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Tome second. C - I.
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H

O T M A N.

(ft) KlU étaitd’Orle.tns ,&SapelloitClaudine ^Au,-

belin. PetrusNeveletus,nbi tnfra Ci-tation (23).

(t) Votez* ci -dessous la Ci-tation (23}*

(d) Son FilsU fi: impri-mer âpres lamort de sonsire.

( 9 ) Addir.aux Eloges,Tom. 11 ,

" 5 .

(10) Hotat.de Arte 'Foët. f, 25,

( T j) In ur-hem Eques-

ad humanìo-rum qux di mcun'ur liteta-rum profejfio-nem honarifìcea Senatu Ber-nenfis ‘~Reiptib.ivucalus , cu-jus in ditionearbs illa ftcontai 1 1 , Ne-vektus, inVira Hotto-manai, pag,

2H.

(12) Idem tibidem,

(13) ErantLaufannatune temporisdoctrine ërpietate viriinfignesPeîrusViretHS Ecole-fia Pafior ...francisaisHottomannHSeloejuenti*Profjfor. InVira Tlieo-dori Bezx,apud Mel-chior.

Adam. pag.

20f.

(14) Thuan.Ltbr.XClX ,pag. 378 , adann. 1590.

(T5) Voiez.les Elogestirez de Mr,de T h oupar Monír.Teiflier ,

TffW, U y

pag- 136Edit, de1696 .

(i6> Meze-xai a tortdc dire dansfa qrandetiilìoire,Tome JII

pa 29? j 7#*Eranfois Ilot*man était fu-gitif au Pala-tin it lors9 »’ il publial* Franco-Gallia.

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pour subsister, il s’en alla à Lausane (C), où Messieurs de Berne lui donnèrent la charge deProfestëur aux belles Lettres. II y publia quelques Livres, 8t il s’y maria avec une DemoiselleFrançoise (£), qui s’y étoit réfugiée pour la Religion. Son mérite fut si conu de toutes parts,que les Magistrats de Strasbourg lui offrirent une Chaire de Jurisprudence ; 6c pendant qu’il enfaisoit les fonctions, il se vit recherché parle Duc de Prusse, Sc par le Landgrave de Hesse. Hn’écouta point ces vocations ; mais il ne refusa pas d’aller à la Cour du Roi de Navarre au com-mencement des troubles. 11 alla deux fois en Allemagne, pour demander du secours à Ferdinandau nom des Princes du Sang; & même au nom de la Reine mere (c). On a la Harangue qu’ilfit à la Dicte de Francfort. Etant retourné à Strasbourg , il se laissa persuader par Jean deMoulue d’aller enseigner le Droit à Valence (D); & il le fit si heureuibmenc, qu’il releva laréputation de cette Université. Trois ans après il alla professer à Bourges, attiré par Margue-rite de France sœur de Henri II ; mais il en sortit au bout de cinq mois, pour se rendre aOrléans auprès des Chefs du Parti, qui se servirent utilement de ses conseils. La paix qui se fi cun mois après ne l’empêcha pas de craindre le retour de la tempête ; c’est pourquoi il se retiraà Sancerre, & y attendit un meilleur tems. Ce fut là qu’il écrivit un excellent Livre de Conso-latïone (d). II retourna ensuite à fa profession de Bourges, où il pensa périr pendant le massacrede l’an 1 yyr. Aiant eu le bonheur d en échaper, il sortit de France, bien résolu dc n’y retournerjamais, & s’en alla à Geneve. 11 y fit des Leçons en Droit; ôcy publia des Livres si forts con-tre les persécuteurs, qu’on lui fit faire de grandes promesses, pour l'obliger à ne plus écrire furce ton-là; mais il n’écouta point ces propositions ( E ). Quelque tems après il se transporta à

