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pour inspirer un esprit de tolérance, le rendirent fort suspect: aux Catholiques, & fort odieux àla Cour de Rome ( H) s St parce qu’il dissuadoit éternellement la guerre civile, on l’empêcha
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( 46 ) îas-quicr, Leur.Livr. 1 v ,Tarn. /,ni ír
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» atheïsme, en leur permettant de ne fréquenter les Eglises„ Catholiques, & neantmoins leur tonifiant 1 exercice de„ leur religion. Parquoy pour obvier à tous ces defaux u9 » avoir esté trouvé boa d'dtablir en France deux Eglises,
„ jusques à ce que Dieu nous eust réunis en mefmes vo-„ lontez; & qu’ainii a volt esté autrefois practiqué par Ga-,, lere Maximian & Constance Empereurs , pour compo-„ fer les divistons qui elìoyent entre les Chrétiens & Eth-„ niques, leur remontant & priant de caller la voile à lanécessité présenté ; bries de tolerer ce scandale pour évi-„ ter un plus grand : & que si en cecy on failloit, c’estoit„ à l imitation des nations circonvoisines, lesquelles en pa-„ relise nécessité avoyent esté contraintes de taire le sem--- blâble. Ceste response raportee au Parlement , & les„ Chambres derechef assemblées, on ne change toutesfois» d’advis (46) Cette résistance du Parlement troubla laCour, & l’on y examina de nouveau avec quelques Dé-putez de Paris ce que l'on feroit ( 47 ). La pluralité desvoix emporta que l’Edit seroit maintenu, Et a esté commisle Prince de la Roche-fur-yon pour le faire publier au Parle-ment, avec commandement exprès que là oie l'on seroit refu-sant ou délayant de ce faire , il le feroit publier fans forme ju-diciaire, assisté seulement de quelques particuliers Conseillerstels qu il pourroit choisir. Ceste commission efioit violente: maisluy sage Prince l'a executée fort doucement, remontrant quel’intention du, Roy efioit fondée fur la nécessité du temps; quela Cour de Parlement pouvoit bien cognoiflre ce qui Je pafjòitdevant ses yeux en une ville de Paris, mais n efioit informtedes plaintes qui venoyent de toutes pars du Royaume journelle-ment aux auredles du Roy CT de son Conseil, la priant d ad-viser sommairement ZT fans aucun long discours du Ouy ou duEtenny qu elle avoit à refpondre. Sur cela il a efié par communaccord advifé que tous ceux qui avoyent assisté au Conseilde Sainâí Germain auroyent voix deltberatìve en ce fait cycomme les autres : tellement qu en fin il a esté ordonné que l'E-dicl pajferoit. Vray qu en ïexécution ils ont bien monstre quec estait par un consentement forcé. Parce que le Vendredyvingt fìxiejme de Mars, jour extraordinaire de plaidoyerie, ila esté émologué avec toutes les démonstrations de contraintes.
T> autant qu avec l'Edibl ont esté aujst publiees toutes lesjujfionsdu Roy. Ce que l'on n a pas appris de faire en telles publica-tions. D’avantage le Procureur général n a rien requis publi-quement , ains déclaré qu il avoit baillé ses conclusions par ts-crit. Au moyen dequoy il a esté ordonné par la Cour que furle reply des lettres il feroit mis quelles avoyent efié leués, pu-bliees , ZT enregtstrees, oiiy le Procureur général du Roy , Jans. approbation toutesfois de la nouvelle Religion, le tout par ma-niéré de provision, ZT jusques à ce que par le Roy en eust efiéautrement ordonné. Ainfi s’est pajjé ce ft Edìtl dans Paris (48).(49) Dans la Ceci a quelque connexité avec l’Histoire de Mr. de l’Hospí-\em. (d), tal, 8c contient des circonstances si particulières, & que l’onCitât. (ioj. ne tr0U ve point avec ces détails dans l’Hìstoire générale,qu’onaura quelque sujet de me savoir gré de les avoir raportées.
