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Tome second. C - I.
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808
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H O S P I T A L.

C/) /^r

Tsemdrq. {B),Citation

(g ) Pasquier,Lettres,

T4T». I 3Ltvr■ ì V ,pag 12 6.P'or-L 6«ABaptiste JeGrain, Lit>r.J, /’Hist.d’Henri IV ,fag. m. 129,13 o , oà il Uigné autantqifH blâmeceux cfui l y eX mélurent du>Con''eil deGuerre ,

( h, Votez, laCitation ( s 8 )vers le milieu.

( j ) Cita-tion (6c>).

{k) Dans la%ema.r(f. ( il)vers la jìn*

(Sî) Votez lalìibliotheq.Choiíìe deColomiés ,fag. 70,

($9)Spon-dan. adann*1573 , *****15 , ? 4 §- 745 -

(70) ^lLÌM-dourA, ttist.du Calvin.fag. 105.Vo/'ez ce ejuilui fut répon-du dans la,

CritiqueGénéraisde Jòn Livre »Lettre XVI,

(71) D’Au-bigné, Hist.Univeríelle,Tom. 1 ,Ltvr* II,Chap. XVUI ,fag. m. 129.

(72) Meze-iai,Hift. deFrance ,Tom. III,fag. LL.

(75) Voicz.

U DoctrineCurieuse deGarasse,

t*i »lî,s, 5 >.

(74^ Frag-ment del’Examendn Princede Machia-vel ,pag. 95 drfitiv. Edit. deì 6 tz,in 12.

(75) Lh-mê-

vie , pag 97

ír jHiv.

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d’assister aux conseils de guerre (f). II parut fort afligé , lors qu’il vit qu’on sc préparoit depart 6c d autre à prendre les armes après l’affaire de Vaífi : il déclara nettement ses pensées là-dessus, & il fit une très-bonne réponse au Connétable qui lui avoitdit, que ce rìeftoit à gens derobe longue d'opiner fur le saisi de la guerre : Bien que telles gens , lui répondit-il, ne sachent condui-re le s armes , fi ne laiffent-ils de cognoifire quand il en faut user ( g). Le Cardinal Hippolyte d’Lít,Légat à latere en France, reçut ordre de travailler à le faire iortir de la Cour, mais il réponditau Pape qu’il ne voioit aucune aparence de réiiífir dans cette affaire (h). 11 la proposa néan-

moins à la Régente, qui s’en fâcha tout de bon. Si Mr. Varillas avoit su cela il n’auroit pointfait la faute que l'on verra ci-dessous (i). Les conseils pacifiques de ce Chancelier contribuèrentà fa disgrâce plus que toute autre chose: j’en ai donné dc bonnes preuves ( k). lise retira volon-tairement, dès qu’il sc fut aperçu que ses ennemis avoient irrité le Roi contre lui, & il passa toutle reste de sa vie dans une maison de campagne (/) qu’il avoit en Beauce. II fit cette retraite aumois de Juin iyó8. On lui envoia demander les sceaux quelques jours après. 11 les rendit fortlibrement , disant qu'aujjì bien il n'efioit plus propre pour les affaires du monde qu'il voioit trop corrom-pues ( m ). Nous devons trouver plus étrange qu’il ait pu se maintenir sept ou huit années dansune-Jour si pervertie, que de voir qu’enfin il tomba dans la disgrâce. II manqueroit quelque cho-se à l’éclat de sa vertu, 6c à sa gloire, s’il eût exercé la charge de Chancelier jusques à fa mort ;car fous un tel Régné c’étoit une espece de flétrissure, c’étoit une très-mauvaiìè marque que d’ê-tre jugé fort propre à ce grand emploi. Un honnête homme n’étoit pas ce qu’il faloit à ceuxqui avoient alors la direction des affaires. Remarquons que Monfr. de l’Hòspital ne laifla pas defaire établir de très-bonnes Loix ( /), 6c qu’il ne flata m les sujets ni le Prince. II eut un grand