Baie,

(C) ll sen alla à Lausane.] Mr. Teiffier raporte queFrançois Hotman en sortant de France se retira à Geneve, ct 1vécut quelque tems dans la maison de Calvin (9). Je croi qu’ila raison, encore que la Vie d’Hotman qu’il cite ne parlepoint de cela. II semble que Nevelet ait íuprimé une chosequ’il ne devoir pas omettre. 11 n’est pas trop aparent queMrs. de Berne aient offert une chaire de Professeur auxbelles Lettres dans f Académie de Lausane à un jeunehomme de vingt-trois ans qui demeurait a Lion. Mais ilest probable qu’ils l’ont offerte à ce jeune homme, fi l’onlupose qu’il demeurait à Geneve, & qu’il s’y étoit fait ai-mer de Calvin. Voilà des défauts d'exactitude qui se trou-vent dans les meilleurs Livres, parce que pour l’ordinaireles bons Auteurs font ceux qui se piquent de serrer unenarration. Ils 11e preneur pas toujours garde qu a force dela íèrrer ils l’étranglent. Brevis ejse labero ,obscurtts fio ( 10).C’est ce qui pourrait être arrivé ici à Nevelet : ou biendisons que n’aiant pas vu dans les Mémoires qu’on luidonna le volage de Lion à Geneve, il a cru que FrançoisHotman ne quitta Lion que pour aller professer les bellesLettres à Lausane ( 11 ). Mais ne décidons point en faveurde ce qui est le plus vraisemblable ; car comme il y avoirdéjà à Lausane plusieurs illustres réfugiez qui conoissoient& qui aimoient le mérite & la piété de François Hot-man (rz) , ils purent aisément obtenir de Mrs. de Bernequ’on lui adressât une vocation à Lion. Mr. Teiffier re-marque que ce fut par Ventremise de Théodore de Beze, quela ville de Lausane offrit à Hotman la charge de Professeuren humanités. Je croi qu’il se trompe, Sc qu’il eût mieuxvalu faire intervenir Calvin : car Hotman étoit Professeurà Lausane, avant que Théodore de Beze y allât professerla Langue Greque ( 13) ; & il est certain que Théodore deBeze eut besoin des bons offices dc Calvin pour obtenircette Profession. Peut-on procurer à un autre une chairede Professeur dans une ville où l’on n’est pas, & où l'onne se peut établir soi-même que par le crédit d’autrui ?Mr. Teiffier a cru sans doute que Beze professoit le Grecà Lausane avant qu’Hotman y fût apellé. Jugez combienil est important pour la narration de cette sorte de petitsfaits de consulter bien les dates, & les rubriques de la Chro-nologie.

(D) Etant retourné à Strasbourg il se laissa persuader parJean de Monluc d’aller enseigner le Droit à Valence.] Si Mr.de Thon avoir consulté les dates, il n’auroit pas dit que Jeande Monluc tira Hotman de Lausane pour rétablir à Va-lence: Lausans, primum docuit , inde à Joanne MonlucioValentia Episcopo, ç? poftea à Margarita Biturigum Duce evo-catus repetitis vìcibus Valentu cy Avarici Biturigum ubi eumaliquando audivì, evocatus , c vc (14). Ces paroles repetitisvie ib us n’ont pas été entendues par le Traducteur François:il a cru qu’elles vouloient dire qu’Hotman enseigna la Ju-risprudence tour à tour tantôt à Valence, CV tantôt à Bour-ges (15). Ce n’est point cela; il n’enseigna plus à Valencedepuis qu’il en fut une fois sorti. II faloit donc dire quela Duchesse de Berri l’attira deux fois à Bourges, commeon l’a pu voir dans le corps de cet Article. Ceux quivoient dans la Vie de François Hotman la fuite de ses dé-ménagemens d’une ville à l’autre, ne feront guere de casdes Mémoires qui furent fournis à Mr. de Thon, puis qu’ildit qu’après le massacre de l’an 1571 Hotman s’en alla àMontbelliard Sc de là'à Bâle. II faloit dire qu’il s’en allaà Geneve, & de là à Bâle, & puis à Montbelliard, ensuiteà Geneve, & enfin à Bâle.

(/<") Il publia à Geneve si6) des Livres fi forts contre lesPersécuteurs , qu on lui fit faire de grandes promeffes ; ... .mais il n écouta point ces propositions. ] Voici ce qu’en ditl’Auteur de sa Vie (17Ì. „ Ad Allobroges igitur iterum tan-„ qukm in portum se resert , scriptisque aliquot eruditis contra,, fidem immô per fidem ipsam c&sorum innocentiam constanter,, tuetur : CT 1 quidem adeô efficaciter, ut qui mollem putabant,, futurum eius in tanta calamitate animum, prolixis pollici-„ tationibus hortarentur ab ifliusmodi feriptionis genere absti-„ neret : quitus ille hoç tantum reposait , Nunquam sibi pro-

