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Tome second. C - I.
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H O S P I T A l;

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v , -ì « îl n’eût orocuré une pleine tolérance a ceux <îe la

que Z'il eût été le maître de ces âo - , tre3 . a slÛrément l’une des causes qui changèrent

Religion. Ses bons offices fcfa>*£"nge “c nt fne fi no„bl= que 1s seconde année deen leur faveur la dispofit.on des esprit & ue contre eux dans le Conseil qui exatm-

son ministère il y eut presque autant P pour lui demander l’exercice libre de leur Re-

na la Requête qu ils presenterent au R ^ ^ ^ ^strictions de l’Edit du mois de Juillet

ligion. Son influence ne fut pas moins nhfprver (e) L’Edit de Janvier qu us ob-

iysii (</), Sedans la liberté qu’ds eurent ? c . or ceC Edit leur permettok les Assemblées

tinrent quelque tems après fut sansdoute ^ S des maux de l’Etat; tous les mal-

pubhques, & bien d’autres Privilèges ^ pen dant plus de trente années naquirent de 1 in-

heurs épouvantables qui afligerent le ^calamker; il salut prendre le meme remede, &

fraction de cet Edit; & âpres toutes oes i»f , Nantes, qui étoít beaucoup plus avantageux

avec une plus forte dose. il Mut ^ordei l Ed^de ^ ^ ^ Obtenir. Mais

a l’Eglile Reformée , que celui que le « * autant de risque quand on accorda s Edit de

j’avouc aussi que la Religion Romaine ne o P ^ obstacles qu’il lui salut vaincre neNantes, que quand il rit faire 1 Edit de Janv f ' ceflevent

(d) Ces res-trictions de -p Cl:soient nuitCatholiqueszelez. Voi/z.la Rem. (£)itérs la fin.

(c) VoieX. I*Hemarq. (f)Citation (3 3) j

(r;) îlu-taich. mPhocioac

rnn. Je mefers de laVersion d’A.-miot.

Ciceio,Orat. proïlanci o,Cap.XX XI X,P'\Z. m. 61 p.Vain. auffiEpist. IXíibri / ad

EamìUar.

m. 56.

{ts) Tacit.Annal.Lilrr. 1 v,t-»?. XX.

(r6) ras-q«>ci, Lettr.idvr. IV,P*ì- t 96 dxJ Terne.

Républiques. „ Tout ainsi comme les Mathématiciens di-» sent que le Soleil ne suit point totalement le cours du„ Firmament, ny aussi n’a pas son mouvement du tout77 opolìte ne contraire, ains en biaisant un peu Sc chemi-77 nant par une voye oblique , fait une ligne torse , qui77 n’est point trop violentement roide, ains va tournoyant77 tout doucement, 8c par son obliquité est cause de la con-77 servation de toutes choses, maintenant le monde en tres-77 bonne température. Auffi en matière de gouvernement77 dune chose publique, la trop roide sévérité de contre-77 venir à tout propos Sc en toutes choses à la volonté du77 Peuple est trop dure Sc trop rude : comme auffi la facilite77 de se laisser tirer à l’erreur de ceux qui saillent, pource77 qu’ils voyent le peuple affectionné Sc enclin en celle part:

77 est un précipice fort glissant 8c tres dangereux. Mais la77 voye du milieu, de ceder aucunefois au gré du Peuple77 pour le faire obeyr ailleurs, Sc de luy octroyer une chose77 plaisante, pour luy en demander une utile, est un moyen77 salutaire pour bien régir Sc gouverner les hommes, les—77 guels se laissent à la fin conduire doucement 8c utilement77 a executer beaucoup de bonnes choses, quand on ne les77 veut pas avoir én tout 8c par tout de haute lucte , ny77 par une violente 8c seigneuriale autorité (2.3) ”. NotreChancelier n’ignoroit pas Ce que Cicéron observe que lesPolitiques doivent imiter ceux qui naviguent. An , cum vi-dent» navem secundis vernis curfum tenentem fuum, ft nonen eum petat portum , quem ego aliquando probavt , sed aliumnon minus iutum atque tranquìllum , cum tempeftate pugnempericulosè potius , quàm illï sainte prasertïm propojita obtempe-rem c r paream ? neque enim inconjlantts puto sententiatn tan-quam aliquod navigium , atque cursum ex Reipub, tempeftatemoderari (14). Quoi qu’il n’ait pas eu le bonheur de ceLepidus qui se maintint dans les bonnes grâces de Tibereen gardant un juste milieu entre les basses flateries Sc une

„ Edict, 8c dient que ceux de la religion nouvelle ou pre-„ tendue reformee ne pouvans estre recherchez en leurs„ maisons, c’est en bon langage rendre le premier article de„ l’Edìt illusoire, 8c neantmoins les affranchir de la puissance„ du Magistrat : qui leur donnera puis âpres occasion de vou-„ loir secouer tout à fait le joug de leur teste (15) ”.

