plus févére contre les Protestantqu il ne l’eût voulu.] Voici la fuite de la narration du Sieurde la Planche (19). Pour le faire court, quand il fut q ues 'tton d’expédier l’édit dt l’Inquifition d’Espagne, sachant queceux du Conseil privé ex des Parlemens l’avoyent accordée , c fneantmoins il modéra le tout par un édit exprès, ex en renditfi vives raisons, que ceux de Guyfe mesmes qui l’avoyent peu f ‘chajfee , furtnt de son avis , ex le firent trouver bon k l hfi a sgnol, qui defiroit bien la France estre rengee ex compajfet àmode. Cecy advint au mois de May , en la ville de RotnoruU'tin. Aujfi fut toufiours depuis ceft édit appelé l’édit de Romsrantin. Mr. Varillas observe (20) qu ’une conduite fi modt reldéplut aux Calvinistes , ex ne satisfit pas les Catholiques. Ef sCalvinistes fe formalisèrent qu on leur eût donné leurs Parttetex leurs ennemis irréconciliables pour Juges (fil) ,ex los Cut" 0 ^liques soupçonneront dés lors le Chancelier d’estre de lale Religion. ... Ils lui reprochèrent de n aller plus k lu xf ífeque par maniéré d’acquit ; ex tournèrent en Proverbe lu Mejjdu Chancelier , pour exprimer celle où l’on n’allott que Pi 1obéir au Roy. La Maison de Guise n eut pas de meill eur5 , J e (timens pour ce Magistrat, ex fe repentit d’avoir contribuela Ducheste de Savoye k savoir fait ce qu’il estoit. Elle s‘st 1gina que cet habile Politique cherchait k fe tirer de su t * e P C ntdance , en formant à la Cour un tiers Party avec luMere ^, qui tint les deux autres tellement en balance , quene pût supplanter f autre. Cela me fait souvenir de ce “st ^ge de Brantôme (22) : On le tenoit Huguenot , quoy q 1 *last k la Messe, mais on difoit k la Cour, Dieu nous gurla Messe de Monsteur de l’Hospital. f rn _
C’est le destin ordinaire de ceux qui cherchent un .pérament entre les prétentions de deux Partis oposez - ^ne contentent ni l’un ni l’autre. Mais cet inconvenien ^quelquefois un moindre mal que ne le feroit de sstC .moder à la passion de l’un des Partis, 8c il y a bien de^^ ^jonctures où le plus grand bien que l’on puisse faiteséparer les désavantagés afin que chacun y ait fa P ar • ,tre Chancelier eût tout gâté, s’il eût entrepris dat>contenter pleinement les ennemis de Mrs. de Guiie. u j 0 ítété s’aller briser contre un rocher. La prudencequ’il n’attaquât que de biais Cette faction : elle avoien pouppe, il ne faloit donc pas gouverner c ? ntr ^- t p ]uslà. Je croi que beaucoup de Calvinistes, qui av , , to û-
de zèle que de conoissance du monde , condamn ^ fe
jours la conduite de ce Chancelier. ^Ps^voulomnt^q ^^,
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déclarât hautement 8c fortement le ^recteur de sujtcfe; mais eút-il pu conserver son ?°Ke tto-s mois de ]as’il ne se fût pas ménagé ? 11 compri |i c dont
meilleure maniéré de s’oposer a la tump t t des
Plutarque fait mention en parlant du Gouie - p.épu-