zélé

Messe, ni de Purgatoire, ni de Prêtre, ni de rien de sem-blable; & il y observe que les Chrétiens n ont pas en grandeestime les funérailles, & la sépulture ( 68 ). Mr. de Spondeprétend que c’est le langage d’un profane (69); Sc Monfr.Maimbourg que ces termes font peu dignes d’un Chré-tien (70). Genebrard s’étoit déjà mis en colere contre cestermes dans l’O raison funebre de Pierre Danes. Notez qu’ona dit que Mr. de l’Hospital avoit trempé dans l’Entreprised’Amboise. Considérez bien ces paroles du Sieur d’Aubigné:Le Chancelier Olivier mort de ce temps en la façon que nousavons dit, L’ospital , homme de grand’ estime, lui succéda ,quoi qu il eust esté des conjurés pour le faiâl d’Amboise. Ceque je maintien contre tout ce qui en a esté escrit, pource quel’original de l’entreprise sut consigné entre les mains de monPere, où estait fin seing tout du long entre celui d’Andelot,C? d’un Spisame : chose que j’ai fait voir à plusieurs personnesde marque (71). Mr. de Mezerai réfuté cela par une raisonbien foíble: c’est, dit-il (7z), que l'Hospital estait parti deFrance des le Mois de Novembre. Mais ne sait-il pas combiende volages la Renaudie fit faire ? Etoit-il si mal aisé de dépê-cher l’un des complices à Mr. de l’Hospital en Piémont?Quoi qu’il en soit, je m'imagine que s’il signa ce complot,on ne lui en fit voir que le beau côté , & qu’il ne s’atten-dit jamais que l’exécution s’en dût faire de la façon qu’on laconcerta.

Le Pere Garasse, transporté d’un désir aveugle de censu-rer les Protestans, les a accusez de calomnie en ce qu’ils onttafché de persuader à toute la France, que le Chancelier del'Hospital étoit de leur creance. II les compare aux Nova-tians , qui publièrent par eferits mensongers que S. Cyprian es-tait mort en la communion de leur doilrine , & il dit que çaesté de toute antiquité une malice ingénieuse des mefihans (73).II ne fait que découvrir son ignorance.

Je ne faurois m’empêcher de mettre ici deux Observa-tions , que je trouve dans un Ecrit anonyme qui est ex-cellent. Elles nous aprenent les causes de la disgrâce de ceChancelier. Je n’estime point, dit cet Auteur inconu (74),„ qu’un grand Ministre & employé aux grands affaires du,, Prince fe doive taire, quoy qu’il en puisse arriver, au-„ trement il seroit aussi bien cause par son silence, de la„ ruine de son Maislre ou de ses affaires, que les autres„ par leur entreprise & conjuration. Et c’est pourquoy je„ ne puis estre de l’advis de ceux qui estiment que Mon-„ sieur le Chancelier de l’Hospital se fust bien passé d’in-„ sister si fort contre la résolution qui avoit esté prise,,**** * contre le prudent advis de feu Monsieur le„ Connectable, de faire partir le Roy * * * au commen-„ cernent des seconds troubles : Car puis que ce sage &„ prudent Ministre jugeoit, Sc jugeoit très-bien, comme„ l’eyenement l’a monstre, que ce subit partement pra-„ tiqué ******* empescheroit indubitablement la,, réconciliation , & porteroit les affaires aux extrémitez:,, il est fans doute que s’il eust caché son sentiment, Sc s’il„ n’eust insisté, comme il fit, il eust commis une Iascheté„ indigne d’un homme, que la vertu feule avoit eslevé à,, une telle dignité. Car encores que depuis il n’ait plus„ battu que d’un aille, & que ses ennemis, c’est-à-dire,„ ks ennemis de fa vertu , intégrité, Sc sincérité, ayent„ commencé deslors à conspirer son esloignement , st est-„ ce que pour cela il n’a deub manquer à son devoir, puis,, que le but de ceux qui ont i’honneur d’estre employez„ en telles charges, ne doit point estre de s’y maintenir„ au préjudice de leur honneur Sc de leur conscience, mais„ de bien Sc stdelement servir; outre que les affaires pre-» nans le train que l’on a veu depuis, un grand homme» de bien Sc de courage , comme ce digne Chancelier ,,, devoir estre fort content d’en sortir. ... (75) Un bon

,, Ministre & vrayement vertueux.ne fera jamais

,, d un advis contraire à son sentiment, Sc luy estant com-,, mandé de parler, 8c dire son advis, i! s’en acquitera fi-„ dclement Sc courageusement. 1 C’est ce que fit ce mes-