(if) Ses Harangues . ... le rendirent fuspeSl aux Catholi-ques, c? fort odieux à la Cour de Rome. j Nous avons vu ci-dessus (49) dans un Passage de Varilks, ce que l’on difoiten France par raillerie de la Messe du Chancelier. Beau-caire de Peguillon , en parlant de l’Assemblée de St. Ger-main (50), ôc en raportant le sommaire de la Harangueque le Chancelier de l’Hospital y prononça , observe quece premier Magistrat servoit d’exemple aux Juges qui favo-rifoient les Sectaires, & n’aimoit que les Calvinistes. Dein-de Regios ministros quijuri dicundo pr&fimt ZT Regia ediélanon fatis accurate exequuti funt, excusât : inter quos Me mé-rita accufatus est, qui Mis exemplo erat, CT nullos, nifi Cal-vtnianos in oculis habebat : quïque pr&clara hac oratïone, c 7multìs alììs perverfis machinìs ad condendum fatis celebratumpoftea fuum Januarït fequentis editium viam praparavit ( SI ).Cet Historien a l’audace de qualifier Athée ce grand homme:voici ce qu’il dit quand il remarque que 1 c Cardinal de Lor-raine lui procura la dignité de Chancelier. Intérim OlivarioCancellarto vtta funâlo Cardtnalis Eotharingus pr&ter domefti-corum fuorum omnium ac jamiliarium fententiam , ut Mi-cha'él Hofpitalis homo quidem doftusjed nullìus Religionis,autut vert dicam , in ejus locum furrogaretur, ejfecit (51).On dit ailleurs (53) quelque chose touchant cette Accusation.Odoric Raynaldus a renouvelle ce cruel reproche, & s’estservi des mêmes termes que Beaucaire. C’est dans l’en-droit où il parle dune certaine entreprise du Président duFerrier de laquelle j’ai fait mention ci-dessus (54). Monsr.Cousin s’est fâché comme il faloit de cette injustice, & <secet emportement de Raynaldus, 8c a raporté un beau Pas-sage de la Lettre que le Chancelier de l’Hospital écrivit àPie IV, le 2.9 ( 3 e Septembre 1561 (55). Fra Paolo (j6)nous a prend que ce Pape trouvoit hérétique en plusieurs chefsla Harangue que ce Chancelier avoit faite au Colloque dePoiflì. 11 ajoute que le même Pape menapoit même de lefaire citer à i Inquisition , & que la Cour de Rome, ou il s’é-toit répandu des copies de ce discours parloit tres-mal de cepersonnage , ZT conjebluroit, que tous les Ministres du Roiau-me avoient les mêmes sentiment pour elle: N í’ Ambassadeurde Rrance avoit fort à faire à fe défendre. Notez que Pie IV,ainnt résolu de donner au Roi de France cent mille écusen pur don, & d e ] u [ en prêter autant, voulut stipuler en-tre autres choses que le Chancelier, l’Evêque de Valence, zrquelques autres qu'tl nommemt , fujfent emprisonnez (57).
(48) 1.4-«-me.
(50) T dune€,t i5<ír.
(jï) Belcar.tiby.XXlX,
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Raportons ici un Passage de la Lettre que le Cardinal LégatHippolyte d’Est écrivit au Pape le 14 de Juin i;6z. Elleest datee du Bois de Vincennes. " Ce n'est pas entre au-„ tres difficultez une des moindres d'esloigner de la Cour,
„ le Chancelier, & quantité d’autres Personnes qualifiées,
„ comme V. Sainteté le désiré. Car elle met cn ce nom-„ bre, & les Hérétiques, & ceux qui font suspects d’Here-„ lie. Mais s’il falloir chasser de la Cour tous ces derniers,
„ elle seroit déserté fans doute , ces nouvelles opinions„ ayant délia fait une telle impression dans les esprits des„ Courtisans , qu’il s’en trouve peu > qui n en ayent du
„ moins une legere teinture.Mais pour revenir aux
„ plus remuans de la Cour, V. Sainteté n ignore pas, com-„ bien il a esté mal-aisé d’en efloigner ceux de Chaítillon.
„ . . . . Mais quant à I.i retraite qu’on désiré que le Chan-,* celier fasse (*) , c’est tout une autre chose: Car outre” qu’il est dans une dignité qui ne luy permet pas de s’es-„ soigner de la Cour, que pour des causes très-importan-” tes , on ne peut encore , ny le priver de fa Charge ,
,, que par l'ordre exprès du Roy, ou pour quelque grande„ faute , s’il l’a commise ; ny dire non plus avec raison„ qu’il ait mérité la mort, si l’on ne le monstre par des„ preuves indubitables. Or est-il que de penser mettre ce-„ lui-cy en action pour luy faire son procez, c’est une clio-„ se qui ne se peut, fans y employer beaucoup de temps.
„ Avec cela , cette action qu’on intenteroit contre luy„ seroit fans doute fort mal fondée, puis qu’on le volt or-„ dinairement aller à la Messe, íe confesser & communier,
„ si bien qu’on ne le lçauroit convaincre apparamment de„ n’estre pas Catholique ( 58 ) ”. La Lettre qu’il écrivitle lendemain au Cardinal Borromée témoigne que Catherinede Medicis ne prit point en bonne part la proposition d’é-loigner certaines personnes, Lc quelle se fâcha encore plusqu auparavant lors qu’il lui nomma particulièrement le Chan-celier suivant l'ordre exprès qu il en avoit de Fie IV (59).
D oit paroit que Mr. Varillas s’est fort trompé , sors qu’ila dit, que les Triumvirs obligèrent Mr. de l’Hospital â seretirer, & que 1 a Reine leur en fit un sacrifice (60). IIveut que cette prétendue retraite ait precedé la Déclarationdu 7 d’Avril 1561, & quelle ait duré pendant toute la pré-miere guerre (61 ). Cela est démenti, tant par le silence desautres Historiens, que par les Lettres du Légat datées du15 de Juin, Lc du 8 de Juillet 1562 (62).