( F ) L’Eglise Romaine ne couroìt pas tant de risque ....que quand il fit faire l’Edit de Janvier.'] 11 ne tint qu’à peude chose que ceux de là Religion ne gagnassent le hautbout au commencement du Régné de Charles neuvieme;8c s’ils l’eussent gagné, Dieu lait ce que scroit devenue laReligion qui avoit été leur persécutrice sous les trois Rè-gnes précédens. Si 1 e Roi de Navarre 5 qui s'étoit déclaréhautement pour eux, avoit eu la force de con o lire le pa-neau que l’autre Parti lui tendit, il seroit demeuré fermedans leur Communion. Il n’en faloit pas davantage pourleur procurer la victoire ; car il possédoit la Lieutenancegénérale du Roiaume, 8c il n’eût pas été difficile alors defaire embrasser la profession de l’Eglise Réformée à Cathe-rine de Medicis (30). Mais il se laissa tromper par des espé-rances chimériques, il n’eut pas assez d’esprit pour reconoîtrela grossièreté du piege: il prit l’île de Sardaigne, pais de ban-nissement, païs malheureux 8c disgracié (31) ; il la prit, dis-je, tant il conoifloit la carte, pour l’une de ces Iles fortu-nées dont les fables font mention. Trompé íi groffiére-

(isj Pa 3 -quiei, Lettr,Livr. IV*Tom . /,ptg. i5>r.

ment par ces artifices des Espagnols, 8c du Cardinal Légat,il abandonna les Réformez (31) ; 8c voilà à quoi il tint,à bien peu de chose par conséquent, qu’ils 11e devinssentles maîtres. Je m’en vais citer un Passage qui nous apren-dra le crédit qu’ils eurent en fa faveur dans les Etats d'Or-léans, Sc la liberté dont ils jouirent fous fa protection. Ils Anna ]s’assemblérent publiquement dans la capitale même du cibr. ìi, cafiRoiaume avant qu’il y eût des Edits qui le leur permissent. LxxxrfMais il faut noter que la Régente Catherine de Medicis

(30) Volez ÍÀTiemarq* (B)de PuArtideSOUEISE ,(Jeanôcc.)

($1) Volez, ci*dessus la,

mxrcjue (G)de leArìide

C H A T Et

( Tanne-gui du ) ;

& Tacite»

trop grande raideur, il est digne des éloges que Tacite a ctoit d’accord fur cela avec le Roi de Navarre («).

cu -1 rìf» inc»tÌF*rf»r W«/»/r aan 7 otvtAuwi. tftnhfirtln/e / -* <\ f ____: _ _. -__ , ' '

(azl Lít-mt-r»e,p a g. ,97.

Q») l’est-à-" e > 561 .

d,r

exprimez de cette matière: Hune ego Lepidum, tcmportbusillis , gravem QV fapientem virum fuisse comperio. Nam plera-que ab sévis aiulationibus al 'torum , in melìus flexìt : neque ta-men temperamentì egebat , cum aquabili auHorìtate zv grattaapud Tìberium vìguerìt. Unde dubitare cogor, fato zjy fortenafeendi , ut cetera , ita prìncipum inclinatio in hos , offenfio inillos: an fit aliquid in nostris conflits, liceatque inter abrupt amcontumaciam , déformé obfequium ,pergere iter ambiftone acfericulis vaettum (15)-

(E) Il y eut presque autant de voix pour ceux de la Religionque contre eux dans le Conseil qui examina la Requete qu ilsprésentèrent au Roi.] Cette particularité me semble curieu-se , 8c je m’imagine qu’on ne sera pas fâché d’en trouver iciles tenans 8c aboutissans. Je me fers d’un Commentairequ’un Ecrivain Catholique me fournit (16). „ Les Hu-„ guenots ont présenté Requeste au Roy, à fin qu’il leur fust„ permis faire une Eglise separee de la nostre. Le Roy a„ renvoyé cesse Requeste au Parlement pour avec les Sei-„ gneurs de son Conseil y a d viser. Là il a esté opiné fort„ librement d'une part 8c d’autre. Les uns pour le party„ Catholic, les autres pour ceux de la Religion. Le Ca-,, tliolic a emporté le dessus de trois voix, estant fa refo-„ lution qu’il falloit ou suivre l’Eglise Romaine comme nos„ ancestres, ou vuider le Royaume avec permission de„ vendre ses biens. Quand c’est. venu à la rellection des,, voix, le murmure n’a pas esté petit: par ce que les au-„ tre s íoustenoyent qu’en matière de telle importance ,