„ pugnatam causam qu:e iniqua effet: nunquam q 112e jure Sc,, legibus niteretur, déferrant prsemiorum spe vel metu péri",, culi; opprimi enim in bona causa melius, quant maie ce-,, dere. Non modò non excusandum. parricidium , ultra,, etiam defendendam caussam innocentium Un peu aptesil parle du Livre de Regni Gallis. statu, qu’Hotman mit enlumière vers ce tems-là fous le Titre de F rance-Gallia. C’estun Ouvrage recommandable du côté de l’Lttidition, tnaistrès-indigne d’un Jurisconsulte François, fi l’on en croit mê-me plusieurs Protestans. Voici ce qu’en dit Mr. Teiffier:Son Livre intitulé Franco-Gallia lui attira avec raisonle blâme des bons François. Car dans cet Ouvrage , il tâchede prouver (18) que ce Royaume le plus florifiant de la Chré-tienté n est point successif, comme sont les heritages des parti-culiers , er qu autre fois on ne venoit à la Couronne que pf rles suffrages de la Noblesse, er du Peuple: fi bien que commtanciennement le pouvoir er l'autorité d’élire les Rois apparte-nois aux Etats du Royaume , ey à toute la Nation assemblée (tlcorps, aujfi étoient ce les Etats qui les deposoient du gouverne-ment. Et là deffus, il apporte les exemples de Philippe ie Va-lois , de Jean, de Charles cinquième, de Charles fixiéme, &de Louis onsùéme. Mais fur quoi il insiste principalement, c estde montrer que comme de tout tems on a jugé que les setntnt sétoient incapables de la Royauté , on doit aujfi les exclure detoute charge er administration publique ( 19). Joignons à cePassage de Monsr. Teiffier ces judicieuses paroles de Han-gars , tirées d’une Lettre à Mr. de Thon ( 20 ). „ Je vous„ confesserai librement, de Franco-Gallia, vellem parcïùs ,„ tant pour ce que le Livre n’est pas de saison, que pour ce„ qu’il me semble , que le bon homme s’est grandement„ abusé en cette dispute-là. La doute (21) donnoit q ue j',, que couverture à î’Ouvrage, lors qu’il fut imprimé la P re '„ miere fois : & nous laissons échapper beaucoup de paroles »„ en une fafcherie extrême, ausquelles nous rougirions »,, elles nous essorent représentées, après le cours de la P aS T„ lion. Je vous en eferits ce que j’en pense, ignorant quel„ jugement vous en faites, je fuis marry de ne savoir f alt„ pluslost, je n’aurois pas j erré l’œil fur ce traict là. Jc ÍÇ*Z„ bien que le bon homme fe plaisoit de cette Piece là > 1„ savoir tesmoigné par les Impressions réitérées. C’est jwe„ maladie, de laquelle beaucoup de nos gens, & trop,

,, entachés, qui eussent volontiers réduit nostre Monarcm» à une Anarchie. S’il y a du mal en une chose, ce tifs» pas à dire, qu’il la faille ruiner (22) ”. Bongars, dF a 't-on, a mis le doigt fur la plaie: Hotman étoit en coler^contre fa patrie quand il composa ce Livre; & non co»"tent de se venger de ceux qui régnoient alors, il tac Jj ia í - irdécharger son ressentiment fur la Monarchie même » <s 1tout le corps de la Nation : & cela avec fi peu dement, qu’il fournissoit de très-fortes armes à la Ligue p°l’excluíìon d’Henri IV ; car selon ses principes les Cathoques de France étoient en plein droit déliré P our T F cr j-Duc de Gusse , au préjudice des Princes du Sang. L n L ^vain passionné , poursuivra -1 - on , n’est guere capablesonger à l’avenir; il ne songe qu’au présent; il ne codere pas que les tems peuvent changer, Sc que la docqui s’accorde aujourd’hui avec l’intérêt de notre cauie ^un jour favorable à nos ennemis. C’est ce qui P ar . r ut;France sous Charles IX Sc sous Henri III; chaque Fatobligé de fe réfuter lui-même, comme Montagne 1 ament dit; voiez la Remarque ( I). On est assûfé quetherine de Medicis s’étoit réformée, Sc qu’elle eût etatoute la France la Réformation, Hotman eût fait uLivre pour prouver que la Régence des femmes est u t j es .bonne chose, Sc selon l’esprit de nos Loix fondam . tDe quelle force n’auroit-il pas réfuté les Papistes qui aécrit contre cette Reine? La plus forte ra !j? n ’,S uc / m ; e retestans de France aient alléguée pour jff er . eur s - : t a u

prise d’armes, est ce que Catherine de Médias écrivisPrince de Coudé. Us reconoissoient donc 1 autorité de ^femme. Hotman ne demandoit-st pas du fecou ^ &

magne au nom de cette Reine . Ab hts paullopost,ab ea qun tum minortm anms Regem regnumque t

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