On n’avoit pas tort de croire que Monfr. de l’Hospitalaprouvoit au fond de lame la doctrine des Réformez. Ca-therine de Medicis ne mentoit point dans tout le Discoursque Mr. de Mezeraì raporte. ” Elle appliqua toutes ses ma-„ chines pour laper le crédit qu’il avoit acquis dans l'esprit„ du jeune Roy; auquel elle faisoit dire par ses affidez ,
„ Qu’assurement il estoit fauteur des Hérétiques ; Que fa„ femme, fa fille, son gendre, & toute fa famille estant„ de cette Religion, il n’y avoit point de doute qu’il n’en„ fust aussi dans son ame, 8c qu’il r.’y avoit que k crainte„ de perdre fa Charge qui l’empefchoit de professer publi-„ quement le Calvinisme. Partant, comme les ennemis,, couverts sont bien plus dangereux que les découverts ,
„ il faloit bien plus fe donner de garde de luy que de l’Ad--, mirai; 8c que S. M. ne devoir plus souffrir qu’il empoi-„ sonnast tout son Conseil par ces belles Maximes de paix,
» sous lesquelles, comme fous k peau d’un serpent bigar--, tée des couleurs les plus agréables à la verse, estoit ca-„ ché un venin très-pernicieux , Lc qui en skiant causoit-, k mort (63) ’’. Elle n’avoit pas raison de dire que Mr.de l’Hospital fût un ennemi dangereux ; car s’il favorifoitles Protestans, ce n’étoit point par des ruses déloiales, maispar les Maximes les plus conformes au bien de l’Etat, 8cau service du Roi. L’integrité de ses moeurs, son expérienceZT fa sagesse pour la conduite des affaires furent reconnues detout le monde: tomme aussi son affection incorruptible au biende l’Estât, à la conservation des loix, ZT au soulagement despeuples & fa generostté toujours constante à résister aux injusti-ces des puissances, hautement louées des gens de bien (64).Quant au reste, Catherine de Medicis difoit une vérité lorsquelle assûroit que la famille du Chancelier étoit de la Reli-gion (65). Or c’est une bonne preuve qu’il defaprouvoitles dogmes de k Communion de Rome. On l’a peint unechandelle allumée derviere lui dans les portraits de Théodorede Beze, pour signifier, dit Mr. de Sponde (66), qu’ìl a-voit porté le flambeau afin d’éclairer les autres, & non pasafin de s’éclairer lui-même. Le Discours qui accompagnece Portrait nous aprend que deux raisons le portèrent às’abstenir de la profession publique de la vérité. II crai-gnit de se priver des m osons de servir k cause, Lc il espéraque le teins viendroit où il ne seroit plus obligé de dissimu-ler. II attendit vainement cette conjoncture, & puis aiantvoulu fe déclarer, il ne put executer fa résolution. II s esacrifia pour les autres. Le Latin de Théodore de Beze exprime très-bien ceci. Huìò,. . . ad justum taudis cumul»», Ûvidetur defutffe, qui d pariim ne fibi ad pios quvandos ad-tprasiruere fi veram religionem apert'e profiteretur, partim 'Tna quadam expeSlatione delufus, eo luto ex qu 0 crutoptabat, fenitus extruare [este quum diu netlexirrJ 5 TT*volens td prastare non potuït. Sed ecquis illìus ' *°' Ua
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dans te C m -std aux inten-tions de laHeine , GfuiR Avoit ms-.
trait (ecrette-ment: maispoucet qu’ilconcluoit à laPaix , contreles fentimtnsda Duc doGil ' fe , & da
CetmeflMe, ilf,-t maltraité
de tous lesd ux, & fousprétextéqu’tl -sfoîrHon.me deRobe, 1 ] sevid exclusdes Coti-teils deguerre, où!-> Reluetrot va de-puis à redi-re un de sesprincipauxMinistres.
Davila, H>)î,Livr. U.
(íQ Négo*tintions ouDeit t. sd’Afr.ûregescrimes p arJe Cardinal
de FerrareLégat enFrance,--4,2x5,'
(s9} Là-mêAmt,pag. 240 ,-4>.
(ío) Varil-Li-S Hist. deCharles lx.Tome l,
P‘’g. m. t; r.(6r) L,à-rní-
pog. ,;z.
(4í) Voler, lesNégocia-tions duCardinal deFerrare,
(ag. 3 o s.
( 631 Merci.Histoire «seFrance,
Tons.
P*i- -8,'.
( 84 I Da- mi—""> fog. 29 L,
(<î) Voi tx .
Qc Sponde,
ai ann ' 1 S73,n»y», 1 j
P a l- m. 745.
(ótíÌAd anjfl1 * * 1 , num.
n ip 4 g. <09,
ecqttis illìus memorìam noncélébrant, qm, ut ains consuleret, seipfum tamdiu peste ne-glexit ( 67 )? Son Testament est une preuve ciue son cœurssétoit point Papiste : il n’y fait aucune mention, ni da
Messe,
(í 7 l Beza,in Iconibus,filit V.ìij, .