„ n’estoit pas la raison qu’à l’apetit de trois voix toute la„ France entrast en combustion. Comme estant ce ban-„ nissement impossible à executer, 8c au surplus que de-„ meurans dans la France, de les réduire à la religion Ro-maine contre leur conscience , il y avoit en cecy tres-„ grande absurdité qui valloit autant qu’une impossibilité.„ L’Admirai 8c quelques autres Seigneurs ne s’en peuvent7, taire. Monsieur de Guise à l’opposite, bien que le temps„ semble combatte contre son intention , déclara haut 8c,, clair q ue puis qu’ìl avoit esté ainsi conclud , il falloit-> Passer par cesse détermination , 8c que son espee ne77 tiendoit jamais au fourreau quand il seroit question de7, faire sortir effect à cest arresté. Les choses en ceít estrif

" se sont Passées fans conclusion.( 17 ) Depuis pour

” Ç on sonter les uns 8c les autres par forme de neutralité," 1 ? n a f ait publier un Edict au mois de Juillet der^" mer ... Les frans Catholics se plaignent de cest

paz. 67°, &Beaucaìre,Uht.XXlXi

nu m. 34 ,pag. S66.

(34) Fas-quier, Lcttíj

(|2) Vois z. t*-- - \ j j r 'Rcmarq. (L)

„ (34) Le s Huguenots.avoient toute leur con- de l’^nkte

„ fiance fur ce Roy (3;), comme fur celuy qu’ils avoyent Henri iv.„ porté fur les espaules , 8c entre les mains duquel ils , J} , Voici ^

„ avoyent faict tomber le gouvernement de la France par Beze, Hìst.

„ leurs brigues 8c menees en l’assemblee des trois Estats. des Eglises i„ Et de faict en recognoissance de ce, il avoit permis par Uvv - iV ,

,, une connivence bien grande que les presches fussent faits„ à huis ouvert, non seulement dans Paris, ains dans la„ Cour mesme du Roy à sainct Germain en Laye. Auffi„ estoit-il fort malaisé qu’il se maintint en sa grandeur,

„ stnon par le moyen de ceux lesquels au réciproque avoient„ à se soustenir par l’apuy 5 c faveur de luy-mesme. T ou- q U icr, net:

„ tesfois changeant de propos il fut le premier outil par le- Uor. 1 v,

„ quel les Catholics s’armèrent encoritfe les autres. Mais 218 dt*,, par ce que ce font lettres closes à plusieurs , 8c que 1 Tamt -„ peut estre n’avez entendu 'comme ces p tactiques sc (zQc'-î? Z-„ font menees, sçachez que le Pape voyant le remuement dire te foi de„ de mesnage qui se faifoit entre nous , a envoyé Mon- Revarre,

„ sieur le Cardinal de Ferrare, oncle de Madame de Gui-

„ se, Légat en France, avec tres-amples facultez..

„ (36) Auffi avons nous par deça le Seigneur de Charan-„ tonneau fils du feu Chancelier Granvelle. Cestuy Am-„ bassadeur du Roy Philippe est, ainsi que l’on dict, gai-„ gné par quelques grands Princes des nostres, ausquels ne„ plaifoit cette diversité de religions. Luy, suivant la ca-„ pitulation prise entr’eux, se transporte trois ou quatrefois en habillement desguisé par devers le Roy de Na-„ varre: l'asseurant de la part de son maistre, que là oìi

îì v/VirltAib Avn. 1 - —-- • -

,» 11

(36) Fas-quier, Letct;Tom. I,

P“g. aïs.

_ — - —iiiuuut j 1 A ULI

voudroit prendre la protection de l’Eglise Romaine,„ il luy rendrait son Royaume de Navarre j ou bien l’é-„ qui valent en assiette de pars souverains, auffi riches 8 é„ plantureux. Cesse tresme commençant d’estre tissue ,„ se Légat se met auffi de la partie, luy promettant de la„ part du S. Siégé le Comté de Venìsse , 8c encores luy„ moyenner envers 1 e Roy Catholic le pais de Sardaigne„ que le Pape érigerait en Royaume là 8e au cas qu’il ne„ luy voulust rendre le pais Navarrois. On dit qu’à tou-„ tes ces promesses Monsieur le Connestable 8e Mareschal

„ de S. André tenoyent la main pour les luy faire souster„ Que cela soit véritable comme l’Evangile, ie ne snksi osé de le vous mander. Mais tant y a que le brnict» commun estoit tel (37) Bien vous pvíis-je dire qu’en" ™ estant on a veu bc son visage 8e sa volonté s’estre es-» âges a 1 endroit des Huguenots. Car il défendit auxïiìii z ' „ Minis-

(37) Ce brait

commun éiw*

vtfixodilt ì lesHistoriens leffplus exafts ci-conviennent^