„ me Chancelier lors qu’il fut question de délibérer fur les„ Bulles, portans permission de vendre pour cent-cinquante„ mil livres du revenu des biens Eoclesiastics , pour l’ex-„ tirpation des Hérétiques; car ceste clause estant contrai-„ re aux Edicts de Pacification , l’entretenement desquels„ Monsieur le Chancelier de l’Hospital jugeoit nécessaire„ pour le bien du Royaume , outre qu’ayans esté accor-„ dez solemnellement, il estimoit qu’on n’y pouvoit con-„ trevenir, Sc que cela estoit un des effects de la Ligue,, qui fe brassoit deslors, il fit l’ouverture de l’advis qui fut„ iuivy, d’obtenir des nouvelles Bulles, pures Sc simples,,, Sc fans ceste clause, qui fut la derniere pierre d’achope-„ ment, Sc le subject que l’on prit de rendre ce grand per-„ formage suspect d’heresie, Sc de luy osier les seaux, pour,, les mettre entre les mains d’un homme que l’on croyoit„ plus propre pour le temps, Sc auffi-toû après tout fe dis-„ posa à la guerre

( 1 ) Il ne laijja pas de faire établir de tres-bonnes Loix. ]Etienne Pasquier m’a fourny cette réflexion. Je raporteses paroles (76): „ Nous avons veu de nostre temps un„ jeune Roy Charles IX en ceste France, auquel Sc l’in-„ firmité de son bas aage du commencement, Sc par fuc-„ cession de temps, la violence extraordinaire de son na-„ turel, ne donnoit aucun loisir de faire des Loix ; tou-„ tesfois jamais Roy qui le devança ne fit tant de beaux„ Edicts que luy: Tesmoin celuy de l’an 1360 aux Esta ts„ tenus dedans la ville d’Orleans; l’autre qu’il fit à Rous-„ sillon l’an 1563 ; Sc le dernier à Moulins l’an 1566. Con-„ tenants ces trois Edits une infinité d’articles en matière dc„ police, Sc beaux reglements, qui passent d’un long cn-„ trejet nos anciennes Ordonnances. A qui sommes nous„ redevables de ce bien ? Non à autre qu’à Messire Michel„ de l’Hospital son grand Sc sage Chancelier, qui sous l' al1 '„ thorité du jeune Roy son maistre fut le principal entre-„ meteur du premier; instigateur, promoteur, Sc authe° r„ des deux autres. Et à la mienne volonté, qu’ils euss ent>, esté en tout observez d’une mesme dévotion, qu’ils furent„ introduits ”. Je m'étonne que Pasquier ne parle pas d&beaux Edits que Monfr. de l’Hospital fit faire sons FranÇ 01 ?11 . Un Historien de ce tems-là (77) en cotte trois <3 u îétoient très-bons, Sc très-frimaires. Je m’en vais dire en q u01consistoit le prémier ; c’ctoit celui qui régloit les Testamens,ou Ies Donations des veuves qui convoloient en secondesnoces. Je me servirai des termes d’un Auteur de ce siecle-là (78). Ce fut à la sollicitation du Chancelier de l’Hojf 1 'tal, que plusieurs Ordonnances , Edits , er Statuts ont cftéf a,ts _cr publiez, par nos Rays de France pour le soulagement dapt^pie , c? conservation de la Justice. Entr autres avons-nous c ~Edit du Roy François deuxiesme , qui réfréné les secondesces par la liberté , qui estoit ostée à celle qui fi remar> ra _donner davantage à fin second mary , qu’à l'un de s lS e s{du premier liâl. L’occasion de cet Edit sut , pource qsvint qu une femme de ce Royaume , grande en biens , s ssb n ifracha d’un jeune Seigneur, qui, parce quelle luy fimbloit? ^trop fur l’âge, ne saifiit aucun compte de la ttouloir p rena ^femme. Elle se sentit tellement outrée de son amour, q * 1me elle le connoissoit friand d'avoir de ïargent, elle luy st ^donation de tous ít" chacun fis l iens. Sur lesquels feulent* ,le vouloit qu on leva ce qui pouvoit apartenir pour la Ra ^- íftc? légitimé portion de fis enfans du premier liâl. 1)1 ** n \ t ntque ses enfans pour un fimple morceau de pain deme __ j

comme frustrez de l'hoyrie maternelle, transportée au

ficond

mary. Pour prevenir telles surprises,

ce Chancelier r ame *f e

nostre France l'ordonnance de l'Empereur Léon, de laque 'fait mention en la loy ha C Edictali, 6. au tir. de meun - ^

au cinquiesme livre du Code de Justinien, qut despen qpuisse donner ou laisser au second party psj S T a ire defans du premier liât. II étoit sort juste A tort necet.a'renouvelles cette Loi, pour les interets des enfanmier lit; car il ne fe trouve que trop de remmes, q ^ ç clant sc remarier les fruílreroient de leurs droits, ren dr*

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